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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:42

 

 

marksman web 

 

Chers lecteurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’avoir participé au micro sondage duquel il ressort selon les premiers résultats (40 votes) que vous seriez plutôt demandeurs (33%) d’obtenir des articles relatifs aux armes des militaires (d’épaule et autres) puis, sur les techniques de tir et autres astuces (30%) et enfin, sur les armes d’épaule pour pratiquer le tir sportif (10%). Par conséquent,  je reviens d’ores et déjà vers vous avec un article consacré aux munitions des fusils sniper à longue portée. J’espère que celui-ci vous satisfera pleinement J

    snipers

 

Tout au long de la première moitié du siècle dernier, la grande majorité des fusils de sniper étaient des versions plus ou moins modifiées des fusils militaires standards et chambrés pour la cartouche standard. L’augmentation du nombre des fusils auto ou semi-auto ne s’est faite qu’après la seconde guerre mondiale mais les fusils de tireur d'élite à verrou ont été généralement retenus pour leur plus grande précision. Au cours de la seconde moitié du siècle, le fusil militaire est devenu un instrument conçu par de fins spécialistes de la balistique et capable d’atteindre  la plus haute précision. Il était généralement complété par des munitions « forgées » souvent chargées avec des balles de faible traînée plus lourdes, telles que les 7.62x51 M118LR.

Ces développements ont donné lieu à certains superbes équipements mais, les tendances de tir sont restées dans deux voies différentes : une pour les tirs plus courts et en automatique avec des canons plutôt courts et fournissant des coups répétés plus rapides, l'autre avec des canons plus longs et lourds tirant des cartouches plus puissantes étant choisies pour augmenter la portée efficace. Cet article concerne les cartouches mises au point pour répondre au second de ces besoins: le tir à longue distance.

Pour réaliser une gamme nettement plus étendue que les habituels 7.62x51, cela nécessitait au moins une plus grande douille pour générer une énergie beaucoup plus élevée et de préférence, un plus gros calibre, toutes autres choses restant égales par ailleurs. Les balles de gros calibre et lourdes conservent mieux leur vitesse et sont moins touchées par les vents perpendiculaires à leur trajectoire.

Les premières tentatives de tirer avec précision à très longue portée se sont faites avec des fusils antichars de calibre 13 ou de 14,5 mm. Dès le début de la grande guerre, le fusil antichar Mauser M1918 de 13 mm a été utilisé dans le rôle de counter-sniping bien que dans ce cas, la motivation n'était pas tellement de parvenir de percer à travers les plaques de blindage mais bien pour protéger à longue portée,  les tireurs d'élite alliés. La guerre de Corée a vu apparaître le 14,5 mm PTRD soviétique utilisé pour le tir à longue distance et du côté américain, certaines expériences avec des canons de BMG .50. Cependant, les canons n'étaient habituellement pas très précis et même s’ils l'étaient, la production standard de munitions MG ne l’était certainement pas.

Un changement est apparu dans les années 1980 et de deux sources différentes aux USA. L'un de ces changements était l'adoption des fusils anti matériel à longue distance en calibre .50 BMG, non pas principalement pour les tireurs embusqués, mais pour attaquer les véhicules et autres objets inanimés, normalement à l'aide d'API standard ou avec des munitions de MG polyvalent. L'autre était la mise en place de la .50 calibre tireurs avec la promotion de l'utilisation de ce calibre pour le tir civil à longue portée (aux USA et pas chez nous J) . La combinaison de ces deux faits a conduit à l'utilisation de fusils à .50 BMG pour des tirs à longue distance ainsi que pour l’utilisation anti- matériels.

Cependant, il y a un problème: les fusils et leurs munitions .50 BMG sont nécessairement très grands et lourds et ce n’est pas l’idéal à porter pour assurer un rôle de sniping. Plusieurs spécialistes se sont donc dit qu'un calibre, plus petit mais néanmoins encore puissant, devrait permettre de faire ce travail plus efficacement. En conséquence, maintenant, on trouve des fusils spécialisés « sniping »  à longue distance plus pratiques et ce, dans plusieurs calibres. Ceux décrits dans cet article sont ceux des fusils de snipers militaires bien qu’il y en ait maintenant des multitudes en « wildcats ». Par ailleurs, on trouvera également certains fusils anti matériel  dans les calibres russes de 12.7x108 et de 14.5x114, mais ils ne seront pas traités ici.

Une vitesse initiale élevée est un avantage dans les tirs à longue distance mais cela seul ne suffit pas. C'est la capacité qu’a la balle de conserver sa vitesse le long de sa trajectoire qui devient de plus en plus important. Les balles qui ralentissent très peu sont beaucoup plus utiles que celles qui chutent très rapidement en vitesse. Pour ce faire, la balle a besoin d'un haut coefficient balistique (BC). Cela est obtenu en partie à l'aide d'une balle de forme extrêmement simplifiée et rendue plus lourde. Il est parfois utile de sacrifier une vitesse initiale afin d'utiliser une balle avec une BC plus élevé.

Le critère clé à respecter pour les munitions de sniper à longue portée est la trajectoire au cours de laquelle la balle descend au-dessous de la vitesse du son. C'est important pour deux raisons. La première, c’est parce qu’une trajectoire avec un court temps de vol augmente la probabilité de succès. La seconde est que tomber sous la zone transsonique perturbe habituellement le vol de la balle et nuit à sa précision. Pour donner un exemple, la 7.62x51 147 grains M80 standard OTAN est tirée à une vitesse initiale plus élevée que la 175 grains M118LR 200 fps mais chute à vitesse subsonique à environ 875 m par rapport à 950 m de la balle plus lourde et lente au départ.

Le tableau, ci-dessous, donne les mesures de base des calibres typiques et qui seront présentés dans la suite de l’article. Les vitesses en sortie de bouche et les énergies seront bien évidemment modifiées par la longueur du canon sélectionnée. Les chiffres cités ici se situent à l'extrémité supérieure de la plage balistique.

 

 

cartridge

metric calibre

rim diameter (inches)

bullet weight (grains)

muzzle velocity (fps)

muzzle energy (ft lbs)

7.62mm M118LR

7.62x51

0.470

175

2,550

2,540

.300 Win Mag

7.62x66B

0.532

190

3,000

3,815

.338 Lapua Mag

8.58x71

0.587

250

3,000

5,020

.375 CheyTac

9.5x77

0.630

350

3,050

7,270

.408 CheyTac

10x77

0.630

419

2,900

7,860

.416 Barrett

10.5x83

0.800

400

3,250

9,430

.460 Steyr

11.6x90

0.800

600

3,000

12,050

.50 BMG

12.7x99

0.800

709

2,827

12,650

 

 

balles-snipers

 

 

.300 Winchester Magnum

 

Elle fut d'abord développée comme une balle de chasse commerciale autour des années 1960. Le travail sur l'adaptation de cette cartouche pour le rôle de sniping à longue distance a été entrepris par la marine américaine dans les années 1980 pour répondre à une exigence d'opérations spéciales pour un fusil dont la portée efficace de 800 m de la 7.62x51 s’étendait à 1 200 m. Le chargement standard utilise une balle Sierra Match King qui conserve la minute de précision d'angle hors d'au moins 1.000 m. Elle est utilisée dans les US services à des fins particulières.

Sa puissance et sa pénétration limitent son rôle pour les forces de l'ordre. Son emploi sera limité en présence d'otage, sauf si il faut qu’elle arrête net,  un forcené à travers certains éléments (fenêtre, cloison...) ou muni d'une armure comme un gilet par balle.
Une grande critique du 300 Win Mag est la quantité de recul qu'elle produit. Elle « punit » sérieusement le tireur qui fait de longues sessions de tir, à moins d'être équipé d'un frein de bouche (compensateur) très efficace sur le canon.

 

 

calibre-30

 

 

.338 Lapua Magnum

 

Initialement développée dans le milieu des années 1980 par une société d'armement pour satisfaire à l'exigence d'USN, elle a été par la suite adoptée par Lapua et est maintenant utilisée pour les besoins civils et militaires. Ce calibre a été conçu pour arriver à 1.000 mètres avec assez d'énergie que pour pénétrer 5 couches d'armure ou gilet par balle tout en donnant la mort. La portée maximale normale est considérée comme étant 1.200 m mais dans des conditions idéales, elle peut atteindre 1.600 m, distance à laquelle la balle devient subsonique. Dans d’excellentes conditions de tir, elle pourrait même atteindre presque les 2.000 mètres. Beaucoup estiment qu'il s'agit d'une série très pratique pour les snipers embusqués avec des fusils qui ne sont pas beaucoup plus grands ou plus lourds que les armes de cal.30 et d’ailleurs, son usage se répand. L'armée britannique a adopté quelques fusils Accuracy International dans ce calibre, il y a quelques années et a récemment remplacé la plupart de ses fusils de sniper en 7,62 mm.

 

 

338-et-308 

   

Cette munition n'est pas employée par les forces de l'ordre à moins de vouloir déloger un suspect barricadé ou protégé dans un véhicule blindé. Le souci de ce calibre est le recul, même avec un bon frein de bouche. N'essayez pas de tirer 5 cartouches de suite sans cet accessoire.

 

.375 CheyTac

 

La plus récente, c'est tout simplement la.408 CheyTac. Ce calibre a été calculé pour un chargement plus puissant, il tire du 375 gr cuivre-nickel avec une balle à vitesse initiale de 3.050 fps, la gamme supersonique serait à environ 2.230 m mais la société qui la fabriquait n'existe plus et on ne fabrique plus ces balles non plus. Des versions wildcat de cette cartouche existent avec de très longues 408, balles développée par Lutz Möller et tirées à 2.854 fps. Celles-ci peuvent atteindre des performances étonnantes avec la gamme supersonique à plus de 3.000 m !

 

.408 CheyTac

 

Celle-ci a été développée par Cheyenne tactique LLC et introduite en 2001 avec sa propre gamme de fusils sniping. La base originale de la cartouche était l'ancienne « chasse au gros gibier » Gibbs .505 ronde mais, elle a été beaucoup modifiée. La 419 grains standard reste supersonique et efficace à 1.900-2.000 m. Le fusil CheyTac aurait été testé par l'USMC et vendu à l'étranger pour l'utilisation de forces spéciales.

 

 .416 Barrett

 

Développée récemment par le célèbre fabricant de fusils cal. La base est une .50 BMG qui est raccourcie. Le rendement est très impressionnant, la balle standard reste supersonique à plus de 2.250 m. Cette balle prend 2,5 à 2,6 secondes pour atteindre 2.000 yards (1.830 m), comparées à 3 secondes pour le .408 CheyTac. A ma connaissance, elle n’est pas encore utilisée à l'heure actuelle.

 

Steyr.460

 

Cette balle est la .416 Barrett, développée dans le début des années 2000 par l'autrichien Grillmeyer de Horst et adopte le même principe de raccourcissement de la BMG.50 mais cette fois, au calibre .458. On a peu d'informations sur la performance de cette série pour l'instant mais des balles à longue distance très spécialisées ont été développées donc,  il est raisonnable de lui supposer une gamme supersonique dans la région de 2.000-2.500 m. Bien sûr, cela signifie également que les canons de ces armes sont aussi grands et lourds que ceux des fusils de .50 BMG ainsi, l’utilisateur devra décider si les avantages balistiques de ces cartouches sont suffisants pour l'emporter sur la perte de la vaste gamme de munitions en calibre.50.

 

.50 BMG

 

L'histoire de ce bon vieux calibre est trop bien connue pour ne pas la réexpliquer ici. Mises à part ses utilisations habituelles de MG, cette balle spécialement précise a été développée pour être utilisée par des fusils sniper. Par exemple, le Sniper Elite, répertorié dans le tableau ci-dessus et le M1022 ATK, avec sa balle vert olive distinctif.  

Plus spécialisées, elles révèlent beaucoup plus de potentiel, par exemple la balle de Hornady A-MAX 750 grains, illustrée dans la photo ci-dessus, reste supersonique à 2.250-2.300 m, malgré une vitesse initiale de seulement 2.700 fps.

