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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 20:23
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Chers lecteurs,

 

 

 

Bien que cette année ne fasse sans doute pas partie des meilleures que nous ayons eu à connaître et que nous n’aurons probablement pas non plus l’occasion de nous réjouir beaucoup plus lors de l’année qui vient avec le cortège de mesures préconisées en coulisse par nos très chers eurocrates qui travaillent sur leur projet de décret « anti-armes » visant à nous priver du droit d’acquérir et de posséder certaines armes et plus particulièrement, les armes semi-automatiques.

 

En effet, il serait particulièrement triste que ce texte soit élaboré en faisant un incroyable amalgame entre les armes illégales importées et celles des détenteurs d’armes légales. Ces armes ayant déjà été acquises, détenues et utilisées dans le cadre de lourdes contraintes et vérifications en tous genres par nos tireurs sportifs, récréatifs ou les collectionneurs en militaria ou encore nos chasseurs. 

 

Or, justement,  il ressort une évidente contradiction entre le prétexte invoqué (éliminer l’usage d’armes automatiques illégales) et l’objectif réel (la prohibition des armes semi-automatiques légales).  En effet, cette prohibition des armes légales n'a évidemment aucune chance d'avoir le moindre impact sur les risques induits par l'arrivée d'armes illégales au travers des frontières poreuses de l'espace Schengen.

 

Par conséquent, totalement désarmés face à une telle hérésie, les détenteurs d'armes légales ne peuvent dès lors plus que manifester démocratiquement leur désapprobation en croisant les doigts et en comptant sur leur représentation au Parlement européen pour ne pas devenir des victimes collatérales du terrorisme.

 

Pour être complet,  il faut savoir que si la révision de la directive coïncide avec les évènements tragiques qui ont frappé la France en janvier et en novembre 2015, il faut néanmoins souligner qu'elle aurait probablement de toute façon eu lieu cette année puisque la directive de 2008 prévoyait que la Commission ferait un rapport en 2015 accompagné, le cas échéant, de nouvelles propositions. Bien entendu, le contexte des attentats terroristes renforce la volonté de la Commission européenne d'agir, mais il est difficile de dire qu’il s’agisse là d’une tentative d'instrumentalisation des récents évènements.

Toutefois, ce texte se préparant dans la plus grande discrétion et loin des simples citoyens que nous sommes, cela méritait d’être signalé à tous nos amis tireurs. Ceci dit, vous l’aurez compris, en Europe, ce n’est pas demain que nous sommes près de connaître un texte similaire au deuxième amendement de la Constitution américaine ;-)

 

Enfin,  en espérant ainsi vous avoir bien informé, c’est maintenant avec plaisir que je vous livre aujourd’hui le dernier article de l’année consacré à la .50 BMG (Browning Machine Gun) ou au 12,7 x 99mm OTAN.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

En vous remerciant pour votre fidélité ainsi que mon vieux frère Serge pour la doc qu’il m’a fait parvenir,  je vous souhaite à tous, et d’ores et déjà,  de bonnes fêtes et bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

John Browning en a eu l'idée pendant la première guerre mondiale en réponse à un besoin d'une arme anti-aérienne basée sur une conception du type .30-06 Springfield utilisée dans une mitrailleuse basée sur la conception M1919 / M1917 qui avait été initialement développée aux environs des années 1900-1910 (mais qui n'a été adoptée par l'armée américaine qu'en 1917, d'où la désignation du modèle). Plus précisément, le .50 BMG a été développé avec l'objectif de réduire la quantité de dirigeables allemands au cours de la première guerre mondiale. Ses balles traçantes incendiaires (APIT) ou encore, l’anti-blindage étaient également particulièrement efficaces contre les avions et excellents pour détruire des bunkers en béton et des structures légères. À la fin de 1918, les travaux sur la cartouche ont été transférés de Winchester au Frankford Arsenal, où ils sont restés (presque exclusivement) jusque dans la seconde guerre mondiale. Le travail de conception sur l'arme elle-même a bien entendu été réalisé par John Browning et Colt.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, John Browning testant lui-même son prototype de .50 BMG

 

 

Le concept d'une mitrailleuse de calibre .50 ne provenait pas d’une invention récente de cette époque car ce calibre (0.50) avait été utilisé dans les mitrailleuses Maxim,  et dans un certain nombre d’armes manuelles à tir rapide comme la Gatling bien que celles-ci étaient des cartouches de puissance beaucoup plus faibles.

