Chers lecteurs,
Vous avez été nombreux à me demander davantage d’articles relatifs au LRH (Long Range Hunting), c’est-à-dire, le pendant du TLD pour la chasse et de fait, je ne peux que me réjouir du succès que mon blog rencontre auprès de nos amis chasseurs qui viennent d’ailleurs le visiter de plus en plus fréquemment.
Par conséquent, j’ai décidé de leur offrir l’article du mois qui est consacré à l’étude de la .300 Remington Ultra Magnum (RUM). Une cartouche qui est très appréciée pour la pratique du LRH, et dans une certaine mesure aussi par les aficionados du TLD du moins, aux U.S.A., comme en témoignent les vidéos proposées en fin d’article.
Quelle est son origine et sa spécificité ?
Le développement des cartouches au cours des 150 dernières années a surtout consisté à obtenir plus de puissance et de vélocité de la balle. Comme nous l’avons déjà vu dans des articles précédents, le plus grand pas en avant a été franchi avec la poudre sans fumée vers 1890. Puis, les recherches ont conduit à des améliorations significatives dans les matériaux des balles, leur construction et leurs formes.
Et puis, il s'en est encore passé du temps et de l'évolution pour qu’en 1913, Charles Newton sorte la première cartouche de calibre .30 de la plus haute capacité au monde, et qui était basée sur la cartouche Mauser de 11,2 mm rétrécie au calibre .30 ! Rappelez-vous, la capacité de la douille de la .30 Newton était à tous égards similaire aux cartouches modernes de 7 mm, .308 Norma et .338 Winchester magnum que nous avons connues depuis lors.
Un autre fait important à signaler dans le développement de ce type de cartouches se situe dans les années 1980, et pendant lesquelles, Aubrey White et Noburo Uno de North American Shooting Systems (NASS), basée au Canada, avaient commencé le développement de cartouches de capacité magnum basées, quant à elles, sur le .404 Jeffery's Nitro Express.
Et ce n’est qu’en 1999 que la Remington Arms Company a sorti pour son fusil modèle 700, le magnum .300 Remington Ultra basé lui aussi sur la conception de la douille de .404 Jeffery puisque son étui a été conçu en rétrécissant son cou pour s'adapter à une balle de .308 (7.8mm). La création du .300 Remington Ultra Magnum (RUM) a contourné le statut exclusif des cartouches à base des .404 existantes tout en engendrant une concurrence majeure avec Winchester.
Le .300 RUM a rapidement gagné en popularité auprès des chasseurs du monde occidental car c’est une cartouche puissante, produisant une vitesse impressionnante et qui permet de neutraliser un gibier de taille moyenne à des distances extrêmement longues, cette cartouche était pour beaucoup une introduction à l'idée de la chasse à longue distance, c’est-à-dire, à la fameuse LRH (Long Range Hunting) que nous connaissons aujourd’hui.
Les techniciens de chez Remington avaient également travaillé en 1997-1998 à l'élaboration d'une autre cartouche de calibre .30, plus courte, et toujours sur base de l'étui Jeffery .404 en la raccourcissant de 0,735 pouce, et avaient ainsi créé le tout aussi célèbre .300 Short Action Ultra Mag (SAUM). Mais, alors qu'il était prévu d'introduire les deux cartouches presque simultanément en 1999, quelqu'un a décidé de retarder l'introduction du .300 SAUM pendant environ un an.
Ce fût une erreur de stratégie commerciale car ce retard a permis à Winchester de battre en vitesse son concurrent en introduisant rapidement son .300 WSM. Une autre très bonne cartouche que nous aurons l’occasion d’étudier dans un avenir proche. Le .300 WSM a rapidement décollé et a continué à jouir d'une certaine popularité parmi les chasseurs de gros gibier tandis que le .300 SAUM est retombé rapidement.
C'est triste à dire, mais le .300 SAUM de Remington a connu un déclin trop prématuré et pour s’en convaincre, il suffit de voir les calibres des fusils offerts par la société pour se rendre compte que déjà dans le catalogue Remington de 2010, on ne comptait déjà plus qu'une seule variation du modèle 700 disponible en .300 SAUM tandis que pas moins de quatre autres étaient proposées en .300 WSM.
La cartouche
Comme vu précédemment, la .300 Remington Ultra Magnum fait partie d'une série de cartouches qui sont basées sur la vénérable .404 Jeffery, une cartouche de grande chasse britannique (éléphant, etc.) qui a été effilée, modifiée avec une douille dotée d’un nouvel épaulement et d’une plus grande capacité de poudre. Le bord de l'Ultra Magnum est légèrement plus petit que celui de la .404 Jeffery (0,534 pouces contre 0,543 pouces), et la longueur a été raccourcie de 2,875 pouces à 2,850 pouces. La longueur de douille 300 RUM est exactement la même que celle du 300 magnum H & H. Cela signifie qu'elle nécessite un fusil à action de grande taille.