 

Aucune force de l'ordre n'utilise ce calibre. Quand aux militaires, tout le monde à déjà entendu parler du soldat Canadien qui a abattu un soldat Irakien à plus de 2.400 mètres pendant la première guerre du Golfe. Malgré ce coup rare, la 50 BMG n'a pas grand intérêt sur les cibles humaines. Néanmoins, à 300 mètres derrière les lignes de défenses, on peut imaginer le ravage. Mais son usage principal, comme pour la première guerre du Golf,  reste les cibles dures telles que les lanceurs de Scud à très grande distance et bien au delà de 1.600 mètres, qui ne résistent pas à l'impact d'une telle munition, avec son projectile de 750 grains.

 

cal-50

 

 

 

 

Quelques autres calibres parfois utilisés par les snipers :

 

balles2

 

 

223 Rem ou 5.56x45mm NATO

La 223 Rem est employé par les forces de l'ordre, lors de prise d'otage. La 223 Rem n'a pas une pénétration excessive, contrairement à la 308 Win. Elle permet de frapper très précisément à moins de 100 mètres, tout en évitant les innocents, tel que les otages.
Le projectile de la 223 Rem est trop léger et est très sensible aux effets du vent, ce qui limite son potentiel balistique.  Par temps venteux, il serait trop risqué d'utiliser ce calibre. Néanmoins, sans vent, par jour calme, des tirs de précision sur cible peuvent être effectués jusqu'à 600 mètres.

243 Win ou 6.16x51mm

La 243 se situe entre le 223 et le 308. La 243 a moins de recul que la 308, et une vitesse proche de la 223 Rem, avec un projectile deux fois plus lourd. La pénétration est supérieure à la 223 Rem et inférieure à la 308 Win. La 243 est un excellent calibre de tireur d'élite pour les forces de l'ordre jusqu'à 300 mètres. La 243 n'est pas employée par l'armée, mais elle pourrait atteinte une cible humaine à une distance efficace de 500 mètres.

6.5mm Swedish ou 6.5x55mm

 La 6.5mm Swedish est une excellente cartouche avec une exactitude et un coefficient balistique élevés. Le projectile est plus lourd que la 243 Win mais plus léger que la 308. Sa pénétration est moins bonne que la 308 Win.
Cette cartouche qui a fait la deuxième Guerre Mondiale, à trouvé son application militaire avec une portée efficace jusqu'à 700-800 mètres. En tir sur cible, elle peut atteindre les 1 000 mètres avec de bonne condition.

6.5x284 Norma ou 6.5x284mm

Ses caractéristiques balistiques sont un peu comme la 30-06 Springfield mais inférieure à la 300 Win Mag ou la 7mm Rem Mag. En application militaire, elle est utilisée pour sa très forte pénétration.

303 British ou 7.7x56mm R

Ce calibre légendaire fut utilisé pendant les deux guerres mondiales par les troupes Britanniques. Son usage, militaire comme pour les forces de l'ordre, fut limité. Cette cartouche possède une bonne énergie, mais ne pénètre pas autant que la 308 Win.

308 Win ou 7.62x51mm NATO

La 308 Win est la meilleur cartouche jamais conçue. L'excellente balistique de ce calibre a fait que cette munition est aujourd'hui utilisée par toutes les forces de l'ordre du monde.
L'armée fixe sa portée efficace maximum à 800 mètres sur cible humaine.

7.62 Rimmed ou 7.62x54mmR

Cette cartouche Russe est l'équivalent au 30-06 Springfield, offrant une bonne énergie et une bonne balistique. Les soldats russes ont donné 600 mètres comme portée efficace. En tir sur cible, les 900 mètres ne lui font pas peur.

30-06 Springfield ou 7.62x63mm

 Cette cartouche a fait la deuxième guerre mondiale mais c'est pendant le conflit du Vietnam qu'elle s'est imposée. La 30-06 Springfield se trouve entre le 308 Win et le 300 Win Mag. Elle offre une meilleure balistique que la 308 Win, et ne punit pas le tireur comme la 300 Win Mag. Pour un usage militaire, sa portée efficace peu, sans aucun problème, atteindre les 1.000 mètres.

7mm Rem Mag

La 7mm Rem Mag secoue moins que la 300 Win Mag. Tout en dépassant de très loin la .308 Win, elle reste néanmoins légèrement inférieur à la 300 Win Mag.
Sa balistique jusqu'à 600 mètres est très impressionnante. La 7mm Rem Mag atteint facilement une cible humaine à 1 000 mètres.

 

ensemble-de-balles

Comparaison d’échelle entre les .50, 338LM, 300WM et les autres

 

 

En conclusion, le tireur d'élite longue distance est gâté par les nombreux choix qui s’offrent à lui et à un degré jamais vu auparavant et peut donc obtenir le meilleur rendement possible suivant le type de mission à accomplir avec une très bonne précision à des distances étonnantes et notamment, en poussant les limites de la conception des balles et de leur balistique.

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

http://stevespages.com/page8d.htm

http://www.armeetpassion.com/sommaire1.html

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/223rem/

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/243win/

http://forum.worldoftanks.eu/index.php?/topic/65480-1711-bolt-action-rifle-of-the-week/

http://philipbeekley.com/cartridges.htm

http://www.thetruthaboutguns.com/2010/09/chris-dumm/gun-review-mosin-nagant/

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/7mm/#7mm08

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/308win/

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/competition-cartridges/

http://www.rifleshootermag.com/2011/01/04/ammunition_seven_092105/

http://www.rifleshootermag.com/2011/01/04/ammunition_cartj_082306/

http://guns.wikia.com/wiki/CheyTac_Intervention

http://bulletin.accurateshooter.com/2010/04/steyr-50-bmg-and-460-steyr-big-boomers-on-sale-in-april/

 

  

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Published by marksman.over-blog.fr - dans Le militaire et son équipement
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 17:53

 

marksman web

 

 

    

Amis lecteurs,

 

Tout comme pour l’article précédent qui a bénéficié  de l’apport de l’expertise de notre ami Max en matière de K31 et de tir à longue distance, j’ai cette fois le plaisir de vous offrir  le témoignage d’un autre ami fidèle qui commandait un groupe de TE sur le théâtre des opérations en Afghanistan dans le cadre de leur mission de pacification au sein des forces françaises. Il s’agit ici de prendre la mesure de l’importance des tireurs à longue distance qui sont en appui dans bon nombre de missions et dans lesquelles, ils jouent souvent un rôle important sinon déterminant.  Je  remercie vivement le Chef Benoit de nous avoir accordé un peu de son temps … laissons-lui la parole …

 

 

Photo TE floutee web

 

 

Suite à des tirs systématiques au passage de nos différents convois par des éléments insurgés, le commandant d’unité le plus concerné par les missions d’escorte de convois et conseillé par son chef de groupe TE (moi) décida de monter une mission de destruction par tir LD, de la menace anti personnel.

Pour cette mission, un convoi logistique réel (avec une section de combat en escorte, reconnaissance génie)  allait servir «  d’appât » et un pool composé de 1 AMX 10RC, un VAB T2013 (20mm) et de un groupe MILLAN serait en haut du col pour assurer leur mission d’appui.

 

Voici le type de matériel employé :

matos mission Benoit

  * La plupart des images de cet article sont tirées du site de la Défense française.

 

Tous ces éléments se mettaient en place à chaque convoi mais n’apportaient pas une grande protection contre les insurgés cachés dans le village  et qui restaient invisibles pour le pool APPUI et donc, extrêmement difficiles à détecter par la section de protection en déplacement même si, elle se postait face à la zone dangereuse avant le passage du convoi lui-même.

Ce qu’ils ne savaient pas ces insurgés, c’est qu’un groupe TE renforcé d’une escorte d’une quinzaine d’hommes en sécu arrière, de l’officier adjoint de la CIE et de son transmetteur allaient se mettre en position sur les hauteurs de la vallée.

 

Après maintes discutions  entre le CDG TE (moi) et le commandant d’unité, les grandes lignes de la mission étaient posées :

 

Le pool appui devrait être en place pour 8h30 afin que le convoi puisse passer le col.

 tireurdeprecisionenappui ffr2

 

 L’élément TE quant à lui  devrait s’infiltrer de nuit en passant dans la montagne,  après avoir été déposé entre 22h et  00h en profitant d’un convoi de nuit  à 3 ou 4 km de la zone concernée.

 

TE 2REI Afghanistan

 

 

Il me restait à planifier l’opération en interne avec le groupe :

Après avoir fait un déroulé rapide avec le groupe et, au vu de la distance évaluée des tirs sur carte, je décide d’utiliser les PGM H2 en calibre 50 avec les munitions perforantes explosives incendiaires pour la distance de tir (au dessus des 600 mètres) mais aussi pour créer  l’effet psychologique chez les insurgés grâce aux effets de cette munition.

 

 

PGM-hecate-2

 

 

Autonomie de 72h en piles trans/optique/eau/vivre (ration US, bien plus pratique !). Oui, Je sais, c’est une mission d’à peine 24 heures mais depuis autre une mission pourrie en RCI,  je suis devenu parano sur l’autonomie et la survie.

Avec tout ça, le pack standard : les monoculaires 12-40, les télémètres VECTOR, les anémomètres, les guillies, les postes  trans avec tous leurs périphériques et bien sûr,  l’unité feu renforcée  (entre 12 et 15 chargeurs par personne, les bandes de MINIMI, grenades à fusils AP, grenades DF, fumigènes, … .).  L’AUTONOMIE ainsi assurée a son prix : le poids avec  la plupart des charges et ce,  pare-balles compris, dépasse les 50 kg !

 

 

Vient le moment du travail cartographique pour l’itinéraire d’infiltration

 schema-operation web

 

Petit plan d’action 

 

plaine web

 

 Les falaises de la vallée sont à pic et l’utilisation des « chemins de chèvres » est obligatoire pour monter mais aussi pour observer un maximum de discrétion car les roches ont tendance à rouler sous nos pas et la nuit,  les bruits portent très loin.

 

montagne web

 

 

Le briefing de mon groupe n’est pas le plus dur à réaliser car nous travaillons ensemble depuis pas mal de temps, le plus dur est celui du groupe qui est là pour nous « escorter », car la plupart du temps,  l’infanterie ne sait pas s’infiltrer et n’a pas vraiment les habitudes de la discrétion de nuit ni, de la discrétion tout court d’ailleurs, désolés pour eux ;-) mais c’est malheureusement la vérité !

Toujours par souci de discrétion, j’ai d’ailleurs demandé au chef de groupe de garder ses hommes en arrière  quand on serait arrivé sur la position principale.

 

Nous voici arrivés l’après midi de la veille du départ du convoi :

 

Rassemblement pour un dernier déroulé sur « bac à sable » des principaux acteurs impliqués dans  la mission afin de bien contrôler si tout le monde connait bien son rôle et le déroulement de l’action.

Après cela, la préparation physique : sieste, GROS repas et les  dernières vérifications du matos, son chargement dans le vhl et, …, un très grand café 

  

Départ : 

A l’écart de toute lumière les vhl concernés nous débarquent rapidement afin de ne pas éveiller les soupçons et, le dispositif formé,  l’infiltration commence avec les différentes précautions d’usages liées à cette pratique et ponctuées de nombreuses pauses dues aux charges que nous portons mais aussi à l’observation et à « l’écoute » du terrain.

 

Arrivés à 1km de la position de tir prévue (03h00), une petite pose et l’observation des abords de la zone à l’aide de l’optique thermique avant le départ pour la mise en place du groupe TE.

 

afghanistan-la nuit

 

 

Je procède à la mise en place des 2 équipes avec une distance d’une vingtaine de mètres entre-elles puis, je procède à la mise en place du tour d’observation et de veille au sein du groupe et ce,  jusqu’au levé du jour.

 

Aux premières lueurs du jour, les 2 pièces ont pris leurs positions et je fais la répartition des secteurs d’observation et de tir.

L’observation de la zone commence et les spotters étudient leur baptême terrain avec les photos aériennes.

A 8h00, j’entends à la radio le message de départ du pool appui et le vois se mettre en place 20 minutes  plus tard au niveau du col et  je demande à mes 2 pièces d’intensifier l’observation dans leurs secteurs.

 

Au bout de quelques minutes d’observations ma 2 ème pièce remarque des mouvements à 1200m à l’intérieur du village.

Manifestement, il y a des personnels en armes (si mes souvenirs sont bons, des RPG7, RPK et AKMS.) qui se dirigent vers la route car ils ont surement été renseignés par la population étant donné que les procédures restaient les mêmes depuis pas mal de temps et que les insurgés les connaissaient parfaitement.

