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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 14:53

 

 

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Chers lecteurs,

 

 

 

 

Nous voilà arrivés début juillet, et pour certains d'entre vous, ce sont déjà les vacances. Il ne vous aura sans doute pas échappé qu'exceptionnellement,  j' accuse un certain retard vis-à-vis de ma date de publication habituelle. Et oui, ce sont les contraintes de la vie et les impondérables qui nous ont retardé Benoit et moi.

 

Benoit n'a pas eu le temps de tester sa nouvelle carabine ni d'ailleurs d'achever son article vu ses nombreuses occupations et ses contraintes actuelles ... qu'à cela ne tienne, gageons qu'il nous concoctera quelque chose de bien pour la rentrée !  Donc, ce sera un dossier que vous invite à suivre ... sachez simplement qu'il n'y aura pas d'article au mois d'août.

 

Je vous présente aujourd'hui le Barrett M468, le fusil d'assaut très en vue au sein de l'armée des Etats-Unis.

 

 

 

M468 1

 

 

 

En fait, c'est une variante de la carabine M4 re-chambrée pour une balle plus lourde et plus grande: la 6.8 mm et ce, de manière à obtenir de meilleures performances. A la base, c'était une tentative pour créer une arme qui répondait aux besoins des opérations spéciales. La transformation d'une micro-carabine à partir d'une arme qui comportait un canon de 12 pouces vers une version d'assaut avec un canon de 16 pouces.

 

 

 

rec7

 

La Barret REC7 ... une " belle bête " !

 

 

 

 

C'est au début des années 2000 que la firme américaine Barrett Firearms Company qui a acquis une renommée mondiale avec son fusil sniper "Light Fifty" M82A1 a commencé à travailler sur la création d'un

 

 

 

Barrett-M82

 

 

 

 

nouveau fusil. Et,  c'est grâce à son expérience et ses connaissances qu' il lui a été possible, en 2004,  d'élaborer le nouveau fusil d'assaut Barrett M468 sur base du célèbre AR-15 / M16.

 

 

 

 

barret rec7-1

 

 

 

 

Par la suite, le Barrett M468 a été modifié et le nouveau design donnera lieu au M468A1, et après une autre série de changements et d'innovations pour augmenter sensiblement la fiabilité des armes,  à la troisième génération de ces armes, la production sera lancée sous le vocable Barrett REC7 et les versions précédentes seront abandonnées.

 

 

 

 

barret rec7-(3)

 

Le Barret REC7

 

 

 

 

S'agissant de la cartouche, le célèbre designer Ronnie Barret choisira la cartouche Remington SPC dans le calibre 6.8mm en collaboration avec l'armée américaine pour remplacer les cartouches de calibre standard et développer une munition qui ne dépasse pas la taille d'une cartouche OTAN mais qui a une meilleure capacité de pénétration.

 

 

 

 

comparaison-des-cartouches

 

Comparaison de la 6.8mm (6,8 x 43 mm)  avec les calibres habituels dont, le 7.62 x 51mm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 14:39

La version OTAN en 5,56 mm de la REC-7 a été présentée pour les essais de carabine renforcée pour son utilisation par les forces conventionnelles.  Par conséquent,  le fusil d'assaut Barrett REC7 est un fusil de type M4 disponible en 5,56 OTAN ou en 6,8 CPS.

 

Ronnie Barret prétend que la 6.8mm possède 1,5 fois l'énergie cinétique de la cartouche de 5,56 mm. L'entreprise affirme en outre que le calibre reste efficace à cinq cents mètres et qu'il a une vitesse initiale de 2650 pieds par seconde (810m/s en sortie de bouche) lors d'un tir réalisé avec un canon de 16 pouces.

 

Comme beaucoup de fusils de type AR-15 comme pour le M16/M4, le canon est fileté pour autoriser le montage de  pièces jointes à la bouche comme par exemple, un réducteur de son.

 

 

 

tireur-Barret

 

 

 

Il peut aussi utiliser des baïonnettes M16/M4, comme la baïonnette M9. Le frein de bouche original était une conception brevetée avec quatre évents (deux de chaque côté) pour un contrôle accru lors du tir. Le chargeur est bien biseauté pour des changements rapides de magasins. Le pontet Magpul laisse suffisamment de d'espace pour le tir à main gantée.

 

 

 

future-weapons-barrett-m468-rec7

 

 

 

Le REC7 emploie un système de rail Daniel Defense qui permet d'accueillir de nombreux accessoires militaires comme un bipied, un dispositif de vision de nuit et une optique de combat, etc.

 

Les fusils Barrett utilisent des magasins standards OTAN avec des capacités différentes mais malgré la différence de calibre possible (5.56mm ou 6.8mm), ils ont presque la même taille de sorte de permettre d'utiliser les mêmes magasins !

 

 

 

autre1

 

 

 

Ce dispositif ainsi qu'une conception identique au M16 n'est pas un hasard.  D'ailleurs,  ce nouveau fusil d'assaut est positionné comme une série qui viendra en remplacement potentiel des M16 et autres M4 et c'est sans doute pour cela qu'il est pressenti comme l'arme du futur pour les forces armées des Etats-Unis.

 

Pour vous en convaincre, je vous invite à regarder la première vidéo de la liste proposée dans cet article. Celle-ci compare notamment ses performances à celles de l'AK-47.

 

Bonnes vacances à tous et au grand plaisir de vous retrouver en septembre

 

 

 


 

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez également visiter les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

 

http://barrett.net/firearms/rec7

 

http://www.canadiangunnutz.com/forum/showthread.php/1021804-2014-SHOT-SHOW-Barrett-REC7-New-Gen

 

http://stevespages.com/pdf/barrett_rec7.pdf

 

http://www.thefullwiki.org/6.8_mm_Remington_SPC

 

http://americancopmagazine.com/web-blast-extra-the-barrett-rec7-carbine/

 

 

 

 

 

video logo

 

 

 

http://www.liveleak.com/view?i=87b_1223586322%20

 

https://www.youtube.com/watch?v=bhUuKhrO6Us&feature=player_embedded

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Jdoopwz0Cgc

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-O3YS8f3ANw

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wIsi64z1Gf0

 

https://www.youtube.com/watch?v=Rce1l4CM9Dk

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonnes vacances !

