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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 19:00

 

 

profil-AICS PROJET2013 petit

 

 

 

 

 

Chers lecteurs,

 

Après notre série d’articles consacrés à la .22,  je reprends le flambeau pour vous présenter la .260 Remington … un petit calibre  « pêchu » et que j’affectionne tout particulièrement pour sa grande précision à longue distance.


 

 

AICS-260-CG-Drag-&-camouflage

 

 

 

 

Quant à moi, ce calibre offre une meilleure balistique et davantage de précision qu’une .308 Winchester sans pour autant vous « démonter » l’épaule après avoir tiré 25 cartouches.


 

 

AICS-260-CG

 

 

Ci-dessus, ma .260 Rem, montée sur un châssis Accuracy international (AICS) avec un canon match Shilen, frein de bouche et bande anti-mirage, une action de Rem. 700 et une détente Jewell.

A titre d’exemple, elle me permet de perforer, en plein centre,  une gommette de 8mm de diamètre,  à 100m.

 

 

 

AICS-260-face

 

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

La .260 Remington (également connue sous le nom de 6,5-08) a été introduite par Remington en 1997 alors que beaucoup de cartouches de type « Wildcat » élaborées sur  base de la .308 Winchester ont existé bien des années avant la standardisation proposée par Remington. Et bien que sa pression soit plus élevée, la balistique de cette cartouche est fondamentalement similaire aux 6,5 × 55 Mauser suédois qui ne dépassent pas 140 grains. Quand elle est chargée avec des balles plus lourdes, la 6.5x55 suédois est capable d’atteindre une plus  grande vitesse. Au surplus, en raison de sa longueur totale plus courte, la .260 Remington a un léger avantage sur le Mauser suédois en ce sens qu'elle peut être chambrée dans une action de  longueur plus courte.


 

Tout comme les balles 6,5 mm (.264 ") bien connues pour leurs coefficients balistiques relativement élevés, la .260 Remington a très vite connu un succès en carabine de compétition alors qu’elle était déjà très appréciée à la chasse. Elle est capable de reproduire la trajectoire de la .308 Winchester, tout en générant un recul nettement plus faible et en accusant une plus faible chute de sa balle ainsi qu’une plus faible dérive au vent. Autre avantage,  la conversion d'un fusil initialement chambré pour le .308 Winchester (ou l'un de ses descendants, comme le .243 Winchester, 7mm-08 Remington ou .338 fédéral) en .260 Remington ne nécessite généralement qu’un simple changement de canon. Donc, rien de bien compliqué à réaliser.

 

 

La cartouche  6,5-08  a été créé simplement par étranglement du collet (à rétreindre) d’une .308 Winchester ou d’une 7 mm-08 Remington ou encore de la .243 Winchester. A partir de toutes ces cartouches qui ont les mêmes dimensions de base jusqu'au collet, la transformation en .260 Rem est donc finalement une tâche relativement simple pour quelqu'un qui pratique l’art du rechargement. Et comme les douilles de ces familles de cartouches sont facilement accessibles à parfois même plus faible coût, le 6,5-08 peut souvent être une alternative économique aux cartouches de Mauser suédois 6.5x55. La 6,5-08 possède par ailleurs d’excellents coefficients balistiques voire, supérieurs à la .243 Winchester, à la .308 Winchester et,  à un degré moindre, à la 7 mm-08 Remington.


 

La .260 Remington est un peu plus courte mais légèrement plus large que la 55mm suédoise. En fin de compte, la .260 et la 6.5x55 produisent environ les mêmes vitesses. On a dit que la 6.5x55 peut produire de meilleures vitesses que la .260 lorsqu’elle est chargée avec 160 grains mais ce n'est pas nécessairement vrai.

 


Bien que les douilles pour la .260 Rem soient disponibles notamment chez Lapua, comme cela a déjà été dit, on peut aussi les obtenir assez facilement par transformation à partir soit, d’une douille de .243 ou encore d’une 7mm-08. La .308 Win peut éventuellement aussi être adaptée à l’étranglement de la .260 cependant,  la surépaisseur du collet de la .308 doit être enlevée pour éviter des conditions de pression potentiellement dangereuses. Enfin, que les « rechargeurs » sachent également que la.260 Remington produit des résultats optimaux avec des poudres à combustion lente comme,  par exemple, avec de la N160.

 

 

 

 

260-Remington-BG

 

 

Les dimensions de la cartouche

 

 

tableau-260-remington

 

 

de-la-point-50-à-la-223 Photo

 

  Comparaison de la .260 Rem avec les cartouches les plus connues.

 

 

 

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 14:05

 

Attention :

 

   

Bien que la 6,5-08 et  la .260 soient la même cartouche, il est important que les lecteurs soient conscients du fait que dans certaines carabines,  il y a parfois de légères variations dans les dimensions de la chambre selon les spécifications du constructeur. Une carabine marquée .260 Remington devrait être capable de tirer en toute sécurité des munitions de l'usine Remington ou des rechargées à l'aide de douilles de 7mm-08 retravaillées tandis que les carabines de 6,5- 08 peuvent parfois posséder des chambres de dimension minimale qui peuvent potentiellement produire des pressions dangereuses en utilisant des .260 Rem.

 

Au surplus,  je vous invite à la plus grande prudence lorsqu’il s’agit de transformer des douilles ou de recharger des cartouches. Ceci n’est vraiment pas sans danger ! Si vous n’êtes pas aguerri aux techniques de rechargement, il est fortement déconseillé de « jouer » à l’apprenti sorcier avec des munitions. Dans ce cas, il est toujours souhaitable de s’en tenir à l’achat des cartouches manufacturées en fonction des conseils obtenus de votre armurier.

 

Enfin, pour conclure et plutôt que de m’étendre davantage en littérature au sein de cet article,  j’ai opté pour l’option de vous offrir une série de liens qui pointent vers divers sujets relatifs au calibre .260 Rem. Chacun aura ainsi l’occasion d’aller y chercher ce qu’il recherche et se forger une idée plus précise sur ce merveilleux calibre.

 

 

 
 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez également visiter les sites suivants :

 


useful-links

 

 

260

 

 

 

 

.260 Remington - Wikipedia, the free encyclopedia  

260R pour le tir jusqu'à 900m

Au sujet du pas des rayures

calibres_diametres.htm

.260 Remington

260 Remington Sniper Central

Tirmaillyforum :: le .260 rem

http://www.accurateshooter.com/guns-of-week/gunweek046/

http://bulletin.accurateshooter.com/2013/03/lapua-260-rem-brass-proves-very-uniform/

http://www.sportsmansguide.com/net/browse/rifle-ammo-260-ammo.aspx?c=96&s=911

Ballistics: software, tables and links  

Rechargement cal 260 Remington  

rechargement en 260 rem

rechargement - Lapua

chargement 260

Mon premier rechargement en 260 REM

rechargement 260 rem

260 Remington ( rechargement)

chargement 260 Remington en sphérique

N150, N550 et tubal 5000 ou autre pour le .260

Lee Factory Crimp Die 260 Remington - tecmagex.com  

260 Remington Load Data - Handloads.Com  

7.08 rem ou 260 rem  

The Case for .260 Remington: A Better Cartridge For Practical Long-Range Shooting  

douilles vides REMINGTON cal 260 Rem REM260

.260 Rem tir et rechargt  

The Case for .260 Remington: A Better Cartridge For Practical Long-Range Shooting  

Rifles / 260 Remington  

.260 Remington cartridge review | Shooting times  

TLD quelle arme choisir?

260 vs 260ai (ackley improved)

canon en 260 rem

l'usure des canons et 260 rem

6.5mm Shootout: .260 Remington vs. 6.5x47 Lapua vs. 6.5 Creedmoor  

6.5x47 Lapua Benchrest--New Cartridge Info  

6.5x47 Lapua Tactical TackDriver

les balles et leurs dimensions

Terry Cross Tactical 260AI within AccurateShooter.com  

Shoot Me Down: The .260 Rem. Is The Best All-Around Whitetail Cartridge | Field & Stream 260 Remington Ackley Improved

 


 

video logo

 

http://www.youtube.com/watch?v=dR1GMDi5wDQ

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=PLyTT3omAFM


http://www.youtube.com/watch?v=72Py_vWs_AI


http://www.youtube.com/watch?v=VzlqcfhphFI


        YouTube - Lapua .260 Rem Brass and Lapua "L" Scenar Bullets

 

 

 

 

 

 

 

Au mois prochain, pour de nouvelles aventures,

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:15

 

 

 

profil-AICS PROJET2013 petit

 

   

Chers lecteurs,

 

Nous vous avions promis une suite à l’article relatif au 22 Long Rifle à plus de 50 mètres et rassurez-vous, nous tiendrons bien cette promesse. Néanmoins, mes camarades ont juste rencontré un petit souci pour continuer leurs essais ce qui va malheureusement occasionner un mois de retard pour cette publication: les conditions météo hivernales que nous connaissons et qui auraient biaisé le résultat des tests devant conduire au prolongement de cette partie. Par conséquent, ce mois-ci et dans la foulée des articles traités sur tous les paramètres qui influent le trajet de la balle et/ou de sa précision, je vous propose de passer en revue une autre dimension qui n’a pas encore été abordée dans le cadre de ce blog. C’est celle qui tient au tireur lui-même et à ses aptitudes : sa condition physique ainsi que les paramètres qui y sont liés ou qui interviendront peu ou prou dans sa quête de précision. 

 

tireur-de-compet couché

  

Tout le monde le sait, la forme physique est essentielle dans la pratique de tous les sports si on souhaite y obtenir les meilleurs résultats. La bonne condition physique est tout aussi importante pour pratiquer le tir sur cible que dans n'importe quel autre sport.

Pour atteindre la forme physique, il est nécessaire de participer à un programme de conditionnement physique qui va se préoccuper  aussi bien du corps que de l'esprit. Une attention particulière doit être accordée à l’agilité, la force, la flexibilité du corps ainsi qu'à sa nutrition adéquate. Grâce à une amélioration notoire de sa forme physique, on peut encore améliorer la performance de son tir à la cible.

En somme, le tir à la cible est un sport qui nécessite un bon contrôle musculaire, la stabilité et de l'endurance. Mais le tir à la carabine ne nécessite pas forcément une vaste gamme de mouvements du corps et de ses membres, les grands groupes musculaires ne sont pas activement impliqués.

    tireurs-couchés-sur-l'herbe

   

Bien que le tir sur cible ne sollicite pas le cœur et les poumons comme celui d’un coureur pendant une course de 10 km à pieds, les muscles utilisés par un tireur peuvent aussi se trouver à court d'oxygène comme les muscles d'un coureur, il est donc vital pour le pratiquant d'être en bonne forme physique à tous points de vue. Par ailleurs, ce sport exige des mouvements précis et bien coordonnés, des réactions rapides, un bon sens de l'équilibre et de la souplesse du corps et de ses membres. Le tonus musculaire doit être adapté, le système neuromusculaire et la motricité doivent également être développés pour obtenir la meilleure performance possible. Donc, on ne peut qu’en conclure qu’une bonne forme physique est incontestablement un précieux complément à l’entraînement et aux techniques de tir. Il faut savoir que la condition physique contribue jusqu’à concurrence de 35% de la performance d'un tireur.

Et si les positions de tir dites de « l'os sur l'os » ont été conçues pour minimiser l'implication des muscles, elles ne peuvent l’éliminer entièrement et des positions statiques peuvent restreindre le flux sanguin aux muscles qui travaillent, ce qui prive les cellules d'oxygène.

L'entraînement en endurance se compose d'exercices prolongés qui soutiennent une élévation de la fréquence cardiaque. Cela va avoir pour effet de rendre le système cardiovasculaire plus efficace, de réduire la fréquence cardiaque au repos et permet une récupération rapide et le retour à un rythme cardiaque plus lent.

Bien que la visée n’implique pas trop la mobilisation de l'énergie du corps, un système de régulation des battements cardiaques peut avoir de nombreux avantages pour un tireur d'élite. Malheureusement, seul un nombre limité de tireurs apprennent à relâcher la visée lorsque la carabine est à sa stabilité maximale, entre deux battements de cœur. Un ralentissement de la fréquence cardiaque peut ainsi être un avantage significatif et faire la différence dans des matches et aussi … faire la différence entre gagner et perdre !

    

un-tireur

 

La musculation est également indiquée pour améliorer les performances du tireur car  l'entraînement en force peut se traduire par moins de fatigue et une meilleure stabilité dans les longues poses.

La fatigue se traduit souvent par une augmentation de la tension dans le muscle. Étirer le muscle soulage les spasmes musculaires en améliorant le flux sanguin dans celui-ci. Le principal objectif d'un programme d'étirement utilisé avant et après la visée n'est pas d'améliorer la mobilité des articulations spécifiques, mais de travailler sur la rigidité des muscles fatigués et surmenés. En effet, le stretching a deux avantages: il allonge les muscles et les tendons qui rend possible pour vous de rentrer dans vos positions de tir plus facilement, et il induit une réponse de relaxation qui réduit également la fréquence et l'ampleur de ces secousses involontaires.

Dans l'ensemble,  cela se traduira par une plus grande capacité à tenir votre corps et une carabine en position stationnaire. Dans une atmosphère relaxante, une bonne position sera plus facile à prendre et, votre temps de réaction sera plus rapide. Le cœur devient plus fort, sa capacité d'oxygénation sera plus grande, ce qui permettra d'améliorer le contrôle du souffle. La force musculaire et l'endurance globale sera améliorée, ce qui donne plus de contrôle sur le fusil et une performance accrue, par la suite.