 

talibans-armes-afghanistan

 

 

L’élément insurgé composé de 3 personnes s’est mis en position à une centaine de mètres d’un muret  troué qui donne directement sur la route où doit passer le convoi, pendant que l’élément non armé quant à lui,  s’est mis en guet-alerte au niveau de la route afin de les renseigner sur l’arrivé du convoi.

 

Au bout de 15 à 20 minutes, l’élément de tête du convoi franchit le col et,  en 5 autres minutes,  il finit par être à 200 mètres de l’entrée du village, à ce moment là, la « sonnette » a rejoint le reste des insurgés et l’équipe qui est en place est prête à faire feu sur le convoi par sa fenêtre de tir.

 

L’autorisation de tir nous est donnée par radio par l’officier adjoint :

Depuis longtemps,  les 2 pièces avaient préparé leur tir sur leurs objectifs désignés, malheureusement ma deuxième pièce me rend compte que son angle de tir n’est plus bon et donc, seule ma première pièce était désormais en mesure de faire feu et ce, dans une fenêtre très étroite. Le coup part et je m’aperçois avec satisfaction que nous avons touché  l’objectif  en une fraction de seconde.

 

pgm-hecate2

 

 

Chez les insurgés, c’est la confusion voire même la panique parce que le coup de feu provenant d’un endroit distant de plus de 850m d’eux et qu’en plus,  le bruit du calibre 50 très lointain est impossible à localiser immédiatement, faisant retraite de façon désorganisée,  il s’en est  suivit un feu nourrit en direction de la route, où d’ailleurs  le convoi n’est  toujours pas encore arrivé.

 

Apres-le-tir

 

 

Après quelques coups de cal 50 pour raccompagner les insurgés dans « leurs chaumières » (le tir en mouvement à cette distance n’est d’ailleurs pas chose aisée), le calme est revenu dans la vallée et le convoi a poursuivit sa route.

 

PGM-hecate-2 combat

 

 

Après une trentaine de minutes, l’ordre fut donné de nous exfiltrer. Après une reptation arrière  avec le retrait du matériel, nous nous sommes repliés en  toute discrétion comme nous sommes habitués à faire mais cette fois, non sans mal puisqu’il faisait jour et que malgré mes recommandations, nous n’avions pas pu le faire de nuit. Ben oui,  même au combat on cherche souvent la facilité.

 

 

Conclusion :

 

Notre objectif a été atteint car cette mission a permis à nos convois de ne plus être harcelés dans cette zone pendant plus de trois semaines. Malheureusement, par après,  il fallu recommencer …

 

Lorsque plus tard, nous sommes revenus sur place, à notre grande surprise, nous avons découvert, gisantes çà et là,  des rations qui avaient été consommées et délaissées par le groupe qui était sensé assurer notre protection trahissant ainsi notre présence à l’occasion de notre première mission. Bien entendu, de par un tel comportement, ils nous ont mis gravement en danger pour nos missions futures.

 

Comme vous pouvez vous en rendre compte, ces missions, bien qu’utilisant très peu de moyens et de personnels, permettent, si tant est qu’elles soient régulièrement mises en place,  de créer un climat d’insécurité chez l’ENI,  tout en limitant le risque de dommage collatéraux. J’espère donc que ce témoignage vous a plu et que sa narration vous a permis de mieux comprendre, entre autres,  ce que comportent les missions des tireurs d’élite ou de tels ou tels autres snipers sur le théâtre des opérations ... hors du cinéma ou des fantasmes que l’on peut se faire sur ces combattants.

 

 

Benoît

 

 

 

 

Pour plus d’infos :

 

http://www.youtube.com/watch?v=uFRixCBmw5I&feature=related

 

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/armement-individuel-et-collectif/pgm

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:09

 

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Chers amis lecteurs,

 

C’est avec un retard certain que je reviens vers vous et vous prie d’ailleurs de bien vouloir m’en excuser mais la raison tient au fait que ma mère, gravement malade, a dû être hospitalisée et qu’elle vient de décéder ! J’ai donc vécu des moments particulièrement pénibles qui ne m’ont pas permis de sortir un article au rythme auquel je vous avais habitué. Cependant, pour reprendre l’expression consacrée, « The show must go on » … . C’est pourquoi, vu l’intérêt constant du lecteur pour ce type de fusil,  je vais vous entretenir aujourd’hui de l’utilisation du fusil d’assaut AR-15/M16 pour automatic rifle 15 (inventé par Eugene M. Stoner et adopté par les USA sous le nom de M16 dans sa forme militaire) par le marksman voire même, par le sniper pour des tirs à plus longue distance. Le nom AR-15 défini les fusils semi-automatiques reprenant la mécanique du fusil d’assaut fabriqué par Colt. Les produits dérivés fabriqués par d’autres marques sont nombreux et particulièrement appréciés par les tireurs professionnels tels que ceux des SWAT ou encore par The United States Army Marksmanship Unit,  par exemple.

 

 

au-tir

   

 

 

Quelques photos de l’AR-15 :

 

AR15 - A3 Tactical carbine - Effective range 600 m

Colt-Tactical-AR6721-copie-1

 

 

Colt SP 6920 Carbine en .223 Rem (5.56 x 45 NATO)

Colt-AR-15-copie-1

 

 

Une des raisons pour lesquelles l’AR-15 est très apprécié des tireurs, c’est que c’est une excellente base pour en faire un fusil tactique de moyenne portée ou une plateforme sniper et qu’il est modulable un peu comme la Remington 700 et qu’on trouve sur le marché une multitude d’accessoires pour le customiser.

En plus, il est précis ! Une autre caractéristique intéressante de l’engin, c’est qu’il est très facile à construire de part sa conception modulaire. Parmi ses autres qualités, il faut savoir qu’il est insensible aux éléments tels que la pluie, le froid ou la chaleur et qu’il garde son zérotage quasi indéfiniment à moins qu’il ne soit vraiment trop mal traité. Rien ne semble le tracasser beaucoup … ce n’est donc pas pour rien qu’il est resté si longtemps utilisé par l’armée des Etats-Unis d’Amérique. Enfin, si on monte un peu en puissance au point de vue de ses cartouches, avec un canon match flottant en acier inoxydable (le pas de rayure de 1:8 est idéal mais le 1:9 suffira), il peut concurrencer la .30 puisqu’il arrive à tenir les 1.000 yards. On trouvera facilement des canons de 20, 24 et 26  pouces  dans le commerce.

L'AR-15 dans des configurations de  match et de varmint est probablement le semi-automatique le plus précis du monde et, ce qui ne gâte rien, c’est que son recul (5.56 ou .223) est très modéré, ce qui vous permet de maintenir une visée stationnaire et conserver l’exactitude de votre ligne de tir et ce, même en courtes rafales.

Sur le théâtre des opérations, il est facilement transporté, maniable, fiable et il est un peu comme le prolongement de la personne qui le porte. AR-15/M16 est idéal pour le tireur d’élite ou le sniper car il lui permet de fonctionner avec son unité en remplissant un rôle d’infanterie standard comme les autres membres de l’escouade et donc, cette carabine permet tant une puissance de feu défensive que son utilisation en backup par un sniper, en cas de difficulté rencontrée sur le terrain. 

 

 

Le M4 est la dernière version de la carabine AR-15. Il reste le plus souple et le plus maniable jusqu'ici.

Colt M4 commando

 

 

 

 

Optiques pour l’AR-15 :

Plusieurs fabricants produisent des optiques pour l’AR-15. Exemple, MAJOR fabrique une optique de qualité spécifiquement pour le tir à 600 mètres. Seule précaution à prendre pour un rifle scope, prévoir des anneaux très hauts. Voir ci-dessous les deux optiques que l’on sait monter sur ce fusil :

 

 

avec-les-2-types-d-optique

 

 

 

 

L’utilisation du fusil par la Marksmanship Unit’s Squad Designated Marksman’s (SDM) :

  

La prestigieuse USAMU SQUAD forme les marksmen avec cette arme jusqu’à 300 m et les snipers à 600 m. Elle participe par ailleurs régulièrement au National Trophy Rifles Matches au Camp Perry dans l’Ohio.

Elle utilise des  Armalite National Match rifles à canon flottant en acier inoxydable monté avec rail et bipied avec une optique Advanced Combat Optical TAO1

 

 

Marksman tir300m couche

 

 

 

Une cible vue à travers l’ACOG à 400 mètres :

AR15 Marksman reticule

    

 

Les étudiants et les instructeurs se rendant à la ligne de tir 300 mètres :

 

 Marksman tir300m 

 

 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet et trouver les pièces, voir les sites suivants :

  

http://fr.hicow.com/ar-15/carabine/optiques-2301476.html

http://www.ar15.com/content/guides/assembly/lower/

http://www.ar15.com/forums/b/3_AR_15.html

http://www.ar15.com/archive/topic.html?b=2&f=209&t=195902

http://www.snipercountry.com/Articles/AR15_part1.asp

http://www.scribd.com/doc/39079097/USAMU-Service-Rifle-Marksmanship-Guide

http://www.accurateshooter.com/shooting-skills/readingwind/

http://www.youtube.com/watch?v=aBFJGDX3n2Y

http://www.youtube.com/watch?v=JDpYDKvBpG4

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Sm8SanSnzE4#!

http://www.youtube.com/watch?v=9QhbJFyO5wM

http://www.youtube.com/watch?v=3eds-h3UToE

http://www.youtube.com/watch?v=KhI6Lee1wIY

http://www.youtube.com/watch?v=7B9NkQldeu0

http://www.youtube.com/watch?v=QLxWqGwkoMc

http://www.youtube.com/watch?v=JPMT2Shj5ns

http://www.youtube.com/watch?v=qVSKkdsBXZk&feature=results_main&playnext=1&list=PL0FB65552CF03468B

http://www.youtube.com/watch?v=Mv5N1Go9aig&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=br4th5ymDgY&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=yXiPXXvLeDU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=Pr2XQN4fcr4&feature=related

 

 

 

Les vidéos :

 

 


 

 


 

 


 

 


 

 

 

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:55

 

 

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Chers amis,

Nous voilà déjà pratiquement arrivés à la fin de l’année ! Par conséquent, en ces temps de fête, j’ai pris pour option de vous offrir une série de liens relatifs au sniping ainsi que quelques vidéos plutôt que de traiter d’un article de fond. Les trois dernières devraient d’ailleurs retenir votre attention tant elles sont particulières 

Bien entendu, nous nous retrouverons pour de nouvelles aventures dès janvier 2012. Je profite d’ores et déjà de l’occasion qui m’est donnée pour vous remercier pour votre fidélité ainsi que pour vos encouragements avec une pensée dédiée à tous ceux qui m’ont envoyé leur témoignage de sympathie. Je tenterai donc de me maintenir à la hauteur de vos espérances.

Sportivement vôtre,

Serge

 

pere-noel texte web

 

 

balle-671-grains web

 

 

Bon surf sur les sites suivants :

 

Sniper Country Photo Gallery

GPS Sniper School » Gallery

Evolution du "Sniping"

sniper Training

Illustrated Manual of Sniper Skills - Google Livres

Tireurs d’élite ou Snipers

The Ultimate Sniper Book - Scénario-PaintBall (Le repaire des fougères)

fusils sniper

308sniper.com Tactical Rifles

U.S. Army M24 Sniper Weapon System

Armes et sniping  

Mike's Gun Sales and Service Home Page

Practical Tactical Belgian 6BR

Precision Rifle | "Only Accurate Rifles Are Interesting!"

Sniper Rifles Twilight 2000

Precision Rifle | "Only Accurate Rifles Are Interesting!"

British Sniper Rifles

British Snipers

World of Gun: sniper rifle

LUNETTE DE TIR

McMillan

forum sniper's hide _USA

Gallery fusils sniper

 

 

santa-claus web

 

 

 

USMC M40A5

Long Range Shooting Simulation Demo

Comment régler son snipe ?

External Ballistics Calculator

Learn More About Mil-Dots in Rifle Scopes

Accuracy International Arctic Warfare series - imfdb :. guns in movies :. movie guns :. the internet movie firearms database

balistique exterieure

Ballistic Coefficient

exterior ballistics

balistique_explications

Articles sur la balistique TB

The Reload Bench Home Page

.308 Win « Daily Bulletin

Powder Burning Rate Chart

Varmint Al's Favorite Links Page

M14 Norinco

MARKSMANSHIP GEAR - SNIPER BEAN BAGS - SNIPER KIT

Eberlestock - Gunslinger II Sniper Pack System G2M

Eberlestock Phantom Sniper Pack

Le pas de rayure des canons

!! A Snipers Match Ammunition Showcase @ The Snipers Homepage : All the Naked Facts !!