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 19:09

 

 

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Chers lecteurs,

 

 

 

En attendant le prochain article de Benoit consacré à son acquisition d'un petit bijou de précision, nous  allons passer en revue les erreurs à ne pas commettre pour éviter de mettre à mal la précision de votre carabine et/ou de vos tirs. Il s'agit ici d'explorer d'autres paramètres que ceux qui ont déjà été étudiés lors d'articles précédents.

 

 

 

shooter

Celui-ci, tout le monde l'aura reconnu ... un shooter qui ne rate jamais sa target ... au cinéma  

 

 

 

 

En effet, à moins que ce soit de la faute du tireur  (ce qui est malheureusement trop souvent le cas ! ) et/ou de sa condition physique (mauvaise vue, tremblements, etc.),  si celui-ci a du mal à faire de beaux groupements,  ce n'est peut-être pas à cause de sa carabine surtout si elle vient de sortir de sa boîte mais cela peut-être dû tout simplement à une erreur d'installation  d'un accessoire (lunette, ...) ou encore à une toute autre cause qu'il conviendra d'identifier au plus vite.

 

Il y a des compétences impliquées dans tous les types de tir, mais généralement, la précision de la carabine reste tributaire de paramètres ou d' influences extérieures qui limitent les capacités de l'arme.  Une fois que vous aurez appris à identifier les causes, reconnaître les erreurs commises et les corriger, vous pourrez obtenir de bien meilleurs résultats en cible. Apprendre à reconnaître vos erreurs qui parfois,  sont subtiles,  vous aidera à finalement tirer beaucoup plus précis.

 

 

 

Passons en revue ces différentes erreurs à ne pas commettre :



 

1. Une lunette de tir mal montée



    Savez-vous comment monter une lunette ?  Si ce n'est pas le cas, vérifier ici ces instructions

 

 

lunette2

 

 

Vous pouvez également trouver des vidéos et des tutoriels sur l'Internet (voir liens, en fin d'article) et avoir des conseils auprès de votre armurier ou le fabricant de votre lunette.

 

Attachez beaucoup d'importance au choix de votre montage, rail et vos anneaux ... il vous faut de bonnes bases. Oubliez systématiquement les anneaux à 10 €/pièce !  Rien ne sert de monter des anneaux en "chocolat",  ils vous lâcheront très vite. La qualité a un prix mais la précision en dépend !

 

Vérifiez si les vis de votre montage ne sont pas desserrées car c'est très important pour l'exactitude et elles doivent être serrés conformément aux spécifications du fabricant. Référez-vous à votre manuel ou parlez-en avec le fabricant pour déterminer  le couple approprié pour chaque vis.

 

D'autre part, plus votre lunette est ajustée loin de son centre optique, au plus vous risquez d'avoir une image déformée et plus sombre. Les problèmes de précision peuvent commencer à apparaître quand le champ est modifié vers sa portée maximale.

 

N'oubliez pas qu' il ne vaut mieux pas définir votre " zéro" de la lunette trop loin de la distance réelle à votre cible. La plupart des cartouches pour le TLD méritent un zérotage à environ 200 mètres.

 

Ceci dit, pour le tir à 100m, vous pourrez vous aider d'un premier réglage à 25m,  pour au moins,  vous retrouver dans la cible à 100m et puis,  vous devrez ajuster, au coup par coup,  à la distance de votre cible pour atteindre un réglage fin.

 

Bien entendu, je vous conseille de vous acheter une lunette de bonne qualité, lumineuse et résistante mais pas forcément parmi les plus chères. A titre d'exemple, je tire avec une ZOS (lunette chinoise à 160€) et pourtant, je ne pense pas faire de plus mauvais résultats que mes camarades qui sont montés en NightForce, Swarovski ou encore Zeiss.

 

 

 

2. Le manque de suivi et de stabilité à la mise au point

 

Essayez de visualiser chaque balle ayant eu un impact sur la cible et comparez vos coups. Restez "connecté" physiquement et mentalement à la détente jusqu' au départ du coup et même encore un peu juste après mais, ne vous concentrez-vous pas sur le réticule et votre cible trop longtemps (max 8 sec) sinon, vous perdrez de la stabilité, votre vue va se troubler et vos battements de cœur vont s'amplifier, ce qui va vous déstabiliser et donc,  vous occasionner un " bougé ".

 

Ajoutons enfin qu'un bon bipied, un coussin de tir ou tout simplement, un très bon appui est absolument indispensable pour stabiliser votre position ainsi que celle de votre arme.

 

 

3. Une visée-lunette faite dans de mauvaises conditions


Lorsque la température extérieure est peu ou trop élevée et qu'au surplus, vous venez de tirer une dizaine de cartouches, votre canon va chauffer et va probablement occasionner un effet mirage qui va " flouter " votre lunette de tir et ainsi obérer votre visée. Si vous n'êtes pas assez patient pour attendre le refroidissement du canon après quelques coups, une solution est de monter une bande anti-mirage entre votre canon et votre lunette ou encore d'utiliser un long pare-soleil sur votre optique.

 

Si votre acuité visuelle (et donc la précision) s'estompe envisagez de vous acheter une lunette à grande luminosité avec un tube de 30mm et un diamètre d'objectif important (50mm ou 60mm) et bien entendu, équipée de lentilles de très bonne qualité.

