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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 09:34

 

 

 

 

Chers lecteurs,

 

Le mois précédent et dans le cadre de ma série d'articles relatifs à l'influence des facteurs environnementaux sur la précision en TLD, nous avons analysé l'influence du vent sur notre précision. Mais, ce chapitre n'aurait pas été complet sans également passer en revue les outils classiques pour l’estimer ainsi que les instruments d'aide à la décision qui sont aujourd'hui à notre disposition pour améliorer cette estimation. Bien entendu, pour optimiser nos chances d'améliorer considérablement la qualité de nos tirs, ces technologies doivent être accompagnées d'un ensemble de bonnes pratiques. Ces matières feront l'objet de ce sixième volet sur le thème.

 

 

 

 

Bonne lecture.

 

 

 

Les outils classiques et la technologie utiles à la précision en TLD.

 

 

 

Nous l’avons vu, à la parfaite maîtrise de l’arme et de ses cartouches, vient s’ajouter une capacité qui consiste à savoir évaluer le vent avec précision et constance. Apprendre à lire le vent et à en évaluer sa vitesse et sa valeur est une compétence en soi, mais en TLD, juger les effets du vent est souvent semé d'embûches.

 

Comment estimer le vent pour les tirs à longue distance ?

Alors que le vent à courte distance est un facteur important à prendre en compte, son importance augmente quasi de façon exponentielle, et au plus la distance est longue, au plus il devient un critère déterminant à prendre en compte. Ainsi, lorsque vous tirerez déjà à trois ou quatre cents mètres, connaître le facteur vent (autour de vous et autour de votre cible) deviendra vital, et si vous n’y prenez pas attention, vous risquez bien de gaspiller énormément de temps et surtout beaucoup de cartouches en ratant systématiquement vos tirs tout en restant frustré de ne pas comprendre d’où vient le problème !

 

Discutons de quelques façons de le faire :

 

1.  Déterminer les informations sur le vent à l'ancienne

 

Le premier consiste à déterminer combien il y a de vent.

L’échelle de Beaufort (de Sir Francis Beaufort (UK Royal Navy), qui l'a développée en 1805) est un ancien standard de mesure de la vitesse du vent qui fournit une série d’indications, d’observations (combien de feuilles bougent, si la mer est calme ou ondulée, etc.) pour nous aider à estimer la vitesse du vent, mais cela peut parfois être inexact à moins que le tireur n’ait une excellente connaissance de la pratique des observations et en adoptant une échelle de mesure précise.

Si vous devez évaluer les conditions de vent loin de votre position de tir, vous pouvez calculer la vitesse et la direction du vent de différentes manières. Il existe de nombreux outils, indices utiles dans pratiquement tous les environnements pour vous fournir les informations dont vous avez besoin pour vous forger une idée parfois d’ailleurs très précise sur l’influence qu’aura le vent sur votre tir. Mais même si vous deviez viser à partir d’un parking géant sans herbe, sans arbuste, sans poussière ou sans arbres, vous devriez toujours pouvoir déterminer la vitesse du vent.

Vous pouvez utiliser l'herbe, les arbres, les arbustes et les débris posés au sol, les toiles d'araignées pour vous aider à estimer la vitesse et le sens du vent en fonction de la manière dont ces divers objets se déplacent en réaction à son action. Par temps calme, et à titre d’exemple, vous pouvez également regarder et utiliser de la fumée s’il y en a dans votre champ de vision. Si vous constatez un mouvement de fumée minime sur le côté, la vitesse du vent est probablement inférieure à 3 mph (4,8 km/h).

D’autre part, si vous avez une bonne lunette de tir, ou mieux encore, une longue-vue d'observation, vous pouvez également utiliser le mirage qu’elle va vous renvoyer pour estimer la vitesse du vent. Le mirage est l’effet de « vague de chaleur » que vous voyez sous la forme d’air « bougeant » lorsque votre objectif n’est plus au point. Comment cela ? Et bien, regardez à travers la longue-vue vers votre cible et déconcentrez-vous un peu jusqu'à ce que vous voyiez un miroitement. En regardant ces « vagues », vous pourrez voir la direction dans laquelle le vent les souffle. En l'absence de vent, les lignes ondulées seront orientées verticalement comme le montre la première figure à gauche dans le schéma, ci-dessous.