Balistique JBM - Calculations

type de réticule

JachtChasse - Les calibres

 

sniper4 web

 

 

            Les vidéos :

 

                Canadian Army in action: Snipers

                Longest Sniper Kill Ever

                Three shots with the Anzio 20mm

                Special Forces Sniper school

                    Professional snipers exercise near Moscow Russian army in action RIA Novosti news

                Russian Sniper School

                Soviet Dragunov Sniper Rifle

                Amazing Sniper Shot

                Brave or Stupid - You decide!!!!! 

                one in a million shot...

 

 

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:16

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En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous voilà déjà arrivés à la moitié du mois ! Mais que va-t-il nous sortir de neuf, notre marksman ? On imagine bien que le bougre a encore dû se creuser les méninges mais, en général, on peut lui faire confiance car il nous propose souvent quelque chose de bien pratique ou il répond à une question que beaucoup de tireurs se posent encore. Exemple, comment améliorer davantage  la précision de mon tir ?

Ben oui, quand on a du bon matos et que l’on est arrivé au top au point de vue du rechargement, que peut-on encore faire pour améliorer ses scores ? La réponse est clairement d’adapter au mieux sa munition à l’arme avec laquelle on tire en la calibrant au chambrage de sa carabine et plus singulièrement, à la prise de rayure de l’arme. C’est précisément ce que je propose d’analyser dans cet article de novembre. J’attire cependant votre attention sur le fait que cette opération n’est pas sans risque et qu’une erreur peut vous être fatale ! Par conséquent, je m’empresse de décliner toute responsabilité liée à un quelconque accident qui serait survenu à la suite d’une mauvaise utilisation de cette technique. Néanmoins, même si la prudence s’impose (maladroit ou amateur s’abstenir !), ce réglage vous apportera certainement entière satisfaction.

Dans le commerce, vous trouverez d’excellentes cartouches aux paramètres balistiques optimisés mais standardisées avec des dimensions tenant compte d’un coefficient de sécurité tel que vous pourrez les tirer dans toutes les armes de leur calibre mais en réalité, pour qu’elle soit encore plus précise, votre munition doit être conditionnée à l’arme dans laquelle elle doit être tirée. C’est ainsi que la longueur totale maximum de votre cartouche pourra être adaptée à la forme de la chambre, à la position de départ des rayures dans le canon, au free bore recherché, à la course de la culasse et à la longueur de votre chargeur. Retenez d’ores et déjà que la forme de votre ogive sera déterminante dans la mesure. Cela signifie qu’à chaque changement de type d’ogive, vous devrez reprendre la mesure exacte et réadapter la longueur de votre munition. L’usure de la chambre du canon nécessitera également de reprendre cette mesure, tous les X milliers de coups.

 

Le free bore représente la distance sur laquelle votre balle est en vol « libre » avant la prise de rayures. Monsieur Jacques Berthe a très bien illustré ce concept :

   schema-free-bore

 

 

En voici une autre illustration :

 

free-bore 

 

Le tout est de savoir déterminer quelle dimension doit avoir la cartouche lorsque celle-ci vient affleurer, être juste au contact des rayures de votre canon et par quel moyen on peut déterminer cette longueur optimale ?

Plusieurs méthodes vous permettront de déterminer cette dimension avec plus ou moins d’exactitude. Certaines d’entre-elles sont empiriques et procèdent par essais et erreurs jusqu’à l’obtention de la dimension. Je ne peux que vous renvoyer aux sites dont je vous ai donné les liens pour en prendre connaissance. Par contre, il existe un outil particulièrement adapté pour mener à bien l’opération. Il s’agit de la jauge « Stoney point » qui est commercialisée par plusieurs firmes dont, la jauge O.A.L. ou encore Hornady. Il s’agit toujours de positionner la balle par rapport au début des rayures mais le système proposé facilite grandement la procédure et est beaucoup plus précis. Le système devra être utilisé en combinaison d’un comparateur ou d’un pied à coulisse. Au niveau du prix, prévoyez 55 € pour l’achat de la jauge auxquels vous devrez ajouter 7,5 € par gabarit de calibre qui est vendu séparément (exemple, pour un .308) et ainsi de suite, pour chaque autre calibre.

La jauge va reproduire la chambre de votre carabine avec la balle qui entre en léger contact avec les rayures. Le système Hornady consiste en un tube en aluminium rouge avec une tige poussoir interne, en plastique. L’outil s’utilise avec n’importe quel calibre de balle (voir supra). Il en existe deux modèles dont un droit utilisé pour les armes à verrou ou accessibles par l’arrière et un autre qui est courbé et dédié aux armes semi-automatiques, à levier de sous-garde.

 

Voici les deux modèles avec leurs gabarits :

 

jauge-stoney-&-douilles

 

Lorsque vous utilisez l’appareil (fonctionnement visible dans les vidéos, ci-dessous), vous devez prendre des mesures à partir de 3 ou 4 balles différentes car il y aura forcément des petits écarts de mesures dont vous devrez faire la moyenne pour en obtenir la taille à retenir.

En pratique, il s’agit de glisser la balle jusqu’à ce que l’on sente une résistance (début de contact avec les rayures) en appuyant sur la tige grise tout en maintenant le corps rouge de la jauge fermement contre l’embouchure de la chambre.

 

Voici la méthode :

 

1)     Après avoir vissé le gabarit (la douille) à la jauge, inséré une balle dans le collet, introduisez-  doucement dans la chambre de la carabine;

   carabine jauge

   

2)     Glissez la tige poussoir grise doucement vers l’avant jusqu’à ce que vous sentiez une légère résistance,  puis l’arrêter ;

3)     Avec le bout du doigt, appuyez sur la tige grise, deux ou trois fois pour obtenir un bon contact de la balle,  sans entrer dans les rayures ;

4)      Bloquez cette tige avec la vis moletée et ressortez-la ;

5)      Mesurez maintenant avec la précision d’un pied à coulisse, la longueur du positionneur ;

   pied-a-coulisse jauge 

          

6)      Par souci de sécurité, comparez cette dimension avec celle qui est préconisée dans les tables des constructeurs de balles (exemple, la table Sierra) et veillez à écarter les valeurs qui s’en écartent dangereusement ;

7)      Reportez la dimension relevée en n’oubliant pas d’en ôter 0,5 mm (de 0,4 à 0,6 mm maximum) pour les armes de tir de précision et jusqu’à 1 mm pour les armes de chasse sur votre outil positionneur de balle pour réaliser le rechargement des balles à cette longueur.

 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet et trouver les pièces, voir les sites suivants :

 

 

http://tiroccitan.forumactif.com/t7295p15-mesure-aol

 

http://extreme-precision.forum-2007.com/t10146-preparation-nouvelle-douille-lapua

 

http://corsicarms.activebb.net/t2183-prise-de-rayures-et-probleme-de-surpression

 

http://tir-collection.forumactif.net/t3695-le-free-bore-par-l-image

http://lescopainsdutld.forumactif.net/t561-free-bore

http://www.tireur.org/forum/read.php?82,1255

http://www.tirmaillyforum.com/mildot/printview.php?t=15381&start=0&sid=a2d235eafc9d124a5f2d65d80542c69d

http://espfrance.kalanda.info/measuring-control-tools/headspace-gages-c-1_9_65.html?language=fr&osCsid=c3c259aaa3117d4f48e700d62460c5df

    

 

Les vidéos :

    


 

 
 
 

 
 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:46

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Comme on le dit, il vaut mieux tard que jamais ! Me voici de retour après avoir connu un mois relativement pénible pour enfin vous proposer un petit article sur un sujet qui va peut-être vous paraître un peu trivial : le zérotage » de votre rifle scope. Et pourtant, il semble bien que l’opération ne soit pas si évidente que cela même chez les tireurs confirmés. En effet, combien de fois n’ai-je pas entendu des tireurs dire qu’ils ne sont même pas dans la cible alors que la lunette était sensée avoir été montée par un pro !  Combien de cartouches perdues, gaspillées ont été tirées à cause d’un réglage approximatif ? Certains seront peut-être tentés de  me répondre qu’avec les techniques au laser ou avec un collimateur, le réglage devient enfantin et bien, je n’en suis pas persuadé. Je dispose moi-même d’un tel dispositif et je puis vous assurer que ce n’est pas la panacée.

Le collimateur, je l’utilise après avoir fait mon réglage à l’œil mais bien souvent, la première mise au point doit être, malgré tout, rectifiée au stand en fonction de la distance de tir ou de zérotage. L’objectif à atteindre, c’est quand même de pouvoir tirer la première cartouche immédiatement dans la cible. Par la suite, il ne s’agira que d’une simple mise au point en affinant à l’aide de quelques clics pour placer le réticule à l’endroit exact. Le point visé doit être le point touché ! Personnellement, j’utilise une gommette rouge (8mm de diamètre) que je place en plein centre de ma cible. Le but du jeu est de finalement savoir « péter » la gommette à 100 mètres. C’est seulement alors que j’estimerai que ma lunette est bien paramétrée.

 ajustements

 

Opérations préalables au zérotage

 

Achetez une bonne lunette. Pas forcément la célébrissime Nigthforce mais bien une lunette qui sera adaptée à la puissance de la munition utilisée. Une ZOS ferait parfaitement l’affaire car elle résiste facilement au tir au .308, par exemple. Celle-ci sera complétée utilement d’un rail 20 ou 30 MOA pour réaliser des tirs excédant les 300 mètres et ce, pour pouvoir profiter pleinement de l’amplitude de réglage de la lunette (en général, 60 MOA). Si vous n’avez pas encore installé votre lunette sur la carabine, veillez à la régler de manière à ce que le réticule soit parfaitement aligné, par exemple, le trait vertical bien parallèle à la verticalité d’un fil à plomb que vous aurez installé et fixé pour que celui-ci passe plein centre de votre cible. Personnellement, j’utilise le couvercle rouge écarlate de mon ballistol plutôt qu’une cible.

 

Bien entendu, cela présuppose que votre carabine repose sur son bipied ou encore sur une base du type benchrest de manière à ce qu’elle soit parfaitement de niveau. Vous pouvez également vous aider d’un niveau à bulle. On en trouve équipés d’une base magnétique pour quelques euros et c’est un outil qui s’avèrera très utile puisqu’avec lui, vous pourrez aussi vérifier l’horizontalité.

 

reticule & cible

 

Eviter de réaliser l’opération avec une forte exposition au vent ! Une fois, la lunette bien orientée, il vous suffit de serrer convenablement les anneaux.

 

Le zérotage proprement dit

 

Voilà votre carabine pratiquement prête pour réaliser le zérotage visuel et votre cible est à bonne distance. Oui, mais à quelle distance ?

Personnellement, je réalise l’opération de ma maison en visant le fond du jardin; distance 25 à 30 mètres. Certains vous conseilleront de le faire à une distance de 100 mètres. Bien que les petites erreurs de parallaxe entre l’optique et le canon en soient amoindries, les autres paramètres peuvent êtres trop influents et de toute façon, la visibilité est moindre qu’à 25 m.

Par ailleurs, toutes les lunettes ne permettent pas un réglage à 25 m et l’erreur de parallaxe sera plus importante. A vous de voir. En ce qui me concerne, je préfère les 25 m car ce qui m’importe, c’est d’être dans la cible au premier essai. La mise au point sur de plus longues distances se réalise dès lors plus aisément par la suite. Ceci dit, si votre mise au point est bonne à 25 m, vous serez quand même dans le carton à 100 mètres. Restera à tirer 5 ou 6 balles pour affiner les clics pour arriver à l’optimum.

 

Pour obtenir le zéro visuel, retirez la culasse de votre arme et dirigez-la vers la cible comme déjà dit supra. Regardez dans le canon par la chambre et déplacez la carabine jusqu’à ce que la cible (ou dans mon cas, le couvercle de ballistol) apparaisse en plein centre de l’alésage du canon. Puis, sans déplacer le fusil, pour ajuster le réticule de votre lunette avec le point visé par votre œil à travers le canon, regardez  à travers de la lunette et appliquez aux tourelles, le nombre de clics tant latéralement (dérive) qu’en élévation (altitude) nécessaires et ce,  jusqu’au temps où vous ramènerez le réticule sur le point visé de la cible.