 

 

 

anti-mirage-et-pare-soleil

 

 

 

4. Ne pas faire de pause ou ne pas prendre un peu de repos pendant votre séance de tir !


Nous venons de voir que lorsque le canon chauffe, cela peut entraîner un certain nombre d'inconvénients (mirages, la distribution des impacts, etc.) et donc, nous savons tous que n'importe quel fusil va tirer plus ou moins différemment selon que son canon soit chaud ou froid.

 

En d'autres termes, la précision s'améliore lorsque vous faites prendre un peu de repos à votre fusil.   Par conséquent, n'hésitez pas à marquer des pauses après chaque série de coups (exemple, 3 coups, une minute ou deux de repos, ...) pour laisser refroidir votre canon mais également pour reposer vos yeux et votre corps entre une série de coups. 

 

 

 

tireur-recreatif

 

 

 

5. Méconnaître la distance à la cible ou l'angle de tir !


Une mauvaise estimation de la distance à la cible est l'une des causes des plus courantes du manque de précision. Utilisez un télémètre lorsque cela est possible pour mesurer précisément la distance à votre cible. Utilisez des indicateurs de mesure de distance tels que les arbres, poteaux de clôture, des caractéristiques du terrain pour prendre des points de référence.

 

N'oubliez pas non plus que lors de tirs vers le haut ou vers le bas d'une colline, vos balles frapperont différemment la cible par rapport à un tir fait à l'horizontale.

 

 

 

marksman-et-son-spoter

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:57

 

 

6. Ne pas tenir compte du vent !


Si certains estiment que le tir à la carabine est une science alors,  on pourrait aussi dire que le tir dans le vent est un art.  Malheureusement, aucun programme informatique ou balistique ne peut vous aider à maîtriser ces paramètres. Apprendre à lire le vent et développer sa capacité instinctive à régler sa lunette en fonction vous aidera à obtenir de la précision en fonction des conditions atmosphériques.

 

Comment ?  Il y a qu'une seule façon:  tirer souvent sur des cibles à longue portée alors que le vent souffle. Utiliser un bon observateur pour relever vos impacts. Prendre des notes,  varier la distance, le relief et les conditions météorologiques.

 

 

7. Ne pas vous entraîner suffisamment ou assez fréquemment !


Pour parvenir à être précis et,  bien qu'un bon tir commence d'abord dans votre tête, il n'y a pas de secret, vous devez impérativement développer votre propre style en découvrant vos forces et vos faiblesses et aiguiser vos compétences en fonction. Par exemple, apprendre à choisir les endroits où vous pouvez arrêter et engager des cibles multiples  d'une position stationnaire.   Puis, vous déplacer vers la position suivante et tirer sur les cibles plus éloignées et ainsi de suite.

 

Dans un même temps, vous devrez travailler vos faiblesses jusqu'à ce qu'elles deviennent vos points forts. Bien entendu, pour pouvoir progresser, il faudra vous rendre très fréquemment au stand et multiplier vos séances de tir. Les snipers subissent régulièrement des entraînements dans lesquels, ils tirent des milliers de cartouches.

 

marksman-us

 

8. Ne pas vous préoccuper du type de détente ou de la manière de l'actionner  

 

On n'appuie pas sur une détente comme sur la gâchette d'une perceuse ! En effet, apprendre à appuyer sur votre détente vers l'arrière sans déranger votre projection visuelle demande de la pratique et est primordial pour atteindre vos objectifs de précision. Une bonne façon d'apprendre à appuyer sur la gâchette tout droit vers l'arrière est d'entrer dans votre position de tir, d'obtenir une image correcte de votre réticule sur la cible sans vous déconcentrer et,  tout en plaçant votre doigt au contact de la détente, au bon endroit avant d'y appliquer une pression. Appuyez sur la gâchette et maintenez-la à l'arrière sans la relâcher jusqu'à ce que vous ayez complètement fini.

 

 

9. Ne pas vous préoccuper du type de munition que vous allez utiliser


La sélection de vos munitions est cruciale pour obtenir les meilleurs groupements. Si votre carabine sort de l'usine, testez cinq ou six types de balles pour voir laquelle fonctionne le mieux dans votre arme. C'est plus particulièrement important pour les cartouches à percussion annulaire. En ce qui me concerne, avec ma Walther .22,  j'obtiens les meilleurs groupement avec des 22 LR ELEY TEAM (boîte bleue). Mais cette cartouche ne convient pas forcément aux carabines de mes amis ... .

 

 

tireur-sportif

 

 

 

En fait, il vous faudra trouver quelle est la "dragée" que digérera le mieux votre canon et ce,  par essais et erreurs. Chaque arme est différente, et votre fusil vous dira immédiatement quelles balles, il n'aime pas. Votre travail consistera donc à trouver celle qu'il préfère. Lorsque vous passerez à l'essai d'un type à l'autre, vous n'oublierez pas de nettoyer votre canon au préalable.

 

Si vous vous lancez dans le rechargement, je vous suggère de bien vous entourer et de bien vous informer auprès de votre armurier pour obtenir la procédure de chargement (table de rechargement, choix de la poudre, ogives, amorces, douilles, outils, ...). Ces techniques vous seront probablement présentées dans un article futur.

 

 

Je vous souhaite d'ores et déjà bon tir !

 

 

A bientôt,


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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:17

 

 

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Chers lecteurs,

 

 

 

Dans la série de conseils relatifs aux paramètres à maîtriser pour pratiquer le tir de précision, je ne peux que vous rappeler qu'il est impératif d'entretenir votre arme et plus singulièrement votre canon. Vous avez aussi avantage à le faire parce que ne pas remédier à son encrassement régulièrement peut vous conduire à le re-canonner voire,  à le remplacer bien plus vite qu' à sa durée de vie prévue par le constructeur. Un nettoyage correct de l'alésage va donc normalement retarder cette procédure coûteuse.