 

 

 

L’utilisation d’un mirage optique :

L'horizon est l'un des meilleurs endroits. Une inversion de température crée ce motif visuel et nous donne un mouvement que nous associons à la vitesse du vent. Le plus gros problème est que les modèles de mirage s'aplatissent vers les 12 mph (12,9 km/h) par rapport à leur valeur réelle totale. Il est donc difficile d'utiliser le mirage pour déterminer avec précision la vitesse du vent lorsqu’il fait vraiment grand vent. Mais même dans des vents plus forts, le cosinus du vent de la ligne cible nous montrera la quantité totale de vent du vent réel affectant la trajectoire de vol de la balle. Nous verrons cela, un peu plus loin dans cet article.

Cela signifie que si le vent souffle à 16 mph (25,75 km/h) à partir de 11 heures, et est un vent de demi-valeur (voir la signification dans l’article précédent), le mirage réel sera de 8 mph (12,9 km/h).

Pour revenir à la visualisation d’un mirage, la façon dont j'utilise une lunette d'observation (spotting scope) est de regarder dans la direction de la cible et puis de tourner ma dioptrie, ou la bague de mise au point, jusqu'à ce que je me concentre sur une zone plus proche de la cible. J'essaie alors de trouver du mirage à cet endroit-là. Ensuite, je me concentre sur le mirage sur la cible pour confirmer la vitesse du vent tout en observant le mouvement de la végétation pour la direction et la vitesse pour essayer de confirmer ce que je vois. Si toutefois le mirage est difficile à voir à ce stade, je pousse alors la lunette d'observation au-dessus de la cible jusqu'à l'horizon pour voir si je peux y détecter enfin ledit mirage.

On retiendra que si les vagues du mirage basculent à 45 degrés de gauche à droite alors, cela indique une direction du vent de gauche à droite à environ 3 à 5 mph. Si les ondes du mirage sont horizontales, cela indique que la vitesse du vent est au moins de 8 à 10 mph. Sachez enfin que des vitesses de vent plus élevées indiqueront toujours un « mirage » horizontal.

Petit conseil, soyez prudent lorsque vous vous concentrez sur de plus grandes distances. Si vous allez trop loin, vous pouvez inverser le rayon convergent ou inverser la direction du mirage dans l'optique. Ensuite, vous devrez inverser mentalement la direction, mais la vitesse restera toujours bonne. Attention, parfois certains pensent que le vent a changé de direction alors que le vrai problème est que le mirage a en fait basculé dans l'optique elle-même.

Pour être complet, et puisque nous parlons d’effet d’optique, il y a un autre facteur environnemental dont nous devons prendre en compte lors de la visée à longue portée et qui est la lumière ou dit autrement, la qualité et la quantité de lumière qui éclaire notre cible. Bien qu'une certaine quantité de lumière tombe sur notre cible tout au long d'une journée, son intensité et son effet sur notre capacité à « voir » la cible est clairement en constante évolution.

Il y a un vieil adage chez les tireurs TLD qui dit :

« Light Up - Sights Up  -  Light Down - Sights Down »

 

En effet, si vous regardez les cibles placées à 100 mètres, ci-dessous:

Plus vous vous éloignez de la cible, moins il y a de la définition dans le cadre de la cible.

 

 

Maintenant, imaginez regarder ces cibles à 300, 400 ou 500 mètres ou que celles-ci seraient plongées dans l'ombre !

Voici ce que vous pourriez voir :

 

 

 

Enfin, voici maintenant ce que vous pourriez voir à 914 mètres ou 1000 yds :

 

 

Il n’est pas difficile de comprendre que les conditions d'éclairage changeantes auront certainement un impact sur notre précision. Vous (et/ou votre observateur) devrez être attentif(s) au moment où la lumière aura changé et de saisir l'opportunité de modifier vos paramètres de visée.

En effet, si vous tiriez sur la cible de gauche (voir l’illustration, ci-dessus) et que soudainement le soleil se levait et illuminait votre cible de sorte qu’elle ressemble à la cible de droite, les paramètres de visée que vous utilisiez quand la cible était dans l'ombre, devraient idéalement revus et vous devriez maintenant « tirer bas » sur la cible illuminée.