En raison de la grande capacité de sa douille, la plupart des charges d'usine utilise une balle lourde (généralement de 180 grains, voire plus) mais certaines balles ne seront chargées qu'avec une ogive de 150 grains pour pouvoir s'adapter à différentes situations de chasse.
Le principal attrait du .300 Remington Ultra Magnum réside dans sa trajectoire plate et le fait qu'il génère une énorme énergie cinétique. Par exemple, une .300 Remington Ultra Magnum tirant une balle de 200 grains à 3100 fps (une balle très populaire) génère 4 000 pi-lb. d'énergie en sortie de bouche. Ce deuxième point est sans doute beaucoup moins apprécié du fait que vous pouvez vous attendre à un recul impressionnant. Il n’est pas rare que le recul écrase l'épaule du tireur avec 38,4 pi lb. (54,72kg) d'énergie ! A titre de comparaison, le recul d'une 30-06 tirant une balle de 180 grains dans un fusil de 8 livres, produit un recul de 21 pi lb. (29,93kg). C’est dans des situations pareilles que l'utilisation d'un frein de bouche prend tout son sens.
Ses dimensions (avec 1 pouce = 25,4mm)
Les charges d'usine :
Tous ceux qui ne rechargent pas leurs cartouches trouveront beaucoup de choix dans les cartouches manufacturées se trouvant sur le marché puisque la quantité de munitions d'usine pour le .300 Remington Ultra est plutôt impressionnante. Qui plus est, sachant par ailleurs que le recul de ce type de cartouche est totalement inacceptable pour la plupart des tireurs, Remington a également introduit dans sa gamme des munitions "Power Level" pour leurs cartouches Ultra Mag. Dans le cas du .300 Ultra Mag, cela signifie des charges d'usine réduites qui reproduisent la balistique du .30-06 Springfield (niveau 1), le second à un niveau équivalent à celui du .300 Winchester Magnum (Niveau 2), et le dernier comportant une pleine charge (Niveau 3).
Et donc finalement, les performances balistiques des Remington sont réparties sur cinq types de poids d’ogive pour la vitesse, et sont respectivement : une 150 grains (3,456 pi / s), une 168 gr (3,326 pi / s), une 180 gr. (3,256 pi / s), une 200 gr .(3,119 pi / s), et même une 220 grains (2,970 pi / s).
Nosler a récemment pris part à l’offre des munitions d'usine en offrant sa balle AccuBond longue portée de 210 grains à 2,920 fps pour une grande balle de chasse à longue portée. En outre, la 180 grains de Nosler produit d'excellentes performances sur les gros cerfs.
La BTSP 180 grains de Speer est un projectile exceptionnel. Avec un BC de .545, cette balle occasionne une large blessure d'un MV de 3300fps, et à des distances d'environ 940 yards.
La Hornady InterBond est un bon projectile pour des gibiers jusqu'à 80kg mais atteint ses limites à moyenne portée. La mise à mort rapide est maintenue jusqu'à 400 yards (2600fps), pour diminuer par la suite, et surtout aux environs des 500 yards (2400fps).
Enfin, même les amateurs de TLD ne seront pas en reste puisqu’à titre d’exemple, la nouvelle munition d’Hornady, la Precision Hunter, et munie de la balle ELD-X à 200 grains, offre une précision proche du ½ MOA quand elle est tirée avec une bonne carabine.
Les munitions chargées en usine peuvent neutraliser rapidement toute une variété de gibiers de taille moyenne en fonction du choix du poids des ogives. A titre d’exemples, les 150 grains peuvent abattre une cible allant jusqu’à un poids de 200 livres, tandis que les 200 grains peuvent être utilisées pour des animaux bien plus gros.
Mais on retiendra qu’en règle générale, les balles légères de 150 grains ne sont pas parfaitement adaptées à la conception de l’alésage des canons de .300 RUM qui sont au pas de rayures de 1:10. De plus, les charges élevées de poudre peuvent générer une chaleur excessive, et donc, une usure inutile dudit canon. Inutile de dire que pour en tirer le meilleur, il est souhaitable d’utiliser des poudres très lentes et des balles lourdes.
Pour atteindre une bonne précision, les canons des fusils .300 Ultra Mag doivent mesurer au moins 26 pouces, et d'ailleurs, des longueurs de canon de 28 ou 30 pouces ne sont pas rares et sont même franchement conseillées.
