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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:15

 

 

 

profil-AICS PROJET2013 petit

 

   

Chers lecteurs,

 

Nous vous avions promis une suite à l’article relatif au 22 Long Rifle à plus de 50 mètres et rassurez-vous, nous tiendrons bien cette promesse. Néanmoins, mes camarades ont juste rencontré un petit souci pour continuer leurs essais ce qui va malheureusement occasionner un mois de retard pour cette publication: les conditions météo hivernales que nous connaissons et qui auraient biaisé le résultat des tests devant conduire au prolongement de cette partie. Par conséquent, ce mois-ci et dans la foulée des articles traités sur tous les paramètres qui influent le trajet de la balle et/ou de sa précision, je vous propose de passer en revue une autre dimension qui n’a pas encore été abordée dans le cadre de ce blog. C’est celle qui tient au tireur lui-même et à ses aptitudes : sa condition physique ainsi que les paramètres qui y sont liés ou qui interviendront peu ou prou dans sa quête de précision. 

 

tireur-de-compet couché

  

Tout le monde le sait, la forme physique est essentielle dans la pratique de tous les sports si on souhaite y obtenir les meilleurs résultats. La bonne condition physique est tout aussi importante pour pratiquer le tir sur cible que dans n'importe quel autre sport.

Pour atteindre la forme physique, il est nécessaire de participer à un programme de conditionnement physique qui va se préoccuper  aussi bien du corps que de l'esprit. Une attention particulière doit être accordée à l’agilité, la force, la flexibilité du corps ainsi qu'à sa nutrition adéquate. Grâce à une amélioration notoire de sa forme physique, on peut encore améliorer la performance de son tir à la cible.

En somme, le tir à la cible est un sport qui nécessite un bon contrôle musculaire, la stabilité et de l'endurance. Mais le tir à la carabine ne nécessite pas forcément une vaste gamme de mouvements du corps et de ses membres, les grands groupes musculaires ne sont pas activement impliqués.

    tireurs-couchés-sur-l'herbe

   

Bien que le tir sur cible ne sollicite pas le cœur et les poumons comme celui d’un coureur pendant une course de 10 km à pieds, les muscles utilisés par un tireur peuvent aussi se trouver à court d'oxygène comme les muscles d'un coureur, il est donc vital pour le pratiquant d'être en bonne forme physique à tous points de vue. Par ailleurs, ce sport exige des mouvements précis et bien coordonnés, des réactions rapides, un bon sens de l'équilibre et de la souplesse du corps et de ses membres. Le tonus musculaire doit être adapté, le système neuromusculaire et la motricité doivent également être développés pour obtenir la meilleure performance possible. Donc, on ne peut qu’en conclure qu’une bonne forme physique est incontestablement un précieux complément à l’entraînement et aux techniques de tir. Il faut savoir que la condition physique contribue jusqu’à concurrence de 35% de la performance d'un tireur.

Et si les positions de tir dites de « l'os sur l'os » ont été conçues pour minimiser l'implication des muscles, elles ne peuvent l’éliminer entièrement et des positions statiques peuvent restreindre le flux sanguin aux muscles qui travaillent, ce qui prive les cellules d'oxygène.

L'entraînement en endurance se compose d'exercices prolongés qui soutiennent une élévation de la fréquence cardiaque. Cela va avoir pour effet de rendre le système cardiovasculaire plus efficace, de réduire la fréquence cardiaque au repos et permet une récupération rapide et le retour à un rythme cardiaque plus lent.

Bien que la visée n’implique pas trop la mobilisation de l'énergie du corps, un système de régulation des battements cardiaques peut avoir de nombreux avantages pour un tireur d'élite. Malheureusement, seul un nombre limité de tireurs apprennent à relâcher la visée lorsque la carabine est à sa stabilité maximale, entre deux battements de cœur. Un ralentissement de la fréquence cardiaque peut ainsi être un avantage significatif et faire la différence dans des matches et aussi … faire la différence entre gagner et perdre !

    

un-tireur

 

La musculation est également indiquée pour améliorer les performances du tireur car  l'entraînement en force peut se traduire par moins de fatigue et une meilleure stabilité dans les longues poses.

La fatigue se traduit souvent par une augmentation de la tension dans le muscle. Étirer le muscle soulage les spasmes musculaires en améliorant le flux sanguin dans celui-ci. Le principal objectif d'un programme d'étirement utilisé avant et après la visée n'est pas d'améliorer la mobilité des articulations spécifiques, mais de travailler sur la rigidité des muscles fatigués et surmenés. En effet, le stretching a deux avantages: il allonge les muscles et les tendons qui rend possible pour vous de rentrer dans vos positions de tir plus facilement, et il induit une réponse de relaxation qui réduit également la fréquence et l'ampleur de ces secousses involontaires.

Dans l'ensemble,  cela se traduira par une plus grande capacité à tenir votre corps et une carabine en position stationnaire. Dans une atmosphère relaxante, une bonne position sera plus facile à prendre et, votre temps de réaction sera plus rapide. Le cœur devient plus fort, sa capacité d'oxygénation sera plus grande, ce qui permettra d'améliorer le contrôle du souffle. La force musculaire et l'endurance globale sera améliorée, ce qui donne plus de contrôle sur le fusil et une performance accrue, par la suite.

Tirer une balle ne nécessite pas beaucoup d'énergie mais d'autres tâches associées augmenteront la consommation d'énergie. Toute activité supplémentaire, comme la marche pour aller aux cibles, ajuster l'équipement, ou simplement de parler à d'autres auront tendance à augmenter la consommation d'énergie et le rythme cardiaque et donc, risquent de détériorer vos performances. Le mieux sera d’éviter ou de minimiser toute activité non essentielle avant et pendant une séance de tir pour obtenir les meilleurs résultats.

 tireur-âgé

 

La nutrition, à savoir les glucides, les protéines et les matières grasses, joue un rôle crucial dans la consommation d'énergie parce que si on n'est pas bien alimenté, le corps ne brûle pas son énergie de manière efficace. Elle est essentielle afin d'alimenter les muscles avec les éléments essentiels pour qu’ils puissent faire leur « travail ». Avant d’aller au tir, il est recommandé de ne consommer qu’un repas léger qui devrait être composé essentiellement d’hydrates de carbone, tels que les pâtes parce que les glucides jouent un rôle clé dans la fourniture de l'énergie aux muscles et la fourniture d'énergie pour le bon fonctionnement du cerveau.

Un athlète devrait également prévoir un petit déjeuner sain qui contient des aliments hautement énergétiques et des protéines qui peuvent fournir de l'énergie tout au long de la journée. Pour les collations, il vaut mieux manger des fruits frais ou secs, du craquelin et du fromage, ou des petits sandwiches de viande maigre et veiller à maintenir un approvisionnement régulier au corps.

  tireur-couché2

 

Il est préférable de consommer de la nourriture dans de portions congrues sinon, si la nourriture a été consommée dans de grandes proportions,  le sang va se précipiter vers l'estomac tout de suite après le repas et ne sera pas disponible pour le fonctionnement optimal du cerveau. Pour les tireurs corpulents,  la position comprime l’estomac, ce qui répercute alors les battements du cœur. La même sensation peut être retrouvée après un lourd repas. Parade : basculer le corps vers la gauche, écarter le genou droit. Une position trop écrasée transmet également les pulsations à l’ensemble du corps. Il est alors nécessaire de relever la position ou de limiter la bascule à gauche.

  Ce monsieur n’est probablement pas au mieux de sa forme pour « matcher ».

gros-tireur2

 

Et donc, il est vivement déconseillé d’aller tirer après un repas trop important ou très gras car la digestion entraînera, de facto, de la fatigue, une augmentation des pulsations cardiaques, une lourdeur qui risquent d’indisposer le tireur et réduire sa capacité à rester correctement statique. Il en ira de même avec une trop grande consommation de café (caféine), de thé, de coca, boissons sur-vitaminées, de cigarettes et d’alcool avant et pendant votre session de tir !

Tout cela va provoquer des tremblements musculaires légers, affectant ainsi votre capacité à stabiliser la carabine. Les produits qui contiennent des sucres raffinés et de la farine blanche pour les barres de chocolat, par exemple, des bonbons, des gâteaux devraient être totalement exclus. Pourquoi ? Parce que les sucres simples sont très rapidement absorbés par l'estomac et dans le sang et que le niveau de sucre va croître rapidement. Cette augmentation rapide de la glycémie entraîne que de l'insuline va être libérée et va décomposer le sucre dans le sang, ce qui provoque une forme de dépression. Il en résulte une augmentation du rythme cardiaque associée à une perte de concentration.

  tireurs-compet armee

 

Une attention particulière devrait également être accordée à la consommation de liquides, car un manque de fluides dans le système peut provoquer une perte d'énergie et de force physique pendant les matches. Ainsi donc, un excès de liquide peut causer de l'inconfort et une perte de concentration. D’autre part, l’hydratation est également très importante. Quand on est en soi-même et concentré, le corps produit de la sueur pour maintenir la température du corps à un niveau acceptable. Comme on transpire, le sang s'épaissit et le fluide oculaire dans les yeux s'épaissit aussi. Dès lors, le cœur doit travailler plus fort pour fournir de l'oxygène et des nutriments pour que le corps puisse se rééquilibrer et donc, les fonctions visuelles et cognitives se dégradent quelque peu et la fatigue s'installe rapidement. 

Pas de boissons glacées ! Car elles ne se chauffent guère au passage de l'œsophage et cause, une fois dans l'estomac, d'abord un resserrement des vaisseaux capillaires dans la membrane muqueuse, puis une dilatation réactive. Ceci provoque, comme lors de la digestion après le repas, une circulation plus forte du sang dans les organes de la digestion et une redistribution temporaire de celui-ci au détriment des muscles de travail. Pas de boissons contenant du gaz carbonique non plus ! N'avalez pas d'air ! En utilisant des gourdes adéquates ou avec une paille (chalumeau) on évite d'ingurgiter trop d'air (aérophagie) et l'on boit le liquide en plus petite quantité.

 

 

tireur-militaire

 

 

Pratiquer le contrôle de votre respiration et/ou de votre rythme de respiration dans le cadre de séances d’entraînement au tir peut-être tout aussi voire, plus important que l'utilisation de votre arme. En effet, quand une personne respire, sa poitrine entière, son cou, ses bras et le torse sont touchés par ce mouvement. Afin de garder une bonne acquisition de la cible, les tireurs doivent donc impérativement apprendre à coordonner leur respiration avec la détente.

Une fois la position vérifiée, le tireur réalise deux ou trois inspirations profondes, l’expiration se faisant en relâchant encore plus le corps. Pendant la visée proprement dite, l’apnée peut durer 5 à 8 secondes, le blocage devant être le plus court possible car l’anoxie induit rapidement une baisse de l’activité neurologique (vision, sensibilité, concentration) et,  entraîne un lâché prématuré, tardif ou mal réalisé. L’apnée peut être réalisée en inspiration ou en expiration.

 

Pour ce qui concerne la qualité de la visée, elle dépend de nombreux facteurs, dont l’un des plus importants est l’acuité visuelle. Une mauvaise correction visuelle amène une visée trop longue, génératrice de fatigue oculaire trop rapide, mais aussi un phénomène physiologique classique méconnu des tireurs, la persistance rétinienne :  lors de sollicitation de longue durée avec des contrastes importants, l’œil continue à voir une image qui n’est plus la réalité, donc une image de visée qui semble correcte alors que le guidon est déjà décentré. Une visée doit donc être limitée dans le temps et, dans la limite maximale de 8 à 10 secondes sinon, posez et recommencez.

 

Enfin, apprenez à tirer avec votre arme tout en conservant un caractère détendu. Le stress et la peur créent des changements musculaires, cardio-vasculaires et hormonaux dans votre corps; vos pupilles se dilatent, l'adrénaline est produite, vos muscles se tendent, etc. Toutes ces réponses physiologiques à la peur ou le stress affectent donc votre tir. Continuez à pratiquer le tir très régulièrement avec votre arme à feu. C’est à force d’entraînement que l’on obtient des résultats significatifs.

 

Une préparation mentale sûre et une position stable et équilibrée seront les objectifs initiaux du tireur: des résultats élevés ne seront obtenus que si le tireur obtient le confort mental et physique: le paradoxe veut que les bons résultats soient dus pour 80 % à la préparation mentale, mais que l’on ne peut obtenir la tranquillité d’esprit que lorsque la préparation technique est sûre et globalement satisfaisante.

 

Une “ bonne position ” de tir n’est pas douloureuse : la stabilité et l’équilibre doivent être obtenus avec le minimum d’effort musculaire, une grande liberté articulaire, et une certaine habitude.

 

 

Ceci n’est certainement pas le bon exemple à suivre J

fille-au-tir

 

 

Enfin pour conclure, si vous souhaitez vraiment améliorer vos compétences en tir de précision, l'arme à feu doit devenir une partie de vous !  Pour avoir du succès avec une arme à feu, le tireur doit apprendre à voir son arme à feu, non pas comme une arme qu’il tient en mains, mais bien comme une extension de lui-même. Mais comme le dit si bien Carlo CHIESA, instructeur en chef de l'ESTP, un bien-être physique, une bonne condition spéciale ainsi qu'une bonne action musculaire pour arriver à un bon départ du coup automatique, sont des nécessités sans lesquelles un tireur ne peut aspirer à appartenir à une classe d'élite.

 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

http://ebookbrowse.com/preparation-physique-et-tir-pdf-d56884800

 

http://www.ffbt.asso.fr/medical.php?m=8

 

http://www.forum-airguns.com/t7467-preparation-physique-du-tireur-sportif-par-hellion

 

http://tirsportif.vraiforum.com/t1310-La-preparation-physique-avant-pendant-et-apres-le-tir.htm?start=40

 

http://bulletin.accurateshooter.com/2012/11/improve-your-shooting-with-strength-and-cardio-training/

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 22:56

 

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Chers lecteurs, mes chers camarades,

Après quelques déconvenues et atermoiements faisant suite aux explications données dans les deux articles précédents et sur lesquelles je ne reviendrai plus, finalement comme promis, nous terminons cette année pour redémarrer 2013 en beauté, force et vigueur avec une nouvelle formule qui, espérons-le, vous ravira.

Parmi les changements qui interviendront dans les prochaines publications, il en est un sur lequel je souhaite attirer votre attention : les textes et les contenus media seront strictement placés sous copyright.

Que les retraités du muppet show et autres opportunistes et/ou empêcheurs de tourner en rond se le disent !

Un autre concerne ceux qui souhaiteront poser leurs questions via courriel ou obtenir tel ou tel renseignement, sachez que vu le nombre de malfaisants qui pullulent sur l’Internet et plus singulièrement aux alentours des fora ou blogs d’amateurs de tir ou d’armes, si votre E-mail n’est pas nominatif et accompagné de vos coordonnées (Nom, prénom, N° de tél, …) nous permettant de vous identifier clairement, nous ne donneront plus suite aux demandes ne respectant pas cette règle. Vous aurez compris qu’il s’agit là que d’une simple mesure de précaution.  

Enfin, en cette période de réjouissances, je tiens tout spécialement à vous réaffirmer ma confiance et tout mon respect à ceux qui m’ont soutenu tout dernièrement ainsi qu’à souhaiter à tous, les meilleures choses pour 2013 … à commencer par une excellente santé.

Mais passons maintenant aux choses sérieuses : le 22 long rifle à plus de 50 mètres !

Je cède donc immédiatement la plume à mes deux compagnons de route, Max et Benoit que beaucoup d’entre vous connaissent et apprécient pour leur érudition dans les matières qui nous passionnent.

 

 

logo-Max

 

 

 

Partant du fait que nous avons bien souvent entendu des tireurs critiquer la capacité du .22 à performer au delà de 50m, nous avons décidé de “redresser un peu la barre”. 