Tirer une balle ne nécessite pas beaucoup d'énergie mais d'autres tâches associées augmenteront la consommation d'énergie. Toute activité supplémentaire, comme la marche pour aller aux cibles, ajuster l'équipement, ou simplement de parler à d'autres auront tendance à augmenter la consommation d'énergie et le rythme cardiaque et donc, risquent de détériorer vos performances. Le mieux sera d’éviter ou de minimiser toute activité non essentielle avant et pendant une séance de tir pour obtenir les meilleurs résultats.

 tireur-âgé

 

La nutrition, à savoir les glucides, les protéines et les matières grasses, joue un rôle crucial dans la consommation d'énergie parce que si on n'est pas bien alimenté, le corps ne brûle pas son énergie de manière efficace. Elle est essentielle afin d'alimenter les muscles avec les éléments essentiels pour qu’ils puissent faire leur « travail ». Avant d’aller au tir, il est recommandé de ne consommer qu’un repas léger qui devrait être composé essentiellement d’hydrates de carbone, tels que les pâtes parce que les glucides jouent un rôle clé dans la fourniture de l'énergie aux muscles et la fourniture d'énergie pour le bon fonctionnement du cerveau.

Un athlète devrait également prévoir un petit déjeuner sain qui contient des aliments hautement énergétiques et des protéines qui peuvent fournir de l'énergie tout au long de la journée. Pour les collations, il vaut mieux manger des fruits frais ou secs, du craquelin et du fromage, ou des petits sandwiches de viande maigre et veiller à maintenir un approvisionnement régulier au corps.

  tireur-couché2

 

Il est préférable de consommer de la nourriture dans de portions congrues sinon, si la nourriture a été consommée dans de grandes proportions,  le sang va se précipiter vers l'estomac tout de suite après le repas et ne sera pas disponible pour le fonctionnement optimal du cerveau. Pour les tireurs corpulents,  la position comprime l’estomac, ce qui répercute alors les battements du cœur. La même sensation peut être retrouvée après un lourd repas. Parade : basculer le corps vers la gauche, écarter le genou droit. Une position trop écrasée transmet également les pulsations à l’ensemble du corps. Il est alors nécessaire de relever la position ou de limiter la bascule à gauche.

  Ce monsieur n’est probablement pas au mieux de sa forme pour « matcher ».

gros-tireur2

 

Et donc, il est vivement déconseillé d’aller tirer après un repas trop important ou très gras car la digestion entraînera, de facto, de la fatigue, une augmentation des pulsations cardiaques, une lourdeur qui risquent d’indisposer le tireur et réduire sa capacité à rester correctement statique. Il en ira de même avec une trop grande consommation de café (caféine), de thé, de coca, boissons sur-vitaminées, de cigarettes et d’alcool avant et pendant votre session de tir !

Tout cela va provoquer des tremblements musculaires légers, affectant ainsi votre capacité à stabiliser la carabine. Les produits qui contiennent des sucres raffinés et de la farine blanche pour les barres de chocolat, par exemple, des bonbons, des gâteaux devraient être totalement exclus. Pourquoi ? Parce que les sucres simples sont très rapidement absorbés par l'estomac et dans le sang et que le niveau de sucre va croître rapidement. Cette augmentation rapide de la glycémie entraîne que de l'insuline va être libérée et va décomposer le sucre dans le sang, ce qui provoque une forme de dépression. Il en résulte une augmentation du rythme cardiaque associée à une perte de concentration.

  tireurs-compet armee

 

Une attention particulière devrait également être accordée à la consommation de liquides, car un manque de fluides dans le système peut provoquer une perte d'énergie et de force physique pendant les matches. Ainsi donc, un excès de liquide peut causer de l'inconfort et une perte de concentration. D’autre part, l’hydratation est également très importante. Quand on est en soi-même et concentré, le corps produit de la sueur pour maintenir la température du corps à un niveau acceptable. Comme on transpire, le sang s'épaissit et le fluide oculaire dans les yeux s'épaissit aussi. Dès lors, le cœur doit travailler plus fort pour fournir de l'oxygène et des nutriments pour que le corps puisse se rééquilibrer et donc, les fonctions visuelles et cognitives se dégradent quelque peu et la fatigue s'installe rapidement. 

Pas de boissons glacées ! Car elles ne se chauffent guère au passage de l'œsophage et cause, une fois dans l'estomac, d'abord un resserrement des vaisseaux capillaires dans la membrane muqueuse, puis une dilatation réactive. Ceci provoque, comme lors de la digestion après le repas, une circulation plus forte du sang dans les organes de la digestion et une redistribution temporaire de celui-ci au détriment des muscles de travail. Pas de boissons contenant du gaz carbonique non plus ! N'avalez pas d'air ! En utilisant des gourdes adéquates ou avec une paille (chalumeau) on évite d'ingurgiter trop d'air (aérophagie) et l'on boit le liquide en plus petite quantité.

 

 

tireur-militaire

 

 

Pratiquer le contrôle de votre respiration et/ou de votre rythme de respiration dans le cadre de séances d’entraînement au tir peut-être tout aussi voire, plus important que l'utilisation de votre arme. En effet, quand une personne respire, sa poitrine entière, son cou, ses bras et le torse sont touchés par ce mouvement. Afin de garder une bonne acquisition de la cible, les tireurs doivent donc impérativement apprendre à coordonner leur respiration avec la détente.

Une fois la position vérifiée, le tireur réalise deux ou trois inspirations profondes, l’expiration se faisant en relâchant encore plus le corps. Pendant la visée proprement dite, l’apnée peut durer 5 à 8 secondes, le blocage devant être le plus court possible car l’anoxie induit rapidement une baisse de l’activité neurologique (vision, sensibilité, concentration) et,  entraîne un lâché prématuré, tardif ou mal réalisé. L’apnée peut être réalisée en inspiration ou en expiration.

 

Pour ce qui concerne la qualité de la visée, elle dépend de nombreux facteurs, dont l’un des plus importants est l’acuité visuelle. Une mauvaise correction visuelle amène une visée trop longue, génératrice de fatigue oculaire trop rapide, mais aussi un phénomène physiologique classique méconnu des tireurs, la persistance rétinienne :  lors de sollicitation de longue durée avec des contrastes importants, l’œil continue à voir une image qui n’est plus la réalité, donc une image de visée qui semble correcte alors que le guidon est déjà décentré. Une visée doit donc être limitée dans le temps et, dans la limite maximale de 8 à 10 secondes sinon, posez et recommencez.

 

Enfin, apprenez à tirer avec votre arme tout en conservant un caractère détendu. Le stress et la peur créent des changements musculaires, cardio-vasculaires et hormonaux dans votre corps; vos pupilles se dilatent, l'adrénaline est produite, vos muscles se tendent, etc. Toutes ces réponses physiologiques à la peur ou le stress affectent donc votre tir. Continuez à pratiquer le tir très régulièrement avec votre arme à feu. C’est à force d’entraînement que l’on obtient des résultats significatifs.

 

Une préparation mentale sûre et une position stable et équilibrée seront les objectifs initiaux du tireur: des résultats élevés ne seront obtenus que si le tireur obtient le confort mental et physique: le paradoxe veut que les bons résultats soient dus pour 80 % à la préparation mentale, mais que l’on ne peut obtenir la tranquillité d’esprit que lorsque la préparation technique est sûre et globalement satisfaisante.

 

Une “ bonne position ” de tir n’est pas douloureuse : la stabilité et l’équilibre doivent être obtenus avec le minimum d’effort musculaire, une grande liberté articulaire, et une certaine habitude.

 

 

Ceci n’est certainement pas le bon exemple à suivre J

fille-au-tir

 

 

Enfin pour conclure, si vous souhaitez vraiment améliorer vos compétences en tir de précision, l'arme à feu doit devenir une partie de vous !  Pour avoir du succès avec une arme à feu, le tireur doit apprendre à voir son arme à feu, non pas comme une arme qu’il tient en mains, mais bien comme une extension de lui-même. Mais comme le dit si bien Carlo CHIESA, instructeur en chef de l'ESTP, un bien-être physique, une bonne condition spéciale ainsi qu'une bonne action musculaire pour arriver à un bon départ du coup automatique, sont des nécessités sans lesquelles un tireur ne peut aspirer à appartenir à une classe d'élite.

 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

http://ebookbrowse.com/preparation-physique-et-tir-pdf-d56884800

 

http://www.ffbt.asso.fr/medical.php?m=8

 

http://www.forum-airguns.com/t7467-preparation-physique-du-tireur-sportif-par-hellion

 

http://tirsportif.vraiforum.com/t1310-La-preparation-physique-avant-pendant-et-apres-le-tir.htm?start=40

 

http://bulletin.accurateshooter.com/2012/11/improve-your-shooting-with-strength-and-cardio-training/

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:07

 

marksman web

 

Chers lecteurs,

Ce mois-ci, nous nous retrouvons autour d’un sujet déterminant pour la réalisation d’un tir précis sur le terrain. En effet, parmi tous les paramètres qui modifient ou influent sur le trajet de la balle et/ou de sa précision (distance à la cible, humidité, pression atmosphérique, position de tir, …) auxquels les snipers et autres tireurs qu’ils soient d’élite ou simples chasseurs, doivent être attentifs pour s’assurer que la cible soit atteinte en un seul coup,  c’est bien de tenir compte de l’influence du vent et d’appliquer les corrections nécessaires avant de lâcher la balle. Comme le disait Bryan Litz (Rocket Scientist, Ballistician) et ce, en traduction libre : « Je crois que l'étude de la nature de la déviation du vent devrait être la plus haute priorité pour les tireurs à longue distance ». 

Le vent est un facteur différent de ceux que nous connaissons d’emblée si nous nous sommes donné la peine d’obtenir les paramètres balistiques par exemple, par le biais d’un calculateur de trajectoire ou d’un logiciel de balistique car le problème avec le vent, c’est l’estimation précise de son ampleur et sa direction sur le parcours de votre balle. Qui plus est, ce qui complexifie les choses, c’est que sa direction tend à se déplacer tout comme sa vitesse va varier dans le temps et sur la distance. Au surplus, il pourrait y avoir des tourbillons et des remous le long de la trajectoire qui compromettront vos estimations initiales.

 

photo-tireur vent

 

Bien entendu, sur le terrain, une grande partie des tirs tactiques se concentre sur des cibles à une distance proche et que ce soit avec un pistolet ou même, avec un fusil. Sur ces courtes distances, le tireur peut pratiquement ignorer les effets du vent car celui-ci ne va pas trop faire dévier sa balle de 9mm hors de sa cible située à 15m ni, faire dévier sa balle de 5,56 mm avant qu'elle ne frappe sa cible située à 50m. Dans ces scénarii, les changements de vent, la température et l'altitude ou encore la pression n'aura aucune incidence sur la capacité à fournir des hits.

Mais à titre d’exemple et comme une absence totale de vent est relativement rare, à plus longues distances, l'environnement va faire changer la trajectoire de la balle en la poussant vers la gauche ou vers la droite. Les vents poussant la balle vers le haut ou vers le bas sont plutôt rares à moins qu'interviennent des caractéristiques du terrain telles qu'un fort vent de latéral et dévié vers le haut. Un léger vent de cinq miles par heure (5mph) de gauche à droite pourra néanmoins faire dévier la trajectoire d'une 0.308, d'environ trois pouces (76mm) à 300 mètres.

D’autre part,  la balle ralentit aussi dans l‘air au long de sa trajectoire. Si l'atmosphère est plus dense, ce qui signifie que l'air est "plus épais", la balle va ralentir plus rapidement que dans l’air « normal ». Cela signifie que la balle va ralentir plus rapidement par temps froid au niveau de la mer que lors d’une journée chaude à 7.000 m d'altitude dans les montagnes. 

En résumé, si la pression descend, l'altitude augmente, la température monte, l'humidité monte,  l'air devient moins dense et offre moins de résistance à la balle. D'autre part, si la pression monte, l'altitude diminue, la température descend, l'humidité descend, plus l'air devient plus dense et offre une plus grande résistance à la balle. Exemple concret : À zéro pied au-dessus du niveau de la mer, une balle de 0,308 tombe de 213 pouces à 800 mètres, mais à une altitude de 5000 pieds, elle ne baisse que de 194 pouces - soit une différence de près de deux minutes et demi d'angle.

 

Comment le tireur va-t-il mesurer les paramètres du vent ?

Le tireur peut utiliser certains indicateurs pour y parvenir. Ce sont des drapeaux, la fumée, les arbres, l'herbe, la pluie et le sens du toucher.  Dans la plupart des cas, la direction du vent peut être déterminée simplement en observant ces indicateurs. Une méthode courante d'estimation de la vitesse du vent est de regarder un drapeau. Le tireur détermine l'angle entre le pavillon et le mat, en degrés, puis divise par 4. Dans l’exemple, ci-dessous, le résultat donne une vitesse approximative en miles par heure de 15mph soit, 24 km/h.

 

drapeau indication

 

De toutes manières, il est conseillé aux débutants de prendre des notes méticuleuses à chaque essai de tir avec les conditions de vent, les corrections faites ainsi qu’un croquis topographique et un diagramme avec les groupements obtenus en fonction des réglages de la lunette ou de la dérive que vous avez corrigée avec le relevé des conditions de tir : pression atmosphériques, la distance, les paramètres de la lunette, position du drapeau, ... 