Le rechargement :
Le rechargement de la .300 Remington Ultra Magnum va vraiment permettre de révéler le vrai potentiel de cette cartouche. En effet, c'est l'un des rares cas où le rechargeur manuel peut réellement dépasser les vitesses d'usine et travailler finement à sa précision. Et donc, un rechargement manuel peut produire une plage de vélocité plus développée avec, par exemple, une 150 grains à 3550 pieds / s et une 200 grains à 3150 pieds / s, selon le type de poudre utilisé pour le rechargement.
Une poudre très lente donnera les meilleurs résultats avec, par exemple, la Reloder 25 et 33, et la IMR7828, mais il existe d'autres choix de poudre tels que la Hodgdon H1000, l’Alliant 4000-MR et la nouvelle Enduron IMR 7977. Désolé, mais je ne dispose malheureusement pas des données concernant les meilleures poudres européennes pour ce calibre.
Attention, la .300 Remington Ultra Magnum peut facilement brûler 100 grains de poudre, et nécessitera donc une étincelle plus chaude avec une grande amorce pour magnum afin d’enflammer une telle colonne de poudre. Exemple, les amorces GM215M Federal Gold Medal Match.
La .300 Remington est connu par les chasseurs comme étant une lame à double tranchant. Les balles peuvent produire des blessures pénétrantes rapides sur n'importe quel gibier moyen sur très longues distances, exemple, sur des cibles allant jusqu'à 900 livres et à une distance de 300 mètres mais d’un autre côté, le canon ne peut garder sa grande précision qu’avec une durée de vie d’environ 600 à 1000 coups avant qu’une usure excessive ne commence à se produire. Mais en réalité, la plupart des chasseurs qui choisissent une cartouche Magnum veulent simplement obtenir la meilleure performance disponible et peu d’entre eux ne réfléchissent deux fois à l’usure du canon surtout quand celui-ci n’est utilisé que pour tirer quelques balles par an lors de la chasse au cerf, par exemple. Le même raisonnement ne serait plus du tout rationnel chez un tireur sur cible TLD qui « brûlerait » des centaines de cartouches lors d’une seule saison !
Ici, la douille .300 RUM et son culot
Ici, une boîte de Remington 180gr. Scirocco Bonded
A titre de comparaison, voici une série de calibres .30 magnum
De G à D : .300 H & H Magnum, .30 Newton, .300 Weatherby Magnum, .308 Norma Magnum, .300 Winchester Magnum, .300 WSM, .300 Remington SAUM, .300 Remington Ultra Mag, .30-378 Weatherby Magnum
La 300 Remington Short Action Ultra Magnum (300 Rem SA Ultra Mag)
Comme nous l’avons vu en début d’article, après avoir lancé avec succès le 300 Ultra Magnum qui était destiné à concurrencer directement la suprématie du 300 Weatherby Magnum, la société Remington a démontré son savoir faire en sortant la .300 Remington Short Action Ultra Magnum. Nous allons la décrire brièvement car cette cartouche demanderait à faire l’objet d’un article à elle-seule.
Ici, nous sommes en présence d’une cartouche dont la longueur totale est de l’ordre de 69,60 mm, ce qui la rapproche d’une .243 Winchester ou encore d’une 7-08 Remington. Cependant, les prétentions de ce nouveau calibre étaient toutes autres puisqu’il s’agit en effet d’un Magnum court dont les performances se veulent équivalentes, voire supérieures, à celles d’un chargement magnum courant mais à poids de projectile égal. La longueur totale de cette munition étant proche de calibres déjà existants, permet d’utiliser des armes dotées de boîtier de culasse de dimensions standards. Ce facteur a non seulement un intérêt pour le fabricant d’armes, mais aussi pour le consommateur.
La vocation première du 300 Rem SA Ultra Magnum étant de concurrencer directement les magnums classiques en faisant jeu égal, ou parfois mieux, dans des armes dotées d’un canon court. Avec une quantité de poudre moindre. La cartouche de 300 Rem SA Ultra Magnum (ou RSAUM ) permet donc d’être utilisée dans des armes comportant un boîtier de culasse court tel qu’on le rencontre avec une arme chambrée en .243 Winchester ou en 7-08 Remington.
En effet, la longueur totale de ces deux munitions qui utilisent la même base de douille qui est aussi celle du .308 Winchester, ainsi que de celle du 30-06 et de bien d’autres encore, tel que le .280 Remington, se trouve comprise entre 68,83 mm (243 Win) et 71,12 mm (7-08 Rem).