 

Nous allons commencer par définir ce que voudra dire : “ Plus de 50m”  ici, et dans ce contexte, pour ce calibre.

 

Et encore, en l'occurrence pour le .22, nous allons rester "modestes" et annoncer 300 mètres.

Pour ceux qui "méprisent" la capacité à tirer loin avec une .22, c'est déjà une vaste blague, pour les autres, ceux qui savent, ce peut être encore inférieur à la réalité. Ne désirant donc pas lancer une polémique sur le sujet,  nous allons nous borner à décrire nos expériences de terrain : de 0 à 300m.

Bizarrement et contrairement aux gros (.338 à .50) et moyens / "normaux", calibres, compris entre le 6.5 et tous les .308, qu'ils soient "magnums" ou standards, les paramètres habituels concernant la vitesse et la précision sont différents en cal .22 .

En effet, tous les calibres militaires ou de chasse, sont largement et plusieurs fois supersoniques.

Pour ces calibres, l'idéal pour tirer loin, est de trouver la munition utilisant le meilleur projectile possible, (ayant le plus grand coefficient balistique possible), et la vitesse la plus élevée, tout en restant le plus précis possible.

 

Ceci dit, même dans ces calibres, la plus grande vitesse, n'est pas forcément celle qui donnera les meilleurs résultats en termes de précision.

 

Ouvrez votre "Sierra Reloading Book" et vous vous apercevrez que les rechargements "précision" et les rechargements "chasse", (souvent,  les plus puissants), ne sont pas les mêmes et que si les chasses sont les plus rapides, puissants et vulnérants, ils ne sont pas recommandés dans un but de précision. Nous dirons donc, que vitesse & puissance ne sont pas obligatoirement liées au terme “précision”. Or pour tirer loin, justement, nous avons besoin du maximum de précision, de la meilleure vitesse possible et de la portée la plus importante utile, pour le calibre utilisé. Qualités toutes – en principe – liées à un coefficient important, (conservation de la vitesse à la distance) et donc, à la vitesse elle-même. Coefficient important car il retarde le moment où le projectile "sortira" des vitesses supersoniques: Un projectile qui passe au-dessous de la vitesse du son est déséquilibré et commence à osciller voire, basculer. Raison pour laquelle il est important de déterminer, pour la portée utile d'un calibre, quelle est la distance à laquelle, il va devenir subsonique.

Ceci bien entendu, en fonction de l'emplacement de tir (altitude), pression, hygrométrie, température ambiante. Vous avez donc intérêt à définir une enveloppe de tir pratique pour un calibre donné.

Exemple, vous savez que vous ne tirez que par beau ou mauvais temps, qu'en montagne ou qu'au bord de la mer ... En fonction de ceci et de la météo moyenne de la région et d'un bon simulateur balistique, vous allez pouvoir déterminer la possibilité maximale de portée précise de votre projectile. Personnellement, en-dessous de 400 m/s,  je ne tire plus, car les conditions entre la mesure et le tir ayant pu changer, je considère être dans la mauvaise "zone" de vitesse.

 

EXEMPLE PERSONNEL AVEC MA HS PRECISION EN CAL 7.08

 

 DONNEES:

Optique à 5.5cm du canon ;

Optique Leupold MK IV 18x fixe élévation 175 Moa, montée sur rail incliné de 30moa

Pas de rayure du canon HS précision 9.5"

Longueur canon 65cm

Canon lourd flûté, inox, à micro rayures

"0" à 25m

Cartouche Norma Factory Match 140grains

Cartouche BC 0.485

Projectile Vitesse dans mon canon 860 m/s

Test à

A une température de 15° / Pression amb. de 1010 mb / 50% d'humidité / sec

Tiré à:

Une température de 4° / Pression 1014 mb / 87% d'humidité / pluie

Logiciel Balistique Strelok Pro.

Je tire souvent avec ce fusil jusqu'à 1150m mais si j'applique les raisonnements corrects :

Limite correcte:

825m Vitesse résiduelle: 402m/s TOF1.43 sec

Limite Haute

1000m Vitesse résiduelle: 346m/s TOF1.90 sec (théoriquement supersonique) dépends de l'altitude : ce TOF (presque 2 secondes) permet de se remettre facilement en batterie pour apprécier l'arrivée du coup.

 

Pour vous donner une idée de la trajectoire :

Correction 38.17 Moa en élévation ou 111 k d'un cm (10cm à cette distance) donc 11m10

Correction Spin drift 40cm - Rajouter le vent,  s’il y en a.

Sur cible mobile:

Limite correcte: je ne dépasse pas un TOF d'une seconde pour des raisons de calcul simplifié

Soit:

650m (476m/s) TOF 1.03 sec. de vol

Voilà,

Donc si je devais chasser le nuisible aux USA,  je ne tirerais pas plus loin qu’à 650m, sur une cible en déplacement et pas plus loin que 825m, si je respecte ma limite de 400 m/s afin de ne pas tomber dans une zone d'instabilité de projectile,  en cas de variation de météo.

Toutes ces données sont compliquées à réunir, et comme tout le monde, nous aimerions bien acquérir si possible, le fusil "à tout faire", (comprendre: permettant de tirer précisément de 0 à 2.000m), léger, avec le moins de recul possible, etc.,  etc.

Bien entendu, ce fusil n'existe probablement pas, du moins, il n'aura jamais la précision souhaitée à TOUTES les distances, et jusqu’ici, nous n’en avons jamais entendu parler. Sans compter qu’il faut encore jouer avec les pressions à supporter par l'arme, en fonction du calibre ET des vitesses, qui deviennent prohibitives, pour l’usure du couple arme / canon, la liste des besoins liés à la perfection est longue. Etant donc supposé que le fusil parfait “toutes distances” n'existe pas, que l’on peut – aussi – s’entraîner au moyen de calibres modestes et bons-marché comme le .22.

 

Mais revenons donc au sujet principal:

Essayer d’expliquer comment obtenir cette précision, tant souhaitée, avec ce calibre, sur lequel on aura bientôt tout écrit, en bien comme en mal:

 

balle-de-22-horizontale

 le-22-longue-distance balles

 

 

Contrairement aux gros et moyens calibres, la .22 ne semble pas répondre tout à fait aux mêmes critères.

  1.  La .22 atteint le maximum de sa précision aux alentours de 310 m/s soit à la limite du supersonique.

Ce ne sont pas les “matcheurs petit calibre” qui critiqueront cette affirmation. Depuis des années, les fabricants produisent des cartouches “High speed” qui – selon les canons – peuvent atteindre des vitesses de l’ordre de 400m/s, voire plus. Ces cartouches peuvent être extrêmement précises, mais ceci, tant qu’aucune perturbation ne vient déranger le coup. Des trous, les uns sur les autres, ...en salle... ou dans des conditions optimales et ceci, sur une cinquantaine de mètres. Mais en extérieur, un coup de vent, des conditions météos imparfaites et,  il y en a partout !

Des cartouches que d’ailleurs aucun tireur sérieux n’utiliserait dans une Anschutz match.

Parenthèse :

La technique de fabrication du canon d’une Anschutz match fait appel à un rôdage d’usine AU PLOMB. Toutes les erreurs d’usinage, les “porosités”, les “inégalités”, sont comblées par ce rôdage, jusqu’à ce que le canon soit à la cote parfaite décidée. Si vous tirez des “hautes vitesses” dans ce genre de canon, vous détruisez ce travail. Je n’ai pas réussi à obtenir ni, à trouver la description exacte du procédé mais ceci m'a été appris par un armurier des plus respectés, spécialisé dans ce domaine. PIRE, si vous nettoyez ces canons avec des produits destinés à enlever “l’emplombage” provoqué par vos tirs, vous détruisez aussi, le traitement. Emplombage ? Encore une exagération, je n’ai jamais vu de réel “emplombage” avec des cartouches standards et subsoniques, dans une carabine 22Lr et je ne me souviens pas non plus, de ce genre de chose, avec des “hautes vitesses”, ces dernières étant d’ailleurs souvent “chemisées” par électrolyse au cuivre, (un simple plaquage et non une véritable jacquette) et qui empêche le contact direct plomb/canon. Là nous aurions un dépôt de cuivre et non de plomb. Les rechargeurs de calibres tels que le .357 mag qui tirent du “plomb” et qui on certainement déjà essayé d’obtenir une haute vitesse pour des tests, voient parfaitement ce que je veux dire par “réel emplombage”. Les brosses métalliques n’arrangent rien non plus...

Mais alors, comment nettoyer ?

Simplement passer l’écouvillon de coton avec ou sans huile PAR DERRIERE, évitez les aller et retour, et basta.

Bien des tireurs match se plaignent, qu’après nettoyage, il faut un certain nombre de coups pour retrouver la “précision”...évidemment tout dépend du nettoyage, surtout si vous faites ce que je vous ai déconseillé ci-dessus. La majeure partie d’entre eux ne “nettoient” que si leur canon devient “irrégulier”.

Par principe, tant que votre arme “tire droit”, un coup d’écouvillon coton vers l’avant, démontage de l’écouvillon avant de retirer la baguette et c’est tout. Vous ne verrez jamais un canon Anschutz piqué à l’intérieur ... le plomb ne rouille pas ;-)

 

  1. La .22 subsonique, en principe plus lourde, est plus précise parce que moins sensible au vent et aux perturbations qu'une .22 supersonique, généralement plus légère se déplaçant à par exemple +/- 400m/s (Stinger ou autre .22 de même poids en général 36 grains et « boostées »)

CE QUI EST L'INVERSE DES "GROS et MOYENS" CALIBRES.

 

Ces informations sont vérifiées, validées par de nombreux tireurs UIT 50m et il vous suffira de poser la question autour de vous, pour vous voir confirmer ce fait. Par “moins précise” nous voulons également dire que par vent latéral, par exemple, une cartouche subsonique groupera, par exemple à gauche, si le vent souffle depuis la droite. Alors qu’une supersonique, elle, dans la majorité des cas, ne se contente pas de “suivre le vent” mais se met à disperser.

  1. Donc, une 40 ou une 60 grains subsonique est plus à même de vous satisfaire de 0 à 300m qu'une 36 grains ultra rapide...

  

FORT BIEN, MAIS QUELLE EN EST LA RAISON PRINCIPALE ?

 

En premier lieu et après de multiples discussions avec plusieurs armuriers et tireurs versés dans la balistique, je pencherai pour les raisons évoquées plus haut, à savoir la sortie de la zone supersonique et ses perturbations.

Etant peu rapide, le .22 en sort très vite (comprendre sur une courte distance) et donc le projectile est rapidement déstabilisé par la moindre perturbation dès qu'il est hors du canon. Une munition subsonique n'atteint pas cette vitesse et est donc affranchie de ces perturbations.

 

Ceci dit :

Cette question nous pousse à développer avant de continuer, une parenthèse liée :

 

LES LONGUEURS DE CANON

 

Bien des gens posent la question suivante : De combien puis-je couper mon canon sans trop altérer ma vitesse et ma précision?

NB: Je parle ici de ceux qui veulent raccourcir leur canon, à la suite par exemple, d’un achat d’occasion et constatant – ce qui est destructeur pour la précision – que la bouche est abîmée, veulent par ce biais, redonner une seconde vie à leur achat.

Je précise qu’il est périlleux de prendre une scie et de couper, puis de chanfreiner, ne le faites pas. Allez chez un mécanicien de précision, faites couper au burin puis planer et chanfreiner au tour et, ce sera parfait. Ce n’est pas une opération compliquée ni couteuse.  

 

NE PAS OUBLIER QU'EN DESSOUS D'UNE CERTAINE LONGUEUR DE CANON,  UNE ARME CHANGE DE CATEGORIE LEGALE. CECI EST VRAI POUR LA FRANCE, ENTRE AUTRES.

 

En réponse à cette question :

  1. Un canon "court" est aussi précis qu'un canon long.
  2. Un canon court "perd" simplement de la vitesse s’il est en dessous de la longueur permettant de brûler TOUTE la poudre contenue dans l’étui.
  3. Selon un fabricant connu "Le premier tiers de la longueur d'un canon assure les 2/3 de la vitesse" ! Qui n’a pas vérifié cela au moins une fois ? Je ne m’étendrai donc pas sur le sujet.

Encore un fait facile à vérifier personnellement, avec un vieux canon « sacrifiable ».

 

Donc, théoriquement, "pas de problème avec la précision" en fonction de la longueur. C’est "FAUX" du moins avec la .22.

 

FAUX entre guillemets, car en fait, si le canon devient imprécis, (dispersant) en .22 quand il est trop raccourci, ce n'est pas du fait d'être réellement long ou court, c'est simplement une question de vitesse ... et voici que l'on est de retour sur ce qui précède ...

Une munition de .22 brûle très peu de poudre, et la vitesse maximum dont le projectile est capable, est atteinte après seulement environ 35cm de course, puis, le projectile commence à ralentir aux environs des 50cm, ceci pour un pas, (presque général en .22), de 16.0”. Du coup, un projectile propulsé et donné pour une vitesse de,  par exemple, 360 m/s (donc largement supersonique), atteint les 360m/s à partir de 35cm, puis il “ralentit” au delà de 50cm ;  toute la poudre étant brûlée et la pression cessant de se “développer”.

 

RESULTAT:

Un canon de 50 cm est PLUS rapide qu'un canon de 61cm (24 pouces) voire,  plus comme il est d'usage sur certaines carabines de match...

 

Donc si nous récapitulons:

Plus le projectile est rapide et léger (en.22), plus il est sensible aux éléments extérieurs, donc instable, donc imprécis/dispersant en cas de perturbation et hors d'une vitesse supersonique, qui survient rapidement et sur une courte distance.

Mais comment donc avoir, pour une carabine de match, une vitesse subsonique alors que bien des marques de cartouches produisent des "standards" qui sont souvent légèrement supersoniques ?

La solution est de rallonger le canon et on RALENTIT ainsi le projectile, on en BAISSE artificiellement le potentiel de coefficient balistique puisque le coefficient baisse avec la vitesse (revoir votre Sierra book qui donne 3 coefficients différents pour chaque projectile et ceci, à trois vitesses différentes - Section balistique extérieure), rendant ainsi une majorité de munitions supersoniques, subsoniques ou au moyen d'un canon “TROP LONG”.

Conséquence: on “groupe” mieux.

Nous ignorons si ce choix est volontaire (au départ) ou non. Nous voulons dire par là que nous ne savons pas pourquoi on a choisi cette solution – taille longue de canons – alors que si on raisonne logiquement, on se dit “Dans ce cas, pourquoi ne pas ralentir le projectile et ainsi utiliser un canon court” ?

Mais faisons confiance aux fabricants de carabines de match, ils doivent savoir ce qu’ils font ...

Petite parenthèse, je viens de lire un article sur un forum de tir où, l'auteur de l'article concernant ces questions m'a tout à fait l'air au fait des ces questions et ne dit rien d'autre que ce que je prétends ici. MAIS, ce qui gâche son article, c'est que quand il parle des longueurs de canon des carabines de match, il utilise les mots CANONS D’UNE LONGUEUR INUTILE ... en les comparant à des carabines de .22 de type "chasses".

En ce qui concerne donc les carabines de match, et d’ailleurs toutes les armes à feu, nous savons également que plus la ligne de visée est longue avec des instruments métalliques, mieux c’est. Alors, pourquoi ne pas marier les deux avantages ? c’est aussi une piste valable et  si en plus, les avantages se combinent, c’est vraiment parfait.

Ce monsieur devrais donc revoir sa copie, car il n'y a pas que les lunettes de tir comme appareils de visée et, si là, la longueur de canon est "inutile", en revanche avec des instruments ouverts, plus la ligne est longue,  plus le coup est précis, ceci assorti à toutes les autres raisons qui précèdent.

Pour le reste, nous avons encore peu testé les cartouches lentes et vendues pour “subsoniques” dans des canons courts, mais à chaque fois nous avons été satisfaits de la précision.