Heureusement, il existe des outils technologiques disponibles qui facilitent cette tâche. L'outil le plus fondamental est l’anémomètre de type « Krestrel » qui permet de mesurer la vitesse du vent à la position du tireur. Cet appareil sera idéalement couplé à l’utilisation d’un logiciel et/ou aux tables de tir (abaques).

 

krestel main

 

Le Kestrel possède une fonction de mesure du vent et peut donc vous donner la vitesse courante, coup bas, rafale haute et la vitesse moyenne. Il peut aussi vous donner la direction où vous êtes debout faisant tourner l'instrument jusqu'à ce qu'il atteigne sa vitesse la plus élevée. Le Kestrel est très précis mais ne peut seulement vous dire quelles sont les conditions là, où vous êtes debout.  Dans la pratique, vous devrez aussi vous aider d’autres indices en regardant les mouvements de l'herbe, des broussailles, des arbres, de la poussière, des fanions, de la pluie, le brouillard et tout ce qui va vous donner des informations complémentaires et ensuite estimer la vitesse globale.

 

équipement-pour-le-tir vent

Ci-dessus, l’équipement complet.

 

 

Voici quelques autres points de repère qui vous permettront d’estimer la force du vent d’après l’observation des éléments de la nature :

 

L'échelle de Beaufort
 Force

Mph Vitesse

Description

Effet

0

1

Calme

La fumée vers le haut

1

3

Légère brise

La fumée est légèrement déviée

2

7

Légère brise

Les feuilles bruissent

3

11

Petite brise

Les feuilles se déplacent

4

19

Brise modérée

Les petites branches se déplacent

5

24

Bonne brise

Les petits arbres balancent

6

31

Légère brise

Les grosses branches balancent

7

38

Vent modéré

Des arbres entiers balancent

8

46

Coup de vent

Les rameaux se détachent

9

54

 Forte rafales

Dégâts modérés, les choses s’envolent

10

63

Enormes coups de vent

Arbres déracinés

11

73

Tempête

Des dommages étendus

12

74 +

Ouragan

Destruction massive

 

Le tireur devra être capable de classer le vent selon sa force. La meilleure méthode est d'utiliser le système de l'horloge. Avec le tireur au centre de l'horloge et la cible à 12 heures, le vent se voit attribuer les valeurs suivantes: pleine, demi, et aucune valeur. Pleine valeur signifie que la force du vent aura un plein effet sur le vol de la balle. Ces vents viennent de 3 et 9 heures. Moitié de la valeur signifie que le vent à la même vitesse, mais de 1,2,4,5,7,8,10 et 11:00 déplace la balle seulement la moitié autant que le vent pleine valeur. Aucune valeur signifie qu'un vent de 6 ou 12 heures aura peu d'effet ou pas sur le vol de la balle.

 

schema7

 

Une fois que vous aurez rassemblé des données balistiques et les valeurs de vent. C'est vraiment très simple. Tout d'abord, il faut déterminer dans quelle direction le vent souffle en rapport à une ligne entre vous et votre cible et repérer le facteur de multiplication lui correspondant. 

 

cadran-de-valeurs

 

cadran-avec-facteurs-de-correction

Correspondance des facteurs de multiplication en fonction de la position du vent

 

Par souci de simplification, pour ce premier exemple, disons que quand le cadran est à 90 degrés et, comme nous l'avons vu, qu’il s’agit donc d’une « full value »  - plein vent avec un coefficient de 1. 

Avec une vitesse de 5 mph et, si vous estimez que votre cible est située à 600 mètres et que vous utilisez des cartouches Federale 0.308 match HPBT alors, en regardant le tableau ci-dessous, on constate que la correction à apporter est de 16,1 pouces. La compensation sur toutes les tables reflète une pleine valeur. Si votre lunette de tir comporte un bouton de dérive réglable, vous composerez donc l'équivalent de 16,1 pouces à 600 mètres et, si votre réglage correspond à 1/4 MOA par clic alors, vous tournez l’équivalent de 11 clics. Après avoir fait le réglage, vous pourrez tirer votre balle d’essai ou la définitive J

 

schema5

 

Analysons un autre exemple. Vous savez que le vent est de 15 mph et qu’il vient sur une direction oblique à 45 degrés et que la distance à la cible est de 800 mètres. Encore une fois vous utilisez une cartouche Fédérale 0.308 munitions Match. Le tableau indique que la correction intégrale (avec coeff = 1) serait de 96,1 pouces, mais attention, nous n'utiliserons que les trois quarts (0.75) de cela car on sait que le vent est en oblique à 45 degrés. 

Par conséquent, les trois quarts des 96 pouces valent 72 pouces. Donc, si vous avez un bouton de réglage à 1MOA, vous réalisez que 1 MOA est égal à huit pouces à 800 mètres et donc, vous diviserez 72 par huit, ce qui équivaut à neuf, et vous cliquerez sur neuf MOA à votre lunette soit, 36 clics. 

 

Rappel relatif à la Minute d’Angle (MOA)

Une minute d'angle (MOA) est un terme de mesure qui équivaut à 1 pouce à 100 yds. Cet angle mince s'étend avec la distance. Alors que le même MOA correspond à 2 pouces à 200 yds, 3 pouces à 300 yds et, ainsi de suite.  La plupart des lunettes de qualité utilisent les réglages de la hauteur et en dérive avec un incrément de 1/4 MOA par clic à 100yds. (Vérifiez l’échelle utilisée par votre lunette). Il faut juste appliquer les corrections nécessaires et, en particulier sur de longues distances, c’est donc juste une question d'apprendre comment bien appliquer ces ajustements progressifs à des distances différentes.

 

Formule d'altitude et exposition au vent – Exemple :

 

Disons que vous avez décoché un tir sur une cible à 300yd et qu’il a « tapé » 15 pouces trop bas. Comment pouvez-vous ajuster votre élévation? Simple, voici une formule pour déterminer la correction portée en MOA.

 

formule-MOA

 

Sur une lunette au 1/4 de MOA, nous atteignons cet ajustement de 5 MOA en augmentant la hauteur de 20 clics. En effet, 5 MOA divisées par la MOA (1/4 .25) d'ajustement sur la cible est égal à 20.

 

Conversion de la vitesse du vent à quelques minutes d'angle :

 

Après avoir trouvé la direction du vent et sa vitesse en MPH, le tireur doit alors le convertir en MOA en utilisant la formule suivante. Cette formule peut être considérée comme une règle de base mais ne doit être utilisée que comme point de départ. A vous d’approfondir par la suite ...

 

Distance de tir (100 de yds)  x vitesse du vent (MPH) = PA (pour une valeur totale de vent) / C    

 

Où « C» est une constante qui dépend de la gamme des objectifs.

  •  
    • 100-500 mètres = 15 mètres
    • 600        mètres = 14
    • 700-800 mètres = 13
    • 900        mètres = 12
    • 1000      mètres = 11

 

Voici la méthode employée aux USMC
Pour calculer les changements à vue au moment du tir dans le vent, l'USMC a eu recours à cette méthode de réglage de la dérive et ce, depuis l'époque de la Springfield 1903-A3 :

Après avoir déterminé la direction et la vitesse, utiliser la formule suivante:

Plage à 100 m. Vitesse x dans MPH/15 (constante mathématique) = MOA réglage latéral

 

Par exemple, votre cible est à 300 mètres de là, et il y a un vent de 10 MPH, alors on a :

3 x 10 = 30/15 = 2 MOA

Cliquez les deux minutes d'angle dans la direction du vent. Il s'agit d'une bonne formule, sauf qu’elle ne reste d’une bonne précision que seulement jusqu’à 500 mètres ou un peu moins. Lorsque votre cible est plus éloignée, la constante mathématique doit augmenter, comme indiqué ci-dessous:

600 mètres:    Diviser par 14 
700 mètres:    Diviser par 13 
800 mètres:    Diviser par 13 
900mètres:Diviser par 12                                                                                                                                                                       1000 1000 mètres : Diviser par 11

 

Tableau-des-paramètres

 

 

Astuce et règle mnémotechnique :

Voici un exemple courant (à retenir car, par la suite, à peu près tout peut être divisé ou multiplié quand vous commencez avec un facteur de 10) de calcul :

Pour une FULL VALUE WIND (voir l’horloge, ci-avant) de 10 mph pour une balle de .308 de 175 grains avec une vitesse de 2.600fps à la sortie du canon, vous aurez pour des distances en Yards,  une dérive, en pouces,  de :

100  200  300  400  500  600  700  800  900  1000

  1"    3"    7"    14"   22"   33"   47"    64"   84"  54"

 

En pratique à l’entraînement :

Les tireurs professionnels et les passionnés affectionnent généralement de s’exercer au vent à l’aide d’une .22lr. Souvenez-vous de Benoît et de Max, ce sont des inconditionnels de la .22 car ils considèrent qu’elle est l’outil idéal pour réaliser d’excellents exercices d’entraînement au tir de précision. Si on y arrive à la .22 alors, ça devrait normalement aller encore mieux au plus gros calibre J

 

Le-trio-de-choc

 

 

Les groupements " reproductibles " de Benoît au 22lr : CZ 452 varmint , sil rds, optique 4 à 16, cartouches eley match, position bipied, sans appuis arrière. Conditions: distance 200m, température du vent 18°, Pression 850, vent situé entre 3 et 6h de 1 à 3m/s, plus mirage en bref, il faut rester concentré pour " lâcher" chaque balle ! 

 

Voici les résultats à 200m :

 

cible-benoit 22 la-bonne

 

 

Toujours sur 200m, voici les résultats obtenus par Max avec un calibre 7.08 sous la pluie

Arme HS Précision

Leupold Mk 4, 16x fixe en MOA

Hauteur sur Canon : 5.8cm

Cible distance 200m (198m).

Cible type Gommette de 14x14mm (plus c’est petit, mieux on centre J )

Munition: Norma Factory, sortie de boîte

Item No 17068

140 Grs / 8.1gram

Projectile Nosler BST

Donnée par Norma à 860 m/s

Mesurée au canon à 860 m/s

Coefficient Balistique donné pas Norma : .485

N’est même pas Hollow point comme la plupart des « match »

Cible Gommette de diamètre 19mm, tirée à 6h

La gommette de 14x14 était un peu petite, j’ai donc changé.

Munition Norma Factory, sorties de boîte (mêmes données que ci-dessus

Coups : 10 coups).

Groupement 16x22mm 9 coups, le 10e coup n’est pas compté dans le groupement

Facteur externe : fatigue et même erreur que précédemment : un bougé épaule et tir

légèrement arraché à droite, vu au lâcher L

Tirés avec bipied, sans appuis arrière (main faible en support) et assis.

Pas de nettoyage entre les coups.

Un coup par minute environ. Voici les résultats :

 

cible-Max

 

 

Pour être tout à fait complet :

Les effets de la température :

Les effets de la température affectent le tireur, les munitions, et la densité de l'air. Lorsque les munitions se trouvent en plein soleil, la vitesse de combustion de la poudre est augmentée, ce qui entraîne une plus grande vitesse et un plus grand point d'impact.

Une règle générale à retenir est que quand une arme a été « mise à zéro » dans des conditions « normales », une augmentation de température de 20 degrés va augmenter le point d’impact de 1 MOA et une diminution de 20 degrés de la température va faire baisser le point d’impact de 1 MOA. 

Les effets de l'humidité :

Les effets de l'humidité varient avec l'altitude et la température. Le tireur peut rencontrer des problèmes si des changements d'humidité drastiques se produisent dans sa zone d'opération. Si l'humidité augmente, alors l'impact de la balle descend en raison de l'effet de traînée et du "poids" alors que de l'eau supplémentaire s'ajoute à la balle en vol. La littérature sur le sujet suggère la règle d’or des 20%. Ce qui signifie que si votre taux d'humidité augmente de 20% à partir du jour où vous votre fusil est à zéro alors, la balle va taper à 1MOA en dessous. 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

   

useful-links

 

 

 

 

 

 

 

 

http://webspace.webring.com/people/pu/um_3111/sniper_formulas.htm

http://www.longrangehunting.com/articles/reading-wind.php

http://www.ehow.com/how_5206635_calculate-bullet-drift.html

http://www.bmotsoft.com/moa.html

http://www.gunslinger.net.nz/Ballistic_Calculators.html

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 21:14

 

 

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Chers lecteurs,

 

Cet article traite, une fois de plus, de la pratique du TLD ou de ce qu’il faut se doter pour pouvoir pratiquer le  tir à longue portée. Gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un article et non pas une véritable formation et qu’il n'y a évidemment pas de vérité absolue en la matière. D’autre part, je profite de l’occasion qui m’est donnée de vous souhaiter d’ores et déjà de très bonnes vacances et de vous signaler également qu’il n’y aura pas de nouvelle parution sur le blog au mois de juillet … votre serviteur doit pouvoir également bénéficier d’un petit répit J

 

tld1

 

Qui a-t-il  de différent ou de spécifique dans le TLD ?

La pratique du  tir à la carabine de précision sur longue distance implique un engagement sur petites cibles et / ou à une distance limite pour l'arme, les munitions et la réalisation d’un tir précis sous de telles contraintes.

 

lunette-interne4

 

En ce qui concerne les snipers, le plus souvent,  ils tirent à canon froid sans possibilité de lâcher une ou deux balles pour vérifier si le réglage de leur arme est resté bon, sur des cibles à distances inconnues ou en mouvement, en se fiant sur les indications de leur spotter (leur binôme observateur) et le plus souvent,  en étant soumis à des contraintes de temps (tir rapide avant l’extraction).  Ils doivent donc faire face à de sacrées difficultés pour atteindre efficacement leur cible !