 

 

 

 

nettoyage1

 

 

 

 

A l'armée, nous avons tous été "drillés" pour nettoyer notre arme dès que nous rentrions ou dès que nous avions un moment de temps pour le faire et ce, souvent avec une méthode de nettoyage plutôt spartiate voire même,  parfois folklorique (la cendre de cigarette, ...).  Mais comme chacun le sait, il en dépend de la survie du soldat. Rien de pire qu'une arme qui s'enraye en pleine opération et donc,  il est du devoir de tout militaire de minimiser son risque diversifiable !  

 

 

 

Ceci dit, l'arme ne comporte en général pas que des résidus de poudre ...

 

tireur-dans-la-boue

 

 

 

 

De toutes manières, qu'il s'agisse de tireurs d'élite ou de tireurs sportifs, tous auront à cœur d'obtenir la meilleure précision de leur arme ... à commencer par les tireurs bench rest qui ont une poussée de fièvre à chaque fois qu'ils ne savent plus faire du "trou dans trou" .

Mais, en réalité, qu'en est-il de la perte de précision due à l'encrassement de l'arme ?  Illustration :

 

 

 

Voici des cibles tirées avant nettoyage du canon :

 

 

tirs-avant-nettoyage

 

 

 

 

Voici des cibles tirées après nettoyage :

 

après-nettoyage

 

 

Comme on le dit communément, il n'y a pas photo !

 

 

 

 

Oui, mais alors, vous allez me demander:  mais quand faut-il nettoyer son canon et comment ?


 

Je vous répondrai à la première question par une réponse de Normand : cela dépend de ce que vous faites avec votre arme et de ce que vous voulez en tirer (sans jeu de mots ). Vous êtes frustrés, hein ?

 

Et bien oui, en effet, tout dépend du nombre de coups tirés à chaque séance de tir , sur quel laps de temps (quelques jours, semaines, sur six mois, un an) ?  Avec quelles munitions vous tirez (avec ogives en plomb ou pas ) ? Avec quelle poudre ?  Pour quels groupements (tirs très précis espérés ou pas) ? Etc. Vous l'aurez compris, la réponse est tributaire de causes multifactorielles !

 

Personnellement,  je ne sais pas m'empêcher de nettoyer mes armes dès que je rentre du stand. Mais attention,  je ne fais que passer un coup de brosse ou l'un ou l'autre patch et nettoyer l'arme en général.           Il ne s'agit évidemment pas d'un désencuivrage et,  il ne s'agit donc que d'un simple nettoyage mécanique et non chimique. Le but est de chasser les impuretés, les résidus de poudre de mon canon pour qu'il soit prêt et propre pour le prochain tir.

 

 

 

bouche-du-canon-et-brosse-laiton

 

 

 

En fait, à chaque tir, la combustion de la poudre de la cartouche dégage des gaz, du carbone, de la vapeur d'eau et d'autres restes de poudre brulée, des résidus dus au frottement de l'ogive (c'est pire pour celle en plomb !) qui viennent se déposer et se superposer dans les rainures de l'âme de votre canon.

 

Si nous ajoutons à cela le fait que certaines substances contenues dans vos amorces peuvent même être corrosives à long terme,  ne pas nettoyer régulièrement votre canon, c'est y laisser délibérément des résidus voire même,  des produits acides à l'intérieur de celui-ci et ce, pendant plusieurs jours,  semaines ou mois ...

 

Par ailleurs, quand une balle chemisée se déplace le long de l'alésage du canon de votre carabine, des traces infimes de la gaine en laiton se retrouvent à la surface de l'alésage, immédiatement suivie d'une couche de poudre qui l'encrasse. Et comme lors de tous les coups supplémentaires, ce processus est répété tout en comprimant les couches précédentes profondément dans le grain du métal, cet encrassement de cuivre ou de laiton va rester et s'accumuler et, à un moment donné, votre précision s'en trouvera sérieusement dégradée.

 

Cet encrassement va donc accélérer non seulement l'usure du canon, mais va aussi se comporter comme un aimant pour attirer l'humidité, ce qui n'arrangera rien !

 

 

Voici des photos de l'intérieur du canon après quelques tirs et un grossissement des grains de poudre et du " cuivrage " (à droite et en jaune) dans les rainures :

 

 

 

impuretes-dans-le-canon 2-vues

 

 

 

Donc, au fil du temps, votre canon va subir un phénomène d'érosion et risque de perdre de sa précision de manière plus ou moins rapide suivant que son entretien soit bien fait ou pas. Pas top quand on connait le coup d'un re-cannonage !

 

Alors, hormis le petit nettoyage courant tel qu'on le pratique au retour du stand,  quand faut-il nettoyer complètement le canon ?

 

Certains le feront après 5.000 coups, d'autres chaque année, d'autres après 400-500 coups ... Encore une fois, il n'y a pas de règle précise. Retenez simplement ce truc:  dès que vous constatez une perte de précision ou des moins bons groupements,  dites-vous qu'il est peut-être temps de le faire.

 

Un autre indice est le taux  " d'encuivrage " ou " d'emplombage " de votre canon. C'est du visuel ... il suffit de regarder l'intérieur du canon à la lumière du jour ou grâce à une petite lampe à canon comme celle-ci :

 

 

pour-eclairer-l-interiur-du-canon.jpg

 

 

Mais attention, dans ce cas,  le coup de baguette avec la brosse de bronze-phosphore ne suffira pas. Nous verrons dans un instant qu'il faudra adjoindre un traitement chimique au nettoyage mécanique pour obtenir un bon résultat.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:59

 

 

Quid du calibre .22 ?  Faut-il nettoyer régulièrement son canon ?


 

Certains tireurs à la .22 vont diront qu'ils ne nettoient jamais leur canon. D'autres vous diront qu'ils ne le font vraiment que lorsqu'ils constatent une perte de précision majeure. Enfin, d'autres vous diront que lorsqu'ils l'ont fait, à leur grand étonnement, ils avaient encore moins de précision par après !

 

 

Qui a raison ?