Ceci exposé, il y a canons et canons, tout va dépendre de la précision intrinsèque de ce tube et donc avant de “couper”, réfléchissez:

Je répète ici, qu’il peut également être intéressant de faire tourner la bouche d’un canon, en lui enlevant un cm, afin de parer – si on ne connaît pas la source d’une imprécision répétée – pour une arme d’occasion, à un probable nettoyage par l’avant ayant endommagé l’arme, ou dû éventuellement, à un "nœud" de vibrations mal placé,  ce qui peut aussi arriver même sur une arme neuve.

La bouche étant ainsi refaite, souvent, l’arme retrouve une seconde jeunesse.

 

balle-de-22-horizontale

 

En résumé, si vous ne voulez pas prendre de risques:

 

Ne jamais couper votre canon en dessous de 60cm si vous voulez rester précis et, si vous ne le coupez pas, qu'il est déjà court d'ORIGINE, que vous avez de la dispersion, essayez des munitions pour silencieux ou standard match  jusqu'à ce que vous soyez dans la zone des 310 m/s. Ne coupez qu’après avoir essayé toutes les solutions intermédiaires.

Quant à nous, nous acceptons un conseil trouvé sur Internet : Jamais au dessous de 60 cm et si possible plus, en fonction de la vitesse que nous désirons obtenir

 

22-verticale

 

 “ Dans le terrain” :

Pour la petite histoire, quand j'ignorais tous ces paramètres concernant le .22, j'ai acquis une Walther UIT special de 1982, pour m'amuser un peu et sortir du monde parfois pesant de l'UIT ou du gros calibre. Comme je voulais une arme maniable, j'ai coupé / tourné l'extrémité de mon canon à une longueur, (merci Seigneur), totalement - pour moi a l'époque - arbitraire de 60cm. Pour faire “joli” j’y ai fixé également un frein de bouche. Probablement, totalement par hasard, j'ai d’excellents résultats avec cette arme :

    carabine1

 

Mais je dois  tout de suite préciser que j’ignorais le nombre de coups tirés et que je l’ai achetée uniquement au départ dans un but de  plinking”. Donc, petit budget, lunette 10x Falcon, montages dérivables EAW, bipieds Harris...rien de formidable.

Et puis un jour, je décide de mettre tout ça sur le papier et je pars tirer avec mon amie.

 

carabine2

 

 

Elle, c’est le luxe: elle a une Anschutz1413 avec canon long, (d'origine), avec lequel elle fait de l'UIT 50m.

 

Séance de mesures de vitesses et RESULTAT, sa carabine est PLUS LENTE que la mienne de plus de 20m/s. Je sors à 315 m/s avec DES LAPUA, SOIS DISANT SUBSONIQUES et elle,  à 295 m/s et ce, avec la même munition.

Donc, confirmation de tout ce qui précède.

 

Ceci démontré à notre niveau, nous sommes devant une incongruité :

Lent, petit coefficient, balle plomb, ni "boat tail", ni "hollow point stabilized", ...etc., etc. Donc nous devrions donner raison aux critiques du .22 si les résultats ne parlaient pas d’eux mêmes.

 

Résultats:

Voici quelques résultats lors d'une session d'essais le 11.11.2012, ces résultats ne sont pas extraordinaires, mais significatifs.

Nous avons tiré assis, appuyé à l'avant seulement, et un coude hors de la table, ce qui est rédhibitoire pour une bonne position permettant d'arriver aux meilleurs résultats même assis, ce n’est pas une table de bench et nous n’avons que des chaises de jardin. Il pleuvait et le temps était sombre, brumeux et humide à 98%, température basse (4°) et, … nous avions froid !

Il pleuvait et le dernier "carton" représenté ici,  a été tiré en dernier vers 16h30 quasiment dans le crépuscule, après de longs réglages, autant du logiciel balistique qu’il fallait “calibrer”, des mesures de vitesses et du temps mis à disperser des cibles dans le terrain.

Cependant, il s'agissait de démontrer, que sur des distances soi-disant non adaptées, le .22 n'était pas, et de loin ridicule !

Les mauvaises conditions (à mon sens) sont bonnes pour des essais, partant du principe que si je fais quelques bons résultats avec un temps de chien, le jour où nous avons les conditions optimales de notre côté, nous ferons mieux ...

Donc, une fois tout en place, nous avons tiré des séries de 5 coups sur toutes les cibles et donc,  nous disposions, chacun à notre tour, 13 buts à 6 distances non “rondes”, comme 98m, 116m,  etc., voire plus bas.

 

LE DERNIER RESULTAT EST SUR LE "CARTON",  CI-DESSOUS:

  dernier-resultat-sur-le-carton

 

Je vous prie d’excuser le double mètre “pourri” des photos, j’avais oublié le mien et, j’ai pris sur place ce que j’ai trouvé: impardonnable comme me l’a dit un ami.

 

Profitant de ces tests,  nous avons utilisé un logiciel pour Ipad “iStrelok” d’Igor Borrisov et avons paramétré les différentes distances des cibles dispersées dans le terrain :

Zérotage à 25m pour une lunette 10x,  montée à 4.3cm au dessus du centre du canon et tir à 50m sur un patch collant de cible de diamètre 15mm - groupe: diamètre 15mm … Tous dans le patch, centrés ;

Tir à 98m sur un patch collant de cible diamètre de 15mm - groupe: diamètre 22mm … Trop haut de 20mm ;

Tir à 116m sur de petits tubes d’alka Seltzer en plastique, 20cm de haut et 30mm de diamètre … Tous détruits avec de impacts généralement un peu hauts 5 à 6 cm ;

Tir à 127m sur de petits tubes d’alka Seltzer en plastique 20cm de haut 30mm de diamètre … Tous détruits avec des impacts généralement, un peu hauts 5 à 6 cm ;

Tir à 150m sur de petits tubes d’alka Seltzer en plastique 20cm de haut 30mm de diamètre … Tous détruits avec de impacts généralement, un peu hauts 5 à 6 cm ;

Tir à 177m sur de petits tubes d’alka Seltzer en plastique 20cm de haut 30mm de diamètre … Tous détruits avec de impacts généralement un peu hauts 5 à 6 cm ;

Tir à 177m sur les CIBLES en photo, ci-dessus, comme nous n’avions plus de cibles, nous avions fixé une feuille d’arbre sur le carton pour servir de centre, feuille dont j’ai dessiné le contour après récupération des cibles, puis modifié la photo (petit carré blanc) pour figurer le centre visé.

NB : La disparité des cibles, les tailles différentes, la feuille d’arbre utilisée comme centre devaient   forcément, par ce mauvais temps, nous déstabiliser : cibles de travers, couchées, d’une couleur peu discernable avec une 10x et donc, nous n’avions pas la taille exacte avant de tirer et ceci de façon volontaire, pour contribuer au test de logiciel.

 

LES CARTONS, en photo plus haut, ont été tirés par mon amie avec les indications suivantes du logiciel:

indications-du-logiciel 

 

Avec le même bonheur, nous avons utilisé l’utilitaire de correction au “réticule” et rien ne nous a déçu dans les résultats :

 

coordonnees-reticule-mauser

 

 

Ceci posé, nous voudrions aussi préciser que pour une cartouche sortant à 315 m/s d’un canon de 60cm, la vitesse résiduelle à 300m est selon “sTrelok” de 215 m/s ...

La chute (vérifiée à 177m) de 145 cm

La chute a 300m (logiciel) de 542 cm

EXPERIENCE PAR DEDUCTIONS:

Par curiosité,  j’ai entré les données d’une GP11 (7.5x55) dans le même logiciel pour 1000m et, avec les mêmes données exceptées pour le coefficient balistique soit :

Température de ref. Du coéff. Balistique : 15°

Coéff de la GP11 0.514 – vitesse 750 m/s - poids 11.30g (174.4 grains)

Coéff de la .22 Lr 0.130 – vitesse 315 m/s -poids 40 grains canon pas de 16

Température réelle du jour : 6°

Pression du jour 1010 Mb

Humidité 98%

J’ai obtenu (vérifié) une chute de 14m50 à 1000m pour la GP11, cette “chute” est bien entendu,  le chiffre donné en mètres par le logiciel, à cette distance et,  non la correction.

Prenant mon logiciel avec les données .22, j’ai cherché la distance pour une même chute :

ET J’AI TROUVE : 450m AVEC CHUTE DE 14m98 ... du tir à l’arc ou au mortier ...

Soit 333 kliks d’un cm ... ce qui est dans les possibilités de ma lunette car,  avec le montage penté que j’ai,  je récupère la totalité de mon réglage vers le haut soit, 6 tours de 60 kliks et donc : 360 kliks.

ET IL RESTE 175 M/S AU PROJECTILE autant pour la dangerosité d’un projectile “perdu” passant “ par là”,  avec du .22.

Plus raisonnable:

Distance : 375m, vitesse résiduelle de 190 m/s ... pas mal avec au départ 315 m/s et chute 947cm !

 

 

CONCLUSIONS ET MISE EN GARDE:

  

Une .22 sortant à 315 m/s a du POTENTIEL et même jusqu’à 375m,  si on considère qu’à cette distance,  elle n’a perdu qu’1/3 DE SA VITESSE INITIALE. Donc autant pour les critiques méprisantes pour ce calibre, venant de la part de certains “gros bras”.  A ces derniers, je rappelle que le SPETZNAZ pour régler des situations de conflits avec des sentinelles et, dans d’autres cas d’ailleurs, utilise ceci jusqu’à 200m:

 

izhmash22-systeme-culasse-biatlon

 

 

Je ne crois pas que l’on puisse suspecter cette unité de manque de “professionnalisme”.

Pour conclure, voici un lien avec un site US où des tests sont faits à 300Yards (280m) dans un quartier de viande... enveloppé d’un Jeans ...

Beuh, l’on voit tout de suite où ils veulent en venir ... bien évidemment, il ne s’agit pas de faire l’apologie de ce type de test typiquement US, simplement, j’ai trouvé intéressant de le montrer ici car, trop de gens pensent qu’un projectile perdu de .22  “ce n’est pas si dangereux que ça”. Et bien vous allez pouvoir vous en rendre compte par vous-même avec ce film. Je vous garantis que si d’aventure vous tirez – de temps en temps – dans votre jardin, autorisation ou pas, vous allez rapidement arrêter, car votre impression est totalement fausse. Autant la précision que les dégâts sont impressionnants mais....nous vous laissons regarder :

 

http://www.youtube.com/watch?v=xAkOzr6cDx0&feature=relmfu

CECI A TITRE DE LECON DE PRUDENCE ET DE RESPONSABILITE

 

Pour terminer cette première partie, voici ma seconde carabine .22 :

Une Anschutz modèle 54 match.

Je compte bien l’utiliser (ici, le canon est d’origine) pour les tests à 300m qui feront l’objet d’un second article afin, de la mettre en compétition avec la Mauser raccourcie, la CZ de Benoît et la 1413 de mon amie.

J’ai rallongé le levier d’armement, comme je l’apprécie sur toutes mes armes : confort oblige.

 

En dehors de cela, elle est strictement d’origine, si on retire le bipied et la lunette.

seconde-carabine-Anschutz-54-match

 

seconde-carabine-Anschutz-54-match petite

 

 

TEST A 220m AVEC CETTE CARABINE:

Nous avons décidé de tester aussi cette carabine, son canon étant standard et non retouché,  en voici les résultats:

 Tir à 220m parce que nous n'avions pas la possibilité de placer les cibles plus près (200m), le stand étant en travaux.

2-cibles-tirs-220m

 

Les coups "marqués" sont d’une première série de 8 coups sur 15, et comme nous avions un doute, nous nous sommes rendus aux cibles puis, avons corrigé et fini la série avec les 7 coups restants. Vu l'unité de kliks de la lunette, nous étions soit un peu haut (série non marquée, soit un peu bas. Pour du .22 à cette distance, c'est stupéfiant, 3.5 cm sur 3.5 cm pour le groupe haut et, 5.5 sur 5 pour le groupe bas.  

NB : J'ai tiré couché et sans appuis arrière avec de la Lapua Match :

40 grains

305 m/s

Coefficient 0.110

7° Temp

86% Humidité

Pas de vent

Lunette 10x Falcon Réticule Brabant.

Aucun doute: la .22 a beaucoup de potentiel de précision dans une bonne arme !

J'étais personnellement stupéfié du résultat, car, il m'est arrivé de ne PAS faire mieux à 100m J

Il est vrai que les conditions n'étaient pas aussi bonnes et que je tirais assis, voire assez mal calé car, il n'est pas toujours possible de s'installer comme nous le désirons, donc je ne m'attendais pas à un résultat de ce type à cette distance.

Du coup, nous avons voulu recommencer pour nous assurer de l'arme et également pour voir si ce résultat nous rendrait "nerveux" et incapables de faire "mieux" ou encore d’égaliser:

 

SECOND ESSAI:

Mêmes cartouches même conditions 7 coups.

2-cibles-tirs-220m second-essai

 

En ce qui me concerne,  5x5cm d’HL me satisfont pleinement et de peur de gâcher l'article, je crois que je vais m'arrêter là avec les tests de tir de mes Anschutz à cette distance.

 

Et voilà.

 Cette première partie était réservée aux tests de 0 à 200m, en stand avec un certain confort et des armes de précision. J'espère qu'elle vous a bien plu, et comme nous avons prévu une seconde session pour 300 voire, 400 mètres sur ce thème, je vais cesser de parler de mes armes et donner la parole à celles de Benoît, ci-dessous pour la fin de cette partie de l'article, pour lui, comme vous allez le découvrir, c'est le terrain, l'inconfort, et une arme quasiment chasse, sortie de la boîte ...

 

 

BENOIT TESTE A 200 METRES:

 

La troisième compétitrice de ce test, la CZ de Benoît :

cz-de-Benoit

 

Les préférences de Benoît allant aux tirs de type chasse, sur le terrain, son choix élimine évidemment ce qui est lourd et haut sur le sol. C’est pourquoi, il est intéressant de comparer avec des “machines à empiler les trous” que sont les carabines de match. Canon plus court, silencieux, magasin et prix bien inférieur à une Anschutz, par exemple.

Peu de modifications, si ce n’est quelques accessoires, pas de détente match, moins de “confort” et transmettant la moindre erreur vu, son poids. Bref, une arme plus difficile à maîtriser, surtout “posée” sur le terrain sans aucun confort, par tous les temps et parfois avec des supports improvisés.

Nous avons ici à faire à un professionnel d’active, ayant l’habitude de manipuler des Hécates, et autres PGM en dotation, si ce n’est le FRF2,  encore bien souvent utilisé.

Je n’ais aucun doute sur les préférences d’un matcheur petit calibre : Il est de toutes façons obligé de “fonctionner” dans une enveloppe serrée de règlements, point. Je n’ai, non plus aucun doute par expérience, des contraintes du matériel militaire en dotation : On fait avec ce qu’on a et on essaye à titre personnel de l’améliorer voire, d’en tirer le meilleur parti possible pour la mission.

Je ne suis donc pas surpris de voir le choix de Benoît qui, étant toujours en activité, doit garder, quelque soit ses idées, une proximité maximale avec son métier et les matières qu’il enseigne.

Rien de sophistiqué, rien de fragile, doit pouvoir se réparer dans le terrain et ne pas souffrir des conditions endurées : la CZ est tout ceci et,  ce choix lui va comme un gant.

 

ET VOICI UN TIR DE TEST A 200M DE BENOIT:

Réalisé un jour de brouillard avec 6 m/s de vent de travers et dans le terrain sans aucun confort.

cible-Benoit1

 

Et il s’agit d’une carabine “sortie de la boîte” sans modification particulière, nous avons donc la preuve que même sans aller jusqu'à l'achat d'une carabine de match, une fois encore, le .22 tient non seulement la distance mais a encore sa place au milieu de toutes les autres munitions que nous pourrions utiliser à cette distance.