Par contre, la douille plus large, possède un volume de 4,18 cm³ utile. Si l’on procède au même calcul avec pour comparaison le 300 WSM (4,566 cm³) on constate que la douille du 300 Rem SA Ultra Magnum est plus courte de 2,16 mm. L’épaulement de cette dernière (30°) placé légèrement plus bas lui confère également un volume plus réduit de 8,43 %. Nous sommes donc assez éloignés des caractéristiques générales d’un magnum courant.
Si l’on prend pour référence la plus populaire d’entre eux qui est la 300 Winchester Magnum, on remarque que la douille possède une contenance moyenne de 5,127 cm³, ce qui représente une différence de 0,946 cm³. La douille du 300 Rem SA Ultra Magnum possède donc un volume plus réduit de 18,45 % que celle du calibre de référence.
Ses caractéristiques :
Longueur totale de la cartouche : 69,6 mm
Longueur totale de la douille : 51,18 mm
Longueur de la douille à la base du collet : 43,28 mm
Longueur de la douille à la base de l’épaulement : 39,06 mm
Diamètre du culot de la douille : 13,56 mm
Diamètre de la base du corps de la douille : 13,97 mm
Diamètre du corps de la douille à la base de l’épaulement : 13,58 mm
Diamètre du collet avec le projectile en place : 8,73 mm
Diamètre maximum du projectile : 7,85 mm
Epaisseur du culot de la douille : 5 ,08 mm
Angle d’épaulement : 30°
Pression admissible : 4500 Bars

Comparaison entre .300 RSAUM (Gauche) et .300 Rem Ultra Magnum
Quid de la balistique de cette cartouche ?
La spécificité du .300 RUM réside dans sa capacité à conduire des projectiles longs et lourds de calibre .30 à des vitesses extrêmement élevées. Le RUM peut lancer des balles de 180 grains à plus de 3300fps, et des 200-210 grains à 3100fps. Cette puissance peut essentiellement être utilisée de deux façons. Soit sur un gibier de taille moyenne pesant entre 90 kg et environ 400 kg en utilisant des projectiles à expansion contrôlée, où le .300 Rum peut être utilisé pour infliger des blessures extrêmement traumatisantes dans les zones de chasse habituelles ou encore, en utilisant des projectiles à expansion rapide ou frangibles, pour la chasse à longue portée pour les animaux d'un poids de 400kg maximum. La capacité à produire une mise à mort rapide sur un corps de taille moyenne à grande et pesant entre 90 et 320kg donne au .300 RUM (et autres magnums .300) un avantage sur le 7mm RUM.
Comme nous l’avons vu dans d’autres articles, il y a fondamentalement deux paramètres qui définiront la façon dont une balle se comporte: la forme de la balle et sa construction. Il est généralement entendu que la forme affecte sa trajectoire, sa vitesse, et le vol tandis que sa construction affecte sa pénétration et son expansion. Ceci est vrai, mais la forme des balles a également un effet sur la transition de la balistique externe à la balistique terminale.
Un critère déterminant généralement retenu pour la balistique terminale est la vitesse d'impact des balles. La plupart des fabricants ont testé leurs balles pour qu’elles fonctionnent bien à différentes vitesses. Les balles vraiment dures peuvent avoir une vitesse proche de 2500 fps à 4000 fps. Le nombre qui nous intéresse pour le tir à longue distance reste celui de la vélocité la plus faible à laquelle cette balle peut « travailler » efficacement et être fiable sur le terrain, c’est-à-dire, pour la chasse : performer, pénétrer, élargir pour faire des cavités de plaies adéquates et « éthiques » en un seul coup. La raison en est que la vitesse terminale et l'expansion résultante sont dictées par la vitesse initiale des balles et leur forme.
L’industrie manufacturière a également concentré ses efforts autour de la capacité des douilles qui est de plus en plus importante pour savoir contenir plus de poudre afin d’augmenter la vitesse initiale. C’est ainsi que la .300 RUM 165 grains d'usine démarre, en sortie de bouche, à 3360 fps, et arrive encore à environ 1598 fps à 1000 yards.
Et si on affine encore la balistique, nous pouvons obtenir un peu plus de vitesse et d'énergie avec 25% moins de recul ! Et de fait, le coefficient balistique d'une balle a un effet significatif sur la vitesse de descente de celle-ci. Le coefficient balistique décrit essentiellement la forme des balles et la manière dont elles volent.