 

Le développement de la cartouche .50 BMG est parfois confondu avec la 13,2 mm allemande qui a été développée par l'Allemagne et pour un fusil anti-char pour permettre de combattre les chars britanniques pendant la première guerre mondiale. La première mitrailleuse qui a été normalisée est la M1921 en 1924 et  la cartouche .50 Browning Machine Gun a été adoptée sous la forme à peu près similaire à celle que nous la connaissons encore aujourd'hui.

 

Et donc, on notera que le développement US de la cartouche de calibre .50 a bel et bien été commencé avant ce projet allemand et puis, qu’il a été suivi par les pays alliés. La Browning M2HB au calibre .50 avec ses cartouches de perçage blindées a continué à fonctionner comme arme anti-aérienne et contre les véhicules faiblement blindés, avec une capacité de perforation de 0,875 " (22,2 mm) sur des tôles d'acier situés à 100 yards (91 m) voire même, sur du 0,75 "(19 mm) jusqu’à 547 yards (500 m).

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La Browning M2HB Machine Gun sur son trépied M3

 

 

 

 

La nouvelle mitrailleuse lourde, Browning M2 de calibre .50 a été largement utilisée dans les avions, et en particulier, pendant la seconde guerre mondiale. A l’heure actuelle, on retrouve encore son utilisation  sur certains hélicoptères ou encore sur le terrain, montée sur des véhicules ou utilisée par l'infanterie.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La Browning M2 de calibre .50

 

 

 

 

 

La cartouche a été produite dans de nombreuses variantes avec : plusieurs générations de balles régulières mais aussi des traçantes, des perforantes, des incendiaires, etc.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La .50 BMG

 

 

 

Depuis le milieu des années 1950, certains transporteurs de troupes blindés et certains véhicules en sont équipés car sa portée et sa précision sont supérieures aux mitrailleuses légères , et c’est la raison pour laquelle beaucoup de ces véhicules sont également construits  pour résister aux tirs de mitrailleuses de 12,7 mm.

 

Les distances et les cibles qui étaient auparavant inaccessibles sont désormais à portée et vulnérables à cette balle à forte puissance et qui se déplace à des vitesses incroyables. Par conséquent, des décennies plus tard, la .50 BMG a également été chambrée dans des  fusils de forte puissance.

 

En effet, les fusils de calibre .50 et plus tard, le fameux Barrett M82,  sont nés pendant les années 1980 et ont amélioré le pouvoir  « anti-matériel » du sniper militaire. Un tireur d'élite qualifié peut neutraliser efficacement une unité d'infanterie en éliminant plusieurs cibles (véhicules, équipements ou soldats) sans révéler son emplacement précis.  La longue portée (plus de 1.500 mètres) entre la position de tir et la cible permet au sniper d’avoir le temps d’échapper à l’ennemi en changeant rapidement de position ou en battant retraite en toute sécurité.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Le Barret M82 Sniper Rifle

 

 

 

 

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

La .50 BMG est une cartouche à longue distance impressionnante, surtout quand elle est associée avec une arme à verrou ou à un fusil semi-automatique de haute qualité doté d’une bonne optique. La capacité de frapper des cibles très lointaines est seulement limitée  par l'homme qui se trouve derrière la détente et la capacité de son spotter pour observer et lui transmettre les bons paramètres de tir. Ces dernières années, des tireurs d’élites ont pu réaliser des Hits avec cette cartouche au-delà des 2.000 mètres dans les derniers conflits armés. Cela a été notamment le cas en 2002 pour le tireur d'élite canadien Rob Furlong avec son McMillan TAC-50 contre un tireur de RPK  taliban en Afghanistan.  Selon les rapports, après un premier tir raté, un second a frappé le sac à dos, et le hit final a été porté au torse de l’individu. La distance était de  2.430 mètres.  Furlong était à une altitude de 9000 pieds et donc, l'air raréfié à cette altitude l’a certainement aidé pour atteindre cette précision, il n’empêche que cela reste un tir incroyable !