L'inverse est également vrai. Si vous tiriez sur la cible à droite et que soudainement un nuage passait au-dessus de votre cible et la projetait dans l’ombre, les paramètres de visée que vous utilisiez sur la cible éclairée vous faisaient tirer très haut sur la cible ombragée et devraient être revus et modifiés.

De combien en haut ou en bas, difficile à dire exactement. A ma connaissance, il n’existe pas d'estimation, ni de méthode scientifique pour calculer ce changement. Mais à titre d’exemple, à 1000 mètres, même un petit changement sur la ligne de tir peut représenter un gros changement lorsque la balle atteint la cible. On devra donc impérativement en tenir compte en TLD !

 

Repères et comparaisons des vitesses du vent :

De 3 à 5 mph (4,83 - 8,05 km/h)

Dans cette plage, vous sentirez une brise régulière mais légère sur votre visage. Veillez à vous concentrer sur ce que vous ressentez sur vos oreilles, à moins qu'elles ne soient dissimulées sous un bob. Si vous êtes capable de voir le mirage (schéma, ci-dessus), les lignes de vagues suivront approximativement l'angle représenté par les positions 5 et 11 heures (ou 7 et 1 heure).

De 5 à 8 mph (8,05 - 12,9 km/h)

Les arbres peuvent vous aider … regardez si les feuilles bougent continuellement, mais pas les branches. Les lignes de mirage, quant à elles, seront orientées à un angle d'environ 45 degrés.

De 8 à 12 mph (12,9 - 19,3 km/h)

Alors que le vent se lève au-delà de la scène des feuilles en mouvement, regardez au sol. Entre 13 et 20 km/h , des objets comme le papier, les feuilles mortes et la poussière commenceront à se déplacer sur le sol.

De 12 à 15 mph (12,9 - 24,14 km/h)

Dans cette plage, les branches, les petits arbres et les arbustes commencent à bouger et à se balancer.

De 15 mph à plus (+ de 24 km/h)

Les plus gros arbres et branches bougeront. Et donc, hélas, ce sera un jour terrible et difficile pour tirer sur les cibles situées à longue et très portée !

 

Ici, un tableau indicatif et relatif à l’échelle de Beaufort

 

 

Une méthode courante d'estimation de la vitesse du vent est également de regarder un drapeau flottant. Le tireur détermine alors l'angle entre le pavillon et le mat, en degrés, puis le divise par 4. Dans l’exemple, ci-dessous, le résultat donne une vitesse approximative en miles par heure de 15mph soit, 24 km/h.

 

 

 

Qu'en est-il de la direction du vent ?

Connaître la vitesse du vent, c'est seulement une très bonne indication. L'autre caractéristique est donc sa direction. Bien que vous puissiez avoir une idée de la direction prise par un drapeau comme ci-dessus, il est plus difficile d’obtenir un angle précis par rapport à votre ligne de visée. Vous devrez donc utiliser d’autres indicateurs. L'herbe est un bon indicatif car il est facile de voir la direction dans laquelle elle se penche sous l’action du vent. Les petits arbres et arbustes fonctionnent s'il y a suffisamment de vent, et la fumée est excellente, s'il y en a dans la région. Si vous n’avez pas d’indice en vue, vous pourrez toujours faire le coup du vieux golfeur en lançant des brins d'herbe ou de légers débris dans l’air pour voir dans quel sens ils tombent.

Quoi qu’il en soit, il est toujours conseillé aux débutants de prendre des notes méticuleuses à chaque essai, lors de leurs tirs avec les conditions de vent, les corrections tourelles / réticule faites ainsi qu’un croquis topographique et un diagramme avec les groupements obtenus en fonction des réglages de la lunette accompagnés des relevés des conditions de tir : pression atmosphérique, la distance, les paramètres de la lunette, position du drapeau, ... .

 

2.   Améliorer sa précision à l'aide d'un anémomètre 

 

Comme nous venons de le voir, les techniques classiques ne sont pas toujours aisées pour apprécier et mesurer l’action du vent. Or, le tireur doit pouvoir rassembler facilement les données dont il a besoin pour ne pas avoir à centrer sa concentration sur des tâches qui ne sont pas liées à sa visée.