 

Ne jamais le faire vous conduira inéluctablement à devenir un bon client chez les marchands de canon et à rougir de vos résultats aux concours.

 

Ne le faire que lorsqu'on constate une perte de précision majeure est contreproductif ! Faites-le lorsque vos résultats déclinent durablement sur quelques séances de tir.

 

La précision est moins bonne après ... ce n'est pas entièrement faux !   En effet, lorsque vous avez mis votre canon " à blanc " (nettoyé complètement), il est possible que vos premiers coups soient moins bons qu'auparavant. C'est normal puisque votre canon est sec. Il va lui falloir quelques balles (souvent graissées par le fabricant) pour le re-huiler et qu'il reprenne son fonctionnement habituel.

 

L'idéal est de passer un patch légèrement lubrifié dans votre canon après nettoyage et avant votre prochaine séance de tir. Si pas, le tir d'une quinzaine de cartouches vous permettront de retrouver vos meilleurs tirs. Evitez donc de nettoyer votre .22 juste avant un concours, ce ne serait pas une bonne idée.

 

Par conséquent, oui, un nettoyage relativement fréquent est important pour garder la précision et préserver le plus longtemps possible " l'intégrité " de votre canon mais attention,  pour les armes de compétition,  il faudra éviter des traitements trop " hards " et préférer plutôt des patches à la brosse en laiton.

 

 

 

patches-à-la-22

 

 

 

 

Comment nettoyer votre canon efficacement ?

 

 

Au cours des vingt dernières années, de nombreuses techniques innovantes ont été développées pour pouvoir réaliser cette tâche. Et il est vraisemblable que le plus grand changement réalisé dans les moyens de nettoyage a été l'abandon ou la diminution du nettoyage purement mécanique vers la méthode de nettoyage " chimique ".

 

Le nettoyage mécanique est caractérisé par le fait de frotter ou de récurer l'alésage avec une brosse en bronze, suivi de plusieurs passages avec une brosse en nylon et puis d'un feutre ou encore un patch à l'aide d'un kit de nettoyage et une baguette (l'idéal est une baguette faite en une pièce). Voici un kit ou encore d'un BoreSnake :

 

 

 

kit-et-Borenake

 

 

 

Le nettoyage chimique, quant à lui, est caractérisé par le fait de frotter ou de récurer l'alésage avec un morceau de flanelle imbibé d'une sorte de solvant ou de poudre de PTFE (polytétrafluoroéthylène) à base de nettoyant / lubrifiant. Son principe de base est l'utilisation d'un solvant qui provoque une réaction chimique avec l'encrassement de cuivre, le transformant ainsi en une forme qui peut être plus facilement retirée.

 

Avant d'énumérer les étapes de nettoyage, il est nécessaire de passer en revue les composants nécessaires: le Bore Cleaner de chez Remington, par exemple - Il s'agit d'un solvant qui a un effet sur l'encrassement du cuivre, mais aussi pour l'encrassement de carbone. Il y a aussi les gels de nettoyage pour l'encrassement sévère, ce gel va coller à l'alésage et s'imprégner dans l'encrassement.

 

Il y a des solvants   " tout-en-un " mais pour que ces solvants aient une certaine efficacité, on doit les laisser agir une période d'au moins 30 minutes dans le canon (certains produits peuvent y passer la nuit) avant de passer au brossage et à l’essuyage, et cette séquence doit être répétée à plusieurs reprises pour venir à bout d’attaquer sérieusement des dépôts de cuivre fortement incrustés.

 

Bien entendu, préalablement,  il ne vous faudra pas oublier la toute première étape mécanique qui consiste quand même à passer votre brosse pour enlever les résidus de carbone. Précaution: Il faut nettoyer le canon de la culasse vers la bouche plutôt que de la bouche vers la culasse.

 

 

décuivrage-du-canon3

 

 

 

Il existe également des solvants spécifiques qui contiennent en général de 4 à 5 % d’ammoniaque.  Ceux-ci réagissent à la présence de dépôts de cuivre en transférant une couleur bleutée ou verdâtre sur le tampon. Ceci est vous indiquera la progression de votre nettoyage.

 

 

 

décuivrage-du-canon

 

 

 

Vous serez arrivé au bout des opérations de nettoyage lorsque votre tampon retrouvera une belle couleur blanche. Si pas, répétez l'opération. Personnellement,  j'utilise le Robla solo Mil. Je le trouve particulièrement efficace mais je n'en ferai pas la publicité J

 

 

Ne pas oublier de repasser un morceau de flanelle ou un patch humecté d’un produit dégraisseur suivi d’un ou deux autres patches secs pour éliminer tout reste du produit de nettoyage pour terminer.

 

 

utilisation-de-patches2

 

 

utilisation-de-patches

 

 

 

Repasser 8 à 10 fois la brosse pour enlever les tous derniers résidus :

 

nettoyage5

 

 

 

 

Pour conclure,  j'attire votre attention sur le fait qu'il ne faut jamais jouer à l'apprenti chimiste et s'aventurer à utiliser de l'ammoniaque, du mercure, etc. Ces substances sont non seulement potentiellement dangereuses ou polluantes mais pourraient également attaquer votre peau mais aussi irrémédiablement l'âme de votre canon !

 

Je ne peux donc que vous conseiller d'utiliser un produit qui vous sera conseillé utilement par votre armurier. Je vous souhaite d'ores et déjà grand succès dans l'entreprise de nettoyage de vos canons.

 

 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez également visiter les sites suivants :


 

 

video logo

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=WOJhfBcNIjY

 

https://www.youtube.com/watch?v=MsljptLDlxY

 

https://www.youtube.com/watch?v=jjenp2dRawM

 

https://www.youtube.com/watch?v=YdI5yfR4jjQ

 

https://www.youtube.com/watch?v=ymyw7CLFWOk

 

 

 

 

 

A bientôt,

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 20:47

 

 

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Chers lecteurs,

 

 

Voilà encore un mois qui n'a fait que passer et donc, est déjà venu le moment de nous retrouver autour d'un nouveau sujet.  Pour l'occasion, j'ai pensé qu'il ne serait pas inutile de vous présenter ou de vous rappeler les quatre fondamentaux qu'il convient de posséder, d'appliquer pour pratiquer le tir de précision.