En poussant un projectile de 180 grains, avec un coefficient balistique G1 d'environ 0.500 à une vitesse de 3.300 fps, vous pouvez « zéroter » votre fusil à 300 yards, et maintenir une élévation moyenne de moins de 4 pouces - généralement de 150 à environ 175 yards, ce qui rend la frappe d'une cible éloignée beaucoup plus facile et sûre que si vous tiriez avec un .308 ou une .30-'06. C’est précisément ce que recherche la plupart des chasseurs qui n’ont ni le temps de régler leur lunette, ni encore moins de calculer le nombre de klicks à mettre avant de tirer le gibier convoité !
Les balles plus légères et plus rapides rendent la trajectoire encore plus plate, tandis que les balles plus lourdes conserveront leur énergie un peu mieux à des distances plus longues, et offriront toujours un avantage définitif sur l'autre.
Comme déjà signalé auparavant, cette cartouche occasionne un recul sévère et il faudra de la discipline pour savoir garder un excellent niveau de précision si plusieurs coups devaient être consécutifs et donc, un frein de bouche vous aidera très certainement ainsi d’ailleurs qu’un pad de crosse pour absorber les chocs.
Et en TLD, une .300 RUM entre les mains d'un tireur expérimenté, prend seulement tout son sens dans les distances extrêmes de 1200 à 1400 Yds.
Mais attention, même si la .300 RUM est manifestement une cartouche puissante, tout le défi consistera à comprendre comment utiliser son pouvoir vulnérant et sa précision de la manière la plus productive.
Résultats sur cible au stand
Ici, sur le terrain pour un tir à 100 yards pour faire des réglages.
Ici, une cible comportant un beau groupe de 3 coups tirés à 300Yds
Ici, un autre très joli groupement réalisé sur la même distance
On le sait, la .300 RUM comporte aussi des aspects négatifs tels que notamment, l'usure excessive du canon qui est un problème qui peut survenir très rapidement. Utilisé dans de mauvaises conditions (surchauffe due à trop de coups successifs, mauvais entretien, …), les premiers signes de perte de précision peuvent déjà apparaître dès les 300 coups. Mais avec du soin et une attention particulière à la chaleur du canon, à la prévention au frottement, et à la finition de l'alésage, une précision optimale peut être maintenue pendant environ jusqu’à 600 coups. Avec beaucoup de soin, la durée de vie du canon peut être prolongée jusqu' à 1.000 coups. Les tireurs TLD y seront particulièrement attentifs !
Et d’autre part, dans certains cas, le poids des fusils peut être un facteur important, les carabines plus légères perdant de leur précision en raison de l'inertie sévère de recul.
La balistique en quelques chiffres :





Comme pour beaucoup de cartouches, la .300 RUM a ses forces et ses faiblesses. L'astuce consiste à être capable de comprendre et de travailler ses points forts, en exploitant tout son potentiel disponible. Un niveau élevé de discipline personnelle est nécessaire pour tirer des magnums avec précision.
Vous pourrez consulter quelques tableaux balistiques relatifs à la .300 RUM en cliquant ici
Conclusion
Comme mentionné tout au long de cet article, vous l’avez compris, la .300 RUM est une cartouche extrêmement puissante. Cependant, afin de savoir exploiter tout son potentiel, le fusil qui la tirera devra être précis et la balle devra être particulièrement bien adaptée au travail à accomplir.
Il est indéniable que la .300 Remington Ultra Magnum est un outil efficace à longue portée, et qu’elle dépasse le niveau de confort attendu par la plupart des tireurs qu’ils soient chasseurs ou tireurs TLD.
Indépendamment de cela, la .300 RUM est encore appréciée par de très nombreux chasseurs pour son large éventail d’efficience, de pouvoir vulnérant vis-à-vis des différents types de gibiers et des distances de tir atteignables, et continuera probablement à conserver cette grande popularité dans les décennies à venir.
Malheureusement, cette magnum comporte également pas mal d’inconvénients. Elle érode davantage votre canon, elle coûte plus cher, elle est plus lourde, plus volumineuse, elle occasionne un recul plus fort et fait plus de bruit que la plupart des cartouches .30. Il est un fait que pour de nombreux chasseurs, ces facteurs négatifs représentent des obstacles majeurs.
La bonne question à se poser est de savoir si cette .300 Remington Ultra Magnum va répondre à l’ensemble de vos besoins, dans les conditions de chasse ou de tir qui sont les vôtres ?
Reste à savoir aussi si vous êtes prêt à investir et si vous êtes assez compétent pour utiliser un tel outil ? Si la réponse à cette question est affirmative, alors, c'est certainement une cartouche qui est faite pour vous !
Voici une série de vidéos relatives au tir avec la .300 RUM



