 

Mais dire de la cartouche .50 BMG que c’est la meilleure à longue portée, c’est de la foutaise pure car elle n’est pas la plus précise. Il y a une multitude de facteurs qui conduisent à l'adoption d'un fusil ou d'une cartouche et notamment ceux qui l’emportent de loin sont le coefficient balistique et la vitesse initiale.

 

Or, tout comme la 7.62x51mm,  la .50 BMG a été adoptée comme cartouche de sniper parce qu'elle était facilement disponible et qu’elle avait fait ses preuves dans le passé, et non pas parce qu'elle était la meilleure cartouche au monde ou la plus précise.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Par ailleurs,  Barrett  est l'entreprise qui a permis à l'armée américaine de mettre un fusil pratique pour le TLD au cahier des charges précis dans les mains des compagnies d'infanterie et des forces spéciales. Il a également fabriqué des fusils à gros alésages accessibles et pratiques pour les tireurs civils. Comme cela est souvent le cas, les entreprises innovantes ne cessent jamais d'innover, et Barrett a développé une cartouche spécialement qui pourrait,  à juste titre, être des plus précises à  longues distances.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, un sniper armé d’un Barrett M107

 

 

 

 

Ci-dessous,  un Barrett M82A1 customisé par un tireur civil

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Il faut savoir que les garde-côtes  américains utilisent des armes .50 BMG pour intercepter les bateaux rapides des trafiquants de drogue. De même, les armes .50 BMG ont attiré l'attention d’autres organismes publics et ont été notamment adoptées par le Département de Police de New York.  En effet, s’il est nécessaire d'immobiliser un véhicule, une 0.50 BMG pourra atteindre le bloc moteur et le neutraliser rapidement.  Idem pour neutraliser une cible qui se trouverait derrière un mur de briques ou des parpaings en béton.  L'armée américaine utilise également des armes .50 BMG  pour faire exploser des munitions non explosées à une distance sécuritaire.

 

La .50 BMG étant deux fois plus puissante que le .458 Win Mag et une fois et demi plus puissante que le .460 WBY. Mag,  la cartouche est également utilisée aux USA par certains chasseurs sur des distances extrêmes lorsque sa vitesse a chuté à des niveaux qui permettent la prise de gibier sans dommages excessifs pour l'animal.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La cartouche dans sa version civile et moderne

 

 

 

 

 

Ses dimensions en pouces

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Comparaison de la .50BMG avec les autres calibres.

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Comparaison de la douille .50BMG avec les autres

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

On trouve encore à bas prix pas mal de cartouches dans les surplus militaires mais méfiez-vous de ces .50 BMG.  Je vous conseille d’observer la plus grande prudence dans l'utilisation de ces cartouches de surplus si vous n’êtes pas en mesure de les identifier par le poinçon et la couleur de la peinture sur le nez de l’ogive car beaucoup de ces balles contiennent des traçantes qui peuvent allumer un feu dans la végétation et certaines contiennent même des matières incendiaires dangereuses. Quoi qu’il en soit, vous devrez également veiller à préserver l’intégrité  de votre canon. Vous trouverez :  ici, un site qui vous permettra de les différencier.

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Son conditionnement militaire pendant la guerre

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Les différents types de cartouches 50BMG à bien savoir différencier !

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

Comme je l’ai écris précédemment, Browning n'a pas conçu cette cartouche à l'origine pour le sniping mais bien  pour la .50 BMG (abréviation de Mitrailleuse Browning) alors que la .30 Browning Machine Gun était moins puissante ou pas assez puissante à utiliser contre des avions et des blindés légers. Une cartouche .50 BMG étant en quelque sorte une cartouche 30-06 Springfield « mise à l’échelle ».