 

lunette-interne5

 

En règle générale, cela inclus tout ce dont un rifleman est susceptible de trouver chez n'importe quel  tireur tactique et de match "terrain".

La plate-forme typique pour pratiquer le TLD est le plus souvent constituée d’un fusil à verrou voire, d’un semi-auto s’il est d’une précision suffisante et d’un calibre suffisamment précis pour tenir la longue distance et qui, last but not least,  est approprié pour exécuter « le travail » demandé.  Seront donc considérées, « long range » en général des munitions supersoniques. Par exemple, le .308 Win ou le 7.62 x 51 NATO.

 

carabines

 

Comme vous le savez, ne fût-ce que par mon article précédent,  les paramètres tels que la trajectoire de la balle et les facteurs physiques qui affectent son vol sont des facteurs déterminants.

Dans le cas le plus simple, prenez un fusil avec une lunette zérotée à 100 mètres. En l'absence de vent ou d'une erreur de tir, la balle aura un impact sur le point de visée (POA) lorsque la distance de la cible est de 100 mètres - d'où son "zéro" est à 100 mètres.

La ligne de visée "line of aim - LOA" est une ligne droite « tirée » de l'œil du tireur à la cible, par l'intermédiaire du dispositif de visée.

La balle commence en dessous de la LOA par la distance entre le centre du dispositif de visée et le centre de l'alésage. L'axe de l'alésage du canon n'est pas parallèle à la LOA - l'alésage est légèrement incliné vers le haut. Selon la vitesse de la balle, elle continue à augmenter au-dessus de la LOA pour la croiser une deuxième fois quand elle retombe. Voir le graphe, ci-dessous.

 

graph-100&200m

 

Dans ce graphique, deux cas de figure sont représentés. La trajectoire verte est une charge de .308 pour un zérotage à 100 mètres. Elle commence à -2 pouces (1 pouce = 25,4mm) puis, s'élève à la LOA à 100 mètres, pour chuter complètement à 267 mètres.

Pour la rouge, elle commence à -2 pouces et intersecte avec la LOA,  la première fois à environ 40 mètres. A 120 mètres, elle est à environ 1,6 pouces au-dessus de la LOA, puis descend, coupant la LOA de nouveau, à 200 mètres.

Ainsi, pour frapper une cible de petite taille à 300 mètres, le tireur aurait à se tenir 7 pouces au-dessus de la cible. Bien entendu, il existe des tables et/ou des logiciels qui vous permettent d’obtenir rapidement ces mesures.

L’incidence du vent :

 Tout comme la gravité exerce une  poussée verticale sur la balle,  les vents présents dans la trajectoire du projectile peuvent affecter sa trajectoire. L'effet le plus courant et le plus fort est dû au vent de travers ou perpendiculaire à la trajectoire de la balle. Un vent de travers de 10 mph déplacera une .308 d’environ 6 pouces à 300 mètres.

 

Le graphique suivant montre la déviation due au vent pour un vent gauche ou droite 10 mph.

graph-vent

 

Mais je n’étendrai plus davantage sur ce sujet vous renvoyant ainsi  à mes articles précédents sur la balistique extérieure.

Quelle optique serait à monter sur un fusil à longue portée ?

Votre lunette doit fournir une vision claire de la zone cible et une image de vue générale assez précise  Les rajustements doivent être 100 % reproductibles et la lunette doit pouvoir garder son « zéro étalonné » de manière à ce qu’il reste fiable pour servir de référence pour les ajustements à la distance. Enfin, une bonne visibilité doit rester de mise même en cas de faible luminosité.

 

lunette-interne3

 

Lorsque vous choisissez une lunette, la première chose que vous devez faire, c’est de regarder à travers, placer le réticule sur une cible et vous faire une idée de la vue qu’elle offre. Le choix du réticule peut être une question de préférence personnelle, mais le réticule doit fournir une vue dégagée et ne pas vous faire oublier la cible. La clarté ou la résolution est déterminée par la qualité des lentilles et leurs revêtements. Le rendement sous faible éclairage et la luminosité de l'image sont déterminés par les lentilles.

 

tir-et-lunette

 

De quel agrandissement vous avez besoin ?

La réponse est sans doute bien inférieure à ce que vous pensez. Avec de bonnes lentilles, un agrandissement de 12 x est souvent plus que suffisant pour le tir à 1000 yards. Beaucoup de gens pensent qu’ils auront besoin d’un grossissement très élevé mais en fait, il faut tenir compte d’un certain nombre d’inconvénients liés à ce type de grossissement. A titre d’exemples, citons le rétrécissement du champ de vision qui vous empêche d’acquérir rapidement votre cible, le poids et la fragilité de l’optique, son encombrement, etc. Un autre problème de la haute puissance est qu’elle réduit la taille de la pupille de sortie, qui rend la position des yeux beaucoup plus difficile pour obtenir une vue complète.

Donc, pour les professionnels, ils sont unanimes à dire que pour la pratique du tir à environ 1000 mètres, un haut de gamme à 12 x ou 16 x est tout à fait suffisant.

Sans vouloir faire une quelconque publicité en la matière, force est de constater,  qu’il existe trois marques de lunette renommées et particulièrement reconnues pour leur qualité chez les professionnels: Leupold, Nightforce et Schmidt & Bender. Il y a des choix moins onéreux, mais beaucoup recommandent la gamme Leupold Mark 4, comme le choix de base car elle fournit les fonctionnalités de base requises et prouvées par des années d'utilisation. Par ailleurs, il est peu probable qu’elle casse et puis, elle jouit d’une excellente garantie.

La Leupold Mark 4 comprend quatre modèles de grossissements variables : 3.5-10 x 40 mm, 4,5-14 x 50 mm, 6.5-20 x 50 mm et 8,5-25 x 50 mm. Ils ont entre 65 et 75 MOA élévation totale ce qui est suffisant pour du .308 à 1000 mètres, si un rail d’inclinaison (exemple, un 20 MOA) est utilisé.  L’autre qui est très en vue est la Nightforce, dont la NXS qui est devenue très populaire en raison de sa grande étendue de réglages, son réticule fin et sa réputation de supporter de grandes forces de recul.  A mon sens, les modèles NXS les plus appropriés pour le tir à longue distance sont le 3.5-15 x 50 mm, 3.5-15 x 56 mm, 5,5-22 x 50 mm et 5.5-22 x 56 mm.

Une base inclinée (rail)  est toujours requise pour ce qui concerne une utilisation à 1400 mètres ou plus et pour les calibres comme le.338 Lapua Magnum ou le .50 BMG. Enfin, en haut de gamme, il y a la ligne PMII Schmidt & Bender. Elle est populaire auprès des forces armées européennes et plus singulièrement, chez les tireurs d’élite britanniques tirant avec leur accuracy international (AICS)

 

schmidt--&-bender

 

Récemment, la S & B  3-12 x 50 mm PMII a remporté le contrat pour la nouvelle lunette de tireur d'élite des USMC. La PMII est également disponible en 4-16 x 42 mm, 4-16 x 50 mm et 5-25 x 56 mm. La PMII offre une luminosité et une clarté optique exceptionnelle.

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les vidéos suivantes :

 video logo

 

http://www.youtube.com/watch?v=XknZhZ1PXN0

http://www.youtube.com/watch?v=yWokcWXmcSk&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=JUkp_eXaExM

http://www.youtube.com/watch?v=-rfsya6hBas

http://www.youtube.com/watch?v=Mz9geZYY9SI&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=xyzA6V2nevw

http://www.youtube.com/watch?v=noXn-f7gy5U

http://www.youtube.com/watch?v=THgWP6E4j8A&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=3Jbq7CxHhVw

http://www.youtube.com/watch?v=can6WQdPTew&feature=related

 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:39

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Un été nous « offrant » une météo à ne mettre que les inconditionnels de la rando dehors, un stand de tir où il faut se mettre en apnée pour pouvoir aller accrocher ses cibles, une buvette fermée et ajoutez à cela une sciatique qui ne vous lâche pas, oui, je sais c’est certes affreux mais ça reste forcément une bonne occasion d’utiliser son fidèle écran pour en apprendre un peu plus sur des sujets relatifs à notre passion.

Je m’accroche donc tant bien que mal à mon  clavier pour vous proposer un article relatif aux paramètres de la balistique extérieure.  Celui-ci n’a certainement pas la prétention de tenir lieu de cours de balistique mais bien de vous informer sur les notions minimales à posséder lorsque l’on veut s’essayer au tir de précision. Mes informations sont tirées d’un document disponible sur le site Web de HORUS-VISION (Système de tir associé à la lunette de visée) ainsi que de « The Ultimate Sniper An Advanced Training Manual for Military and Police Snipers » tout droit sorti d’un PDF qui hantait la clé USB de mon vieil ami Serge. Qu’il en soit encore remercié ! Je suis persuadé que certains des exemples et tableaux présentés vous seront précieux. Car, c’est à dessein que j’ai choisi les exemples qui illustrent cet article pour le calibre .308 Win que nous utilisons tous ou presque ;-)

 

Ainsi donc, les facteurs principaux influençant  la trajectoire d’une balle, en temps réel,  sont :

  

  • L’effet de la température de la munition sur la vitesse à la bouche du canon ;
  • Les effets du coefficient balistique sur le vol de la balle ;
  • Les effets du tir vers le haut ou en descendant ;
  • L’effet de la rotation de notre planète bleue sur le vol de la balle ;
  • L’effet du vent sur le vol de la balle ;
  • L’effet de la dérive sur le vol de la balle ;
  • Les éléments de la dispersion ;
  • L’effet de la pression barométrique sur le vol de la balle ;
  • L’effet de la température de l’air sur le vol de la balle ;
  • L’effet de l’humidité relative (rhésus) sur le vol de la balle.

 

  1 ) L’effet de la température de la munition sur la vitesse à la bouche du canon

Comme chacun le sait, la vitesse initiale d'une balle est un facteur d'importance fondamentale qui  détermine sa trajectoire. Par conséquent, il est nécessaire pour le tireur de connaître la vitesse de la balle afin de savoir ou viser et comment ajuster son tir. La meilleure évaluation de la vitesse est obtenue en effectuant des mesures minutieuses avec les munitions destinées à l’arme et de préférence, approximativement, à la température habituelle d’utilisation de ces munitions mais il existe des tables qui en sont en général mises à dispositions des tireurs par les firmes qui fabriquent les balles ou les ogives. En fait, il y a deux types de facteurs, aléatoires et systématiques, qui déterminent la vitesse de la balle pour n’importe quel tir. Un certain nombre de facteurs aléatoires inévitables, d’un tir à l’autre (entre tirs), entraînent une variation de la vitesse initiale et affectent le mouvement propre du projectile de manière imprévisible. Le tireur réduira donc au minimum cette variation aléatoire par le choix des munitions qui auront démontré leur régularité et leur groupement au cours des mesures rigoureuses de vitesse. D’où, la nécessité de l’obtention de la stabilité du rechargement. Tous les tireurs avisés le savent.

2) Les effets du coefficient balistique sur le vol de la balle

Le coefficient balistique d'une balle est la mesure de sa capacité à se déplacer dans l'air avec une résistance minimale. Cette résistance s'appelle la traînée aérodynamique, et son effet le plus significatif est de réduire la vitesse de la balle et d’augmenter de ce fait son temps de vol. Une augmentation du temps de vol augmente la chute verticale de la balle par rapport à sa ligne originale de départ, et donc elle augmente également la correction verticale ou l'ajustement exigé pour atteindre des cibles à différentes distances.      Un autre résultat important de la traînée aérodynamique est qu'elle rend la balle susceptible de débattement au vent, qui est un changement horizontal de la direction dans la trajectoire de la balle, provoqué par le vent soufflant par le travers de la ligne de visée. Contrairement à ce que beaucoup de gens supposent, l'effet du vent de travers sur le chemin de la balle ne dépend pas principalement du temps de vol de la balle, mais de la durée pendant laquelle la balle est retardée dans sa trajectoire vers la cible par la traînée aérodynamique. N'importe quelle augmentation du coefficient balistique de la balle tend à réduire ce temps de retard, et il peut en être ainsi quoique le gain en coefficient balistique soit réalisé aux dépens d'une vitesse inférieure et d'un plus long temps de vol.

 L'exemple suivant illustrera ce point.

 Considérons d'abord une charge de calibre .308 qui se compose d'une balle de 150 grains ayant un coefficient balistique de C1=.400, avec une vitesse initiale de 2850 fps (868 m/S). Nous pouvons calculer que son temps de vol à 700 yards (640 m), par exemple, est environ 1,027 secondes, et que son débattement au vent dans un vent latéral de 10-mph(16 km/h ) serait environ 51 pouces (1.29 m.)

Comparons maintenant cette charge de calibre.308 à la précédente en utilisant une balle de 180 grains de forme semblable, qui aurait un coefficient balistique d’environ C1=.480. La vitesse initiale possible avec la balle plus lourde et une pression de chambre comparable serait seulement environ 2600 fps (792 m/S) et le temps du vol à 700 yards (640 m) serait grimpé jusqu'à 1,070 secondes. Néanmoins, le débattement au vent serait réduit réellement d’environ dix pour cent, de 51 pouces (1.29 m) à 46 pouces (1,16 m) à 700 yards (640 m), ceci étant dû au coefficient balistique plus élevé de la balle de 180-grains.