 

Pour les néophytes, la tourelle supérieure est marquée « up » avec le flèche indiquant le sens de rotation. Aller dans le sens de « up » pour remonter le réticule et tourner dans le sens inverse pour le descendre. Pour ce qui concerne la dérive latérale, elle comporte un « R » (right) pour aller vers la droite et une rotation inverse pour dévier vers la gauche. Sauf que de temps en temps, c’est l’inverse ! En clair, faites un essai avant de passer aux choses sérieuses. Autre précision, beaucoup de tourelles comportent des graduations, le tracé des incréments représentant une certaine quantité de point de mouvement d’impact sur la cible. L’incrément le plus commun est le ¼ de minute d’angle. Voyez votre notice pour plus d’information.

 

réglage-tourelle-supérieure

 

Lorsque vous pensez avoir obtenu la meilleure coïncidence entre visuel canon et réticule lunette, contrôlez que votre zéro visuel n’ait pas changé et allez au stand 25 m pour faire un essai de quelques balles. Vous devriez au moins être dans la cible puis, rectifiez par essais et erreurs à coups de clics de tourelle jusqu’au temps où vous ferez mouche.

 

tireur-couché

 

 

cible

 

Si vous savez comment fonctionne votre rifle scope, ça devrait vous prendre très peu de temps et de cartouches.  Autre petit conseil, faites vos essais avec les mêmes cartouches et sans laisser trop chauffer votre canon car les résultats pourraient vite devenir trop disparates.

 

Reste à placer votre cible, par exemple, à 100 mètres et de rectifier le réglage pour cette distance. Vous serez toujours bien dans la cible avec une dérive latérale identique (à moins qu’il n’y ait du vent) mais il faudra modifier l’altitude. Idem pour d’autres distances.

 

lunette

 

L’idéal est de zéroter sa lunette à 100 mètres ou à 100 yards (91,4 m) car c’est plus facile par la suite lorsque vous passerez à des distances qui sont des multiples de 100. Il existe des tables et des logiciels qui vous permettront de connaître le nombre de clics à appliquer pour garder un tir précis en fonction de la distance. Il y a des programmes informatiques capables de vous dire combien votre balle devrait tomber à une distance donnée. Vous trouverez même des simulateurs qui reproduiront les impacts de vos balles futures sur un écran. Je ne peux que vous renvoyer à un de mes articles précédents pour y accéder, cliquez Ici.

 

Une fois votre lunette réglée convenablement par exemple, pour 100 m, vous devrez « zéroter » vos tourelles de façon à garder en toute circonstance le « zérotage ». Il suffit pour cela de dévisser avec un tournevis plat les vis qui fixent les deux tourelles graduées de la lunette, extraire les capuchons gradués et puis, les renfoncer de manière à faire coïncider la barre d’index gravée avec le zéro de la lunette. Resserrez les vis. A l’avenir, vous pourrez mettre autant de clics à vos tourelles que vous le souhaitez et régler celles-ci pour des distances différentes et puis, revenir rapidement à votre zérotage de base étalonné à 100 m.

 

Voilà, vous êtes maintenant en mesure de placer vos projectiles dans une cible à distance donnée mais finalement, ce qui est important si on veut être un tireur accompli, c’est de pouvoir le faire pour n’importe quelle distance. C’est pourquoi il vous faut maintenant étudier la balistique du projectile qui sort de la bouche de votre canon et c’est souvent là que se les chosent se compliquent 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

http://ezinearticles.com/?How-To-Zero-A-Rifle-Scope&id=415018

http://www.wikihow.com/Use-a-Rifle-Scope

http://www.abousainc.com/SightIn.htm

  

Les vidéos :


 

 

 

 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:39

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Un été nous « offrant » une météo à ne mettre que les inconditionnels de la rando dehors, un stand de tir où il faut se mettre en apnée pour pouvoir aller accrocher ses cibles, une buvette fermée et ajoutez à cela une sciatique qui ne vous lâche pas, oui, je sais c’est certes affreux mais ça reste forcément une bonne occasion d’utiliser son fidèle écran pour en apprendre un peu plus sur des sujets relatifs à notre passion.

Je m’accroche donc tant bien que mal à mon  clavier pour vous proposer un article relatif aux paramètres de la balistique extérieure.  Celui-ci n’a certainement pas la prétention de tenir lieu de cours de balistique mais bien de vous informer sur les notions minimales à posséder lorsque l’on veut s’essayer au tir de précision. Mes informations sont tirées d’un document disponible sur le site Web de HORUS-VISION (Système de tir associé à la lunette de visée) ainsi que de « The Ultimate Sniper An Advanced Training Manual for Military and Police Snipers » tout droit sorti d’un PDF qui hantait la clé USB de mon vieil ami Serge. Qu’il en soit encore remercié ! Je suis persuadé que certains des exemples et tableaux présentés vous seront précieux. Car, c’est à dessein que j’ai choisi les exemples qui illustrent cet article pour le calibre .308 Win que nous utilisons tous ou presque ;-)

 

Ainsi donc, les facteurs principaux influençant  la trajectoire d’une balle, en temps réel,  sont :

  

  • L’effet de la température de la munition sur la vitesse à la bouche du canon ;
  • Les effets du coefficient balistique sur le vol de la balle ;
  • Les effets du tir vers le haut ou en descendant ;
  • L’effet de la rotation de notre planète bleue sur le vol de la balle ;
  • L’effet du vent sur le vol de la balle ;
  • L’effet de la dérive sur le vol de la balle ;
  • Les éléments de la dispersion ;
  • L’effet de la pression barométrique sur le vol de la balle ;
  • L’effet de la température de l’air sur le vol de la balle ;
  • L’effet de l’humidité relative (rhésus) sur le vol de la balle.

 

  1 ) L’effet de la température de la munition sur la vitesse à la bouche du canon

Comme chacun le sait, la vitesse initiale d'une balle est un facteur d'importance fondamentale qui  détermine sa trajectoire. Par conséquent, il est nécessaire pour le tireur de connaître la vitesse de la balle afin de savoir ou viser et comment ajuster son tir. La meilleure évaluation de la vitesse est obtenue en effectuant des mesures minutieuses avec les munitions destinées à l’arme et de préférence, approximativement, à la température habituelle d’utilisation de ces munitions mais il existe des tables qui en sont en général mises à dispositions des tireurs par les firmes qui fabriquent les balles ou les ogives. En fait, il y a deux types de facteurs, aléatoires et systématiques, qui déterminent la vitesse de la balle pour n’importe quel tir. Un certain nombre de facteurs aléatoires inévitables, d’un tir à l’autre (entre tirs), entraînent une variation de la vitesse initiale et affectent le mouvement propre du projectile de manière imprévisible. Le tireur réduira donc au minimum cette variation aléatoire par le choix des munitions qui auront démontré leur régularité et leur groupement au cours des mesures rigoureuses de vitesse. D’où, la nécessité de l’obtention de la stabilité du rechargement. Tous les tireurs avisés le savent.

2) Les effets du coefficient balistique sur le vol de la balle

Le coefficient balistique d'une balle est la mesure de sa capacité à se déplacer dans l'air avec une résistance minimale. Cette résistance s'appelle la traînée aérodynamique, et son effet le plus significatif est de réduire la vitesse de la balle et d’augmenter de ce fait son temps de vol. Une augmentation du temps de vol augmente la chute verticale de la balle par rapport à sa ligne originale de départ, et donc elle augmente également la correction verticale ou l'ajustement exigé pour atteindre des cibles à différentes distances.      Un autre résultat important de la traînée aérodynamique est qu'elle rend la balle susceptible de débattement au vent, qui est un changement horizontal de la direction dans la trajectoire de la balle, provoqué par le vent soufflant par le travers de la ligne de visée. Contrairement à ce que beaucoup de gens supposent, l'effet du vent de travers sur le chemin de la balle ne dépend pas principalement du temps de vol de la balle, mais de la durée pendant laquelle la balle est retardée dans sa trajectoire vers la cible par la traînée aérodynamique. N'importe quelle augmentation du coefficient balistique de la balle tend à réduire ce temps de retard, et il peut en être ainsi quoique le gain en coefficient balistique soit réalisé aux dépens d'une vitesse inférieure et d'un plus long temps de vol.

 L'exemple suivant illustrera ce point.

 Considérons d'abord une charge de calibre .308 qui se compose d'une balle de 150 grains ayant un coefficient balistique de C1=.400, avec une vitesse initiale de 2850 fps (868 m/S). Nous pouvons calculer que son temps de vol à 700 yards (640 m), par exemple, est environ 1,027 secondes, et que son débattement au vent dans un vent latéral de 10-mph(16 km/h ) serait environ 51 pouces (1.29 m.)

Comparons maintenant cette charge de calibre.308 à la précédente en utilisant une balle de 180 grains de forme semblable, qui aurait un coefficient balistique d’environ C1=.480. La vitesse initiale possible avec la balle plus lourde et une pression de chambre comparable serait seulement environ 2600 fps (792 m/S) et le temps du vol à 700 yards (640 m) serait grimpé jusqu'à 1,070 secondes. Néanmoins, le débattement au vent serait réduit réellement d’environ dix pour cent, de 51 pouces (1.29 m) à 46 pouces (1,16 m) à 700 yards (640 m), ceci étant dû au coefficient balistique plus élevé de la balle de 180-grains.

Les coefficients balistiques des balles sportives commerciales sont presque invariablement basés sur la comparaison avec " le projectile G1 standard " de référence qui a un diamètre et un poids indiqués, et une forme particulière. Un coefficient balistique basé sur la forme du projectile G1 est correctement identifié en tant que " C1 " pour le distinguer d'autres coefficients balistiques possibles tels que " C5 ", " C6", " C7", … 

La plupart des fabricants des balles sportives commerciales de fusil fourniront les valeurs (C1) des coefficients balistiques de leurs balles sur demande, et plusieurs fabricants incluent cette information dans les manuels de rechargement qu'ils éditent. A titre d’exemple, SIERRA, liste plusieurs coefficients balistiques C1 différents pour chaque balle, chaque coefficient balistique étant prévu pour s'appliquer à des plages différentes de vitesse.

3) Les effets du tir vers le haut ou en descendant 

La chute verticale d'une balle au-dessous de sa ligne du départ est pratiquement identique si la cible est en dénivelée positive ou négative (ascendante, ou descendante) ou au même niveau que l’arme. Cela n'implique pas, cependant, que l'ajustement de visée ou la correction exigée pour atteindre une cible à n'importe quelle distance soient inchangés par la pente de la ligne arme-cible. La raison de cette contradiction apparente est que les effets d'une correction ou d'un ajustement d'altitude de la visée sont dans un plan perpendiculaire à la ligne de visée, qui, dans le cas d’un tir avec dénivelée (ascendant ou d’un tir incliné), ne sont pas identiques à ceux effectués dans le plan vertical dans lequel la chute de la balle est mesurée. La raison pour laquelle nous devons tenir compte de la pente de la ligne de arme-cible est illustrée dans les exemples suivants.

 Supposons que nous tirions une balle de 180-grains de calibre 30 ayant un coefficient balistique de C1=.450 et une vitesse de sortie de 2600 fps (792 m/S), dans les conditions atmosphériques standards du niveau de la mer et nous avons réglé l’arme à 200 yards (182 m). Supposons maintenant que nous souhaitions tirer dans le noir d’une grande cible verticale à 700 yards (640 m) située au même niveau que l’arme. Nous pouvons calculer que, si nous devions tirer avec les réglages de tir prévus pour 200 yards(182 m), la balle se positionnerait environ 147 pouces (3,73 m) plus bas que le point visé sur la cible verticale. Par conséquent, pour tirer dans le noir nous devons (1) déplacer la cible de 147 pouces (3,73 m) vers le haut ou (2) procéder à une correction d’environ 21 MoA (147/7).

 Supposons maintenant que toutes les conditions soient identiques à celles décrites ci-dessus sauf que la grande cible verticale est sur un terrain plus élevé faisant un angle ascendant de 30 degrés. Puisque la chute verticale de la balle est identique, la balle atteindra la cible verticale à un point situé à 147 pouces (3,73 m) au-dessous du noir si nous tirons avec le réglage d’origine. Cependant, comme nous regardons la cible vers le haut suivant un angle de 30-degrés, la ligne verticale entre l’impact et le centre de la cible semblera être moins important que 147 pouces en raison de l'angle sous lequel nous avons visé (je vous invite également à relire mon article précédent sur le sujet).