 

Ces principes sont inculqués systématiquement dans les corps de l'armée américaine sous l'appellation : " Four Fundamentals of Marksmanship ".  Pour vous présenter une synthèse de cette matière,  je me suis donc " nourri " d'un cours de l' U.S. ARMY intitulé : " Rifle Marksmanship Diagnostic and Training Guide ".

 

 

Je vous en souhaite d'ores et déjà une bonne lecture

 

 

 

 

les-4-fondamentaux

 

 

Les quatre fondamentaux du tir de précision

 

 

 

 

marksman

 

 

 

 

Le soldat doit comprendre et appliquer les quatre fondamentaux clé avant qu'il ne s'approche d'une vraie cible. Il doit établir une position stable, permettant l'observation de la cible. Il doit également savoir viser la cible en alignant les organes de visée et tirer avec son fusil sans déranger cet alignement par une mauvaise respiration ou pendant la pression sur la détente (risque d'un coup de doigt). Ces compétences sont connues communément sous l'appellation des quatre principes de base du tir.

 

 

 

 

position-de-tir

Des tireurs en stage de maîtrise des 4 fondamentaux

 

 

 

a) Steady Position.

 

Quand le soldat s'approche de la ligne de mire, il doit se positionner afin d'avoir un poste de tir confortable et stable car le temps dont il dispose pour exécuter son tir est limité. Il doit donc apprendre à adopter rapidement une position stable et constante pour assurer son tir. Le tireur reste le meilleur juge de la qualité de son poste. Lorsque le soldat modifie sa position, seule celle-ci varie. Les trois autres paramètres restent les mêmes.

 

 

 

Voici les éléments à retenir pour obtenir une bonne position :

 

 

 

1. Nonfiring Handgrip.

 

 En attente de tir mais en position, la carabine ou le fusil repose sur le talon de la main dans le V formé par  le pouce et les doigts.

 

 

 

Capture20

 

 

 

2. Position de la crosse.

 

La crosse du fusil est placée à la poche de l'épaule employée pour le tir. Cela permet à l'œil d'être dans l'alignement des organes de visée et réduit l'effet de recul tout en s'assurant une position stable.

 

 

 

Capture21

 

 

 

3. Poignée de tir.

 

La main de tir saisit la poignée pistolet de manière à former un V avec le pouce et l'index. L'index est placé sur la gâchette de la carabine de manière à ce que rien ne vienne la perturber lorsque la détente devra être pressée. Une légère pression vers l'arrière sera exercée par les trois doigts restants pour s'assurer que la crosse reste bien collée à l'épaule, pour réduire l'effet de recul.

 

 

 

Capture22

 

 

 

finger-position

 

 

 

 

4. Placement du/des coude(s) et des pieds pour le tir.

 

Pour procurer un bon équilibre au corps afin d'avoir la meilleure stabilité, le placement du coude de tir est important et son emplacement exact dépendra de la position de tir/combat utilisée. Le placement devrait permettre aux épaules de rester à niveau.

 

 

 

position-des-coudes

 

 

 

Cette position permet de mettre le poids de votre corps derrière l'arme, ce qui vous permet de récupérer rapidement à chaque fois que vous ouvrez le feu. Le coude se positionne fermement sous le fusil pour permettre une position confortable et stable.

 

Saisir le magasin du fusil avec la main gauche. Redressez le haut du corps et étendre vos jambes à une distance confortable. Essayez de pointer les orteils vers l'extérieur et détendre de vos chevilles, donc vos talons reposent sur le sol. Détendre le poids de votre haut du corps vers l'avant sur votre bras gauche.

 

 

 

5. La position de la joue sur la crosse.

 

Elle devrait fournir une visibilité naturelle à travers du centre de l'ouverture du cran de mire et le guidon à la cible. le cou du tireur  doit s'assouplir, permettant ainsi à la joue de tomber naturellement sur la crosse. Un petit changement dans le dégagement oculaire survient normalement à chaque fois que le tireur occupe une position de tir différente.

 

 

 

correct incorrect

 

 

 

 

6. Le soutien.

 

Lorsqu'il existe une possibilité de soutien (sacs de sable, mur,  souche, ...),  elle devrait être utilisée pour stabiliser la position et soutenir le fusil. Si elle n'est pas disponible, alors les os et les muscles de la partie supérieure du corps du tireur doivent prendre en charge le fusil.

 

 

 

imagesY3

 

 

 

 

7. Relaxation musculaire.

 

Si le support est utilisé correctement, le soldat devrait être en mesure de se détendre la plupart de ses muscles. En utilisant un soutien artificiel ou ses os, dans la partie supérieure du corps comme support,  cela lui permet de se détendre et de s'installer en position stable.

 

 

 

8. Point naturel de visée.

 

Lorsque le soldat anticipe sa position de tir,  en prenant position,  il oriente son fusil dans la direction générale de sa cible. Ensuite, il ajuste son corps pour amener le fusil et les organes de visée exactement en ligne avec le point de visée souhaité. S'il utilise des techniques vues précédemment,  le soldat doit avoir son fusil et son système de visée alignés naturellement sur la cible. Lorsque l'alignement correct du corps-fusil-cible est atteint,  le  guidon est placé sur la cible.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:54

b. Sight picture.

 

Après avoir maîtrisé les difficultés du maintient du fusil,  le soldat doit pouvoir aligner correctement le fusil avec la cible, et ce exactement de la même façon pour chaque tir. Le tireur est le seul juge final quant à l'endroit où son œil doit se concentrer. L'instructeur ou le formateur insiste sur ce point en conseillant au tireur de faire le focus sur sa cible, puis de se concentrer sur le guidon.