Les coefficients balistiques des balles sportives commerciales sont presque invariablement basés sur la comparaison avec " le projectile G1 standard " de référence qui a un diamètre et un poids indiqués, et une forme particulière. Un coefficient balistique basé sur la forme du projectile G1 est correctement identifié en tant que " C1 " pour le distinguer d'autres coefficients balistiques possibles tels que " C5 ", " C6", " C7", … 

La plupart des fabricants des balles sportives commerciales de fusil fourniront les valeurs (C1) des coefficients balistiques de leurs balles sur demande, et plusieurs fabricants incluent cette information dans les manuels de rechargement qu'ils éditent. A titre d’exemple, SIERRA, liste plusieurs coefficients balistiques C1 différents pour chaque balle, chaque coefficient balistique étant prévu pour s'appliquer à des plages différentes de vitesse.

3) Les effets du tir vers le haut ou en descendant 

La chute verticale d'une balle au-dessous de sa ligne du départ est pratiquement identique si la cible est en dénivelée positive ou négative (ascendante, ou descendante) ou au même niveau que l’arme. Cela n'implique pas, cependant, que l'ajustement de visée ou la correction exigée pour atteindre une cible à n'importe quelle distance soient inchangés par la pente de la ligne arme-cible. La raison de cette contradiction apparente est que les effets d'une correction ou d'un ajustement d'altitude de la visée sont dans un plan perpendiculaire à la ligne de visée, qui, dans le cas d’un tir avec dénivelée (ascendant ou d’un tir incliné), ne sont pas identiques à ceux effectués dans le plan vertical dans lequel la chute de la balle est mesurée. La raison pour laquelle nous devons tenir compte de la pente de la ligne de arme-cible est illustrée dans les exemples suivants.

 Supposons que nous tirions une balle de 180-grains de calibre 30 ayant un coefficient balistique de C1=.450 et une vitesse de sortie de 2600 fps (792 m/S), dans les conditions atmosphériques standards du niveau de la mer et nous avons réglé l’arme à 200 yards (182 m). Supposons maintenant que nous souhaitions tirer dans le noir d’une grande cible verticale à 700 yards (640 m) située au même niveau que l’arme. Nous pouvons calculer que, si nous devions tirer avec les réglages de tir prévus pour 200 yards(182 m), la balle se positionnerait environ 147 pouces (3,73 m) plus bas que le point visé sur la cible verticale. Par conséquent, pour tirer dans le noir nous devons (1) déplacer la cible de 147 pouces (3,73 m) vers le haut ou (2) procéder à une correction d’environ 21 MoA (147/7).

 Supposons maintenant que toutes les conditions soient identiques à celles décrites ci-dessus sauf que la grande cible verticale est sur un terrain plus élevé faisant un angle ascendant de 30 degrés. Puisque la chute verticale de la balle est identique, la balle atteindra la cible verticale à un point situé à 147 pouces (3,73 m) au-dessous du noir si nous tirons avec le réglage d’origine. Cependant, comme nous regardons la cible vers le haut suivant un angle de 30-degrés, la ligne verticale entre l’impact et le centre de la cible semblera être moins important que 147 pouces en raison de l'angle sous lequel nous avons visé (je vous invite également à relire mon article précédent sur le sujet).

 Nous pouvons calculer par la trigonométrie qu'une ligne verticale de 147 (3,73 m) pouces de long semblerait mesurer seulement environ 127 pouces (3,25 m) (147*cos 30o) lorsqu’elle est vue d'un endroit situé à 30 degrés plus bas. Par conséquent, nous pourrions être dans le noir de la cible(1) en visant 127 pouces plus haut ou (2) par une correction d’élévation d’environ 18 moa (127/7)) de notre visée.  Par un raisonnement identique, nous pouvons voir qu'une ligne verticale de 147-pouces (3,73 m) semblerait mesurer environ 127 pouces (3,25 m) de long une fois vue à 30 degrés au-dessus de la cible aussi bien qu’à 30 degrés en-dessous, et donc la même d’élévation doit être faite dans l'un ou l'autre cas.

 

  compensation-suivant-inclinaison-de-tir

Tableau sniper pour les paramètres d'inclinaison en fonction de la distance à la cible pour du .308 win en 168 grains

 

 

4 ) L’effet de la rotation de notre planète bleue sur le vol de la balle 

Souvenez-vous de votre cours de mécanique rationnelle : l'effet de Coriolis sur la trajectoire d'un projectile est une conséquence de la rotation de la terre et du fait que la surface de la terre soit courbée plutôt que plate. L'importance et la direction de l'effet de Coriolis dépendent de la situation de l’arme (sa latitude) et de la direction horizontale (azimut) selon laquelle l’arme est orientée. L'effet de Coriolis est si petit par rapport à d'autres effets sur le chemin du projectile qu'on ne le prend pas en compte d'habitude excepté dans le cas de tirs d'artillerie à longue portée. Il sera donc considéré comme négligeable.

 

5) L’effet du vent sur le vol de la balle 

 L'effet le plus important du vent sur le vol de la balle est de changer sa direction horizontale.  Pour engager des cibles à grande distance, le tireur doit apprendre à estimer les paramètres de la vitesse de vent. La vitesse et la direction du vent peuvent être mesurées par les instruments appropriés, ou être estimées par les observateurs expérimentés à partir des signes tels que le mouvement des feuilles et de l'herbe. Les drapeaux de vent et d'autres indicateurs sont placés à différentes distances pendant la durée de certaines compétitions pour faciliter l’estimation des effets du vent.

 Le débattement (angle dans le plan horizontal ) dû au vent dépend de son orientation. Un vent de10-mph soufflant de 3 heures ou de 9 heures a une résultante de 10 mph (16 km/h). Les vents 10 mph de 2, 4, 8 ou 10 heures ont une résultante d'environ 8,7 mph (14 km/h), alors que les vents de 1, 5, 7 ou 11 heures ont une résultante de 5,0 mph (8 km/h) Les vents soufflant de 6 ou 12 heures n'ont aucune influence.

La vitesse et la direction de vent ne sont pratiquement jamais uniformes tout au long de la trajectoire (distance de l’arme à la cible), et ainsi le tireur en estimant l’influence du vent doit décider de concentrer son attention sur le vent près de l’arme ou sur le vent le plus proche la cible. La réponse est que les conditions de vent près de l’arme ont un effet beaucoup plus grand que les conditions près de la cible. Deux exemples hypothétiques illustreront ce point. Pour les deux exemples, supposons que nous tirions une balle de calibre 30 de 150-grains ayant un coefficient balistique de C1=.400 et une vitesse de bouche de 2800 fps (853 m/S), vers une cible à 500 yards (457 m).

Pour le premier exemple, supposons qu'un vent 10-mph parfaitement uniforme souffle de 9 heures à travers les 100 premiers yards (91,4 m), et qu'il n'y ait aucun vent entre 100 yards (91,4mètres) et 500 yards (457m). Considérons maintenant la situation quand la balle a atteint 100 yards (91,4m). Nous voyons que le débattement du vent est d’environ 0,8 pouces (2.03cm), ce qui signifie que la balle est maintenant 0,8 pouces (2.03 cm) à droite de la ligne de visée, mais également que sa trajectoire est déviée vers la droite sous un angle de 1,6 MoA environ. Sans subir davantage l'influence du vent pendant la distance restante de 400-yards, la trajectoire dans le plan horizontal sera droite, mais l'angle horizontal de 1,6 MoA acquis à 100 yards la portera à 6,4 pouces (16.2 cm) plus à droite de la ligne de visée, pour un effet total de débattement du vent de 7,2 pouces (18 cm) à 500 yards.

Pour le deuxième exemple, supposons que les conditions de vent de l’arme jusqu’à 400 yards sont parfaitement calmes, mais qu’un vent de 10-mph (16 km/h) souffle en rafales à 9 heures de 400 à 500 yards. La direction horizontale de la balle demeure orientée sur la cible dans la zone calme jusqu’à 400 yards, où sa vitesse restante est 1959fps (597m/S) environ, quand elle rencontre soudainement le vent latéral à 10-mph (16 km/h). Le vol de la balle entre 400 et 500 yards sera identique à celui d'une balle tirée de la même façon vers une cible situé à 100 yards avec une vitesse de bouche 1959fps (597m/S), pour laquelle nous constatons que le débattement de vent serait environ 1,3 pouces (3.3 cm). Vous pouvez faire des simulations par le biais de mon article sur les logiciels de simulation.

 

Tableau comparatif de 3 calibres dans un vent de 10 MPH et en fonction de la distance de tir 

10MPH-wind-drift-comparaison

  

 Tableau des compensations pour une inclinaison de 45° en MOA et pour une lunette à 1/4 MOA pour du .308 en 168 gr

 compensation-MOA-pour-45°

 

6) L’effet de la dérive sur le vol de la balle 

La dérive est un des phénomènes qui contribuent à la déviation horizontale d'une balle (stabilisée par sa rotation) dans le plan vertical de sa ligne du départ.  La dérive est une conséquence fortuite du mouvement gyroscopique, qui elle-même est essentielle pour l'exécution satisfaisante de la trajectoire du projectile (balle stabilisée par sa rotation) .Ce sont les contraintes exercées par l’air qui forcent l'axe d'un projectile à changer constamment sa direction pendant que la trajectoire s’oriente vers le bas, de sorte que le projectile pointe vers l'avant avec son axe presque parallèle à la direction dans laquelle il se déplace. Le calcul de la dérive est relativement compliqué et puisque la contribution entière de la dérive à la déviation horizontale de la trajectoire est relativement petite, nous considèrerons ce paramètre comme négligeable.

 

7) Les éléments de la dispersion 

Dans la description de la répartition des impacts sur une cible,  la dispersion (l’inverse du groupement) se rapporte à la dispersion des projectiles autour du centre du point visé. Une petite dispersion est synonyme de ce qui s'appelle généralement la bonne précision et une grande dispersion est synonyme de ce qui s'appelle généralement précision faible.  Les causes de la dispersion sont parfois divisées en deux classes. La première, qui peut s'appeler l'erreur de visée se rapporte à des erreurs dans la direction dans laquelle l’arme était alignée lors du départ du coup . La seconde, qui peut s'appeler la dispersion balistique, se rapporte à des déviations de la balle de son chemin prévu vers la cible après qu'elle ait quitté l’arme.

La dispersion balistique dépend principalement de la qualité du fusil et des munitions. Si le tireur peut faire des groupements d’une manière satisfaisante avec de petits projectiles aux distances courtes telles que 100 yards ou 100 mètres, cela tient à la qualité du fusil et aux propriétés qui déterminent la qualité des munitions. Les performances du système arme/munitions ne peuvent pas être transposées aux longues distances à partir des groupements obtenus aux courtes distances, parce que la dispersion verticale aux longues distances dépend très fortement de la variation de la vitesse initiale entre chaque tir, tandis que l'exactitude à courte portée est souvent tout à fait peu sensible à ces variations de vitesse. Considérant que la dispersion balistique dépend de la qualité du fusil et des munitions, l'erreur de visée dépend de la compétence du tireur et des possibilités du système optique.

Les informations sur les conditions d’environnement doivent être fournies par le tireur ou par son observateur. Les divers éléments de cette information sont plus ou moins importants, selon / en fonction de la distance de la cible et de l'importance relative de l'effet de chaque élément de la trajectoire. La vitesse initiale, le coefficient balistique, la distance, les conditions de vent et la vitesse de la cible (dans le cas d'une cible mobile) ont des effets relativement grands tout au long de la trajectoire depuis l’arme jusqu’à la cible et doivent donc être connus le plus exactement. On doit reconnaître que ni l'erreur de visée ni la dispersion balistique ne peuvent jamais être réduites à zéro, et donc si une cible est atteinte par le projectile ceci est une question de probabilités, selon la taille de la cible, la compétence du tireur et l’exactitude des informations.

 

8) L’effet de la pression barométrique sur le vol de la balle 

La pression barométrique affecte les performances d'une balle parce qu'elle affecte la densité de l'air dans lequel la balle doit voyager. La pression barométrique dépend principalement de l'altitude, et à un degré beaucoup moindre des variations dans l'atmosphère qui produisent les hautes et les basses pressions barométriques que nous entendons dans les prévisions météorologiques. Une fois de plus, je ne peux que vous renvoyer à mon article sur les logiciels de simulation.

 

9) L’effet de la température de l’air sur le vol de la balle 

La température de l'air affecte la traînée aérodynamique (" résistance de l'air ") produite par la balle dans son vol.. Il y a deux raisons à ceci. La première et plus importante raison est que l'air froid est plus dense que l’air chaud. La deuxième raison est que la vitesse du son est inférieure en air froid à la vitesse du son en air chaud.

La première raison est plus facilement comprise. La plupart des personnes savent probablement que presque toutes les substances se contractent et deviennent plus denses lorsqu’elles sont refroidies, et donc que l'air froid est plus dense qu'un air plus chaud. Plus le milieu dans lequel un corps passe est dense, plus l'énergie dépensée par le corps pendant sa traversée est importante et plus la vitesse chute. La deuxième raison n'est pas intuitivement évidente, mais c'est un fait que l'air froid offre une plus grande résistance au passage d'une balle - particulièrement une balle supersonique - parce que la vitesse du son est inférieure en air froid à celle d’un air plus chaud. Une complète explication de ce phénomène serait trop conséquente pour être incluse ici, mais c'est un fait que la force de la traînée aérodynamique sur un corps rapide dépend du prétendu " rapport de Mach " qui est le rapport de la vitesse du corps mobile à la vitesse du son. Puisque la vitesse du son est

inférieure en air froid, le « rapport de Mach » pour une balle à n'importe quelle vitesse particulière est également plus haut en air froid, et la force de la traînée aérodynamique est donc plus grande.