 

Une Mitrailleuse M2 lourde va propulser une balle de 668gr à 2,910 ft / s à la sortie de bouche. Cela correspond à une énergie cinétique de 12 558 ft-lbf (17.026 joules) ... environ cinq fois l'énergie cinétique d'une carabine Winchester 0.308.

 

Cependant, la grande résurgence de la .50 BMG s’est produite pour sa capacité d’atteindre et de toucher l'ennemi sur une longue (1650m) voire, une très longue distance (2.500m) par le biais d’un tir de sniper.

 

Il y a seulement vingt ans d’ici, l'idée de toucher une cible de taille humaine à un mile (1760 yards), c’était de la légende.  Il y avait bien eu des précédents historiques tels que le sniper capitaine John T. Metcalf de l’ US Army Corps of Engineers, qui en 1864, a abattu un officier confédéré à une distance de 1666 mètres en utilisant un calibre .50 à canon lourd et une lunette de l’époque et puis,  Carlos Hathcock au cours de la guerre du Vietnam, qui a atteint sa cible avec un seul tir de M2 .50BMG à 1828m mais ceux-ci étaient considérés comme des événements rares effectués par des tireurs d'élite presque surhumains et assistés par la chance.

 

Aujourd'hui, des fusils, des cartouches, sont capables d’être extrêmement précis et exacts à 1500 yards, et bien plus encore. En Irak et en Afghanistan, par exemple, les soldats américains avec le Barrett M107  .50BMG ont fait plus de tirs de ce type que tout ce qui avait pu être enregistré jusque là. Bien entendu, pour pouvoir  frapper une cible de taille humaine à 1500 yards ou plus, cela nécessite une combinaison optimale entre la dextérité du tireur, de la cartouche, du fusil, de l'optique et de ses accessoires (détente match, etc.).

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Le Barrett M107  .50BMG

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Il faut mentionner que l'inexactitude d'une balle augmente avec la distance parcourue. Donc, même si votre cartouche est capable de voyager à la distance souhaitée, sa dispersion sera d’autant plus grande que la distance devient effectivement plus grande. En effet, toute la force qui pousse une balle à voyager loin de l'axe central de l'alésage du canon de l’arme crée également une faible vitesse qui va pousser la balle loin de cet axe. Plus vous voulez tirer loin, plus vos compétences de tir de précision seront mises à l’épreuve pour corriger le tir notamment, en fonction de ce paramètre mais aussi de tous les autres qui viendront influencer votre équation balistique (vitesse du vent, direction du vent, etc.).

 

Généralement, toutes les cartouches destinées pour des tirs à 1000 yards ou plus doivent être capables de garder la balle au-dessus de la vitesse du son (vers 1130 fps [345m/s] à 21 degrés Celsius) sur cette distance. Cela nécessite deux choses: une vitesse initiale relativement élevée d'au moins 2800 à 2900 fps (884m/s), et une balle de type match pointue ayant un haut coefficient balistique (BC). Pour rappel, le coefficient balistique est une mesure de l'efficacité du vol de la balle dans l'air.  En règle générale, toute balle pour ce type de tir à ultra longue portée devrait avoir un BC d'au moins 0,650, ou mieux, de 0,700 à 0,800 (voire supérieur si possible).

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, les ogives Lapua Bullex-N  50 BMG 750 Grains FMJ dont le BC est de : 0.960 !