 

 

1. Alignement du fusil.

 

Alignement des organes de visée du fusil sur la cible est très important.  Cela consiste à placer la pointe du guidon dans le centre de l'ouverture du cran de mire. Toute erreur d'alignement entre l'avant et l'arrière fausse le tir.  Par exemple, sur une distance de 25 mètres, toute erreur dans l'alignement de la carabine est multipliée par 50. Ainsi si la balle est mal alignée de 1/10 par pouce, sur une cible à 300 mètres,  elle dévie de 5 pieds !

 

 

sight-alignment

 

 

 

2. Mise au point avec l'œil.

 

Une position de tir correcte place l'œil directement en ligne avec le centre de l'ouverture du cran de mire.

Lorsque l'œil est focalisé sur le guidon, la capacité naturelle de l'œil par rapport aux objets du centre se situant dans un cercle,  est à rechercher le point le plus éclairé de lumière (centre de l'ouverture) tout en fournissant l'alignement correct de la vue. Cela a pour conséquence que la cible apparaît floue, tandis que le guidon est clairement vu. Il s'agit donc de laisser la cible "en flou" derrière le guidon  bien visible devant la cible.

 

 

 

front-sights.jpg

 

 

 

3. Image correcte de la cible.

 

Une fois que le soldat peut aligner correctement sa ligne de mire, il peut obtenir une image correcte de la cible, guidon et cran de mire alignés. La projection visuelle comprend deux éléments de base : l'alignement et le positionnement du point de visée.

 

Le placement du point de visée varie en fonction de la distance à la cible. Par exemple, la figure ci-dessous montre une silhouette située à 300 mètres où le point de visée est le centre de masse, et où les organes de visée sont alignés pour avoir une image correcte.

 

 

 

images03Y

 

 

 

 

c. Breath Contrôle.

 

Pour améliorer ses compétences et bien que celles-ci s'amélioreront au fil de son entraînement au tir, le tireur doit également apprendre à contrôler sa respiration, son souffle à n'importe quel moment de son cycle respiratoire. Deux types de techniques de contrôle de souffle sont pratiqués au cours de tir. Le coach/formateur veille à ce que le tireur utilise les deux techniques de respiration et les comprenne et notamment, en lui enjoignant d'exagérer sa respiration. Le tireur doit être au courant de l'amplitude du mouvement de son arme (bien que repéré sur une cible) en raison de sa respiration.

 

 

La première technique est utilisée lorsque le tireur a un peu de temps disponible pour exécuter son tir. Il y a toujours un moment d'une pause respiratoire naturelle où la plus grande partie de l'air a été expulsée des poumons,  et ce avant la prochaine inhalation. Pour se préparer à la phase la plus propice pour la stabilité, la respiration doit s'arrêter après que la plus grande partie de l'air ait été expirée pendant le cycle de respiration normale. Le coup doit être déclenché avant que le soldat ne ressente une gêne respiratoire (voir le schéma, ci-dessous).

 

 

cycle-respiration

 

 

La deuxième technique est utilisée lorsque le tireur doit exécuter des tirs rapides. Il arrête sa respiration quand il est sur ​​le point d'appuyer sur la gâchette.

 

 

d0017

 

 

 

Ceci dit, la technique de respiration est la même pour toutes les positions : respirer naturellement, expirez la majeure partie de votre air, retenez votre souffle et faites feu avant que retenir votre respiration ne devienne inconfortable ou ne vous occasionne le tournis. En combat, juste étouffer votre souffle avant le tir.

 

Voulez l'avez compris, afin d'atteindre une précision maximale, un tireur doit apprendre à retenir son souffle correctement. La procédure est simple mais nécessite de la pratique. Prenez une grande respiration, puis expirez. Juste après que vous expirez, vous devez prendre un autre souffle tout de suite. Cet arrêt momentané de la respiration est appelée la pause respiratoire naturelle .

 

Dans une situation où plusieurs objectifs sont à atteindre, vous devrez retenir votre souffle à n'importe quelle partie du cycle respiratoire. Pour savoir contrôler sa respiration il faut pratiquer des exercices jusqu'à ce que cela devienne une seconde nature pour vous.

 

 



d.  Trigger Squeeze

 

 

Le doigt déclencheur (l'index) est placé sur la détente entre la première articulation et le bout du doigt (pas à l'extrémité !) et ajustez sa position selon la taille de la main et de la poignée pistolet, en cas de fusil d'assaut. Il est important d'expérimenter votre technique de tir avec plusieurs positions du doigt pour vous assurer d'un minimum de perturbations sur le processus de visée.

 

Comme les compétences du tireur augmentent avec la pratique, il aura besoin de moins en moins de temps pour maîtriser la pression qu'il doit mettre sur sa détente. Les novices peuvent prendre cinq secondes pour effectuer une pression adéquate mais, pour bien faire, il devrait appuyer sur la gâchette en une seconde ou moins. Le resserrement de la détente devrait commencer avec une légère pression sur la gâchette lors du processus de visée initial.  Le tireur retient son souffle et applique alors une plus grande pression dès qu'il a acquit parfaitement sa cible avec ses organes de visée en évitant un mouvement de torsion à gauche ou à  droite.

 

Le coach/formateur veillera à ce que le tireur tienne la détente vers l'arrière pendant environ une seconde après que le tir soif fait. Une position stable réduit la perturbation de la carabine durant la pression sur la détente. La meilleure performance de tir se produit lorsque la détente est pressée en permanence.

 

Le Trigger squeeze est donc le mouvement vers l'arrière et indépendant du doigt sur ​​la gâchette sans perturbation de l'alignement de la visée jusqu' au feu.