En attendant d'écrire la suite de cet article, vous trouverez encore, ci-dessous, quelques mesures fort utiles si tant est que vous ayez envie de tenter l'expérience avec votre .22

 

BONNE LECTURE,

Max & Benoit

 

 

Pour aller plus loin et pour ceux qui ne connaissent pas le coefficient balistique de leur munition .22, voici une documentation tirée d’un site Internet US :

 

documentation-utile1

 

documentation-utile2

 

documentation-utile3

 

 

A bientôt pour la suite de cet article,

Max & Benoit

 

logo-Max

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 13:37

 

come back soon post-it-marksman

 

 

 

Chers lecteurs,

 

Comme vous aviez pu le lire, il y a une quinzaine de jours, et par dégoût de lire les élucubrations scatologiques d’un journaleux hoplophobe plongé dans un délire d’associations

et pratiquant aisément la diffamation, j’avais décidé de mettre un terme à mes publications ainsi qu’à ce blog à dater du 31 décembre 2012. Mais c’était sans compter sur une multitude d’appels à la raison pour poursuivre et des dizaines de témoignages de soutien me demandant de continuer !

 

Ne sachant pas comment vous remercier, mes camarades et moi avons décidé de poursuivre l’aventure avec ce blog ainsi que de vous l’annoncer avant les fêtes de fin d’année. Car enfin, comme vous nous l’avez si bien fait remarquer, ce serait faire trop plaisir à ce triste personnage que de stopper alors que nous n’avons jamais fait quoique ce soit de répréhensible.

 

Néanmoins, le moment est sans doute venu de tourner une page pour en ouvrir une autre sur une nouvelle formule. Nous allons nous recentrer sur le tir de précision à longue distance et sur le tir récréatif au sens large du terme. Par ailleurs, une ou plusieurs nouvelles autres catégories d’articles verront le jour sous le vocable « Armée-Gendarmerie-Police ». Ces nouvelles rubriques feront l’objet de présentation de l’armement, du matériel, des exploits ou des performances ou encore, de certaines missions de ces corps constitués et respectés.

 

Par ailleurs, je ne serai plus le seul rédacteur. En effet, comme cela a déjà été le cas, mes amis participeront aux publications de ce blog et d’autres auteurs pourront venir se joindre à nous.

Les écrits en seront ainsi d’autant plus riches et variés.

 

Mes amis,  nous serons de retour avec un tout nouvel article dans les quinze jours qui viennent J  Nous espérons que ce sera pour votre plus grand plaisir … donc, restez attentifs dans les jours qui viennent.

 

Encore mille mercis à tous ceux d’entre vous qui m’ont apporté leur soutien. Passez de bonnes fêtes !

 

Pour terminer, je vous fais copie de quelques messages de soutien parmi tous ceux que j’ai reçu (trop nombreux pour être tous publiés L) et vous livre à votre réflexion, les deux citations suivantes :

 

« La peur des armes est un signe de retard dans la maturité sexuelle et émotionnelle »

   Sigmund Freud, General Introduction to Psychoanalysis

 

Et :

 

"The right of the citizens to keep and bear arms has justly been considered, as the palladium of the liberties of a republic; since it offers a strong moral check against the usurpation and arbitrary power of rulers; and will generally, even if these are successful in the first instance, enable the people to resist and triumph over them...."

Justice Joseph Story, 1833

 

 

Les messages de soutien :

The end

Je viens de lire votre dernier poste. Quel gâchis ! .Je ne connais pas tout les tenants et aboutissants. Quel dommage, moi tireur « lambda » qui trouvait une mine d'infos de votre blog avec des tas de renseignements et de liens supers. Quel dommage que vous laissiez tomber. Quel dommage que de plier devant la connerie humaine. J'espère que vous reprendrez le courage et le moral pour rouvrir un blog.
Acceptez encore mes vœux d'un avenir que j'espère meilleur, et croyez bien que je serai de nouveau un de vos fidèles lecteurs au cas où ... avec tous mes encouragements et ma sympathie.
Cordialement 

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Est-ce bien raisonnable?

J'appréciais votre blog et je suis triste de votre décision et je suis d'autant plus triste que cela ressemble à une capitulation en rase campagne qui contredit l'image que je m'étais faite de l'auteur de ce blog de très haute qualité. 
Je suis d'autant plus déçue de cette capitulation lorsque je constate la médiocrité du "journaleux" qui, en quelques phrases, vous fait mettre "genou à terre". Peut-être avez-vous, en fait d'autres raisons personnelles, ce qui serait alors plus respectable mais qui ne saurait effacer la tristesse de ne plus vous lire.

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Je lis parfois vos articles et visite votre blog, c'est vrai de façon très aléatoire, mais toujours avec délectation et grand intérêt.
Je suis vraiment choqué qu'un insignifiant écrivaillions sans aucune envergure ai réussi à vous mettre le doute et ai pu vous toucher au point de vouloir arrêter votre excellent travail. Ce type n'est rien et à part vous faire du mal, il n'a absolument rien amené dans son torchon tout l'article d'ailleurs ne ressemble à rien.
Par contre vous nous apportez beaucoup, que ce soit pour les passionnés avertis qui, j'en suis sûr, peuvent dialoguer avec vous sur des sujets maitrisés ou comme moi, un passionné qui est tout simplement à la recherche de beaux articles sur ce que j'aime et que je dévore.
Je vous apporte tout mon soutien et vous suggère de ne pas céder au découragement ou au doute en continuant votre blog.

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Encouragement

J'ai découvert par hasard "l'histoire", baisser les bras devant ce … qui pourrait être trainé devant les tribunaux pour diffamation dans ses articles (si on peut appeler ça, article. Chacun étant responsable de ce qu'il écrit). Un banal anti-arme … ce serait lui donner l'importance qu'il ne mérite pas. Il suffit de regarder en haut de sa page pour constater que + de 80% de ceux ayant lu son sujet sont en désaccords.

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Ne ferme pas le BLOG
Il n y a pas de solutions aux problèmes qui opposent les gens sur le sujet des armes.
Alors je pense qu'il doit (le blog) faire le chemin que tu lui dessineras.
Force et Honneur

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Bonjour,
Je viens juste de connaitre votre blog et je le trouve super intéressant.
J'ai lu l'article de ce " journaliste " et je conviens que ça m'aurai déplu aussi mais n'abandonnez pas ce serait donner raison à toutes les conneries qu'il a pu dire. Sachez que tous les tireurs vous soutiennent 
cordialement 

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Dommage et remerciements

Bonsoir,
J'ai pris connaissance de votre dernier billet alors que je venais relire votre article sur les mousquetons. Oh les méchants ... Merci néanmoins pour la qualité de vos articles, j'ai beaucoup appris en vous lisant et vous félicite pour avoir mis en ligne ces contenus qui permettaient à des néophytes comme moi d'appréhender des sujets pointus avec plus de facilité mais surtout beaucoup de plaisir.
RIP
Salutations helevètes

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Soutien moral

Monsieur,
Suite à l'annonce faite sur votre blog, je me permets de vous envoyer ce message de sympathie ! En effet, votre site est une vraie source d'informations, agréable et utile.
Je n'ai jamais vu de site sur le sujet autant précis et sérieux !
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Fermeture du blog

Ben , perso, je pense que c'est vraiment dommage de céder ainsi aux élucubrations d'un fêlé de la cafetière !
C'est comme céder devant le chantage ou face au terrorisme … en fait c'est une forme de terrorisme de plumitif sujet à la colique. Céder et plier devant pareil individu, c'est lui donner la victoire !
Il pourra se "gargariser" d'avoir réussi à faire fermer un blog et donc de laisser penser que ce blog n’étais pas honnête et qu’il cachait peut-être quelque chose … il ne faut pas lui faire ce plaisir ! 
C'est le genre d'individu qui doit se "masturber" devant son écran en se délectant du résultat des commentaires des lecteurs. Ce type ne mérite même pas un regard, il n'est rien !
A la limite, il se comporte comme s'il était lui même tueur en série, et il asticote tout azimut car il trouve qu'on ne parle pas assez de ses hauts faits et n'en retire pas la satisfaction qui le rempli d'aise et titille son ego et plus on en parle, plus on lui donne une importance qu'il n' a pas … c'est comme la m…  plus on touille dedans, plus elle sent ! Ca, il doit aimer ! 
Je pense que Marksman devrait revoir sa position et continuer en ignorant ce tdc ! Là , ça va le faire "c*ier " !

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Désolé de voir votre blog disparaître

Bonjour,
Je suis désolé de voir votre blog disparaître, l'ayant découvert, il y a peu.
Il est dommage que vous mettiez un terme à vos publications de qualité, qui, pour ce que j’ai pu en voir, s’accordent totalement aux législations en cours en France et en Belgique. …

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NONNNNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!

Bonjour

C'est avec le plus grand des regrets que j'ai vu aujourd'hui que le blog fermera, je voulais te dire que j'ai grandement apprécié tes articles... J'ai GRANDEMENT appris et je trouve très frustrant que tu ne puisses continuer ton écriture !!! IL N'AVAIT RIEN DE DANGEREUX LA DEDANS !!!
Je vais faire une copie de tous tes articles pour m'y référer. 
Merci encore pour toutes ces informations utiles et intéressantes à lire.

 

 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 12:44

 

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Chers lecteurs,

 

Bien qu’ayant toujours été très attentif au respect des conditions générales d’utilisation d’Overblog et qu’à ce jour, personne ne m’ai formulé la moindre remarque, j’ai néanmoins décidé de mettre un terme à mes publications.

En effet, à la suite d’un article paru sur Internet mettant en cause certains fora et/ou blogs, dont le mien et son contenu, et selon lequel, il semble que certains de mes textes ou explications soient potentiellement dangereux et générateurs de vocations des moins avouables, mon blog disparaîtra définitivement, le 31 décembre 2012.

 

Sachez que les dires et la diffamation de ce « sniper de l’information »,  écrivassier et chevalier blanc pourfendeur des passionnés de tir m’ont profondément dégoûté car manifestement, si cet affabulateur redresseur de torts et en mal de délation est en mesure d’élaborer de tels scenarii, quant à moi,  je ne voudrais en aucun cas être tenu responsable d’un accident de tir dans un stand parce qu’un bricoleur aura transformé son arme ou encore d’avoir généré des « vocations extrémistes » chez un cinglé qui aura lu et mal interprété un de mes articles.

 

Sachez que mon seul but était de partager ma passion avec mes camarades et d’échanger avec vous des informations relatives au tir sportif et récréatif à longue distance,  accompagnées

 il est vrai, d’une partie informative sur les tireurs d’élite militaires mais ce, dans le cadre strictement réglementaire et du respect des lois. Personnellement, je suis un tireur sportif licencié qui n’a jamais fait de mal à personne … si ce n’est à une feuille de carton recyclé que nous nommons cible, dans le jargon J  Je tenais à ce que ce soit dit !

 

Voilà, je suis persuadé que vous me comprendrez et accepterez ma décision même si celle-ci pourrait vous attrister. Je remercie encore vivement tous ceux d’entre vous qui m’ont apporté leurs témoignages de sympathie, leur soutien voire, leur amitié mais comme vous le savez, tout à une fin et pour moi, aujourd’hui, le ressort est cassé et puis, à en croire certains journaleux, nous allons de toutes façons connaître la fin du monde d’ici trois semaines alors, à quoi bon J

 

Je vous souhaite donc d’ores et déjà de très bonnes fêtes de fin d’année et vous quitte avec peine tout en vous souhaitant « bon vent » pour l’année 2013 et les suivantes ... 

 

 

 

the-end

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 13:16

 

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Chers lecteurs,

Ce nouvel article aborde le sujet parfois controversé des réducteur de son ou des silencieux.  Ce mois-ci, c’est notre camarade Benoit qui va nous en entretenir. Il nous fournira notamment un éclairage sur son utilité tactique.

Partout dans les revues spécialisées et ce, depuis de nombreuses années, nous voyons des réducteurs de son (RDS), vulgairement appelés « silencieux », fleurir un peu partout sur tout type d’arme et ce, pour un diverses utilisations (tir tactique ou sportif).

 

rds

 

Personnellement, j’en monte sur presque toutes mes armes longues civiles depuis plus de 7 ans.   Bien entendu, je parle ici de silencieux de qualité et pas de systèmes artisanaux ou autres bricolages de l’ajusteur du coin.

 

DSCN3453

 

En ce qui concerne ma vie militaire, j’ai énormément œuvré pour leur utilisation sur les différentes armes que nous avions en dotation dans ma section et mon régiment. FAMAS, MINIMI, FRF2 et l’HECATE 2 de chez PGM ont ainsi été équipés de réducteurs de son tant à l’entrainement qu’en opération.

 

Article-sur-le-RDS 0174

 

DSCN3731 

 

 En voici les avantages au niveau tactique :

- Elimination du blast (réduction de la poussière due au tir) et protection de la zone ORL

  du tireur ;

 

- Elimination du recul et amélioration du contrôle de l’arme (excepté au calibre 50 bgm où la

  quantité de gaz est énorme) ;

 

 - Elimination de la détonation donc, confort lors de tir pour garder le dialogue au sein de

   l’équipe et pendant les transmissions radio ;

 

- Précision inchangée voire, améliorée grâce à la réduction des vibrations du canon (seul le

   point d’impact peut être décalé de quelques centimètres à 100m) et cela ne change rien à la

  balistique de la munition, contrairement à ce que l’on peut lire souvent ;

 

- Pas de détection du départ du coup ou très difficile à identifier passé les 100m grâce à

   l’absence de poussière au départ des coups, presque pas de détonation, pas de flamme en

   sortie de bouche (évitant ainsi toute gène pour l’emploi des JVN). Seule l’onde

   supersonique   est perceptible par la personne visée. En cas de rencontre à courte distance le

   bruit reste modéré, le rendant inaudible à quelques centaines de mètres voire, moins suivant

   la configuration du terrain.

 

Pour les inconvénients, on peut noter :

- Le  poids (de quelques centaines de grammes à quelques kilos, suivant l’arme) ;

 

- L’encombrement (environ 15 cm pour un RDS FAMAS MINIMI et un peu plus de 40 cm,

  pour le RDS  de l’Hécate 2 ;

 

- L’impossibilité de tirer une grenade à fusil rapidement pour le FAMAS.

Il est évident que je parle de tir avec des munitions standards car je fais partie d’un régiment d’infanterie et non des forces spéciales.

 

 

PIC 0007

 

 

J’utilise à titre personnel sur mes armes des réducteurs de sons pour tir supersonique donc standard et pour le tir subsonique donc, totalement silencieux

Pour ce dernier, la mise au point d’une cartouche demande de l’attention car elle nécessite une vitesse de l’ordre de 300m/s à 15°C sous 1013 de pression (étant donné que les munitions subsoniques sont très sensibles à ces facteurs et qu’il faut avoir de la marge lors d’une possible montée en température ou d’une montée en altitude) et qu’il ne faut pas dépasser le fameux mur du son.

Les munitions doivent avoir un poids de balle important afin de garder leur vitesse et un pouvoir vulnérant (pour en savoir plus, cliquer ici) à grande distance néanmoins, les distances d’emploi des munitions subsoniques restent courtes (0 à 200m). De part leur vitesse initiale très basse, les ogives des munitions subsoniques ne se déforment pas ou très peu, ce qui implique l’obtention d’un tir extrêmement précis qui permet par exemple, d’atteindre un organe vital tel que le bulbe rachidien dans le cadre d’un tir « police ».

 

Pour le tir sportif ou de loisir, le tir subsonique offre de nombreux avantages :

- Il est peu onéreux (étuis inusables ou presque, poudre vive en faible dose) ;

 

- Pas de recul ou presque ;

 

- Pas de bruit (pas de nuisances pour les voisins des clubs de tir) à titre d’exemple, souvent

  mes camarades, au pas de tir, se demandent si j’ai tiré et à la limite,  le bruit d’impact

  s’entend  plus que le bruit de départ.