 Nous pouvons calculer par la trigonométrie qu'une ligne verticale de 147 (3,73 m) pouces de long semblerait mesurer seulement environ 127 pouces (3,25 m) (147*cos 30o) lorsqu’elle est vue d'un endroit situé à 30 degrés plus bas. Par conséquent, nous pourrions être dans le noir de la cible(1) en visant 127 pouces plus haut ou (2) par une correction d’élévation d’environ 18 moa (127/7)) de notre visée.  Par un raisonnement identique, nous pouvons voir qu'une ligne verticale de 147-pouces (3,73 m) semblerait mesurer environ 127 pouces (3,25 m) de long une fois vue à 30 degrés au-dessus de la cible aussi bien qu’à 30 degrés en-dessous, et donc la même d’élévation doit être faite dans l'un ou l'autre cas.

 

  compensation-suivant-inclinaison-de-tir

Tableau sniper pour les paramètres d'inclinaison en fonction de la distance à la cible pour du .308 win en 168 grains

 

 

4 ) L’effet de la rotation de notre planète bleue sur le vol de la balle 

Souvenez-vous de votre cours de mécanique rationnelle : l'effet de Coriolis sur la trajectoire d'un projectile est une conséquence de la rotation de la terre et du fait que la surface de la terre soit courbée plutôt que plate. L'importance et la direction de l'effet de Coriolis dépendent de la situation de l’arme (sa latitude) et de la direction horizontale (azimut) selon laquelle l’arme est orientée. L'effet de Coriolis est si petit par rapport à d'autres effets sur le chemin du projectile qu'on ne le prend pas en compte d'habitude excepté dans le cas de tirs d'artillerie à longue portée. Il sera donc considéré comme négligeable.

 

5) L’effet du vent sur le vol de la balle 

 L'effet le plus important du vent sur le vol de la balle est de changer sa direction horizontale.  Pour engager des cibles à grande distance, le tireur doit apprendre à estimer les paramètres de la vitesse de vent. La vitesse et la direction du vent peuvent être mesurées par les instruments appropriés, ou être estimées par les observateurs expérimentés à partir des signes tels que le mouvement des feuilles et de l'herbe. Les drapeaux de vent et d'autres indicateurs sont placés à différentes distances pendant la durée de certaines compétitions pour faciliter l’estimation des effets du vent.

 Le débattement (angle dans le plan horizontal ) dû au vent dépend de son orientation. Un vent de10-mph soufflant de 3 heures ou de 9 heures a une résultante de 10 mph (16 km/h). Les vents 10 mph de 2, 4, 8 ou 10 heures ont une résultante d'environ 8,7 mph (14 km/h), alors que les vents de 1, 5, 7 ou 11 heures ont une résultante de 5,0 mph (8 km/h) Les vents soufflant de 6 ou 12 heures n'ont aucune influence.

La vitesse et la direction de vent ne sont pratiquement jamais uniformes tout au long de la trajectoire (distance de l’arme à la cible), et ainsi le tireur en estimant l’influence du vent doit décider de concentrer son attention sur le vent près de l’arme ou sur le vent le plus proche la cible. La réponse est que les conditions de vent près de l’arme ont un effet beaucoup plus grand que les conditions près de la cible. Deux exemples hypothétiques illustreront ce point. Pour les deux exemples, supposons que nous tirions une balle de calibre 30 de 150-grains ayant un coefficient balistique de C1=.400 et une vitesse de bouche de 2800 fps (853 m/S), vers une cible à 500 yards (457 m).

Pour le premier exemple, supposons qu'un vent 10-mph parfaitement uniforme souffle de 9 heures à travers les 100 premiers yards (91,4 m), et qu'il n'y ait aucun vent entre 100 yards (91,4mètres) et 500 yards (457m). Considérons maintenant la situation quand la balle a atteint 100 yards (91,4m). Nous voyons que le débattement du vent est d’environ 0,8 pouces (2.03cm), ce qui signifie que la balle est maintenant 0,8 pouces (2.03 cm) à droite de la ligne de visée, mais également que sa trajectoire est déviée vers la droite sous un angle de 1,6 MoA environ. Sans subir davantage l'influence du vent pendant la distance restante de 400-yards, la trajectoire dans le plan horizontal sera droite, mais l'angle horizontal de 1,6 MoA acquis à 100 yards la portera à 6,4 pouces (16.2 cm) plus à droite de la ligne de visée, pour un effet total de débattement du vent de 7,2 pouces (18 cm) à 500 yards.

Pour le deuxième exemple, supposons que les conditions de vent de l’arme jusqu’à 400 yards sont parfaitement calmes, mais qu’un vent de 10-mph (16 km/h) souffle en rafales à 9 heures de 400 à 500 yards. La direction horizontale de la balle demeure orientée sur la cible dans la zone calme jusqu’à 400 yards, où sa vitesse restante est 1959fps (597m/S) environ, quand elle rencontre soudainement le vent latéral à 10-mph (16 km/h). Le vol de la balle entre 400 et 500 yards sera identique à celui d'une balle tirée de la même façon vers une cible situé à 100 yards avec une vitesse de bouche 1959fps (597m/S), pour laquelle nous constatons que le débattement de vent serait environ 1,3 pouces (3.3 cm). Vous pouvez faire des simulations par le biais de mon article sur les logiciels de simulation.

 

Tableau comparatif de 3 calibres dans un vent de 10 MPH et en fonction de la distance de tir 

10MPH-wind-drift-comparaison

  

 Tableau des compensations pour une inclinaison de 45° en MOA et pour une lunette à 1/4 MOA pour du .308 en 168 gr

 compensation-MOA-pour-45°

 

6) L’effet de la dérive sur le vol de la balle 

La dérive est un des phénomènes qui contribuent à la déviation horizontale d'une balle (stabilisée par sa rotation) dans le plan vertical de sa ligne du départ.  La dérive est une conséquence fortuite du mouvement gyroscopique, qui elle-même est essentielle pour l'exécution satisfaisante de la trajectoire du projectile (balle stabilisée par sa rotation) .Ce sont les contraintes exercées par l’air qui forcent l'axe d'un projectile à changer constamment sa direction pendant que la trajectoire s’oriente vers le bas, de sorte que le projectile pointe vers l'avant avec son axe presque parallèle à la direction dans laquelle il se déplace. Le calcul de la dérive est relativement compliqué et puisque la contribution entière de la dérive à la déviation horizontale de la trajectoire est relativement petite, nous considèrerons ce paramètre comme négligeable.

 

7) Les éléments de la dispersion 

Dans la description de la répartition des impacts sur une cible,  la dispersion (l’inverse du groupement) se rapporte à la dispersion des projectiles autour du centre du point visé. Une petite dispersion est synonyme de ce qui s'appelle généralement la bonne précision et une grande dispersion est synonyme de ce qui s'appelle généralement précision faible.  Les causes de la dispersion sont parfois divisées en deux classes. La première, qui peut s'appeler l'erreur de visée se rapporte à des erreurs dans la direction dans laquelle l’arme était alignée lors du départ du coup . La seconde, qui peut s'appeler la dispersion balistique, se rapporte à des déviations de la balle de son chemin prévu vers la cible après qu'elle ait quitté l’arme.

La dispersion balistique dépend principalement de la qualité du fusil et des munitions. Si le tireur peut faire des groupements d’une manière satisfaisante avec de petits projectiles aux distances courtes telles que 100 yards ou 100 mètres, cela tient à la qualité du fusil et aux propriétés qui déterminent la qualité des munitions. Les performances du système arme/munitions ne peuvent pas être transposées aux longues distances à partir des groupements obtenus aux courtes distances, parce que la dispersion verticale aux longues distances dépend très fortement de la variation de la vitesse initiale entre chaque tir, tandis que l'exactitude à courte portée est souvent tout à fait peu sensible à ces variations de vitesse. Considérant que la dispersion balistique dépend de la qualité du fusil et des munitions, l'erreur de visée dépend de la compétence du tireur et des possibilités du système optique.

Les informations sur les conditions d’environnement doivent être fournies par le tireur ou par son observateur. Les divers éléments de cette information sont plus ou moins importants, selon / en fonction de la distance de la cible et de l'importance relative de l'effet de chaque élément de la trajectoire. La vitesse initiale, le coefficient balistique, la distance, les conditions de vent et la vitesse de la cible (dans le cas d'une cible mobile) ont des effets relativement grands tout au long de la trajectoire depuis l’arme jusqu’à la cible et doivent donc être connus le plus exactement. On doit reconnaître que ni l'erreur de visée ni la dispersion balistique ne peuvent jamais être réduites à zéro, et donc si une cible est atteinte par le projectile ceci est une question de probabilités, selon la taille de la cible, la compétence du tireur et l’exactitude des informations.

 

8) L’effet de la pression barométrique sur le vol de la balle 

La pression barométrique affecte les performances d'une balle parce qu'elle affecte la densité de l'air dans lequel la balle doit voyager. La pression barométrique dépend principalement de l'altitude, et à un degré beaucoup moindre des variations dans l'atmosphère qui produisent les hautes et les basses pressions barométriques que nous entendons dans les prévisions météorologiques. Une fois de plus, je ne peux que vous renvoyer à mon article sur les logiciels de simulation.

 

9) L’effet de la température de l’air sur le vol de la balle 

La température de l'air affecte la traînée aérodynamique (" résistance de l'air ") produite par la balle dans son vol.. Il y a deux raisons à ceci. La première et plus importante raison est que l'air froid est plus dense que l’air chaud. La deuxième raison est que la vitesse du son est inférieure en air froid à la vitesse du son en air chaud.

La première raison est plus facilement comprise. La plupart des personnes savent probablement que presque toutes les substances se contractent et deviennent plus denses lorsqu’elles sont refroidies, et donc que l'air froid est plus dense qu'un air plus chaud. Plus le milieu dans lequel un corps passe est dense, plus l'énergie dépensée par le corps pendant sa traversée est importante et plus la vitesse chute. La deuxième raison n'est pas intuitivement évidente, mais c'est un fait que l'air froid offre une plus grande résistance au passage d'une balle - particulièrement une balle supersonique - parce que la vitesse du son est inférieure en air froid à celle d’un air plus chaud. Une complète explication de ce phénomène serait trop conséquente pour être incluse ici, mais c'est un fait que la force de la traînée aérodynamique sur un corps rapide dépend du prétendu " rapport de Mach " qui est le rapport de la vitesse du corps mobile à la vitesse du son. Puisque la vitesse du son est

inférieure en air froid, le « rapport de Mach » pour une balle à n'importe quelle vitesse particulière est également plus haut en air froid, et la force de la traînée aérodynamique est donc plus grande.

 

10) L’effet de l’humidité relative (rhésus) sur le vol de la balle

 L'humidité relative affecte les performances d’une balle parce qu'elle affecte la densité de l'air dans lequel la balle vole. Contrairement à ce que beaucoup de gens supposent, l’air humide est moins dense que l'air sec dans les mêmes conditions de température et de pression barométrique, parce que le poids moléculaire de l'eau est moins grand que les poids moléculaires des principaux gaz (azote et oxygène) qui composent notre atmosphère. L'effet de l'humidité sur les performances des balles est petit par rapport à d'autres facteurs influents .L'humidité relative a un plus grand effet sur la densité d'air à température élevée qu'à basse température, mais même à 90° F(32°C), la différence de densité entre l'air complètement sec et l'air complètement saturé est seulement de 0,1%. Pour une balle type de 150-grains en calibre 30 ayant un coefficient balistique de C1=.400 et une vitesse de bouche de 2800 fps (853 m/S), la différence de vitesse à 1000 yards (914 mètres) est environ 14 fps (4,2 m/S), et la différence dans la chute de la balle est environ six pouces (15 cm).