Heureusement, de nos jours, il existe des outils technologiques de plus en plus sophistiqués qui vont nous faciliter cette tâche. L'outil le plus fondamental est l’anémomètre de type « Krestrel » qui permet de mesurer la vitesse du vent à la position du tireur. Cet appareil, à moins qu'il ne contienne également un calculateur balistique comme, par exemple, le Krestel 5700 Elite, sera idéalement couplé à l’utilisation d’un logiciel, d’une application sur smartphone/d’un calculateur et/ou aux tables de tir (abaques).

 

 

 

Une des possibilités des plus simples serait d’être renseigné sur le vent en utilisant l’anémomètre d’une station météorologique située à proximité du champ de tir, mais malheureusement, peu de stands de tir n’en ont installé et donc, une jauge de vent, un anémomètre digital voire même, une petite station météo de poche est l’outil incontournable qui devrait faire partie du matériel TLD dans tout bon drag bag. A fortiori, indispensable pour une utilisation dans une situation tactique ou dans une situation de chasse, l'utilisation de ladite jauge contribuera au succès de vos tirs sur le terrain.

Ceci dit, même si un anémomètre portable haut de gamme peut sans doute constituer un investissement rentable pour un opérateur tactique surtout lorsque des vies sont en jeu ou encore pour des chasseurs en situation de chasse à longue distance, et c'est là que la robustesse entre également en jeu, mais cette dépense importante pourrait être tout à fait superflue si le but du tir ne réside simplement qu’à percer des trous dans une cible en carton et ce, uniquement pendant une demi-heure le dimanche.

 

Ici, des tireurs d’élite à l’entraînement avec un Krestel

 

Un reproche que l’on entend souvent à propos de ces anémomètres à main est qu’ils ne vous donneront les données de vent que sur votre position de tir, et non à la cible ni d’ailleurs, dans l’espace entre deux. C’est vrai qu’en général, il n’y a pas souvent aisé de juger avec précision la vitesse du vent directement sur la cible. Cependant, si vous avez des données précises sur la ligne de tir, vous serez mieux en mesure de faire une estimation précise du vent et donc, après calcul, de la chute de votre balle. Parfois, certaines zones auront des drapeaux indiquant la vitesse et la direction du vent entre le tireur et la cible, voire même à côté de la ligne de cibles, mais dans d’autres circonstances, le tireur devra simplement baser son estimation sur la réaction de l’environnement au vent sur la cible, mais dans les deux cas, des données précises contribueront toujours à assurer le succès des tirs.

 

 

Un petit vent peut causer de gros ratés !

Que vous utilisiez une technologie comme un anémomètre électronique ou que vous l’estimiez manuellement pour ensuite l’encoder dans une application balistique, ces données précises sont indispensables.

Des outils tels que les indicateurs météorologiques, les ordinateurs balistiques et les télémètres laser sont également extrêmement utiles et sont devenus maintenant monnaie courante tout en étant étonnamment abordables pour ce qu'ils font. La plupart de ces outils sont suffisamment fiables pour une utilisation sur terrain difficile. Nous allons d’ailleurs examiner l’un ou l’autre de ces outils technologiques par la suite.

Un des meilleurs outils pour apprécier le vent est probablement un Kestrel Applied Ballistics associé aux données que vous avez collectées sur votre arme, par le biais de chronogrammes et de tables balistiques. Bien entendu, et comme nous l’avons déjà vu, d'autres facteurs environnementaux affecteront vos performances, notamment la quantité de lumière solaire, l'altitude et les précipitations.

 

Le Kestrel (ici le modèle 3500) capture les conditions de vent exactes à la position du tireur.

 

Ce petit appareil astucieux à la taille d’un smartphone mesure les conditions météorologiques en temps réel, notamment la vitesse et la direction du vent. Bien que l'appareil dispose d'une notice importante pour comprendre toutes ses fonctions, il reste simple d'obtenir les mesures de base du vent. Il suffit de le diriger contre le vent et de laisser le mode capture s'exécuter. Si vous n'êtes pas sûr de la direction du vent, continuez de le déplacer jusqu'à ce que vous obteniez une lecture maximale de la vitesse pendant que le vent semble stable. Il capturera les vitesses de vent minimales, maximales et moyennes, donc si vous prenez les mesures entre deux rafales, vous aurez une lecture de cette brise constante entre les rafales.