 

Pour les inconvénients :

 

- Existence d’une flèche très importante ce qui est un pose un problème à partir d’une certaine

  distance pour les clubs équipés de pare-balles. Pour info, pour un 0 à 50m, je mets plus de 25

  MOA à 200m suivant les conditions du moment avec mon arme en 300 sav.

 

P7070077

 

Les réducteurs de sons présentent énormément d’avantages pour finalement peu d’inconvénients, les essayer, c’est les adopter J

Bien cordialement,

 

Benoit

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 useful-links

 

  

http://www.rdsindustrie.com/

http://www.pgmprecision.com/fr_FR/accessoires/silencieux.html

http://servir-et-defendre.com/viewtopic.php?f=184&t=7766

http://www.cpadd.org/IMG/pdf/303._Les_blessures_occasionnees_par_les_vestiges_de_guerre.pdf

http://www.larmurier.net/FAQ.htm

 

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:07

 

marksman web

 

Chers lecteurs,

Ce mois-ci, nous nous retrouvons autour d’un sujet déterminant pour la réalisation d’un tir précis sur le terrain. En effet, parmi tous les paramètres qui modifient ou influent sur le trajet de la balle et/ou de sa précision (distance à la cible, humidité, pression atmosphérique, position de tir, …) auxquels les snipers et autres tireurs qu’ils soient d’élite ou simples chasseurs, doivent être attentifs pour s’assurer que la cible soit atteinte en un seul coup,  c’est bien de tenir compte de l’influence du vent et d’appliquer les corrections nécessaires avant de lâcher la balle. Comme le disait Bryan Litz (Rocket Scientist, Ballistician) et ce, en traduction libre : « Je crois que l'étude de la nature de la déviation du vent devrait être la plus haute priorité pour les tireurs à longue distance ». 

Le vent est un facteur différent de ceux que nous connaissons d’emblée si nous nous sommes donné la peine d’obtenir les paramètres balistiques par exemple, par le biais d’un calculateur de trajectoire ou d’un logiciel de balistique car le problème avec le vent, c’est l’estimation précise de son ampleur et sa direction sur le parcours de votre balle. Qui plus est, ce qui complexifie les choses, c’est que sa direction tend à se déplacer tout comme sa vitesse va varier dans le temps et sur la distance. Au surplus, il pourrait y avoir des tourbillons et des remous le long de la trajectoire qui compromettront vos estimations initiales.

 

photo-tireur vent

 

Bien entendu, sur le terrain, une grande partie des tirs tactiques se concentre sur des cibles à une distance proche et que ce soit avec un pistolet ou même, avec un fusil. Sur ces courtes distances, le tireur peut pratiquement ignorer les effets du vent car celui-ci ne va pas trop faire dévier sa balle de 9mm hors de sa cible située à 15m ni, faire dévier sa balle de 5,56 mm avant qu'elle ne frappe sa cible située à 50m. Dans ces scénarii, les changements de vent, la température et l'altitude ou encore la pression n'aura aucune incidence sur la capacité à fournir des hits.

Mais à titre d’exemple et comme une absence totale de vent est relativement rare, à plus longues distances, l'environnement va faire changer la trajectoire de la balle en la poussant vers la gauche ou vers la droite. Les vents poussant la balle vers le haut ou vers le bas sont plutôt rares à moins qu'interviennent des caractéristiques du terrain telles qu'un fort vent de latéral et dévié vers le haut. Un léger vent de cinq miles par heure (5mph) de gauche à droite pourra néanmoins faire dévier la trajectoire d'une 0.308, d'environ trois pouces (76mm) à 300 mètres.

D’autre part,  la balle ralentit aussi dans l‘air au long de sa trajectoire. Si l'atmosphère est plus dense, ce qui signifie que l'air est "plus épais", la balle va ralentir plus rapidement que dans l’air « normal ». Cela signifie que la balle va ralentir plus rapidement par temps froid au niveau de la mer que lors d’une journée chaude à 7.000 m d'altitude dans les montagnes. 

En résumé, si la pression descend, l'altitude augmente, la température monte, l'humidité monte,  l'air devient moins dense et offre moins de résistance à la balle. D'autre part, si la pression monte, l'altitude diminue, la température descend, l'humidité descend, plus l'air devient plus dense et offre une plus grande résistance à la balle. Exemple concret : À zéro pied au-dessus du niveau de la mer, une balle de 0,308 tombe de 213 pouces à 800 mètres, mais à une altitude de 5000 pieds, elle ne baisse que de 194 pouces - soit une différence de près de deux minutes et demi d'angle.

 

Comment le tireur va-t-il mesurer les paramètres du vent ?

Le tireur peut utiliser certains indicateurs pour y parvenir. Ce sont des drapeaux, la fumée, les arbres, l'herbe, la pluie et le sens du toucher.  Dans la plupart des cas, la direction du vent peut être déterminée simplement en observant ces indicateurs. Une méthode courante d'estimation de la vitesse du vent est de regarder un drapeau. Le tireur détermine l'angle entre le pavillon et le mat, en degrés, puis divise par 4. Dans l’exemple, ci-dessous, le résultat donne une vitesse approximative en miles par heure de 15mph soit, 24 km/h.

 

drapeau indication

 

De toutes manières, il est conseillé aux débutants de prendre des notes méticuleuses à chaque essai de tir avec les conditions de vent, les corrections faites ainsi qu’un croquis topographique et un diagramme avec les groupements obtenus en fonction des réglages de la lunette ou de la dérive que vous avez corrigée avec le relevé des conditions de tir : pression atmosphériques, la distance, les paramètres de la lunette, position du drapeau, ... 

Heureusement, il existe des outils technologiques disponibles qui facilitent cette tâche. L'outil le plus fondamental est l’anémomètre de type « Krestrel » qui permet de mesurer la vitesse du vent à la position du tireur. Cet appareil sera idéalement couplé à l’utilisation d’un logiciel et/ou aux tables de tir (abaques).

 

krestel main

 

Le Kestrel possède une fonction de mesure du vent et peut donc vous donner la vitesse courante, coup bas, rafale haute et la vitesse moyenne. Il peut aussi vous donner la direction où vous êtes debout faisant tourner l'instrument jusqu'à ce qu'il atteigne sa vitesse la plus élevée. Le Kestrel est très précis mais ne peut seulement vous dire quelles sont les conditions là, où vous êtes debout.  Dans la pratique, vous devrez aussi vous aider d’autres indices en regardant les mouvements de l'herbe, des broussailles, des arbres, de la poussière, des fanions, de la pluie, le brouillard et tout ce qui va vous donner des informations complémentaires et ensuite estimer la vitesse globale.

 

équipement-pour-le-tir vent

Ci-dessus, l’équipement complet.

 

 

Voici quelques autres points de repère qui vous permettront d’estimer la force du vent d’après l’observation des éléments de la nature :

 

L'échelle de Beaufort
 Force

Mph Vitesse

Description

Effet

0

1

Calme

La fumée vers le haut

1

3

Légère brise

La fumée est légèrement déviée

2

7

Légère brise

Les feuilles bruissent

3

11

Petite brise

Les feuilles se déplacent

4

19

Brise modérée

Les petites branches se déplacent

5

24

Bonne brise

Les petits arbres balancent

6

31

Légère brise

Les grosses branches balancent

7

38

Vent modéré

Des arbres entiers balancent

8

46

Coup de vent

Les rameaux se détachent

9

54

 Forte rafales

Dégâts modérés, les choses s’envolent

10

63

Enormes coups de vent

Arbres déracinés

11

73

Tempête

Des dommages étendus

12

74 +

Ouragan

Destruction massive

 

Le tireur devra être capable de classer le vent selon sa force. La meilleure méthode est d'utiliser le système de l'horloge. Avec le tireur au centre de l'horloge et la cible à 12 heures, le vent se voit attribuer les valeurs suivantes: pleine, demi, et aucune valeur. Pleine valeur signifie que la force du vent aura un plein effet sur le vol de la balle. Ces vents viennent de 3 et 9 heures. Moitié de la valeur signifie que le vent à la même vitesse, mais de 1,2,4,5,7,8,10 et 11:00 déplace la balle seulement la moitié autant que le vent pleine valeur. Aucune valeur signifie qu'un vent de 6 ou 12 heures aura peu d'effet ou pas sur le vol de la balle.

 

schema7

 

Une fois que vous aurez rassemblé des données balistiques et les valeurs de vent. C'est vraiment très simple. Tout d'abord, il faut déterminer dans quelle direction le vent souffle en rapport à une ligne entre vous et votre cible et repérer le facteur de multiplication lui correspondant. 

 

cadran-de-valeurs

 

cadran-avec-facteurs-de-correction

Correspondance des facteurs de multiplication en fonction de la position du vent

 

Par souci de simplification, pour ce premier exemple, disons que quand le cadran est à 90 degrés et, comme nous l'avons vu, qu’il s’agit donc d’une « full value »  - plein vent avec un coefficient de 1. 

Avec une vitesse de 5 mph et, si vous estimez que votre cible est située à 600 mètres et que vous utilisez des cartouches Federale 0.308 match HPBT alors, en regardant le tableau ci-dessous, on constate que la correction à apporter est de 16,1 pouces. La compensation sur toutes les tables reflète une pleine valeur. Si votre lunette de tir comporte un bouton de dérive réglable, vous composerez donc l'équivalent de 16,1 pouces à 600 mètres et, si votre réglage correspond à 1/4 MOA par clic alors, vous tournez l’équivalent de 11 clics. Après avoir fait le réglage, vous pourrez tirer votre balle d’essai ou la définitive J

 

schema5

 

Analysons un autre exemple. Vous savez que le vent est de 15 mph et qu’il vient sur une direction oblique à 45 degrés et que la distance à la cible est de 800 mètres. Encore une fois vous utilisez une cartouche Fédérale 0.308 munitions Match. Le tableau indique que la correction intégrale (avec coeff = 1) serait de 96,1 pouces, mais attention, nous n'utiliserons que les trois quarts (0.75) de cela car on sait que le vent est en oblique à 45 degrés. 

Par conséquent, les trois quarts des 96 pouces valent 72 pouces. Donc, si vous avez un bouton de réglage à 1MOA, vous réalisez que 1 MOA est égal à huit pouces à 800 mètres et donc, vous diviserez 72 par huit, ce qui équivaut à neuf, et vous cliquerez sur neuf MOA à votre lunette soit, 36 clics. 

 

Rappel relatif à la Minute d’Angle (MOA)

Une minute d'angle (MOA) est un terme de mesure qui équivaut à 1 pouce à 100 yds. Cet angle mince s'étend avec la distance. Alors que le même MOA correspond à 2 pouces à 200 yds, 3 pouces à 300 yds et, ainsi de suite.  La plupart des lunettes de qualité utilisent les réglages de la hauteur et en dérive avec un incrément de 1/4 MOA par clic à 100yds. (Vérifiez l’échelle utilisée par votre lunette). Il faut juste appliquer les corrections nécessaires et, en particulier sur de longues distances, c’est donc juste une question d'apprendre comment bien appliquer ces ajustements progressifs à des distances différentes.

 

Formule d'altitude et exposition au vent – Exemple :

 

Disons que vous avez décoché un tir sur une cible à 300yd et qu’il a « tapé » 15 pouces trop bas. Comment pouvez-vous ajuster votre élévation? Simple, voici une formule pour déterminer la correction portée en MOA.

 

formule-MOA

 

Sur une lunette au 1/4 de MOA, nous atteignons cet ajustement de 5 MOA en augmentant la hauteur de 20 clics. En effet, 5 MOA divisées par la MOA (1/4 .25) d'ajustement sur la cible est égal à 20.

 

Conversion de la vitesse du vent à quelques minutes d'angle :

 

Après avoir trouvé la direction du vent et sa vitesse en MPH, le tireur doit alors le convertir en MOA en utilisant la formule suivante. Cette formule peut être considérée comme une règle de base mais ne doit être utilisée que comme point de départ. A vous d’approfondir par la suite ...

 

Distance de tir (100 de yds)  x vitesse du vent (MPH) = PA (pour une valeur totale de vent) / C    

 

Où « C» est une constante qui dépend de la gamme des objectifs.

  •  
    • 100-500 mètres = 15 mètres
    • 600        mètres = 14
    • 700-800 mètres = 13
    • 900        mètres = 12
    • 1000      mètres = 11

 

Voici la méthode employée aux USMC
Pour calculer les changements à vue au moment du tir dans le vent, l'USMC a eu recours à cette méthode de réglage de la dérive et ce, depuis l'époque de la Springfield 1903-A3 :

Après avoir déterminé la direction et la vitesse, utiliser la formule suivante:

Plage à 100 m. Vitesse x dans MPH/15 (constante mathématique) = MOA réglage latéral

 

Par exemple, votre cible est à 300 mètres de là, et il y a un vent de 10 MPH, alors on a :

3 x 10 = 30/15 = 2 MOA

Cliquez les deux minutes d'angle dans la direction du vent. Il s'agit d'une bonne formule, sauf qu’elle ne reste d’une bonne précision que seulement jusqu’à 500 mètres ou un peu moins. Lorsque votre cible est plus éloignée, la constante mathématique doit augmenter, comme indiqué ci-dessous:

600 mètres:    Diviser par 14 
700 mètres:    Diviser par 13 
800 mètres:    Diviser par 13 
900mètres:Diviser par 12                                                                                                                                                                       1000 1000 mètres : Diviser par 11

 

Tableau-des-paramètres

 

 

Astuce et règle mnémotechnique :

Voici un exemple courant (à retenir car, par la suite, à peu près tout peut être divisé ou multiplié quand vous commencez avec un facteur de 10) de calcul :

Pour une FULL VALUE WIND (voir l’horloge, ci-avant) de 10 mph pour une balle de .308 de 175 grains avec une vitesse de 2.600fps à la sortie du canon, vous aurez pour des distances en Yards,  une dérive, en pouces,  de :

100  200  300  400  500  600  700  800  900  1000

  1"    3"    7"    14"   22"   33"   47"    64"   84"  54"

 

En pratique à l’entraînement :

Les tireurs professionnels et les passionnés affectionnent généralement de s’exercer au vent à l’aide d’une .22lr. Souvenez-vous de Benoît et de Max, ce sont des inconditionnels de la .22 car ils considèrent qu’elle est l’outil idéal pour réaliser d’excellents exercices d’entraînement au tir de précision. Si on y arrive à la .22 alors, ça devrait normalement aller encore mieux au plus gros calibre J

 

Le-trio-de-choc

 

 

Les groupements " reproductibles " de Benoît au 22lr : CZ 452 varmint , sil rds, optique 4 à 16, cartouches eley match, position bipied, sans appuis arrière. Conditions: distance 200m, température du vent 18°, Pression 850, vent situé entre 3 et 6h de 1 à 3m/s, plus mirage en bref, il faut rester concentré pour " lâcher" chaque balle ! 

 

Voici les résultats à 200m :

 

cible-benoit 22 la-bonne

 

 

Toujours sur 200m, voici les résultats obtenus par Max avec un calibre 7.08 sous la pluie

Arme HS Précision

Leupold Mk 4, 16x fixe en MOA

Hauteur sur Canon : 5.8cm

Cible distance 200m (198m).

Cible type Gommette de 14x14mm (plus c’est petit, mieux on centre J )

Munition: Norma Factory, sortie de boîte

Item No 17068

140 Grs / 8.1gram

Projectile Nosler BST

Donnée par Norma à 860 m/s

Mesurée au canon à 860 m/s

Coefficient Balistique donné pas Norma : .485

N’est même pas Hollow point comme la plupart des « match »

Cible Gommette de diamètre 19mm, tirée à 6h

La gommette de 14x14 était un peu petite, j’ai donc changé.