 

10) L’effet de l’humidité relative (rhésus) sur le vol de la balle

 L'humidité relative affecte les performances d’une balle parce qu'elle affecte la densité de l'air dans lequel la balle vole. Contrairement à ce que beaucoup de gens supposent, l’air humide est moins dense que l'air sec dans les mêmes conditions de température et de pression barométrique, parce que le poids moléculaire de l'eau est moins grand que les poids moléculaires des principaux gaz (azote et oxygène) qui composent notre atmosphère. L'effet de l'humidité sur les performances des balles est petit par rapport à d'autres facteurs influents .L'humidité relative a un plus grand effet sur la densité d'air à température élevée qu'à basse température, mais même à 90° F(32°C), la différence de densité entre l'air complètement sec et l'air complètement saturé est seulement de 0,1%. Pour une balle type de 150-grains en calibre 30 ayant un coefficient balistique de C1=.400 et une vitesse de bouche de 2800 fps (853 m/S), la différence de vitesse à 1000 yards (914 mètres) est environ 14 fps (4,2 m/S), et la différence dans la chute de la balle est environ six pouces (15 cm).

 

 

  Abaque des snipers reprenant les paramètres du vent, d'inclinaison et clics de lunette à mettre pour la correction du tir

  moving-target-leads-308

  

 

 

Exemple de tableau issu d'un logiciel de simulation de tir tenant compte des paramètres propres à la situation du terrain 

  

balistique-scenar-167gr-en-308

 

 

Pour aller plus loin, voir les sites suivants :

 

http://www.larmurier.net/Balistique.htm

http://extreme-precision.forum-2007.com/t6523-tables-balistiques-et-leurs-termes

http://gilbert.gastebois.pagesperso-orange.fr/java/balistique/balistique.htm

http://fr.gun-shots.net/ballistics-chart.shtml

http://acispara.free.fr/COURS/CHOIX%20CARABINE.pdf

 

Les vidéos :

 

http://www.dailymotion.com/video/xhzcq4_superscience-la-balistique-part-1_tech

http://www.dailymotion.com/video/xhzxoo_superscience-la-balistique-part-2_tech

http://www.dailymotion.com/video/xhzy9d_superscience-la-balistique-part-3_tech

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 16:09

marksman web

 

Amis lecteurs, sous l’impulsion de mon ami Richard qui participe activement à fournir ce blog en infos intéressantes, voici un petit complément à l’article paru tout dernièrement et relatif aux positions de tir. Il s’agit de vous apporter quelques précisions sur la position en tir couché (The Prone Position). Une de mes sources d’information provient du site de la défense nationale canadienne. Par ailleurs, comme vous en avez désormais l’habitude et  si vous avez envie d’approfondir le sujet,  vous trouverez en fin d’article, une série de liens et/ou vidéos que vous pourrez consulter utilement. Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures 

 

sniper couche2 

Introduction

Pour avoir une position couchée efficace, il faut d’abord rechercher une position stable et uniforme. Obtenir une bonne position couchée est un des plus importants principes de base du tir de précision. Une bonne position couchée permet de conserver le confort et la stabilité lors du tir. Une bonne position  peut garantir une excellente performance et, une mauvaise position peut avoir des effets néfastes sur les résultats.

Une bonne méthode pour apprendre à maîtriser les principes de tir est de pratiquer à l’aide d’un support comme un sac de sable, un trépied ou une pile de livres. Cette méthode permet au tireur de comprendre et de perfectionner les principes de tir, comme la visée, la respiration et le contrôle de la détente, sans avoir à se préoccuper du mouvement de la carabine. Une fois que le tireur maîtrise bien ces habiletés, le support peut être retiré et remplacé par la bretelle.

 

Les étapes suivantes devraient être suivies pour obtenir la meilleure position possible :

PositionCouchee3

 

a. adoptez la position couchée, à gauche de la carabine ;

b. placez le coude gauche sur le sol ;

c. prenez la carabine ;

d. appuyez la carabine sur le support ;

e. trouvez une position confortable, tout en gardant la carabine appuyée sur le support ;

f. placez la plaque de couche dans votre épaule ;

g. placez la joue droite sur la crosse (l’inverse pour les gauchers);

h. placez votre coude droit sur le sol ;

i. ajustez la hauteur du support ;  

j. ajustez la crosse, selon la longueur appropriée.

 

Comment obtenir une position optimale ?

 

L'objectif d'une bonne position est d'obtenir une plate-forme stable et uniforme permettant une visée et une prise de la carabine avec peu de mouvements et peu de tension musculaire.

La position doit être :

a. naturelle ;

b. sans tension ;

c. confortable ;

d. stable de façon à ce que le poids du corps soit équitablement réparti ;

e. une position qui doit rester constante, tout au long du tir.

 

Quelles sont les caractéristiques d’une bonne position ?

Les caractéristiques d'une bonne position sont les suivantes :

a. le corps devrait former un angle de 5-20º avec la ligne de visée ;

 

 

PositionCouchee2

 

b. le corps ne devrait pas être tordu et la colonne vertébrale devrait être droite ;

c. la jambe gauche devrait être parallèle avec la colonne vertébrale ;

d. le bout du pied droit devrait être tourné de manière à pointer vers la droite ; le pied gauche devrait être placé de manière à rendre le tireur le plus confortable possible ;

e. le genou droit devrait être remonté, afin que la cuisse forme un angle de 45º avec la jambe gauche. Il devrait être relevé, afin d’offrir une meilleure stabilité. Le fait de relever le genou permet de libérer le diaphragme d’une partie du poids du corps (comme le corps se trouve à être légèrement tourné sur son côté gauche), facilitant ainsi la respiration. Comme la poitrine est soulevée du sol, les mouvements du corps causés par la respiration sont minimisés ;

 

firing05 fs

 

f. le coude gauche devrait être légèrement positionné du côté gauche de la carabine. Il ne devrait pas être positionné directement dessous, car la stabilité de la position pourrait être affectée. Pour demeurer constant tout au long du tir, le coude gauche ne devrait jamais bouger, même lors du pompage de la carabine ;

g. selon les règlements des compétitions de tir de précision, le bras gauche devrait former un angle d’au moins 30º avec le sol ;

 

PositionCouchee1

 

h. la main gauche devrait être fermement appuyée sur le battant de bretelle, tout en étant insérée sous la bretelle. La carabine devrait reposer dans la paume de la main. Les doigts de la main gauche devraient être appuyés sous le fût sans toutefois l'agripper ;

i. une fois que la position est établie, la main droite devrait venir saisir la poignée de crosse, avec une pression constante. En aucun temps, la main droite ne devrait supporter le poids de la carabine. Si vous devez appliquer une pression quelconque afin de constamment maintenir la carabine en place, un ou plusieurs aspects de votre position devront changer ;

j. le pouce droit devrait être placé directement derrière la mire arrière ou autour de la poignée de la crosse ;

k. la position du coude droit est déterminée une fois que toutes les autres parties du corps sont positionnées. Une fois que la main droite est positionnée sur la poignée de la crosse, placez le coude droit sur le sol de façon naturelle, selon votre confort. Toutefois, le coude droit ne devrait être ni trop près, ni trop loin de la carabine. De plus, il devrait seulement avoir à supporter que très peu de pression ;

l. les épaules devraient être droites et elles devraient former des angles droits avec la colonne vertébrale ;

 

49

 

m. la plaque de couche est fermement maintenue en place dans le creux de l’épaule. Afin de s'assurer que la plaque de couche est toujours située au même endroit dans l'épaule, le tireur devrait la prendre avec son pouce droit, ainsi qu’avec son majeur et la replacer toujours au même endroit pour chaque coup. Quant au coude droit, il va naturellement se placer au même endroit, à chaque coup ; et,

n. la tête doit reposer confortablement sur la crosse, en demeurant droite. Il devrait y avoir une distance minimale d’environ 5 cm entre l’oeil droit et la mire arrière. Cette distance devrait être constante tout le long du tir. Lorsque vous placez votre joue sur la crosse, vous devriez voir directement à travers les mires. Si ce n’est pas le cas, un ou plusieurs aspects de votre position devront être changés.

 

Voici la position d’un tireur gaucher :

 

gi couche 

Voici une autre « prone position » pour davantage de stabilité :

 Prone-Sling 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

http://www.globalsecurity.org/military/library/policy/army/fm/3-22-9/c07.htm

http://www.globalsecurity.org/military/library/policy/army/fm/3-22-68/c04.htm

http://www.smallborerifle.co.uk/Prone1.php

http://www.smallborerifle.co.uk/Prone2.php

http://www.smallborerifle.co.uk/Prone3.php

http://www.hunter-ed.com/mt/course/ch6_shooting_positions.htm

http://www.hunter-ed.com/sc/course/ch3_shooting_positions.htm

 

Les vidéos :


 

 

 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 15:06

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Fraîchement rentré de vacances au soleil et sclérosé par notre météo belge habituelle, c’est un peu cafardeux à l’idée de reprendre le travail et de vivre les vicissitudes et autres avatars que me réserve la rentrée que je me remets au clavier pour vous proposer un article relatif au réticule Mil-Dot équipant certaines de nos lunettes de tir.

  Le réticule Mil-Dot

  

mildot-dans-lunette

 

Prérequis :

Si vous ne connaissez pas la signification de la MOA ou de la minute d’angle, cliquez ici. Il est tout aussi important de savoir faire une distinction claire entre minutes d'angle et Mils. A Mil, or milliradian is equal to about 3.44 MOA. Un Mil, ou un milliradian est égal à environ 3,44 MOA. La plupart des réticules sont marqués en utilisant des milliradians Mil-points. Il est également important de savoir que les lunettes européennes à réticules Mil-Dot sont exacts pour l'estimation de la gamme à tout niveau de zoom.  Pour les réticules des  lunettes américaines, l'estimation de la taille de Mil-Dot est précise seulement à un niveau de zoom donné (souvent à 10 x). Consultez donc le manuel accompagnant l’engin pour déterminer le niveau de zoom pour lequel votre réticule Mil-Dot est conçu. Ajoutons que les réticules Mil-Dot sont, en général, différents d’un type de lunette à l’autre et d’une marque à l’autre et qu’il conviendra donc de lire attentivement la notice accompagnant ladite lunette pour avoir les paramètres à appliquer.

 

Voici à titre d’exemples, quelques liens pointant sur ces notices :

http://www.eurooptic.com/scopes.aspx

http://uvson308.free.fr/5-25.htm

http://www.scribd.com/doc/51987096/Night-Force-Reticle-Manual

http://nightforceoptics.com/RETICLES_OVERVIEW/RETICLES_DETAIL/reticles_detail.html

http://usarmorment.com/pdf/mildotret.pdf

 http://www.burrisoptics.com/pdf/BALLMIL.pdf 

http://www.bushnell.com/manuals/riflescopes/Elite_Mil_Dot_Reticle.pdf

 

Bien entendu, et à l’instar de ce que dit un commentaire que j’ai pu lire à propos de ma page concernant les drag-bags sur un forum de tireurs que je remercie, par ailleurs, pour l’intérêt de ses membres pour mon blog, rares seront ceux d’entre nous qui utiliseront réellement un jour ce moyen d’estimation des distances. Néanmoins, un peu comme pour les fricadelles, comme tout le monde l’aime sans savoir ce qu’il y a dedans et que je trouvais le web un peu pauvre pour nous en donner des explications en français,  je vais tenter de vous présenter ce système et vous expliquer à quoi il sert.

 

En préalable, souvenez-vous qu’une balle, sous l’effet de la gravité et de sa perte de vitesse,  chute à un moment donné,  sur une bonne portion de la longueur de sa trajectoire et que si vous voulez lui maintenir sa précision, il va falloir corriger et s’adapter à cette déviation, des corrections (réglages) doivent être effectuées sur la lunette pour pouvoir faire mouche.

Par ailleurs, utiliser le réticule Mil-Dot de la lunette qui équipe leur carabine est une méthode permettant aux snipers et autres tireurs d’élite, lorsqu’ils n’ont pas d’autres instruments de mesure tel qu’un télémètre à leur disposition ou qu’ils n’ont rien d'autre de plus précis sous la main,  d’avoir une approximation de la distance qui les sépare de leur cible en visuel. Il s’agit donc d’une application des militaires voire, des chasseurs mais en aucun cas, d’une technique utile pour les tireurs sportifs pour lesquels une approximation ne servira à rien pour marquer des points au stand. Parce que d’une part, l’estimation est trop grossière que pour arriver à un score en une mise au point rapide et que d’autre part, en principe, ces derniers connaissent la distance à la cible, avec précision.

 

En fin de compte, le principe est simple : la première étape est de mesurer avec précision la taille d'une cible avec les dots (points) du réticule de la lunette. Once a target of known size is measured in Mils in the scope, a simple calculation is used to estimate range to the target and compensate for bullet drop. Une fois la taille de la cible connue et qui est mesurée en Mils, un simple calcul permet d'estimer la distance à la cible et de compenser la chute de la balle en nombre de clics à mettre à la tourelle de la lunette pour y arriver et ce, jusqu'à ce que la cible puisse être centrée sur le réticule.

mildot intro

Evaluer la hauteur du target à l’aide du réticule.

 

 

croix-du-mildot

 

mildot-&-hauteur-des-sujets

 

 

La formule à appliquer pour calculer la distance à la cible est :


(la taille de la cible exprimée en mètres) x 1000
--------------------------------------------------------------- = distance en mètres
(nombre de mils mesurés sur la cible)

 

Exemple, une cible qui mesure 1,50 m, et qui est estimée par le tireur à 2 millièmes dans son réticule se trouve, en principe, à 750 mètres de lui.