Pour un montant d’environ 225€, c’est une véritable petite station météo complète que vous aurez en main. En appuyant sur un simple bouton, vous obtiendrez toutes les conditions nécessaires pour vous permettre de changer de stratégie de tir, de réduire les risques et d'assurer la sécurité. Bien entendu, si vous n’êtes pas un fan de Krestel, pour pourrez toujours trouver ce type d’appareil (et même moins cher) sur le marché asiatique, mais attention aux compatibilités Bluetooth avec les applications balistiques de vos smartphones.

A titre d’exemple, le Kestrel 3500 Pocket Weather Meter accumule toutes les données météorologiques et les lectures barométriques sur une période de trois heures, même si l'appareil est éteint. Une flèche de tendance indique si la pression est en hausse, stable ou en baisse. Ces données peuvent être utilisées en association avec les calculs de stress thermique et de refroidissement éolien de l'unité, fournissant ainsi des données environnementales en temps réel ainsi que des prévisions prédictives. Pour ceux qui ont des exigences à opérer dans l'obscurité, le Kestrel 3500NV (avec un étui olive terne) est disponible avec un rétro-éclairage rouge de faible intensité pour préserver la vision nocturne.

 

L’appareil vous fournira les mesures suivantes :

 

La vitesse du vent courant/rafales de vent maximum/vitesse moyenne du vent (mph, km/h, ft/min, m/s, noeuds et Beaufort) ;

La température/refroidissement éolien (en Fahrenheit et Celsius) :

La pression barométrique (en inHg et hPa (MB)) ;

La tendance de pression ;

L’altitude (en pieds et mètres) ;

Le point de rosée ;

L’humidité relative.

 

Avec les gammes de mesures suivantes :

Vitesse de l'air: 0.6 à 60 m/s.

Température: -10 à +55°C.

Humidité de l'air: 0 à 100%HR.

Pression atmosphérique: 10 à 1654.7 hPa (0.14 à 24 PSI).

Altitude: -2000 à +9000m.

 

En fait, le Kestrel est suffisamment intelligent que pour savoir de quelle direction le vent souffle. Vous pouvez également le diriger vers votre cible pour capturer cette donnée directionnelle. Avec ces deux informations, l'appareil connaît l'angle et la vitesse du vent par rapport à votre tir. En supposant que vous ayez saisi vos informations sur les munitions, le reste est automatique. Le Kestrel vous indiquera le nombre exact de clics, de mils ou de minutes d’angle à régler pour tenir compte du vent !

Mais il existe des modèles encore plus sophistiqués. Exemple, le Kestrel 5700 Elite avec balistique appliquée. Mais celui-ci vous coûtera environ 700€. Oui, c’est un budget, mais voyez l’engin par vous-même :

 

Le Kestrel 5700 Elite

 

Le Kestrel 5700 Elite Weather Meter est livré avec une solution logicielle (Applied Ballistics Elite). Cette combinaison avec les mesures de vitesse du vent, de direction et de densité d'air très précises offre des solutions de réglages d'élévation et de dérive pour une meilleure précision de tir à longue portée.

L'application gratuite de Kestrel LiNK Ballistics vous permet de construire et de gérer vos profils de fusil/balle et de les télécharger sur le Kestrel 5700 Elite en choisissant parmi une bibliothèque de modèles de Drag Bullet personnalisés pour les solutions de gamme transsonique et subsonique les plus précises disponibles.

Vous pouvez configurer l'appareil pour qu'il fonctionne de l'une des deux manières préférées, soit en tant que station météo autonome et solveur balistique, soit vous pouvez l’utiliser avec un appareil compatible, un smartphone, une tablette ou un télémètre et exécuter le solveur balistique via l'appareil secondaire.

L’appareil peut également être combiné et monté sur un mini trépied Kestrel pour avoir une solution de surveillance balistique autonome sur pied que vous pouvez positionner à la cible sans quitter votre position de tir. L'application LiNK Ballistics vous permet même de configurer plusieurs cibles.