Munition Norma Factory, sorties de boîte (mêmes données que ci-dessus

Coups : 10 coups).

Groupement 16x22mm 9 coups, le 10e coup n’est pas compté dans le groupement

Facteur externe : fatigue et même erreur que précédemment : un bougé épaule et tir

légèrement arraché à droite, vu au lâcher L

Tirés avec bipied, sans appuis arrière (main faible en support) et assis.

Pas de nettoyage entre les coups.

Un coup par minute environ. Voici les résultats :

 

cible-Max

 

 

Pour être tout à fait complet :

Les effets de la température :

Les effets de la température affectent le tireur, les munitions, et la densité de l'air. Lorsque les munitions se trouvent en plein soleil, la vitesse de combustion de la poudre est augmentée, ce qui entraîne une plus grande vitesse et un plus grand point d'impact.

Une règle générale à retenir est que quand une arme a été « mise à zéro » dans des conditions « normales », une augmentation de température de 20 degrés va augmenter le point d’impact de 1 MOA et une diminution de 20 degrés de la température va faire baisser le point d’impact de 1 MOA. 

Les effets de l'humidité :

Les effets de l'humidité varient avec l'altitude et la température. Le tireur peut rencontrer des problèmes si des changements d'humidité drastiques se produisent dans sa zone d'opération. Si l'humidité augmente, alors l'impact de la balle descend en raison de l'effet de traînée et du "poids" alors que de l'eau supplémentaire s'ajoute à la balle en vol. La littérature sur le sujet suggère la règle d’or des 20%. Ce qui signifie que si votre taux d'humidité augmente de 20% à partir du jour où vous votre fusil est à zéro alors, la balle va taper à 1MOA en dessous. 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

   

useful-links

 

 

 

 

 

 

 

 

http://webspace.webring.com/people/pu/um_3111/sniper_formulas.htm

http://www.longrangehunting.com/articles/reading-wind.php

http://www.ehow.com/how_5206635_calculate-bullet-drift.html

http://www.bmotsoft.com/moa.html

http://www.gunslinger.net.nz/Ballistic_Calculators.html

 

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 12:33

 

 

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Chers lecteurs,

 

Voilà, les vacances d’été sont finies et, pour la plupart d’entre-nous, la rentrée est faite ! Ce qui me réjouit particulièrement, c’est que vous soyez toujours plus nombreux à venir régulièrement visiter mon blog. Sur long terme, cette tendance ne fait que se confirmer au fil des statistiques de fréquentation et, croyez-moi, cela fait vraiment plaisir J  Encore un grand merci pour votre assiduité ainsi que pour vos messages d’encouragement.

Comme promis à certains d’entre vous, je vous propose ce mois-ci un article que mon camarade Benoît a eu la gentillesse de nous rédiger. Je ne vous ferai plus l’affront de vous présenter Benoît. Comme chacun l’avait compris, c’est un pro, un homme qui a vécu et commandé à plusieurs reprises des missions très diversifiées et ce, sur différents théâtres des opérations. Par conséquent, une fois de plus, cet article s’inspire de son expérience de terrain. Mais laissons-lui la plume …

 

… Pour chaque mission TE, une préparation minutieuse est effectuée. Même si une mission ressemble quelque fois à une autre, chaque mission doit être préparée comme si elle était la première.

 

 Comme le disait mon instructeur : « Vous ne tirez pas 10 cartouches mais 10 fois une cartouche ! ».

  

Chaque groupe TE est différent et s’organise différemment suivant son unité,sa formation et son volume qui parfois peut être modulable.

 

Généralement un groupe TE s’organise autour de 5 personnes:  le chef de groupe et  binômes spotters/tireurs.

 

capture section

Photo extraite du site du Ministère de la Défense Français

 

 

Chaque élément du groupe (excepté,les tireurs qui ont leur drag bag) peut avoir un sac différent suivant le type, la durée et le matériel prévu pour la mission, mais certains matériels peuvent aussi être absents suite à une indisponibilité de courte ou de longue durée …        

  

Chaque P1010759

 

Le sac qu’il soit au tireur ou au spotter (observateur) est composé grosso modo de deux parties :

 

     - La partie spécialisée, avec laquelle on effectue la mission ;

     - La partie personnelle, avec laquelle on vit pendant la mission.

Le sac qu’il  

 La partie spécialisée :

 

C’est une partie incompressible et généralement immuable, car la mission en dépend et est fixée par le chef de groupe. Elle comprend l’unité feu (les munitions et artifices) et les périphériques (spotting scope, etc.).

 

  La partie « vie » :

 

C’est la partie personnelle avec laquelle on vit sur le terrain (alimentation, vêtements/couchage, etc.).

Le déroulé qui va suivre est prévu pour une mission TE de 48h maximum comme celle qui avait été

commentée lors de mon premier article, en Afghanistan.

 

 

Chef de groupe :

  

Partie spécialisée :

 

 -          Armement : FAMAS (12 chargeurs FAMAS dont 2 dans le sac et 2 sur l’arme) ;

 -          MAC 50 (3 chargeurs) ;

 -          Transmission : ER 350 (portée, environ 5km suivant le terrain);

  -         Optique, optronique :  VECTOR (jumelles, télémètre laser,compas) avec trépied
                                           OB70 (prévue pour la marche de nuit) avec masque de port ;
                                           OB64 (prévue pour la marche mais utilisée pour l’observation de nuit).
 
    -          Divers :       Panneau PN2A (pour signalisation aérienne) ;
 

                              Trousse santé;

                              Stomb ; 

                              Brancard souple (en sangle);

                              Ensemble de camouflage (ghillie, etc.).

              

P1010751                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

Partie «            Partie «  vie » : 

                       Celui-ci, est le mien :

- Housse goretex ;

- Ulfrotté 400 ;

- Coupe vent Arktis ;

- Poncho URH Arktis ;

- Poncho liner ;

- 7,5 litres d’eau (dont 3 litres en Camelbak, le reste en bouteille de 1,5l – Compter environ 1 litre à 1,5l   pour  l’infiltration et de même pour l’exfiltration) ;

- 48h de ration (nous réussissions à avoir, grâce à nos camarades  américains dans le camp, des rations américaines … ce qui réduisait le poids à emporter et améliorait le transport, etc.).

Je ne détaillerai pas les parties vie des autres membres du groupe car comme dit plus haut, c’est une partie strictement personnelle.  

Comme on le dit plus haut dans l'article, cette partie est vraiment à charge de chaque personne,  de vivre sur le terrain pendant le temps de la mission + 24 heures sans pour autant devoir aller braquer de l'eau chez ses camarades icon_biggrin.gif

 

Spotter :

 

                     Partie spécialisée :

-          Armement : FAMAS (12 chargeurs FAMAS dont 2 dans le sac et 2 sur l’arme) ou MINIMI (600 cartouches en boîtier chargeur) ;

-           MAC 50 (3 chargeurs).

-          Transmission : PRI (portée : environ quelques centaines de mètres suivant terrain)

-          Optique, optronique : VECTOR (jumelles, télémètre laser, compas) avec trépied ;

                                    Monoculaire (12-40x Leupold) avec son trépied ;

                                    OB70 (prévue pour la marche de nuit) avec masque de port. 

 

  P1020910

Celle-ci  P1020906

 

-          Munitions :       1 grenade OF ; 

                        1 grenade DF ;

                        2 grenades APAV ;

                        1 fumigène.

 

-          Divers :            Panneau PN2A (pour signalisation aérienne) ;

                        Trousse santé ;

     Stomb ;

     Ensemble de camouflage (ghillie etc.) ;

     Anémomètre KESTREL 3500 ;

     Carnet de tir.

 

P1020927

 P1020934

 

Tireur :

  Le tireur a toujours le même sac, le drag bag EBERLESTOCK « Skycrane » qui permet  de transporter

  le fr12,7 Hecate II (17kg tout équipé).

 

Partie spécialisée :

 

-     Armement :   FAMAS (12 chargeurs FAMAS dont 2 dans le sac et 2 sur l’arme) ;

                         MAC 50 (3 chargeurs) ;

          Fr12,7 Hectate II (2 chargeurs PEI et PF2+10 cartouches de chaque modèle PEI,

          PI,PF2 munitions en vrac pouvant être réparties avec son spotter.

-     Transmission : PRI (portée : environ quelques centaines de mètres suivant terrain)

 

-     Optique, optronique : J8 (optique de tir du FR12 ,7) ;

                                           OB70 (prévue pour la marche de nuit) avec masque de port.

                          

-     Munitions :    1 grenade OF ; 

                               1 grenade DF ;

                               2 grenades APAV ;

                               1 fumigène.

-     Divers :       Panneau PN2A (pour signalisation aérienne) ;

        Trousse santé ;

        Stomb ;

        Ensemble de camouflage (ghillie etc.).

 

P1020932

 

 

P1010756

 

 

 

D’autres missions peuvent nécessiter d’autres équipements, tel que :

Des appareils de transmission :

 

 -  ER314, 10kg, poste nouvelle génération, portée moyenne : minimum 8km mais peut être

     augmentée avec d’autres antennes (8 brins, ou filière) piles d’une durée de vie de 24h ;

    - TTGC, 1kg, qui permet d’envoyer des messages cryptés

 

 

P1020935

 

 

P1020921

 

 

 

Des appareils d’observation :

- SOPHIE , 3kg, thermique d’observation TRES gourmande en  piles /batteries.

 

P1020914

 

 

Comme vous pouvez le constater, l’équipement est assez varié, il est courant que les charges portées par les TE dépassent les 50kg. Comptez 30kg en moyenne pour le pare-balles (équipé), casque et arme, ce qui est la moyenne de poids à emporter par tout combattant en Afghanistan.

Alors imaginez, comme ce fût plusieurs fois le cas, des missions de 3 jours à dominante observation, avec les batteries, les rations alimentaires, l’eau etc. Un des tireurs de ma section a les lombaires endommagées depuis cette mission !

 

En espérant que cette présentation vous soit agréable et utile,

 

Bien cordialement,

Benoît

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

   

  useful-links

 

http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/tireur-d-elite-ou-de-precision-la-realite-du-metier

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/gilet-pare-balles-serie-3

http://www.eberlestock.com/introducing_the_skycrane.htm

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/optique

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiels-forces-speciales

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation

http://fr.wikipedia.org/wiki/FA-MAS

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 21:14

 

 

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Chers lecteurs,

 

Cet article traite, une fois de plus, de la pratique du TLD ou de ce qu’il faut se doter pour pouvoir pratiquer le  tir à longue portée. Gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un article et non pas une véritable formation et qu’il n'y a évidemment pas de vérité absolue en la matière. D’autre part, je profite de l’occasion qui m’est donnée de vous souhaiter d’ores et déjà de très bonnes vacances et de vous signaler également qu’il n’y aura pas de nouvelle parution sur le blog au mois de juillet … votre serviteur doit pouvoir également bénéficier d’un petit répit J

 

tld1

 

Qui a-t-il  de différent ou de spécifique dans le TLD ?

La pratique du  tir à la carabine de précision sur longue distance implique un engagement sur petites cibles et / ou à une distance limite pour l'arme, les munitions et la réalisation d’un tir précis sous de telles contraintes.

 

lunette-interne4

 

En ce qui concerne les snipers, le plus souvent,  ils tirent à canon froid sans possibilité de lâcher une ou deux balles pour vérifier si le réglage de leur arme est resté bon, sur des cibles à distances inconnues ou en mouvement, en se fiant sur les indications de leur spotter (leur binôme observateur) et le plus souvent,  en étant soumis à des contraintes de temps (tir rapide avant l’extraction).  Ils doivent donc faire face à de sacrées difficultés pour atteindre efficacement leur cible !

 

lunette-interne5

 

En règle générale, cela inclus tout ce dont un rifleman est susceptible de trouver chez n'importe quel  tireur tactique et de match "terrain".

La plate-forme typique pour pratiquer le TLD est le plus souvent constituée d’un fusil à verrou voire, d’un semi-auto s’il est d’une précision suffisante et d’un calibre suffisamment précis pour tenir la longue distance et qui, last but not least,  est approprié pour exécuter « le travail » demandé.  Seront donc considérées, « long range » en général des munitions supersoniques. Par exemple, le .308 Win ou le 7.62 x 51 NATO.

 

carabines

 

Comme vous le savez, ne fût-ce que par mon article précédent,  les paramètres tels que la trajectoire de la balle et les facteurs physiques qui affectent son vol sont des facteurs déterminants.

Dans le cas le plus simple, prenez un fusil avec une lunette zérotée à 100 mètres. En l'absence de vent ou d'une erreur de tir, la balle aura un impact sur le point de visée (POA) lorsque la distance de la cible est de 100 mètres - d'où son "zéro" est à 100 mètres.

La ligne de visée "line of aim - LOA" est une ligne droite « tirée » de l'œil du tireur à la cible, par l'intermédiaire du dispositif de visée.

La balle commence en dessous de la LOA par la distance entre le centre du dispositif de visée et le centre de l'alésage. L'axe de l'alésage du canon n'est pas parallèle à la LOA - l'alésage est légèrement incliné vers le haut. Selon la vitesse de la balle, elle continue à augmenter au-dessus de la LOA pour la croiser une deuxième fois quand elle retombe. Voir le graphe, ci-dessous.

 

graph-100&200m

 

Dans ce graphique, deux cas de figure sont représentés. La trajectoire verte est une charge de .308 pour un zérotage à 100 mètres. Elle commence à -2 pouces (1 pouce = 25,4mm) puis, s'élève à la LOA à 100 mètres, pour chuter complètement à 267 mètres.

Pour la rouge, elle commence à -2 pouces et intersecte avec la LOA,  la première fois à environ 40 mètres. A 120 mètres, elle est à environ 1,6 pouces au-dessus de la LOA, puis descend, coupant la LOA de nouveau, à 200 mètres.

Ainsi, pour frapper une cible de petite taille à 300 mètres, le tireur aurait à se tenir 7 pouces au-dessus de la cible. Bien entendu, il existe des tables et/ou des logiciels qui vous permettent d’obtenir rapidement ces mesures.

L’incidence du vent :

 Tout comme la gravité exerce une  poussée verticale sur la balle,  les vents présents dans la trajectoire du projectile peuvent affecter sa trajectoire. L'effet le plus courant et le plus fort est dû au vent de travers ou perpendiculaire à la trajectoire de la balle. Un vent de travers de 10 mph déplacera une .308 d’environ 6 pouces à 300 mètres.

 

Le graphique suivant montre la déviation due au vent pour un vent gauche ou droite 10 mph.

graph-vent

 

Mais je n’étendrai plus davantage sur ce sujet vous renvoyant ainsi  à mes articles précédents sur la balistique extérieure.

Quelle optique serait à monter sur un fusil à longue portée ?

Votre lunette doit fournir une vision claire de la zone cible et une image de vue générale assez précise  Les rajustements doivent être 100 % reproductibles et la lunette doit pouvoir garder son « zéro étalonné » de manière à ce qu’il reste fiable pour servir de référence pour les ajustements à la distance. Enfin, une bonne visibilité doit rester de mise même en cas de faible luminosité.

 

lunette-interne3

 

Lorsque vous choisissez une lunette, la première chose que vous devez faire, c’est de regarder à travers, placer le réticule sur une cible et vous faire une idée de la vue qu’elle offre. Le choix du réticule peut être une question de préférence personnelle, mais le réticule doit fournir une vue dégagée et ne pas vous faire oublier la cible. La clarté ou la résolution est déterminée par la qualité des lentilles et leurs revêtements. Le rendement sous faible éclairage et la luminosité de l'image sont déterminés par les lentilles.

 

tir-et-lunette

 

De quel agrandissement vous avez besoin ?