Par exemple, un sniper de l’USMC voit à travers sa lunette un homme debout et, en utilisant l’échelle des mils de son réticule (Le nombre de mils (millièmes) est la "place" que prend la cible dans le réticule), il le mesure à 4 Mils de haut. Il sait par expérience que la moyenne de la taille d’un homme mesure de 5,6 à 6 pieds (soit entre 1.65 et 1.82 mètres). Pour convertir 6 pieds en yards, il divise par 3 et trouve que le sujet mesure près de 2 yards. Alors, si on utilise la formule suivante : (taille de l’objet (en yards) x 1000) / taille de l’objet (en Mils) pour avoir la distance à la cible, on aura : (2 x 1000 ) / 4 = 500 yards.

Nota bene : bien que cette formule soit extrêmement précise, elle dépend essentiellement de l’habileté du sniper à estimer correctement la hauteur de la cible ainsi que de sa bonne connaissance de la grandeur des sujets (soldats ennemis, véhicules, maisons) et des autres objets rencontrés dans la zone d’opération ! En général, il suffit d’emporter un tableau reprenant les tailles d’une liste d ’éléments et/ou de les mémoriser.

Le tireur de précision doit être capable d'obtenir des lectures de mil exacte au dixième de mil. C'est là qu’il est important de connaître les sous-graduations de son réticule. Par exemple, je sais que pour une lunette Leupold 3,5 x 10 M3 LR avec le modèle de réticule USMC, les points sont à .25 mils et les postes ont 1 mil de large lorsque la lunette est à grossissement maximal. Cela me permet de décomposer le réticule comme dans l’exemple, ci-dessous. Exemple, d’une ogive de 175 grains en .308 Win et avec une lunette « zérotée » à 500 mètres.

  sensibilite-du-mildot

 

Pour rappel, un Mil-Dot n'est pas l'autre. Sur l'exemple ci-dessus, il y a 0,8 mil entre deux "plots", parfois, c'est 0,75 mil. N'oubliez pas non plus que cette formule n'est souvent valable que pour un seul grossissement. Un millième correspond, en valeur métrique, à 1 mètre à 1000 mètres.



L'importance d'être précis sur les lectures devient déterminante lorsqu'on travaille à longue portée. Par exemple, si on a une cible telle qu’un homme agenouillé de 40 pouces (1 pouce = 25.4 mm) qui est incorrectement mesurée à 1,5 mils et estimée à 740 m et où, une lecture correcte serait de 1.6 mils et qui pourrait être effectivement à 633 m. En supposant que la balle  chute de l’équivalent de 5 MOA  avec un calibre .308 Win, entre 700 et 800 mètres,  on pourrait être à environ 2 MOA trop haut. À 700 mètres, ça représente 14 pouces d’erreur (soit 35,6 cm d’écart) selon la région visée !

 

 

En résumé, voici les explications et les illustrations du Mil-Dot :

 mildot-synthèse-&-illustrations

 

 

Voici les principaux autres types de réticules existants :

types-de-reticules

 

 

Pour aller plus loin, voir les sites suivants :

  

http://www.ultimatesniper.com/Docs/24.PDF

http://www.scribd.com/doc/6360340/user-guide-for-mildot-equiped-optics

http://www.mildot.com/article4.htm

http://www.boomershoot.org/general/TruthMilDots.htm

http://www.vism.com/PDF/VISM%20Mil-Dot%20Reticle%20User%27s%20Guide.pdf

http://www.tirmaillyforum.com/mildot/printview.php?t=15217&start=0&sid=5d8001b6bd6ba1b89fd75af75bc86179

http://cheaperthandirt.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/MilDotRangeGuide.pdf

http://www.militaryphotos.net/forums/showthread.php?156199-How-to-get-the-most-out-of-your-mil-dot-reticle.

http://www.chuckhawks.com/mil-dot_scopes.htm

http://www.ehow.com/how_8181802_use-mil-dot-reticle.html

http://www.schmidtbender.com/reticlesPM.htm

http://www.ask.com/faqcentral/MIL_DOT.html

 

Les vidéos :

   


 


 

 

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:27

  marksman_web.jpg

 

Les positions de tir :

 

Généralité:

    

Une position correcte de tir est déterminante. Meilleure est la position, meilleure est la tenue du fusil et le contrôle de la détente, plus le tir sera réussi.

 

position-de-tir couché3

 

Bretelle de fusil:

 

Les bretelles en cuir sont beaucoup utilisées par les snipers. La bretelle est fabriquée en deux parties différentes avec deux lanières de cuir permettant de bloquer l’arme contre le bras. Les bretelles en cuir sont préférées à celles en tissus car elles sont plus résistantes. Elles sont faciles d’utilisation simplement en les enroulant autour du bras afin de consolider la position de tir. L’autre avantage de la bretelle est qu’une fois en position, elle ne glisse pas de sa position et ce, même pendant un mouvement. Voir l’article précédent relatif à l’utilisation de la bretelle ici.

 

tir-genou

 

Les trois facteurs d’une bonne position de tir sont :

- un appui confortable ;

- un bon relâchement musculaire ;

- un point de visée naturel.

  tir-trepied

 

Appui confortable:

 

Une bonne fondation est aussi nécessaire à un tir qu’à la construction d’une maison. Une bonne position prend appui sur les os et non sur les muscles.

 

tir-appuye2

 

Relâchement musculaire:

 

Le sniper doit apprendre à être relâché dans toutes les positions. Toute cause de tensions

provoquera des tremblements qui seront transmis au fusil. Grâce à l’entraînement et au point de visée naturel, le sniper doit arriver à un relâchement musculaire total.

 

Point de visée naturel:

 

Une fois en position de tir, lorsque la cible est acquise, le sniper doit fermer les yeux, respirer

profondément et complètement relâcher son corps. Le fusil doit arriver au point naturel de visée. Le sniper rouvre les yeux et ajuste sa position afin que les organes de visée s’alignent sur la cible à l’endroit exact ou le tir doit arriver.

Les cinq positions de bases utilisées dans l’entraînement du sniper sont: couché, assis, à genoux, debout et la position d’Hawkins. Ces positions sont bien sur adaptables à la morphologie du tireur. Durant l’action, le sniper doit trouver la position la plus confortable possible lui permettant une bonne observation de la cible tout en fournissant un couvert et un camouflage optimal.

 

En fonction du terrain, de la végétation et de la situation tactique, les options sont nombreuses. Cependant, à tout moment, elles ne seront que des variantes des cinq situations de bases. Certains snipers auront plus de mal avec certaines positions que d’autres. Ils devront alors appliquer les fondamentaux sur la relaxation et l’appui de l’arme. Il est cependant permis d’ajuster la position en fonction de sa morphologie.


Facteurs communs à toutes les positions:

 

Main avant et coudes:

 

Le poignet de la main avant est droit et verrouillé pour que l’arme reste bien dans le crochet de la main. La main elle même est détendue. Les doigts peuvent être refermés sur la garde mais ils ne doivent pas être accrochés, il faut que le fusil repose dans la paume de la main. Le coude avant doit être directement sous l’arme ou le plus possible que le permet la morphologie. Les os (bien plus que les muscles) supportent le poids du fusil. Le sniper, de par l’entraînement et la correction de ses erreurs, doit trouver la position optimale lui permettant d’arrêter les tremblements et de diminuer les tensions.

 

 

position-de-tir coude

 

La crosse dans le creux de l’épaule:

 

Le sniper place la crosse fermement dans le creux de l’épaule. La position correcte de la crosse aide à stabiliser le fusil et prévient le glissement hors de l’épaule. Le recul est également moins important.

 

Saisie de la main arrière pour le tir:

 

La main arrière saisi la poignée fermement mais n’est pas rigide. Un mouvement arrière plaque la crosse dans le creux de l’épaule pour réduire l’effet du recul. Le pouce vient sur le côté de la poignée et sert également de repose-menton. Cela s’appelle le point de soudure. Le majeur est placé sur la détente de façon confortable afin de pouvoir être bougé indépendamment de la main. Cela permet au tireur d’appuyer vers l’arrière sans modifier le point de visée.

 

Le coude arrière:

 

Le placement du coude arrière donne un équilibre à la position du sniper. Correctement positionné, le coude arrière aide à former le creux du coude. La position exacte du coude varie et sera expliquée en détail pour chacune des positions.

 

Le point de soudure:

 

Le point de soudure est l’appellation du contact ferme situé entre la joue et le pouce fermé sur la poignée. Ce point permet de rendre la tête et l’arme solidaire, facilitant la reprise de visée entre les tirs. Il permet aussi de garder la même distance entre l’œil et la lunette à chaque fois que le coup est parti et qu’il faut reprendre la visée. Cela permet d’être sûr que la prise de visée sera toujours exactement la même. Si le sniper est incapable d’obtenir le point de soudure il devra se débrouiller avec le point d’appui sur sa poignée.

 

La respiration:

 

Une respiration normale provoque un mouvement du fusil. Pour arrêter se mouvement, le tireur doit bloquer sa respiration quelques secondes et, durant ce laps de temps, ouvrir le feu. Il inspire normalement, relâche une partie de l’air, et retient sa respiration. Il ne doit pas la retenir plus de dix secondes, car sa vision se brouillera et des tremblements du à la tension musculaire arriveront.

 

Positions en appui:

 

Ces positions doivent être utilisées le plus possible par les snipers. Un support garanti souvent que l’arme ne bougera pas. L’appui évite la tension musculaire et la transmission du pouls. Plus la portée du tir est importante, plus l’appui devra être stable. L’utilisation des positions en appui permet de réduire la silhouette et offre un meilleur couvert.

Il existe quatre positions en appui, couchée, assis, à genoux et la Hawkins. Ces positions peuvent être modifiées en fonction du terrain, de l’endroit ou est posté le tireur, de la végétation et de la situation tactique. Quelque soit la position, l’appui est fourni par tout ce qui peut être utilisable comme un sac de sable, un rondin de bois, une clôture et même le dos du partenaire.

 

 

tir-sur-trepied

 

La position couchée:

 

C’est la position la plus utilisée. Le sniper cale son arme sous le fût de l’arme en étant bien sûr que ce ne soit pas le canon qui soit en appui. Si le support touche le canon, la précision de l’arme sera remise en question. Le bras ferme saisi le fusil au niveau du fût en arrière de l’appui et de là, le sniper peut ajuster sa cible. Avec une saisie ferme du fusil, le sniper place la crosse du fusil dans le creux de son épaule et applique une pression vers l’arrière. La main forte est placée normalement sur la crosse; le sniper commence alors mentalement sa check list :

 

- Est-ce que mon corps est directement derrière le fusil pour absorber le recul?

- Est-ce que la main faible saisit fermement le fût avec une pression vers le creux de l’épaule?

- Est-ce que mon regard est clair? Est-ce que j’ai un bon champ de vision dans ma lunette?

- Est-ce que ma saisie de la poignée est correcte?

- Est-ce que mon doigt va appuyer droit vers l’arrière de la détente?

- Est-ce que ma respiration fait descendre et monter mon réticule bien dans l’axe de la cible?

- Est-ce que mon réticule croise bien la cible?

 

 

position-de-tir couché6

 

La position assise:

 

Cette position est l’une de celle que le sniper peut modifier derrière un couvert pouvant fournir un appui pour son fusil. Le tireur doit être vigilant afin que son canon ne soit en aucun moment posé sur le support, ce qui affecterait la précision du tir.

 

tireur assis

 

La position à genoux:

 

Cette position est utilisée lorsque le tireur est trop haut pour faire feu par dessus un obstacle. Le fusil est en appui (mais pas le canon).

 

position tir-appuyé2

 

La position d’Hawkins:

 

Cette position sert à abaisser au maximum la position du tireur, quand il tire depuis un sol plat

ou d’un toit. La position est la même que celle allongée sauf que l’appui est fourni par la main faible. Le sniper prend la position couchée est saisi fermement le fût du fusil de la main ferme. Le poignet et le coude sont bloqués et droits. Ils encaisseront en grande partie le recul. La crosse est placée sous l’aisselle et la poignée est posée au sol si possible. Le sniper semble caché derrière son arme.

 

position hawkins

 

 

Pour aller plus loin :

 

MARKSMANSHIP

http://www.biggerhammer.net/manuals/23-10/ch3.htm#fig3_8

 

Trois vidéos anciennes mais expliquant bien les positions de tir :

 

En 3 parties:


La première :

 

Deuxième partie

 

Troisième partie


 

 

Je vous souhaite d’ores et déjà d’excellentes vacances 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:22

 

marksman_web.jpg

Pour comprendre son fonctionnement, il suffit de se souvenir de la troisième loi de Newton, rappelez-vous, il nous a appris que pour chaque action il y a une réaction égale et opposée. Le recul est donc la réaction de la carabine  à l'action de la balle qui accélère dans le canon et qui exerce donc une poussée,  il se produit  par conséquent  une force de direction opposée.  

Le recul est causé par deux facteurs. Le premier est la balle elle-même et qui ne peut pas être modifié. Le deuxième sont les gaz de poudre en expansion qui poussent la balle et qui doivent également quitter le canon. Quand la poudre à l'intérieur d'une cartouche s'enflamme au départ du coup, l'expansion des gaz qui en résulte pousse la balle vers l'avant et la carabine vers l'arrière avec une force égale. Bien sûr, le poids plus élevé de la carabine empêche celle-ci de se déplacer à la même vitesse et sur la même distance que la balle. Comme la balle est bien plus légère que la carabine, elle commence son mouvement en premier; mais l'expansion rapide des gaz crée rapidement une force suffisante pour vaincre l'inertie de la carabine et la mettre en mouvement elle aussi.