 

Ici, la station sur son trépied

 

Il existe deux versions de Kestrel 5700 Elite:

Les données standard Kestrel 5700 Elite peuvent être transférées à l'aide du câble de transfert de données USB K5000 à un appareil Windows/Mac. La version LiNK Kestrel 5500FW a une connectivité Bluetooth qui vous permet de transférer des données sans fil vers un appareil iOS (iPhone, iPad) ou un smartphone ou une tablette Android lorsque vous êtes à portée de l'application Kestrel LiNK Ballistics appropriée.

Vous pouvez également transférer des données sans fil vers un ordinateur Windows ou Mac à l'aide du dongle USB Bluetooth Kestrel optionnel. Les données peuvent être consultées en direct sur l'application jusqu'à 100 mètres (ligne de mire).

Les unités compatibles LiNK peuvent être également couplées sans fil avec des télémètres laser compatibles Bushnell Elite 1 mile CONX, pour intégrer de manière transparente les données cibles dans la solution balistique pour une vitesse.

Attention, pour rappel, comme pour tout solveur balistique, les résultats que vous obtiendrez seront aussi bons que les données que vous y entrerez. Bien sûr, l'avantage de la solution Kestrel est qu'elle rassemble pour vous toutes les données environnementales en temps réel.

 

Caractéristiques techniques du Kestrel 5700 Elite avec Applied Ballistics & LINK :

 

Utilise les modèles personnalisés de la bibliothèque de coefficients balistiques Applied Ballistics ;

Mesures précises des traînées de projectiles ;

Permet de stocker jusqu'à 30 profils d'armes (et de munitions) ;

Possibilité d'enregistrer jusqu'à 10 cibles ;

Calcule les solutions complètes de tir à longue distance ;

Sélection du coefficient balistique G1, G7 ou courbes Customs AB lors du calcul d'une trajectoire ;

Obtient les données de coefficients balistiques AB pour plus de 225 balles ;

Mesure jusqu'à 15 paramètres environnementaux ;

Possibilité d'établir la corrélation entre le logiciel et vos propres trajectoires, basée sur les impacts observés à longue distance ;

Calcule et ajuste la dérive gyroscopique, le saut aérodynamique et l'effet Coriolis ;

Mesure la vitesse du vent ;

Indique la température et calcule la température ressentie ;

Indique l'humidité relative ;

Indique l'indice de contrainte thermique ;

Indique la température du point de rosée ;

Indique le taux d'humidité ;

Indique la pression barométrique et mesure la pression atmosphérique ;

Indique l'altitude et calcule la densité d'altitude ;

Prend en compte la direction du vent grâce au compas intégré ;

Indique le vent de travers, ainsi que les vents de face et vents arrières.

 

 

 

Conclusion

 

Ce mois-ci, nous nous sommes retrouvés autour d’un sujet déterminant pour la réalisation d’un tir précis en TLD. En effet, parmi tous les paramètres qui modifient ou influent sur le trajet de la balle et/ou de la précision (distance à la cible, humidité, pression atmosphérique, …) auxquels les tireurs qu’ils soient d’élite, simples chasseurs ou tireurs TLD doivent être très attentifs à l’influence du vent, l’analyser et appliquer les corrections nécessaires aux tourelles de leur lunette (ou de corriger directement au réticule) avant d’appuyer sur la détente.

Tous les aspects du vent sont importants. Que ce soit à votre position, à mi-chemin et directement à la cible, lors de la lecture du mirage ou de la végétation, il faudra prendre en compte toutes les informations disponibles pour effectuer le tir. Tout se décompose en volume (vitesse), valeur (cosinus) et terrain. De nombreux outils et technologies existent pour rassembler ces données indispensables.

Analysez le vent dans une approche étape par étape, testez le comportement de votre fusil dans toutes les conditions de tir et configurez correctement votre lunette en prenant note de tout cela pour la prochaine fois où vous rencontrerez des conditions similaires et surtout, ne tenez rien pour acquis. Ceci dit, lorsque vous tiendrez compte de chaque variable et que vous prendrez votre temps pour traiter les informations nécessaires, les vents ne vous paraîtront plus ou pas si compliqués.

 

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