La réponse est sans doute bien inférieure à ce que vous pensez. Avec de bonnes lentilles, un agrandissement de 12 x est souvent plus que suffisant pour le tir à 1000 yards. Beaucoup de gens pensent qu’ils auront besoin d’un grossissement très élevé mais en fait, il faut tenir compte d’un certain nombre d’inconvénients liés à ce type de grossissement. A titre d’exemples, citons le rétrécissement du champ de vision qui vous empêche d’acquérir rapidement votre cible, le poids et la fragilité de l’optique, son encombrement, etc. Un autre problème de la haute puissance est qu’elle réduit la taille de la pupille de sortie, qui rend la position des yeux beaucoup plus difficile pour obtenir une vue complète.

Donc, pour les professionnels, ils sont unanimes à dire que pour la pratique du tir à environ 1000 mètres, un haut de gamme à 12 x ou 16 x est tout à fait suffisant.

Sans vouloir faire une quelconque publicité en la matière, force est de constater,  qu’il existe trois marques de lunette renommées et particulièrement reconnues pour leur qualité chez les professionnels: Leupold, Nightforce et Schmidt & Bender. Il y a des choix moins onéreux, mais beaucoup recommandent la gamme Leupold Mark 4, comme le choix de base car elle fournit les fonctionnalités de base requises et prouvées par des années d'utilisation. Par ailleurs, il est peu probable qu’elle casse et puis, elle jouit d’une excellente garantie.

La Leupold Mark 4 comprend quatre modèles de grossissements variables : 3.5-10 x 40 mm, 4,5-14 x 50 mm, 6.5-20 x 50 mm et 8,5-25 x 50 mm. Ils ont entre 65 et 75 MOA élévation totale ce qui est suffisant pour du .308 à 1000 mètres, si un rail d’inclinaison (exemple, un 20 MOA) est utilisé.  L’autre qui est très en vue est la Nightforce, dont la NXS qui est devenue très populaire en raison de sa grande étendue de réglages, son réticule fin et sa réputation de supporter de grandes forces de recul.  A mon sens, les modèles NXS les plus appropriés pour le tir à longue distance sont le 3.5-15 x 50 mm, 3.5-15 x 56 mm, 5,5-22 x 50 mm et 5.5-22 x 56 mm.

Une base inclinée (rail)  est toujours requise pour ce qui concerne une utilisation à 1400 mètres ou plus et pour les calibres comme le.338 Lapua Magnum ou le .50 BMG. Enfin, en haut de gamme, il y a la ligne PMII Schmidt & Bender. Elle est populaire auprès des forces armées européennes et plus singulièrement, chez les tireurs d’élite britanniques tirant avec leur accuracy international (AICS)

 

schmidt--&-bender

 

Récemment, la S & B  3-12 x 50 mm PMII a remporté le contrat pour la nouvelle lunette de tireur d'élite des USMC. La PMII est également disponible en 4-16 x 42 mm, 4-16 x 50 mm et 5-25 x 56 mm. La PMII offre une luminosité et une clarté optique exceptionnelle.

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les vidéos suivantes :

 video logo

 

http://www.youtube.com/watch?v=XknZhZ1PXN0

http://www.youtube.com/watch?v=yWokcWXmcSk&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=JUkp_eXaExM

http://www.youtube.com/watch?v=-rfsya6hBas

http://www.youtube.com/watch?v=Mz9geZYY9SI&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=xyzA6V2nevw

http://www.youtube.com/watch?v=noXn-f7gy5U

http://www.youtube.com/watch?v=THgWP6E4j8A&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=3Jbq7CxHhVw

http://www.youtube.com/watch?v=can6WQdPTew&feature=related

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:42

 

 

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Chers lecteurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’avoir participé au micro sondage duquel il ressort selon les premiers résultats (40 votes) que vous seriez plutôt demandeurs (33%) d’obtenir des articles relatifs aux armes des militaires (d’épaule et autres) puis, sur les techniques de tir et autres astuces (30%) et enfin, sur les armes d’épaule pour pratiquer le tir sportif (10%). Par conséquent,  je reviens d’ores et déjà vers vous avec un article consacré aux munitions des fusils sniper à longue portée. J’espère que celui-ci vous satisfera pleinement J

    snipers

 

Tout au long de la première moitié du siècle dernier, la grande majorité des fusils de sniper étaient des versions plus ou moins modifiées des fusils militaires standards et chambrés pour la cartouche standard. L’augmentation du nombre des fusils auto ou semi-auto ne s’est faite qu’après la seconde guerre mondiale mais les fusils de tireur d'élite à verrou ont été généralement retenus pour leur plus grande précision. Au cours de la seconde moitié du siècle, le fusil militaire est devenu un instrument conçu par de fins spécialistes de la balistique et capable d’atteindre  la plus haute précision. Il était généralement complété par des munitions « forgées » souvent chargées avec des balles de faible traînée plus lourdes, telles que les 7.62x51 M118LR.

Ces développements ont donné lieu à certains superbes équipements mais, les tendances de tir sont restées dans deux voies différentes : une pour les tirs plus courts et en automatique avec des canons plutôt courts et fournissant des coups répétés plus rapides, l'autre avec des canons plus longs et lourds tirant des cartouches plus puissantes étant choisies pour augmenter la portée efficace. Cet article concerne les cartouches mises au point pour répondre au second de ces besoins: le tir à longue distance.

Pour réaliser une gamme nettement plus étendue que les habituels 7.62x51, cela nécessitait au moins une plus grande douille pour générer une énergie beaucoup plus élevée et de préférence, un plus gros calibre, toutes autres choses restant égales par ailleurs. Les balles de gros calibre et lourdes conservent mieux leur vitesse et sont moins touchées par les vents perpendiculaires à leur trajectoire.

Les premières tentatives de tirer avec précision à très longue portée se sont faites avec des fusils antichars de calibre 13 ou de 14,5 mm. Dès le début de la grande guerre, le fusil antichar Mauser M1918 de 13 mm a été utilisé dans le rôle de counter-sniping bien que dans ce cas, la motivation n'était pas tellement de parvenir de percer à travers les plaques de blindage mais bien pour protéger à longue portée,  les tireurs d'élite alliés. La guerre de Corée a vu apparaître le 14,5 mm PTRD soviétique utilisé pour le tir à longue distance et du côté américain, certaines expériences avec des canons de BMG .50. Cependant, les canons n'étaient habituellement pas très précis et même s’ils l'étaient, la production standard de munitions MG ne l’était certainement pas.

Un changement est apparu dans les années 1980 et de deux sources différentes aux USA. L'un de ces changements était l'adoption des fusils anti matériel à longue distance en calibre .50 BMG, non pas principalement pour les tireurs embusqués, mais pour attaquer les véhicules et autres objets inanimés, normalement à l'aide d'API standard ou avec des munitions de MG polyvalent. L'autre était la mise en place de la .50 calibre tireurs avec la promotion de l'utilisation de ce calibre pour le tir civil à longue portée (aux USA et pas chez nous J) . La combinaison de ces deux faits a conduit à l'utilisation de fusils à .50 BMG pour des tirs à longue distance ainsi que pour l’utilisation anti- matériels.

Cependant, il y a un problème: les fusils et leurs munitions .50 BMG sont nécessairement très grands et lourds et ce n’est pas l’idéal à porter pour assurer un rôle de sniping. Plusieurs spécialistes se sont donc dit qu'un calibre, plus petit mais néanmoins encore puissant, devrait permettre de faire ce travail plus efficacement. En conséquence, maintenant, on trouve des fusils spécialisés « sniping »  à longue distance plus pratiques et ce, dans plusieurs calibres. Ceux décrits dans cet article sont ceux des fusils de snipers militaires bien qu’il y en ait maintenant des multitudes en « wildcats ». Par ailleurs, on trouvera également certains fusils anti matériel  dans les calibres russes de 12.7x108 et de 14.5x114, mais ils ne seront pas traités ici.

Une vitesse initiale élevée est un avantage dans les tirs à longue distance mais cela seul ne suffit pas. C'est la capacité qu’a la balle de conserver sa vitesse le long de sa trajectoire qui devient de plus en plus important. Les balles qui ralentissent très peu sont beaucoup plus utiles que celles qui chutent très rapidement en vitesse. Pour ce faire, la balle a besoin d'un haut coefficient balistique (BC). Cela est obtenu en partie à l'aide d'une balle de forme extrêmement simplifiée et rendue plus lourde. Il est parfois utile de sacrifier une vitesse initiale afin d'utiliser une balle avec une BC plus élevé.

Le critère clé à respecter pour les munitions de sniper à longue portée est la trajectoire au cours de laquelle la balle descend au-dessous de la vitesse du son. C'est important pour deux raisons. La première, c’est parce qu’une trajectoire avec un court temps de vol augmente la probabilité de succès. La seconde est que tomber sous la zone transsonique perturbe habituellement le vol de la balle et nuit à sa précision. Pour donner un exemple, la 7.62x51 147 grains M80 standard OTAN est tirée à une vitesse initiale plus élevée que la 175 grains M118LR 200 fps mais chute à vitesse subsonique à environ 875 m par rapport à 950 m de la balle plus lourde et lente au départ.

Le tableau, ci-dessous, donne les mesures de base des calibres typiques et qui seront présentés dans la suite de l’article. Les vitesses en sortie de bouche et les énergies seront bien évidemment modifiées par la longueur du canon sélectionnée. Les chiffres cités ici se situent à l'extrémité supérieure de la plage balistique.

 

 

cartridge

metric calibre

rim diameter (inches)

bullet weight (grains)

muzzle velocity (fps)

muzzle energy (ft lbs)

7.62mm M118LR

7.62x51

0.470

175

2,550

2,540

.300 Win Mag

7.62x66B

0.532

190

3,000

3,815

.338 Lapua Mag

8.58x71

0.587

250

3,000

5,020

.375 CheyTac

9.5x77

0.630

350

3,050

7,270

.408 CheyTac

10x77

0.630

419

2,900

7,860

.416 Barrett

10.5x83

0.800

400

3,250

9,430

.460 Steyr

11.6x90

0.800

600

3,000

12,050

.50 BMG

12.7x99

0.800

709

2,827

12,650

 

 

balles-snipers

 

 

.300 Winchester Magnum

 

Elle fut d'abord développée comme une balle de chasse commerciale autour des années 1960. Le travail sur l'adaptation de cette cartouche pour le rôle de sniping à longue distance a été entrepris par la marine américaine dans les années 1980 pour répondre à une exigence d'opérations spéciales pour un fusil dont la portée efficace de 800 m de la 7.62x51 s’étendait à 1 200 m. Le chargement standard utilise une balle Sierra Match King qui conserve la minute de précision d'angle hors d'au moins 1.000 m. Elle est utilisée dans les US services à des fins particulières.

Sa puissance et sa pénétration limitent son rôle pour les forces de l'ordre. Son emploi sera limité en présence d'otage, sauf si il faut qu’elle arrête net,  un forcené à travers certains éléments (fenêtre, cloison...) ou muni d'une armure comme un gilet par balle.
Une grande critique du 300 Win Mag est la quantité de recul qu'elle produit. Elle « punit » sérieusement le tireur qui fait de longues sessions de tir, à moins d'être équipé d'un frein de bouche (compensateur) très efficace sur le canon.

 

 

calibre-30

 

 

.338 Lapua Magnum

 

Initialement développée dans le milieu des années 1980 par une société d'armement pour satisfaire à l'exigence d'USN, elle a été par la suite adoptée par Lapua et est maintenant utilisée pour les besoins civils et militaires. Ce calibre a été conçu pour arriver à 1.000 mètres avec assez d'énergie que pour pénétrer 5 couches d'armure ou gilet par balle tout en donnant la mort. La portée maximale normale est considérée comme étant 1.200 m mais dans des conditions idéales, elle peut atteindre 1.600 m, distance à laquelle la balle devient subsonique. Dans d’excellentes conditions de tir, elle pourrait même atteindre presque les 2.000 mètres. Beaucoup estiment qu'il s'agit d'une série très pratique pour les snipers embusqués avec des fusils qui ne sont pas beaucoup plus grands ou plus lourds que les armes de cal.30 et d’ailleurs, son usage se répand. L'armée britannique a adopté quelques fusils Accuracy International dans ce calibre, il y a quelques années et a récemment remplacé la plupart de ses fusils de sniper en 7,62 mm.

 

 

338-et-308 

   

Cette munition n'est pas employée par les forces de l'ordre à moins de vouloir déloger un suspect barricadé ou protégé dans un véhicule blindé. Le souci de ce calibre est le recul, même avec un bon frein de bouche. N'essayez pas de tirer 5 cartouches de suite sans cet accessoire.

 

.375 CheyTac

 

La plus récente, c'est tout simplement la.408 CheyTac. Ce calibre a été calculé pour un chargement plus puissant, il tire du 375 gr cuivre-nickel avec une balle à vitesse initiale de 3.050 fps, la gamme supersonique serait à environ 2.230 m mais la société qui la fabriquait n'existe plus et on ne fabrique plus ces balles non plus. Des versions wildcat de cette cartouche existent avec de très longues 408, balles développée par Lutz Möller et tirées à 2.854 fps. Celles-ci peuvent atteindre des performances étonnantes avec la gamme supersonique à plus de 3.000 m !

 

.408 CheyTac

 

Celle-ci a été développée par Cheyenne tactique LLC et introduite en 2001 avec sa propre gamme de fusils sniping. La base originale de la cartouche était l'ancienne « chasse au gros gibier » Gibbs .505 ronde mais, elle a été beaucoup modifiée. La 419 grains standard reste supersonique et efficace à 1.900-2.000 m. Le fusil CheyTac aurait été testé par l'USMC et vendu à l'étranger pour l'utilisation de forces spéciales.

 

 .416 Barrett

 

Développée récemment par le célèbre fabricant de fusils cal. La base est une .50 BMG qui est raccourcie. Le rendement est très impressionnant, la balle standard reste supersonique à plus de 2.250 m. Cette balle prend 2,5 à 2,6 secondes pour atteindre 2.000 yards (1.830 m), comparées à 3 secondes pour le .408 CheyTac. A ma connaissance, elle n’est pas encore utilisée à l'heure actuelle.

 

Steyr.460

 

Cette balle est la .416 Barrett, développée dans le début des années 2000 par l'autrichien Grillmeyer de Horst et adopte le même principe de raccourcissement de la BMG.50 mais cette fois, au calibre .458. On a peu d'informations sur la performance de cette série pour l'instant mais des balles à longue distance très spécialisées ont été développées donc,  il est raisonnable de lui supposer une gamme supersonique dans la région de 2.000-2.500 m. Bien sûr, cela signifie également que les canons de ces armes sont aussi grands et lourds que ceux des fusils de .50 BMG ainsi, l’utilisateur devra décider si les avantages balistiques de ces cartouches sont suffisants pour l'emporter sur la perte de la vaste gamme de munitions en calibre.50.

 

.50 BMG

 

L'histoire de ce bon vieux calibre est trop bien connue pour ne pas la réexpliquer ici. Mises à part ses utilisations habituelles de MG, cette balle spécialement précise a été développée pour être utilisée par des fusils sniper. Par exemple, le Sniper Elite, répertorié dans le tableau ci-dessus et le M1022 ATK, avec sa balle vert olive distinctif.  

Plus spécialisées, elles révèlent beaucoup plus de potentiel, par exemple la balle de Hornady A-MAX 750 grains, illustrée dans la photo ci-dessus, reste supersonique à 2.250-2.300 m, malgré une vitesse initiale de seulement 2.700 fps.

 

Aucune force de l'ordre n'utilise ce calibre. Quand aux militaires, tout le monde à déjà entendu parler du soldat Canadien qui a abattu un soldat Irakien à plus de 2.400 mètres pendant la première guerre du Golfe. Malgré ce coup rare, la 50 BMG n'a pas grand intérêt sur les cibles humaines. Néanmoins, à 300 mètres derrière les lignes de défenses, on peut imaginer le ravage. Mais son usage principal, comme pour la première guerre du Golf,  reste les cibles dures telles que les lanceurs de Scud à très grande distance et bien au delà de 1.600 mètres, qui ne résistent pas à l'impact d'une telle munition, avec son projectile de 750 grains.