 

 

  Abaque des snipers reprenant les paramètres du vent, d'inclinaison et clics de lunette à mettre pour la correction du tir

  moving-target-leads-308

  

 

 

Exemple de tableau issu d'un logiciel de simulation de tir tenant compte des paramètres propres à la situation du terrain 

  

balistique-scenar-167gr-en-308

 

 

Pour aller plus loin, voir les sites suivants :

 

http://www.larmurier.net/Balistique.htm

http://extreme-precision.forum-2007.com/t6523-tables-balistiques-et-leurs-termes

http://gilbert.gastebois.pagesperso-orange.fr/java/balistique/balistique.htm

http://fr.gun-shots.net/ballistics-chart.shtml

http://acispara.free.fr/COURS/CHOIX%20CARABINE.pdf

 

Les vidéos :

 

http://www.dailymotion.com/video/xhzcq4_superscience-la-balistique-part-1_tech

http://www.dailymotion.com/video/xhzxoo_superscience-la-balistique-part-2_tech

http://www.dailymotion.com/video/xhzy9d_superscience-la-balistique-part-3_tech

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 16:09

marksman web

 

Amis lecteurs, sous l’impulsion de mon ami Richard qui participe activement à fournir ce blog en infos intéressantes, voici un petit complément à l’article paru tout dernièrement et relatif aux positions de tir. Il s’agit de vous apporter quelques précisions sur la position en tir couché (The Prone Position). Une de mes sources d’information provient du site de la défense nationale canadienne. Par ailleurs, comme vous en avez désormais l’habitude et  si vous avez envie d’approfondir le sujet,  vous trouverez en fin d’article, une série de liens et/ou vidéos que vous pourrez consulter utilement. Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures 

 

sniper couche2 

Introduction

Pour avoir une position couchée efficace, il faut d’abord rechercher une position stable et uniforme. Obtenir une bonne position couchée est un des plus importants principes de base du tir de précision. Une bonne position couchée permet de conserver le confort et la stabilité lors du tir. Une bonne position  peut garantir une excellente performance et, une mauvaise position peut avoir des effets néfastes sur les résultats.

Une bonne méthode pour apprendre à maîtriser les principes de tir est de pratiquer à l’aide d’un support comme un sac de sable, un trépied ou une pile de livres. Cette méthode permet au tireur de comprendre et de perfectionner les principes de tir, comme la visée, la respiration et le contrôle de la détente, sans avoir à se préoccuper du mouvement de la carabine. Une fois que le tireur maîtrise bien ces habiletés, le support peut être retiré et remplacé par la bretelle.

 

Les étapes suivantes devraient être suivies pour obtenir la meilleure position possible :

PositionCouchee3

 

a. adoptez la position couchée, à gauche de la carabine ;

b. placez le coude gauche sur le sol ;

c. prenez la carabine ;

d. appuyez la carabine sur le support ;

e. trouvez une position confortable, tout en gardant la carabine appuyée sur le support ;

f. placez la plaque de couche dans votre épaule ;

g. placez la joue droite sur la crosse (l’inverse pour les gauchers);

h. placez votre coude droit sur le sol ;

i. ajustez la hauteur du support ;  

j. ajustez la crosse, selon la longueur appropriée.

 

Comment obtenir une position optimale ?

 

L'objectif d'une bonne position est d'obtenir une plate-forme stable et uniforme permettant une visée et une prise de la carabine avec peu de mouvements et peu de tension musculaire.

La position doit être :

a. naturelle ;

b. sans tension ;

c. confortable ;

d. stable de façon à ce que le poids du corps soit équitablement réparti ;

e. une position qui doit rester constante, tout au long du tir.

 

Quelles sont les caractéristiques d’une bonne position ?

Les caractéristiques d'une bonne position sont les suivantes :

a. le corps devrait former un angle de 5-20º avec la ligne de visée ;

 

 

PositionCouchee2

 

b. le corps ne devrait pas être tordu et la colonne vertébrale devrait être droite ;

c. la jambe gauche devrait être parallèle avec la colonne vertébrale ;

d. le bout du pied droit devrait être tourné de manière à pointer vers la droite ; le pied gauche devrait être placé de manière à rendre le tireur le plus confortable possible ;

e. le genou droit devrait être remonté, afin que la cuisse forme un angle de 45º avec la jambe gauche. Il devrait être relevé, afin d’offrir une meilleure stabilité. Le fait de relever le genou permet de libérer le diaphragme d’une partie du poids du corps (comme le corps se trouve à être légèrement tourné sur son côté gauche), facilitant ainsi la respiration. Comme la poitrine est soulevée du sol, les mouvements du corps causés par la respiration sont minimisés ;

 

firing05 fs

 

f. le coude gauche devrait être légèrement positionné du côté gauche de la carabine. Il ne devrait pas être positionné directement dessous, car la stabilité de la position pourrait être affectée. Pour demeurer constant tout au long du tir, le coude gauche ne devrait jamais bouger, même lors du pompage de la carabine ;

g. selon les règlements des compétitions de tir de précision, le bras gauche devrait former un angle d’au moins 30º avec le sol ;

 

PositionCouchee1

 

h. la main gauche devrait être fermement appuyée sur le battant de bretelle, tout en étant insérée sous la bretelle. La carabine devrait reposer dans la paume de la main. Les doigts de la main gauche devraient être appuyés sous le fût sans toutefois l'agripper ;

i. une fois que la position est établie, la main droite devrait venir saisir la poignée de crosse, avec une pression constante. En aucun temps, la main droite ne devrait supporter le poids de la carabine. Si vous devez appliquer une pression quelconque afin de constamment maintenir la carabine en place, un ou plusieurs aspects de votre position devront changer ;

j. le pouce droit devrait être placé directement derrière la mire arrière ou autour de la poignée de la crosse ;

k. la position du coude droit est déterminée une fois que toutes les autres parties du corps sont positionnées. Une fois que la main droite est positionnée sur la poignée de la crosse, placez le coude droit sur le sol de façon naturelle, selon votre confort. Toutefois, le coude droit ne devrait être ni trop près, ni trop loin de la carabine. De plus, il devrait seulement avoir à supporter que très peu de pression ;

l. les épaules devraient être droites et elles devraient former des angles droits avec la colonne vertébrale ;

 

49

 

m. la plaque de couche est fermement maintenue en place dans le creux de l’épaule. Afin de s'assurer que la plaque de couche est toujours située au même endroit dans l'épaule, le tireur devrait la prendre avec son pouce droit, ainsi qu’avec son majeur et la replacer toujours au même endroit pour chaque coup. Quant au coude droit, il va naturellement se placer au même endroit, à chaque coup ; et,

n. la tête doit reposer confortablement sur la crosse, en demeurant droite. Il devrait y avoir une distance minimale d’environ 5 cm entre l’oeil droit et la mire arrière. Cette distance devrait être constante tout le long du tir. Lorsque vous placez votre joue sur la crosse, vous devriez voir directement à travers les mires. Si ce n’est pas le cas, un ou plusieurs aspects de votre position devront être changés.

 

Voici la position d’un tireur gaucher :

 

gi couche 

Voici une autre « prone position » pour davantage de stabilité :

 Prone-Sling 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

http://www.globalsecurity.org/military/library/policy/army/fm/3-22-9/c07.htm

http://www.globalsecurity.org/military/library/policy/army/fm/3-22-68/c04.htm

http://www.smallborerifle.co.uk/Prone1.php

http://www.smallborerifle.co.uk/Prone2.php

http://www.smallborerifle.co.uk/Prone3.php

http://www.hunter-ed.com/mt/course/ch6_shooting_positions.htm

http://www.hunter-ed.com/sc/course/ch3_shooting_positions.htm

 

Les vidéos :


 

 

 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 15:06

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Fraîchement rentré de vacances au soleil et sclérosé par notre météo belge habituelle, c’est un peu cafardeux à l’idée de reprendre le travail et de vivre les vicissitudes et autres avatars que me réserve la rentrée que je me remets au clavier pour vous proposer un article relatif au réticule Mil-Dot équipant certaines de nos lunettes de tir.

  Le réticule Mil-Dot

  

mildot-dans-lunette

 

Prérequis :

Si vous ne connaissez pas la signification de la MOA ou de la minute d’angle, cliquez ici. Il est tout aussi important de savoir faire une distinction claire entre minutes d'angle et Mils. A Mil, or milliradian is equal to about 3.44 MOA. Un Mil, ou un milliradian est égal à environ 3,44 MOA. La plupart des réticules sont marqués en utilisant des milliradians Mil-points. Il est également important de savoir que les lunettes européennes à réticules Mil-Dot sont exacts pour l'estimation de la gamme à tout niveau de zoom.  Pour les réticules des  lunettes américaines, l'estimation de la taille de Mil-Dot est précise seulement à un niveau de zoom donné (souvent à 10 x). Consultez donc le manuel accompagnant l’engin pour déterminer le niveau de zoom pour lequel votre réticule Mil-Dot est conçu. Ajoutons que les réticules Mil-Dot sont, en général, différents d’un type de lunette à l’autre et d’une marque à l’autre et qu’il conviendra donc de lire attentivement la notice accompagnant ladite lunette pour avoir les paramètres à appliquer.

 

Voici à titre d’exemples, quelques liens pointant sur ces notices :

http://www.eurooptic.com/scopes.aspx

http://uvson308.free.fr/5-25.htm

http://www.scribd.com/doc/51987096/Night-Force-Reticle-Manual

http://nightforceoptics.com/RETICLES_OVERVIEW/RETICLES_DETAIL/reticles_detail.html

http://usarmorment.com/pdf/mildotret.pdf

 http://www.burrisoptics.com/pdf/BALLMIL.pdf 

http://www.bushnell.com/manuals/riflescopes/Elite_Mil_Dot_Reticle.pdf

 

Bien entendu, et à l’instar de ce que dit un commentaire que j’ai pu lire à propos de ma page concernant les drag-bags sur un forum de tireurs que je remercie, par ailleurs, pour l’intérêt de ses membres pour mon blog, rares seront ceux d’entre nous qui utiliseront réellement un jour ce moyen d’estimation des distances. Néanmoins, un peu comme pour les fricadelles, comme tout le monde l’aime sans savoir ce qu’il y a dedans et que je trouvais le web un peu pauvre pour nous en donner des explications en français,  je vais tenter de vous présenter ce système et vous expliquer à quoi il sert.

 

En préalable, souvenez-vous qu’une balle, sous l’effet de la gravité et de sa perte de vitesse,  chute à un moment donné,  sur une bonne portion de la longueur de sa trajectoire et que si vous voulez lui maintenir sa précision, il va falloir corriger et s’adapter à cette déviation, des corrections (réglages) doivent être effectuées sur la lunette pour pouvoir faire mouche.

Par ailleurs, utiliser le réticule Mil-Dot de la lunette qui équipe leur carabine est une méthode permettant aux snipers et autres tireurs d’élite, lorsqu’ils n’ont pas d’autres instruments de mesure tel qu’un télémètre à leur disposition ou qu’ils n’ont rien d'autre de plus précis sous la main,  d’avoir une approximation de la distance qui les sépare de leur cible en visuel. Il s’agit donc d’une application des militaires voire, des chasseurs mais en aucun cas, d’une technique utile pour les tireurs sportifs pour lesquels une approximation ne servira à rien pour marquer des points au stand. Parce que d’une part, l’estimation est trop grossière que pour arriver à un score en une mise au point rapide et que d’autre part, en principe, ces derniers connaissent la distance à la cible, avec précision.

 

En fin de compte, le principe est simple : la première étape est de mesurer avec précision la taille d'une cible avec les dots (points) du réticule de la lunette. Once a target of known size is measured in Mils in the scope, a simple calculation is used to estimate range to the target and compensate for bullet drop. Une fois la taille de la cible connue et qui est mesurée en Mils, un simple calcul permet d'estimer la distance à la cible et de compenser la chute de la balle en nombre de clics à mettre à la tourelle de la lunette pour y arriver et ce, jusqu'à ce que la cible puisse être centrée sur le réticule.

mildot intro

Evaluer la hauteur du target à l’aide du réticule.

 

 

croix-du-mildot

 

mildot-&-hauteur-des-sujets

 

 

La formule à appliquer pour calculer la distance à la cible est :


(la taille de la cible exprimée en mètres) x 1000
--------------------------------------------------------------- = distance en mètres
(nombre de mils mesurés sur la cible)

 

Exemple, une cible qui mesure 1,50 m, et qui est estimée par le tireur à 2 millièmes dans son réticule se trouve, en principe, à 750 mètres de lui.