 

 

 

 

À l'heure actuelle, il y a seulement quelques cartouches de série vraiment adaptées au tir sur très longues distances : la .338 Lapua, la .338 Xtreme tactiques, les .375 et .408 CheyTac, la 0,416 Barrett et la .50BMG.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

 

Pour ce qui concerne les fusils, il y a un assez bon choix de carabines appropriées pour ce type de tir :

 

 

Dans le calibre .338 Lapua Mag, il y a l’AICS, l’ArmaLite AR-30, le Dakota Longbow T-76, le FN PGM, le  Sako TRG-42 ainsi que des semi-autos.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

L’ArmaLite AR-30

 

 

 

 

 

Et dans la .50 BMG, il y a pas mal de choix aussi : L’Accuracy International, le Barrett (à la fois en semi-automatiques et en modèles à verrou), le McMillan, le Robar, le Steyr, etc.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

L’Accuracy International (AICS) AX50

 

 

 

 

 

Bien entendu, ces carabines doivent être montées avec des optiques robustes, adaptées, claires avec une faible distorsion,  et très lumineuses. On préfèrera les modèles à puissance variable ayant un grossissement maximal d'au moins 14-16x,  ou mieux : 20x.  Les variables permettent l'option de grossissement inférieure pour pouvoir balayer une vaste zone avant d'engager des cibles ou encore de réduire les effets de mirage.

 

Sans faire de publicité, nous trouverons dans les meilleures, les Horus,  Kahles, Leupold Mark 4, Nightforce NXS, Schmidt & Bender, ou encore Zeiss.  Inutile de préciser qu’il est extrêmement important de mesurer les distances de tir avec la plus grande précision et qu’il conviendra d’être muni également d’un télémètre laser. Certains modèles de télémètre laser comprennent également un inclinomètre, une boussole, des modes de fonctionnement distincts pour différentes conditions de tir ainsi que de la capacité de mesurer la vitesse cible.

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, un Barrett 99 50BMG monté avec une Leupold Scope

 

 

 

Même lorsque la distance exacte à la cible est connue, une variété de facteurs atmosphériques peut grandement influencer la trajectoire de la balle.  La connaissance précise de ces conditions peut être obtenue en utilisant des stations météorologiques portables. Les plus simples d'entre-elles mesurent la vitesse du vent et la température ambiante  tandis que les instruments plus sophistiqués, tels que le  Kestrel 4500 indiquent la vitesse du vent, la température, la pression atmosphérique, le taux d’humidité, l'altitude et l'angle du vent dominant à la cible, ce qui permet de calculer la valeur effective du vent.

 

Enfin, pour être complet, précisons que les tireurs de précision s’équipent de plus en plus de calculateurs balistiques, tels que le Barrett BORS, l’ABC (Advanced Ballistic Calculator) et le CABC de CheyTac, par exemple.  Personnellement,  je trouve que mon smartphone équipé de l’application Android gratuite Strelok donne déjà d’excellents résultats ainsi d’ailleurs que celle de chez Sniper calc ou encore de chez Shooting Solution.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, un Barrett BORS Computer installé sur une Schmidt & Bender

 

 

 

 

Nous l’avons vu, la vitesse de la balle est un paramètre très important pour atteindre avec succès votre cible située à longue distance. Cela sera particulièrement vrai si cette balle possède également un coefficient balistique élevé.  En effet, plus la vitesse de la balle et l’énergie en sortie de bouche seront importantes, au plus sa trajectoire sera plate,  avec moins de dérive due au vent, et plus précis seront vos impacts à la cible.

 

 A balle donnée, il existe seulement deux façons d'augmenter cette vitesse :

 

  1. Augmenter la charge de poudre mais attention à ne pas dépasser les limites de sécurité de la pression ;
  2. L’autre consiste à utiliser un canon plus long  (sans effet sur la pression de la chambre) mais il peut y avoir aussi quelques inconvénients à cela car la rigidité du canon peut diminuer avec la longueur et le recul augmenter et ainsi engendrer une perte de précision alors que l’on recherchait l’effet contraire.

Dès lors, la présence du frein de bouche n’est plus suffisante pour maitriser suffisamment le recul notamment parce que les pressions diminuent. Par conséquent, toute la question est de savoir quelle est la longueur optimale à donner au canon pour obtenir l’augmentation de vitesse recherchée et notamment, quels sont les effets produits pour chaque pouce supplémentaire sur la longueur dudit canon.  Ce sujet a été traité formidablement bien par Daniel Lilja dans son article : Barrel Lengths & Velocities for the 50 BMG. Je vous le recommande.