Les Freins de bouche réduisent ce recul en détournant une partie de ces gaz sur le côté ou verticalement afin qu'ils n'ajoutent pas du recul vers l'arrière. Il s'agit donc d'un dispositif, placé à l'extrémité du canon, qui prélève une partie des gaz pour les dévier voire, les rejeter en arrière. Il en existe plusieurs géométries et sont en général constitués d'une série de fentes ou d'orifices placés perpendiculairement à l'axe du canon ou orientés vers l'arrière.

Un frein de bouche bien conçu peut réduire considérablement le recul. Bien que son efficacité est parfois subjective (en principe, de 10 à 50 %). L'efficacité réelle dépend dans une certaine mesure de la cartouche pour laquelle le fusil est chambré. Ainsi, Ahlman prétend obtenir une réduction de 50 % du recul lorsque son frein de bouche  est utilisé sur les fusils de gros calibres et magnum. Weatherby, prétend quant à lui, que son Accubrake est le plus efficace sur le marché, avec une réduction du recul égale à 53 %.

Les freins de bouche réducteurs de recul de Accubrake et de BOSS sont vissés sur le bout du canon. Ils sont constitués essentiellement d’une ventilation dans un tube d'acier un peu plus grand que le diamètre de la rainure du canon. Vissés fermement en fin de bouche, ils viennent ajouter quelques centimètres à la longueur  du canon et sont généralement un peu plus gros que le canon lui-même. Ce dispositif n’occasionne aucune perte de vitesse de la balle ni de changement de performance balistique de la carabine.

   frein-de-bouche4 WEB

Bien entendu, la balle ne touche jamais le frein de bouche et passe simplement par le tube du frein de bouche comme pour le canon. Le gaz pousse la balle qui passe par le centre du frein de bouche et quitte le canon de manière normale. Mais, un pourcentage considérable de gaz trouve son chemin à travers les trous creusés dans le corps du frein de la bouche et est dévié vers l'extérieur et suivant un angle vers l'arrière. En fin de compte ces dispositifs réduisent le recul en utilisant un principe élémentaire de physique.

Il y a aussi un autre type de frein de bouche. Celui-ci est « incrusté » dans le canon lui-même (forage de trous ou des évents anguleux dans le canon lui-même). Ces freins évitent de prolonger le canon d’une longueur supplémentaire. Ils ont l’avantage de ne jamais se desserrer avec l’utilisation. En revanche, ils réduisent légèrement la vitesse de la balle et ont une tendance à l'encrassement ce qui rend  le canon plus difficile à nettoyer et ne peuvent évidemment pas être supprimés ou démontés.

 frein-de-bouche2_WEB.jpg

frein-de-bouche1_WEB.jpg

frein-de-bouche3_WEB.jpg

Cela va de soi, pour que le dispositif reste solidaire du canon, on comprendra qu’il est préférable que ledit frein de bouche soit intégré ou vissé au canon de l’arme. Nonobstant, il existe des freins de bouche très bien réalisés qui viennent se fixer sur le canon par le biais de 4 vis tels que les excellents produits Roedale.

 frein-de-bouche6 WEB

 

Mais si l'avantage des freins de bouche est de réduire le désavantage du recul, il en augmente la détonation ! L'augmentation de la détonation avec ces dispositifs peut être littéralement assourdissante, même pour les tireurs portant des protections auditives qui peuvent s’avérer insuffisantes.

La détonation d'un fusil équipé d’un frein de bouche peut être si forte que même avec une protection auditive,  le risque que le tireur subisse des dégâts auditifs permanents est bien réel et ce, même après juste quelques coups de feu !  

Exemple, un fusil (comme un Magnum.300 ou.338) équipé d’un frein de bouche produit un niveau de pression acoustique dans la gamme des 150 dB.

La surdité peut être temporaire et dure habituellement environ une minute à plusieurs minutes après avoir tiré mais peut aussi entrainer une perte d’acuité définitive.

Un frein de bouche sur votre fusil sera utile pour les gros calibres qui occasionnent un sacré recul ou pour les balles à haute vitesse ou qui consomment beaucoup de poudre mais sera totalement inutile pour tous les petits calibres tel que le .22, par exemple. Les fusils se situant dans les calibres ultra-puissants (Magnum.378, .416 et.460) sont souvent vendus avec un frein de bouche d’origine.

Si au surplus, la carabine est équipée d’une lourde crosse telle qu’une AICS, pour le tireur, l'effet du recul sera réduit au minimum.

Mais les freins de bouche sont des dispositifs controversés car s’ils offrent des avantages réels, ils entraînent aussi des inconvénients tout aussi réels.

Les freins de bouche sont souvent assez volumineux, allongeant et alourdissant ainsi les armes où ils sont installés. Un autre inconvénient sérieux est que les gaz redirigés peuvent soulever des nuages de poussière et des débris au sol qui gêneront la visibilité  et qui pourraient aussi révéler la position du tireur. Pour y remédier, les troupes mouillent souvent le sol des positions de tir, et les tireurs d'élite sont spécialement formés à supprimer ou dissimuler les effets des blasts latéraux de leurs fusils. Les chambres d'expansion et les silencieux n'ont pas de tels inconvénients, puisqu'ils ne redirigent pas les gaz, mais se contentent seulement d'en réduire la vélocité.

Réduire le relèvement du canon est particulièrement important pour les armes automatiques à tir rapide et en rafales (les freins de bouche sont souvent utilisés sur les armes de guerre), ainsi que pour les fusils de précision : le tireur est ainsi capable de voir l'impact de son projectile grâce à sa lunette. Ils sont également particulièrement intéressants pour le tir sportif de vitesse où l'immobilité de l'arme est déterminante.

La réduction du recul diminue aussi le risque de contact indésirable entre l’arme et notre crâne et celle-ci ou d'autres dispositifs situés près de l’œil. Qui n’a pas pris un coup de lunette en étant surpris par le recul d’une arme ? Un autre avantage est la réduction de la fatigue due au recul qui diminue la précision des tirs successifs.

 

Pour aller plus loin :

Le site du tir suisse : http://tirsuisse.com/technique-du-tir-sportif/le-recul/

 

 

 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 17:15

 marksman web

 

Ayant parcouru une bonne partie de la « toile » pour trouver des outils de balistique puissants et si possible, gratuits et étant arrivé pratiquement au bout de mes forces, j’ai enfin opté pour trois sites absolument formidables et totalement « free » qui, j’en suis sûr, vont ravir la plupart d’entre vous :

 
1. Le premier est un online ballistics programs :  NTInnovations 

 

Ce site Web offre un programme balistique en ligne pour le reloader ou le tireur sportif qui veut en savoir plus sur la balistique de certaines charges. Le programme permet de comparer des armes, des cibles, des cartouches et des circonstances atmosphériques.
Vous pourrez comparer les charges et ce, jusqu'à huit à la fois, changer les charges existantes pour visualiser les effets ou pour créer et enregistrer de nouvelles charges. Chaque charge est également accompagnée du modèle de carabine, le fabricant du fusil, le fabricant de la balle et son modèle, la masse de la balle, le type de poudre, le poids et la balistique de cette poudre. Vous pouvez utiliser gratuitement ce programme en ligne directement sur le site et si vous êtes un utilisateur enregistré (rien de plus simple à réaliser et sans inconvénient), vous pourrez également travailler avec vos propres paramètres et les sauvegarder !

 

Pour commencer à utiliser ce site,  sélectionnez  « Open Load » dans la barre de menu  pour afficher une liste des calibres, fabricant de balles et armes actuellement enregistrées sur le site Web. Si vous êtes enregistré, vous pourrez aussi ajouter vos propres paramètres (balle et modèle, masse de la balle, coefficient balistique, type de poudre et poids en grains de la poudre). En cliquant sur le lien ouvrir à gauche d’une charge, s’ouvrira la page de détails de montage et de calculs de balistique et de comparaison. Retournez à la page « open » des charges et ouvrez chaque charge que vous voulez comparer. Chaque fois qu'une nouvelle charge est ouverte, ses données seront ajoutées pour les graphiques avec les données déjà ouvertes. À tout moment, les graphiques peuvent être réinitialisés pour commencer une nouvelle comparaison.  En outre, une cible peut être mise à n'importe quel angle au-dessus ou au-dessous du tireur, ce qui est très utile lors de tirs en terrain montagneux. La zone de cible peut être de n'importe quelle taille, et la cible peut être mobile à toute vitesse donnée.

 

A titre d’exemple, voici une capture d’écran pour un tir avec une Remington 700 Tactical en .308 Winchester :  NTInnovations

  NTInnovations Essai-pour-rem700-tactical-308 web

 

 

2. Le second site est le : GunSim Ballistic Simulator


GunSim dispose d'un simulateur de tir en ligne (cliquer sur "On line Simulator") qui vous permet de modifier les variables de vent, plage, montée ou descente et la vitesse avant de simuler votre coup de feu (cliquer sur « fire »).  Le site comporte également le logiciel de génération de tables balistiques, qui vous permet d'imprimer les graphiques et tableaux pour votre cartouche et votre canon. Vous pouvez imprimer des tables pour le tir par temps chaud (hot air) ou par temps froid. Vous visualisez le tir qu’aurait réalisé votre carabine dans telle ou telle condition directement sur la cible avec la position du réticule de votre lunette et les réglages des tourelles que vous pouvez modifier à l’aide de votre souris pour rectifier le tir et prendre note de vos réglages que vous pourrez emporter sur le terrain pour prérégler votre lunette.  C’est tout simplement bluffant !  A essayer sans hésiter. L’anglais est facile, le fichier « help » est bien fait et si vous maîtrisez bien vos paramètres, ça devient un jeu d’enfant.

 

A titre d’exemple, voici une capture d’écran pour un tir avec du .308 winchester en Lapua

 

gun-sim essai-tir-300-m web

 

Voici la paramétrisation :

  gun-sim essai-tir-300m param1 web

 

 La paramétrisation – suite :

  gun-sim essai-tir-300-m param2 web

 

 

3. Le troisième site est celui de la marque : Norma


Norma est un site Web commercial qui met en vedette un programme gratuit et basé comme les précédents sur une application Java.       Vous pouvez accéder à ce programme en cliquant sur le lien  « Ballistic » puis, sur « ballistic metric » du menu principal du site. Le programme vous permet de changer le type et le calibre de vos cartouches, la distance de tir, la force du vent, la direction du vent et la hauteur de ligne par le biais de curseurs qu’il suffit de déplacer avec la souris. Vous pouvez sélectionner les différents types de balle          pour afficher une comparaison graphique ainsi que leur efficacité dans les conditions sélectionnées.


A titre d’exemple, voici une capture d’écran pour un tir avec du 7,5 x 55 suisse à 300 mètres avec un vent perpendiculaire :

  Site-de-Norma essai-7.5x55-suisse web

 

 


4. Pour aller plus loin, voici d’autres sites qui méritent le détour :


AccurateShooter.com
http://www.6mmbr.com/index.html

Ballistics Table Printer
http://www.ballistictables.com/

The reload bench
http://www.reloadbench.com/main.html

How do bullets fly?
http://www.nennstiel-ruprecht.de/bullfly/

Exterior Ballistics
http://www.snipercountry.com/ballistics/

External Ballistics Calculator
http://www.biggameinfo.com/BalCalc.aspx

Exteriorballistics.com
http://www.exteriorballistics.com/ebexplained/index.cfm

Renegade Rifle Ballistics
http://www.ipgeneral.com/~renegade/rifle/rifle1.shtml

Cartridge Loads - Hodgdon Reloading Data Center
http://data.hodgdon.com/cartridge_load.asp

Un site bourré d’articles sur le tir - GUNS AND SHOOTING ONLINE:
http://www.chuckhawks.com/index2d.rifles.htm 

 

 

5. Voici des liens pour télécharger et utiliser gratuitement les softs de balistique:


PCB 1.8
http://home.wanadoo.nl/jhogema/skeetn/pcb/pcb.htm

Projektil 2
http://www.schuetzenverein-eisenach.de/Ballistik3.htm

Swarovski Optik ballistic program
http://ballisticprograms.swarovskioptik.com/index_en.html

Ballistics for Excel
http://www.bfxyz.nl/

HuntingNug -PointBlank v2.0
http://huntingnut.com/index.php?name=PointBlank

 


6. La Minute of Angle / MOA = Minute d’angle:


Enfin, pour ceux qui ont encore quelques hésitations vis-à-vis de la notion de minute d’angle (MOA) et de ce que cela représente avec leur lunette (1/4 MOA, 1/8MOA, … , avec la distance à la cible), vous trouverez ci-dessous une table toute prête à être utilisée mais avant cela, voici quelques notions élémentaires :


Minute of Angle / MOA = Minute d’angle : unité de mesure d’angle égale à 1/60° de degré à une distance déterminée, soit en pouce = 1 ‘’ à 100 yards => 25,4 mm à 91,5 mètres en système métrique, 1 MOA à 100 mètres, ça fait : 29,088 mm. Une demi minute d’angle à 100 m = 14,5 mm, etc.
La largeur d’un réticule de lunette de tir de 1/8 MOA (ou de .125) en mesure anglo-saxonne est donc de : 25.4 mm : 8 = 3.2 mm à 91,5 m (100 yards) et de 3.6 mm à 100 mètres.

 

Voici le tableau :

 

  table-minute angle MOA web


En espérant vous avoir été utile,


Bien cordialement,


Serge



 

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