Par exemple, un sniper de l’USMC voit à travers sa lunette un homme debout et, en utilisant l’échelle des mils de son réticule (Le nombre de mils (millièmes) est la "place" que prend la cible dans le réticule), il le mesure à 4 Mils de haut. Il sait par expérience que la moyenne de la taille d’un homme mesure de 5,6 à 6 pieds (soit entre 1.65 et 1.82 mètres). Pour convertir 6 pieds en yards, il divise par 3 et trouve que le sujet mesure près de 2 yards. Alors, si on utilise la formule suivante : (taille de l’objet (en yards) x 1000) / taille de l’objet (en Mils) pour avoir la distance à la cible, on aura : (2 x 1000 ) / 4 = 500 yards.

Nota bene : bien que cette formule soit extrêmement précise, elle dépend essentiellement de l’habileté du sniper à estimer correctement la hauteur de la cible ainsi que de sa bonne connaissance de la grandeur des sujets (soldats ennemis, véhicules, maisons) et des autres objets rencontrés dans la zone d’opération ! En général, il suffit d’emporter un tableau reprenant les tailles d’une liste d ’éléments et/ou de les mémoriser.

Le tireur de précision doit être capable d'obtenir des lectures de mil exacte au dixième de mil. C'est là qu’il est important de connaître les sous-graduations de son réticule. Par exemple, je sais que pour une lunette Leupold 3,5 x 10 M3 LR avec le modèle de réticule USMC, les points sont à .25 mils et les postes ont 1 mil de large lorsque la lunette est à grossissement maximal. Cela me permet de décomposer le réticule comme dans l’exemple, ci-dessous. Exemple, d’une ogive de 175 grains en .308 Win et avec une lunette « zérotée » à 500 mètres.

  sensibilite-du-mildot

 

Pour rappel, un Mil-Dot n'est pas l'autre. Sur l'exemple ci-dessus, il y a 0,8 mil entre deux "plots", parfois, c'est 0,75 mil. N'oubliez pas non plus que cette formule n'est souvent valable que pour un seul grossissement. Un millième correspond, en valeur métrique, à 1 mètre à 1000 mètres.



L'importance d'être précis sur les lectures devient déterminante lorsqu'on travaille à longue portée. Par exemple, si on a une cible telle qu’un homme agenouillé de 40 pouces (1 pouce = 25.4 mm) qui est incorrectement mesurée à 1,5 mils et estimée à 740 m et où, une lecture correcte serait de 1.6 mils et qui pourrait être effectivement à 633 m. En supposant que la balle  chute de l’équivalent de 5 MOA  avec un calibre .308 Win, entre 700 et 800 mètres,  on pourrait être à environ 2 MOA trop haut. À 700 mètres, ça représente 14 pouces d’erreur (soit 35,6 cm d’écart) selon la région visée !

 

 

En résumé, voici les explications et les illustrations du Mil-Dot :

 mildot-synthèse-&-illustrations

 

 

Voici les principaux autres types de réticules existants :

types-de-reticules

 

 

Pour aller plus loin, voir les sites suivants :

  

http://www.ultimatesniper.com/Docs/24.PDF

http://www.scribd.com/doc/6360340/user-guide-for-mildot-equiped-optics

http://www.mildot.com/article4.htm

http://www.boomershoot.org/general/TruthMilDots.htm

http://www.vism.com/PDF/VISM%20Mil-Dot%20Reticle%20User%27s%20Guide.pdf

http://www.tirmaillyforum.com/mildot/printview.php?t=15217&start=0&sid=5d8001b6bd6ba1b89fd75af75bc86179

http://cheaperthandirt.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/MilDotRangeGuide.pdf

http://www.militaryphotos.net/forums/showthread.php?156199-How-to-get-the-most-out-of-your-mil-dot-reticle.

http://www.chuckhawks.com/mil-dot_scopes.htm

http://www.ehow.com/how_8181802_use-mil-dot-reticle.html

http://www.schmidtbender.com/reticlesPM.htm

http://www.ask.com/faqcentral/MIL_DOT.html

 

Les vidéos :

   


 


 

 

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:27

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Les positions de tir :

 

Généralité:

    

Une position correcte de tir est déterminante. Meilleure est la position, meilleure est la tenue du fusil et le contrôle de la détente, plus le tir sera réussi.

 

position-de-tir couché3

 

Bretelle de fusil:

 

Les bretelles en cuir sont beaucoup utilisées par les snipers. La bretelle est fabriquée en deux parties différentes avec deux lanières de cuir permettant de bloquer l’arme contre le bras. Les bretelles en cuir sont préférées à celles en tissus car elles sont plus résistantes. Elles sont faciles d’utilisation simplement en les enroulant autour du bras afin de consolider la position de tir. L’autre avantage de la bretelle est qu’une fois en position, elle ne glisse pas de sa position et ce, même pendant un mouvement. Voir l’article précédent relatif à l’utilisation de la bretelle ici.

 

tir-genou

 

Les trois facteurs d’une bonne position de tir sont :

- un appui confortable ;

- un bon relâchement musculaire ;

- un point de visée naturel.

  tir-trepied

 

Appui confortable:

 

Une bonne fondation est aussi nécessaire à un tir qu’à la construction d’une maison. Une bonne position prend appui sur les os et non sur les muscles.

 

tir-appuye2

 

Relâchement musculaire:

 

Le sniper doit apprendre à être relâché dans toutes les positions. Toute cause de tensions

provoquera des tremblements qui seront transmis au fusil. Grâce à l’entraînement et au point de visée naturel, le sniper doit arriver à un relâchement musculaire total.

 

Point de visée naturel:

 

Une fois en position de tir, lorsque la cible est acquise, le sniper doit fermer les yeux, respirer

profondément et complètement relâcher son corps. Le fusil doit arriver au point naturel de visée. Le sniper rouvre les yeux et ajuste sa position afin que les organes de visée s’alignent sur la cible à l’endroit exact ou le tir doit arriver.

Les cinq positions de bases utilisées dans l’entraînement du sniper sont: couché, assis, à genoux, debout et la position d’Hawkins. Ces positions sont bien sur adaptables à la morphologie du tireur. Durant l’action, le sniper doit trouver la position la plus confortable possible lui permettant une bonne observation de la cible tout en fournissant un couvert et un camouflage optimal.

 

En fonction du terrain, de la végétation et de la situation tactique, les options sont nombreuses. Cependant, à tout moment, elles ne seront que des variantes des cinq situations de bases. Certains snipers auront plus de mal avec certaines positions que d’autres. Ils devront alors appliquer les fondamentaux sur la relaxation et l’appui de l’arme. Il est cependant permis d’ajuster la position en fonction de sa morphologie.


Facteurs communs à toutes les positions:

 

Main avant et coudes:

 

Le poignet de la main avant est droit et verrouillé pour que l’arme reste bien dans le crochet de la main. La main elle même est détendue. Les doigts peuvent être refermés sur la garde mais ils ne doivent pas être accrochés, il faut que le fusil repose dans la paume de la main. Le coude avant doit être directement sous l’arme ou le plus possible que le permet la morphologie. Les os (bien plus que les muscles) supportent le poids du fusil. Le sniper, de par l’entraînement et la correction de ses erreurs, doit trouver la position optimale lui permettant d’arrêter les tremblements et de diminuer les tensions.

 

 

position-de-tir coude

 

La crosse dans le creux de l’épaule:

 

Le sniper place la crosse fermement dans le creux de l’épaule. La position correcte de la crosse aide à stabiliser le fusil et prévient le glissement hors de l’épaule. Le recul est également moins important.

 

Saisie de la main arrière pour le tir:

 

La main arrière saisi la poignée fermement mais n’est pas rigide. Un mouvement arrière plaque la crosse dans le creux de l’épaule pour réduire l’effet du recul. Le pouce vient sur le côté de la poignée et sert également de repose-menton. Cela s’appelle le point de soudure. Le majeur est placé sur la détente de façon confortable afin de pouvoir être bougé indépendamment de la main. Cela permet au tireur d’appuyer vers l’arrière sans modifier le point de visée.

 

Le coude arrière:

 

Le placement du coude arrière donne un équilibre à la position du sniper. Correctement positionné, le coude arrière aide à former le creux du coude. La position exacte du coude varie et sera expliquée en détail pour chacune des positions.

 

Le point de soudure:

 

Le point de soudure est l’appellation du contact ferme situé entre la joue et le pouce fermé sur la poignée. Ce point permet de rendre la tête et l’arme solidaire, facilitant la reprise de visée entre les tirs. Il permet aussi de garder la même distance entre l’œil et la lunette à chaque fois que le coup est parti et qu’il faut reprendre la visée. Cela permet d’être sûr que la prise de visée sera toujours exactement la même. Si le sniper est incapable d’obtenir le point de soudure il devra se débrouiller avec le point d’appui sur sa poignée.

 

La respiration:

 

Une respiration normale provoque un mouvement du fusil. Pour arrêter se mouvement, le tireur doit bloquer sa respiration quelques secondes et, durant ce laps de temps, ouvrir le feu. Il inspire normalement, relâche une partie de l’air, et retient sa respiration. Il ne doit pas la retenir plus de dix secondes, car sa vision se brouillera et des tremblements du à la tension musculaire arriveront.

 

Positions en appui:

 

Ces positions doivent être utilisées le plus possible par les snipers. Un support garanti souvent que l’arme ne bougera pas. L’appui évite la tension musculaire et la transmission du pouls. Plus la portée du tir est importante, plus l’appui devra être stable. L’utilisation des positions en appui permet de réduire la silhouette et offre un meilleur couvert.

Il existe quatre positions en appui, couchée, assis, à genoux et la Hawkins. Ces positions peuvent être modifiées en fonction du terrain, de l’endroit ou est posté le tireur, de la végétation et de la situation tactique. Quelque soit la position, l’appui est fourni par tout ce qui peut être utilisable comme un sac de sable, un rondin de bois, une clôture et même le dos du partenaire.

 

 

tir-sur-trepied

 

La position couchée:

 

C’est la position la plus utilisée. Le sniper cale son arme sous le fût de l’arme en étant bien sûr que ce ne soit pas le canon qui soit en appui. Si le support touche le canon, la précision de l’arme sera remise en question. Le bras ferme saisi le fusil au niveau du fût en arrière de l’appui et de là, le sniper peut ajuster sa cible. Avec une saisie ferme du fusil, le sniper place la crosse du fusil dans le creux de son épaule et applique une pression vers l’arrière. La main forte est placée normalement sur la crosse; le sniper commence alors mentalement sa check list :

 

- Est-ce que mon corps est directement derrière le fusil pour absorber le recul?

- Est-ce que la main faible saisit fermement le fût avec une pression vers le creux de l’épaule?

- Est-ce que mon regard est clair? Est-ce que j’ai un bon champ de vision dans ma lunette?

- Est-ce que ma saisie de la poignée est correcte?

- Est-ce que mon doigt va appuyer droit vers l’arrière de la détente?

- Est-ce que ma respiration fait descendre et monter mon réticule bien dans l’axe de la cible?

- Est-ce que mon réticule croise bien la cible?

 

 

position-de-tir couché6

 

La position assise:

 

Cette position est l’une de celle que le sniper peut modifier derrière un couvert pouvant fournir un appui pour son fusil. Le tireur doit être vigilant afin que son canon ne soit en aucun moment posé sur le support, ce qui affecterait la précision du tir.

 

tireur assis

 

La position à genoux:

 

Cette position est utilisée lorsque le tireur est trop haut pour faire feu par dessus un obstacle. Le fusil est en appui (mais pas le canon).

 

position tir-appuyé2

 

La position d’Hawkins:

 

Cette position sert à abaisser au maximum la position du tireur, quand il tire depuis un sol plat

ou d’un toit. La position est la même que celle allongée sauf que l’appui est fourni par la main faible. Le sniper prend la position couchée est saisi fermement le fût du fusil de la main ferme. Le poignet et le coude sont bloqués et droits. Ils encaisseront en grande partie le recul. La crosse est placée sous l’aisselle et la poignée est posée au sol si possible. Le sniper semble caché derrière son arme.

 

position hawkins

 

 

Pour aller plus loin :

 

MARKSMANSHIP

http://www.biggerhammer.net/manuals/23-10/ch3.htm#fig3_8

 

Trois vidéos anciennes mais expliquant bien les positions de tir :

 

En 3 parties:


La première :

 

Deuxième partie

 

Troisième partie


 

 

Je vous souhaite d’ores et déjà d’excellentes vacances 

 

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