 

cal-50

 

 

 

 

Quelques autres calibres parfois utilisés par les snipers :

 

balles2

 

 

223 Rem ou 5.56x45mm NATO

La 223 Rem est employé par les forces de l'ordre, lors de prise d'otage. La 223 Rem n'a pas une pénétration excessive, contrairement à la 308 Win. Elle permet de frapper très précisément à moins de 100 mètres, tout en évitant les innocents, tel que les otages.
Le projectile de la 223 Rem est trop léger et est très sensible aux effets du vent, ce qui limite son potentiel balistique.  Par temps venteux, il serait trop risqué d'utiliser ce calibre. Néanmoins, sans vent, par jour calme, des tirs de précision sur cible peuvent être effectués jusqu'à 600 mètres.

243 Win ou 6.16x51mm

La 243 se situe entre le 223 et le 308. La 243 a moins de recul que la 308, et une vitesse proche de la 223 Rem, avec un projectile deux fois plus lourd. La pénétration est supérieure à la 223 Rem et inférieure à la 308 Win. La 243 est un excellent calibre de tireur d'élite pour les forces de l'ordre jusqu'à 300 mètres. La 243 n'est pas employée par l'armée, mais elle pourrait atteinte une cible humaine à une distance efficace de 500 mètres.

6.5mm Swedish ou 6.5x55mm

 La 6.5mm Swedish est une excellente cartouche avec une exactitude et un coefficient balistique élevés. Le projectile est plus lourd que la 243 Win mais plus léger que la 308. Sa pénétration est moins bonne que la 308 Win.
Cette cartouche qui a fait la deuxième Guerre Mondiale, à trouvé son application militaire avec une portée efficace jusqu'à 700-800 mètres. En tir sur cible, elle peut atteindre les 1 000 mètres avec de bonne condition.

6.5x284 Norma ou 6.5x284mm

Ses caractéristiques balistiques sont un peu comme la 30-06 Springfield mais inférieure à la 300 Win Mag ou la 7mm Rem Mag. En application militaire, elle est utilisée pour sa très forte pénétration.

303 British ou 7.7x56mm R

Ce calibre légendaire fut utilisé pendant les deux guerres mondiales par les troupes Britanniques. Son usage, militaire comme pour les forces de l'ordre, fut limité. Cette cartouche possède une bonne énergie, mais ne pénètre pas autant que la 308 Win.

308 Win ou 7.62x51mm NATO

La 308 Win est la meilleur cartouche jamais conçue. L'excellente balistique de ce calibre a fait que cette munition est aujourd'hui utilisée par toutes les forces de l'ordre du monde.
L'armée fixe sa portée efficace maximum à 800 mètres sur cible humaine.

7.62 Rimmed ou 7.62x54mmR

Cette cartouche Russe est l'équivalent au 30-06 Springfield, offrant une bonne énergie et une bonne balistique. Les soldats russes ont donné 600 mètres comme portée efficace. En tir sur cible, les 900 mètres ne lui font pas peur.

30-06 Springfield ou 7.62x63mm

 Cette cartouche a fait la deuxième guerre mondiale mais c'est pendant le conflit du Vietnam qu'elle s'est imposée. La 30-06 Springfield se trouve entre le 308 Win et le 300 Win Mag. Elle offre une meilleure balistique que la 308 Win, et ne punit pas le tireur comme la 300 Win Mag. Pour un usage militaire, sa portée efficace peu, sans aucun problème, atteindre les 1.000 mètres.

7mm Rem Mag

La 7mm Rem Mag secoue moins que la 300 Win Mag. Tout en dépassant de très loin la .308 Win, elle reste néanmoins légèrement inférieur à la 300 Win Mag.
Sa balistique jusqu'à 600 mètres est très impressionnante. La 7mm Rem Mag atteint facilement une cible humaine à 1 000 mètres.

 

ensemble-de-balles

Comparaison d’échelle entre les .50, 338LM, 300WM et les autres

 

 

En conclusion, le tireur d'élite longue distance est gâté par les nombreux choix qui s’offrent à lui et à un degré jamais vu auparavant et peut donc obtenir le meilleur rendement possible suivant le type de mission à accomplir avec une très bonne précision à des distances étonnantes et notamment, en poussant les limites de la conception des balles et de leur balistique.

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

http://stevespages.com/page8d.htm

http://www.armeetpassion.com/sommaire1.html

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/223rem/

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/243win/

http://forum.worldoftanks.eu/index.php?/topic/65480-1711-bolt-action-rifle-of-the-week/

http://philipbeekley.com/cartridges.htm

http://www.thetruthaboutguns.com/2010/09/chris-dumm/gun-review-mosin-nagant/

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/7mm/#7mm08

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/308win/

http://www.accurateshooter.com/cartridge-guides/competition-cartridges/

http://www.rifleshootermag.com/2011/01/04/ammunition_seven_092105/

http://www.rifleshootermag.com/2011/01/04/ammunition_cartj_082306/

http://guns.wikia.com/wiki/CheyTac_Intervention

http://bulletin.accurateshooter.com/2010/04/steyr-50-bmg-and-460-steyr-big-boomers-on-sale-in-april/

 

  

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 17:53

 

marksman web

 

 

    

Amis lecteurs,

 

Tout comme pour l’article précédent qui a bénéficié  de l’apport de l’expertise de notre ami Max en matière de K31 et de tir à longue distance, j’ai cette fois le plaisir de vous offrir  le témoignage d’un autre ami fidèle qui commandait un groupe de TE sur le théâtre des opérations en Afghanistan dans le cadre de leur mission de pacification au sein des forces françaises. Il s’agit ici de prendre la mesure de l’importance des tireurs à longue distance qui sont en appui dans bon nombre de missions et dans lesquelles, ils jouent souvent un rôle important sinon déterminant.  Je  remercie vivement le Chef Benoit de nous avoir accordé un peu de son temps … laissons-lui la parole …

 

 

Photo TE floutee web

 

 

Suite à des tirs systématiques au passage de nos différents convois par des éléments insurgés, le commandant d’unité le plus concerné par les missions d’escorte de convois et conseillé par son chef de groupe TE (moi) décida de monter une mission de destruction par tir LD, de la menace anti personnel.

Pour cette mission, un convoi logistique réel (avec une section de combat en escorte, reconnaissance génie)  allait servir «  d’appât » et un pool composé de 1 AMX 10RC, un VAB T2013 (20mm) et de un groupe MILLAN serait en haut du col pour assurer leur mission d’appui.

 

Voici le type de matériel employé :

matos mission Benoit

  * La plupart des images de cet article sont tirées du site de la Défense française.

 

Tous ces éléments se mettaient en place à chaque convoi mais n’apportaient pas une grande protection contre les insurgés cachés dans le village  et qui restaient invisibles pour le pool APPUI et donc, extrêmement difficiles à détecter par la section de protection en déplacement même si, elle se postait face à la zone dangereuse avant le passage du convoi lui-même.

Ce qu’ils ne savaient pas ces insurgés, c’est qu’un groupe TE renforcé d’une escorte d’une quinzaine d’hommes en sécu arrière, de l’officier adjoint de la CIE et de son transmetteur allaient se mettre en position sur les hauteurs de la vallée.

 

Après maintes discutions  entre le CDG TE (moi) et le commandant d’unité, les grandes lignes de la mission étaient posées :

 

Le pool appui devrait être en place pour 8h30 afin que le convoi puisse passer le col.

 tireurdeprecisionenappui ffr2

 

 L’élément TE quant à lui  devrait s’infiltrer de nuit en passant dans la montagne,  après avoir été déposé entre 22h et  00h en profitant d’un convoi de nuit  à 3 ou 4 km de la zone concernée.

 

TE 2REI Afghanistan

 

 

Il me restait à planifier l’opération en interne avec le groupe :

Après avoir fait un déroulé rapide avec le groupe et, au vu de la distance évaluée des tirs sur carte, je décide d’utiliser les PGM H2 en calibre 50 avec les munitions perforantes explosives incendiaires pour la distance de tir (au dessus des 600 mètres) mais aussi pour créer  l’effet psychologique chez les insurgés grâce aux effets de cette munition.

 

 

PGM-hecate-2

 

 

Autonomie de 72h en piles trans/optique/eau/vivre (ration US, bien plus pratique !). Oui, Je sais, c’est une mission d’à peine 24 heures mais depuis autre une mission pourrie en RCI,  je suis devenu parano sur l’autonomie et la survie.

Avec tout ça, le pack standard : les monoculaires 12-40, les télémètres VECTOR, les anémomètres, les guillies, les postes  trans avec tous leurs périphériques et bien sûr,  l’unité feu renforcée  (entre 12 et 15 chargeurs par personne, les bandes de MINIMI, grenades à fusils AP, grenades DF, fumigènes, … .).  L’AUTONOMIE ainsi assurée a son prix : le poids avec  la plupart des charges et ce,  pare-balles compris, dépasse les 50 kg !

 

 

Vient le moment du travail cartographique pour l’itinéraire d’infiltration

 schema-operation web

 

Petit plan d’action 

 

plaine web

 

 Les falaises de la vallée sont à pic et l’utilisation des « chemins de chèvres » est obligatoire pour monter mais aussi pour observer un maximum de discrétion car les roches ont tendance à rouler sous nos pas et la nuit,  les bruits portent très loin.

 

montagne web

 

 

Le briefing de mon groupe n’est pas le plus dur à réaliser car nous travaillons ensemble depuis pas mal de temps, le plus dur est celui du groupe qui est là pour nous « escorter », car la plupart du temps,  l’infanterie ne sait pas s’infiltrer et n’a pas vraiment les habitudes de la discrétion de nuit ni, de la discrétion tout court d’ailleurs, désolés pour eux ;-) mais c’est malheureusement la vérité !

Toujours par souci de discrétion, j’ai d’ailleurs demandé au chef de groupe de garder ses hommes en arrière  quand on serait arrivé sur la position principale.

 

Nous voici arrivés l’après midi de la veille du départ du convoi :

 

Rassemblement pour un dernier déroulé sur « bac à sable » des principaux acteurs impliqués dans  la mission afin de bien contrôler si tout le monde connait bien son rôle et le déroulement de l’action.

Après cela, la préparation physique : sieste, GROS repas et les  dernières vérifications du matos, son chargement dans le vhl et, …, un très grand café 

  

Départ : 

A l’écart de toute lumière les vhl concernés nous débarquent rapidement afin de ne pas éveiller les soupçons et, le dispositif formé,  l’infiltration commence avec les différentes précautions d’usages liées à cette pratique et ponctuées de nombreuses pauses dues aux charges que nous portons mais aussi à l’observation et à « l’écoute » du terrain.

 

Arrivés à 1km de la position de tir prévue (03h00), une petite pose et l’observation des abords de la zone à l’aide de l’optique thermique avant le départ pour la mise en place du groupe TE.

 

afghanistan-la nuit

 

 

Je procède à la mise en place des 2 équipes avec une distance d’une vingtaine de mètres entre-elles puis, je procède à la mise en place du tour d’observation et de veille au sein du groupe et ce,  jusqu’au levé du jour.

 

Aux premières lueurs du jour, les 2 pièces ont pris leurs positions et je fais la répartition des secteurs d’observation et de tir.

L’observation de la zone commence et les spotters étudient leur baptême terrain avec les photos aériennes.

A 8h00, j’entends à la radio le message de départ du pool appui et le vois se mettre en place 20 minutes  plus tard au niveau du col et  je demande à mes 2 pièces d’intensifier l’observation dans leurs secteurs.

 

Au bout de quelques minutes d’observations ma 2 ème pièce remarque des mouvements à 1200m à l’intérieur du village.

Manifestement, il y a des personnels en armes (si mes souvenirs sont bons, des RPG7, RPK et AKMS.) qui se dirigent vers la route car ils ont surement été renseignés par la population étant donné que les procédures restaient les mêmes depuis pas mal de temps et que les insurgés les connaissaient parfaitement.

 

talibans-armes-afghanistan

 

 

L’élément insurgé composé de 3 personnes s’est mis en position à une centaine de mètres d’un muret  troué qui donne directement sur la route où doit passer le convoi, pendant que l’élément non armé quant à lui,  s’est mis en guet-alerte au niveau de la route afin de les renseigner sur l’arrivé du convoi.

 

Au bout de 15 à 20 minutes, l’élément de tête du convoi franchit le col et,  en 5 autres minutes,  il finit par être à 200 mètres de l’entrée du village, à ce moment là, la « sonnette » a rejoint le reste des insurgés et l’équipe qui est en place est prête à faire feu sur le convoi par sa fenêtre de tir.

 

L’autorisation de tir nous est donnée par radio par l’officier adjoint :

Depuis longtemps,  les 2 pièces avaient préparé leur tir sur leurs objectifs désignés, malheureusement ma deuxième pièce me rend compte que son angle de tir n’est plus bon et donc, seule ma première pièce était désormais en mesure de faire feu et ce, dans une fenêtre très étroite. Le coup part et je m’aperçois avec satisfaction que nous avons touché  l’objectif  en une fraction de seconde.

 

pgm-hecate2

 

 

Chez les insurgés, c’est la confusion voire même la panique parce que le coup de feu provenant d’un endroit distant de plus de 850m d’eux et qu’en plus,  le bruit du calibre 50 très lointain est impossible à localiser immédiatement, faisant retraite de façon désorganisée,  il s’en est  suivit un feu nourrit en direction de la route, où d’ailleurs  le convoi n’est  toujours pas encore arrivé.

 

Apres-le-tir

 

 

Après quelques coups de cal 50 pour raccompagner les insurgés dans « leurs chaumières » (le tir en mouvement à cette distance n’est d’ailleurs pas chose aisée), le calme est revenu dans la vallée et le convoi a poursuivit sa route.

 

PGM-hecate-2 combat

 

 

Après une trentaine de minutes, l’ordre fut donné de nous exfiltrer. Après une reptation arrière  avec le retrait du matériel, nous nous sommes repliés en  toute discrétion comme nous sommes habitués à faire mais cette fois, non sans mal puisqu’il faisait jour et que malgré mes recommandations, nous n’avions pas pu le faire de nuit. Ben oui,  même au combat on cherche souvent la facilité.

 

 

Conclusion :

 

Notre objectif a été atteint car cette mission a permis à nos convois de ne plus être harcelés dans cette zone pendant plus de trois semaines. Malheureusement, par après,  il fallu recommencer …

 

Lorsque plus tard, nous sommes revenus sur place, à notre grande surprise, nous avons découvert, gisantes çà et là,  des rations qui avaient été consommées et délaissées par le groupe qui était sensé assurer notre protection trahissant ainsi notre présence à l’occasion de notre première mission. Bien entendu, de par un tel comportement, ils nous ont mis gravement en danger pour nos missions futures.

 

Comme vous pouvez vous en rendre compte, ces missions, bien qu’utilisant très peu de moyens et de personnels, permettent, si tant est qu’elles soient régulièrement mises en place,  de créer un climat d’insécurité chez l’ENI,  tout en limitant le risque de dommage collatéraux. J’espère donc que ce témoignage vous a plu et que sa narration vous a permis de mieux comprendre, entre autres,  ce que comportent les missions des tireurs d’élite ou de tels ou tels autres snipers sur le théâtre des opérations ... hors du cinéma ou des fantasmes que l’on peut se faire sur ces combattants.

 

 

Benoît

 

 

 

 

Pour plus d’infos :

 

http://www.youtube.com/watch?v=uFRixCBmw5I&feature=related

 

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/armement-individuel-et-collectif/pgm

 

 

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