  

 

 

 

 

La balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Tableaux de comparaison de la balistique (vitesse et énergie) avec d'autres calibres

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Comparaison du drop des cartouches sniper par calibre sur 1.000 yards et 2.000 yards  

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Voici un tableau de comparaison du potentiel "Long range" de la 50BMG avec d’autres cartouches

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Conclusion :

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que cet article n’est le reflet que d’un bref aperçu relatif à la cartouche .50 BMG et qu’il ne vise sûrement pas l’exhaustivité car le sujet est bien trop vaste néanmoins, j’ai tenté de vous apporter de quoi vous y intéresser.  En effet, rien que du point de vue historique, comment l’être sachant qu’après tout, ce calibre se rapproche de son 80e anniversaire et qu’avec son utilisation actuelle, il pourrait très bien survivre au-delà de son 100e anniversaire !

 

En effet,  étant toujours en service actif au sein de l’armée américaine (et dans bien d’autres armées), il est le plus ancien calibre en service continu à côté de la .45 ACP.

 

Pour les utilisateurs militaires, la cartouche .50 BMG offre une charge utile, une vitesse  et une énergie initiale remarquable qui la fait résister à la dérive du vent sur très grande distance et sur le terrain, on n’a pas encore trouvé beaucoup mieux.

 

Rien que pour tous ces avantages, la cartouche .50 BMG serait probablement restée une cartouche dédiée plus spécifiquement pour les mitrailleuses,   si ce n’est que dans les années 1980, certaines personnes (telles que  Passer Talbot ou encore Marty Liggins) y ont vu son formidable potentiel à longue distance dans le cadre d’une cartouche utilisée par un fusil de précision, ce qui a conduit à son adoption par les snipers et les contre-snipers mais aussi pour des applications anti-matérielles.

 

D'autres organismes tels que ceux de la police des SWAT, l’ont également adoptée. Aux USA, ce calibre est également permis (sauf dans certains états comme celui de la Californie) dans le cadre civil pour le tir récréatif (bench, etc. ) mais c’est loin d’être le cas partout en Europe. Néanmoins, malgré ces lois strictes et dans certains pays, il est possible de posséder une carabine .50 BMG tout comme au sein du Royaume-Uni, par exemple.

 

Néanmoins, en réponse à une action en justice contre le .50 BMG aux Etats-Unis et en Europe, un chambrage alternatif a été développé : le .510 DTC Europ qui utilise la même balle mais qui a des dimensions légèrement différentes.  D’autre part,   Barrett offre une alternative similaire,  le .416 Barrett, qui est basé sur une .50 BMG raccourcie, rétrécie,  au calibre 0,416 (10,3 mm).

 

Par conséquent, avec le développement qu’elle connait encore aujourd'hui, à la fois au niveau du tir militaire qu’individuel, le potentiel de la cartouche .50 BMG est bien loin d'être abandonné. Les progrès dans la conception de son projectile, de ses matériaux et de ses traitements, des armes qui l’utilisent prouvent que cette cartouche va bel et bien perdurer !

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs à la cartouche .50 BMG

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Bonnes fêtes et

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

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soneranti 03/04/2017 17:24

Je souhaite répondre, même tardivement, à l'introduction de cet article concernant l'enfant que l'Europe souhaite nous faire dans le dos. Si ce projet passe ce sera l'émergence à coup sûr (comme durant la prohibition USA en 1919) de tout une série de "marchés noirs" (il suffit de demander à Scotland Yard, ils l'ont appris à leurs dépends). Ce qui serait une très mauvaise idée d'ailleurs car ILS ne sauraient plus qui en a, combien et où elles seraient cachées. Il ne faut pas se faire d'illusion: celui qui veut vraiment une arme semi-auto et est prêt à mettre le prix en trouvera une (ou plusieurs).
Voila.
Merci.

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