 

Tout d'abord, le jeu dans la détente est repris. Vous aurez ainsi atteint le point départ de la détente.  Poursuivre l'application de la pression sans cesse croissante, et ce jusqu'au tir. Le doigt sur la gâchette doit appliquer une pression vers l'arrière et le pouce doit appliquer une pression vers l'avant. C'est tout.

 

Le lâcher doit être volontaire, progressif, contrôlé et continu. Volontaire, car il est bien évident qu’il faut entreprendre une action de pression sur la queue de détente pour faire partir le coup. Progressif et continu, car le lâcher s’accommode mal «d’à-coups» qui risqueraient d’engendrer un dépassement brutal de la pression limite à exercer avant le décrochage de la gâchette et parallèlement un déplacement de l’arme ou un dépointage de l’arme.

 

Idéalement, vous devez être surpris par le coup qui part. En effet, si la détente est pressée correctement, vous ne saurez pas exactement quand le coup va partir ainsi, vous aurez tendance à ne pas flancher ou donner une secousse à votre arme.

 

 


 

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez également visiter les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

 

http://www.yourepeat.com/watch/?v=aUc4ufirxmc

 

http://www.youtube.com/watch?v=EvQmJUIbuvI

 

http://www.youtube.com/watch?v=q5sl0YbzKtc

 

http://www.youtube.com/watch?v=5lsO1_cqjok

 

http://www.yourepeat.com/watch/?v=QLxWqGwkoMc

 

http://www.rifleman.org.uk/Fuller_group_diagnosis.htm

 

 

 


 

A bientôt,

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 18:18

 

 

 

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Bonjour à tous,

 

 

Bien avant de commencer,  je tiens avant tout à signaler que je n’ai pas d’action chez RDS INDUSTRIE,  et que ce retour d’expérience a été fait de façon tout à fait impartiale.

 

Un beau matin de novembre,  après mes 2 ans d’absence,  je me suis mis en route pour les côtes d’Armor pour aller voir mon camarade Herlé, patron de RDS INDUSTRIE,  afin de lui faire exécuter de menus travaux sur 2 armes et lui acheter un réducteur de son pour mon futur projet.

 

Après mon arrivée sur place et les travaux effectués, nous en venons à parler d’une de ses productions :

 

La carabine HOWA en 300 AAC ou 300 BLACKOUT (7,62x35).

 

Il m’apprend que sa création n’a été achetée qu’à quelques exemplaires et quelle n’a pas le succès attendu.

 

 

 

 

photo-A

 

 

 

 

Petite cartouche en calibre 30,  le 300 AAC est,  à quelques détails près, la copie conforme du 300 whisper,  cartouche spécialement étudiée à la base pour être utilisée en subsonique dans le système ar15 ne nécessitant que le changement du canon et pour se rapprocher de la balistique de la 7,62 kalachnikov.

 

Pour ceux que ça amuse ou par souci d’économie, on peux fabriquer des étuis à base de 223 rem usagés.  Des moules existes aussi en calibre 30 pour que ce soit encore plus économique et savoir couler ses propres balles.

 

Avantage intéressant, elle permet, dans la configuration proposée,  de tirer de façon économique en subsonique et en supersonique. Ce qui est suffisant vu les capacités des stands les plus courants de l’hexagone, c'est-à-dire le 200m mais aussi pour réduire les risques de dérangement du voisinage, même en supersonique.

 

 

 

image2

 

 

 

Devant ma curiosité face à ce calibre que je n’avais jamais utilisé, me voilà en fin d’après midi,  rejoignant ma voiture avec sous le bras la carabine HOWA,  un jeu d’outils et une très grosse poignée d’étuis et d’ogives pour tester la bête.

 

 

L’arme :

 

L’action est une HOWA (alias Weatherby Vanguard)  fabriquée  au Japon et bénéficiant d’une excellente détente directe en sortie de boîte et dont j’ai adoré le départ.

 

Des crosses sont disponibles chez différents fabriquants (MC Millan…) mais pour ma part, Herlé m’a très vite enlevé la magnifique crosse en bois stratifié ... connaissant  mon utilisation « terrain » pour me mettre une crosse Hogue OverMolded,  avec son "Pillar Bedding" aluminium qui me convient mieux.

 

Le canon est un Lothar Wather Inox au pas d'un 1:8 ".  Longueur 350mm,  plus le RDS inamovible, portant ainsi la longueur de l'ensemble à 550mm,  ceci afin de rester en catégorie C .

 

Pour l’optique, j’ai reçu en prêt une Leupold 3,5-10x42 en second plan focal avec ses colliers QRW de chez Leupold , et une embase en 2 pièces non pentée.

 

Après quelques tests de charges et de vitesses, mon rechargement se fixe sur une charge de 7grains de AO derrière la 220gr sierra hpbt dans un étuis Remington et des amorces smal BR2, pour une longueur de 38mm .Le tout me donnant une vitesse de 310m/s à 15° et 1010 hp.  Le bruit de départ se limite au bruit du percuteur et au souffle du passage de la balle à la sortie de bouche ... en bref, du vrai subso.

 

Après quelques tir à 50m afin de centrer la bête, je décide de passer rapidement à 200m , l’objectif étant de voir le potentiel de l’arme en subsonique à longue distance.

Arrivé à 200m et à 26 Moa de correction,  je me rends compte que je vais vite être limité au niveau de mes réglages en longue distance donc,  je décide de rehausser le montage arrière grâce à des couches de métal taillé dans une canette de soda ... système artisanal mais qui donne de très bon résultats.

 

TOUJOURS bien choisir les embases !!!  Pour une arme de démonstration pour les tirs à 100m comme celle-ci,  à la base,  un montage non incliné fait très bien le travail mais au dessus et en subsonique,  je resterais personnellement sur du 30 MOA .

 

Le montage rehaussé et le  "0 " refait,  j’ai repris mes tests.

 

 

 

 

 

TIR A 200M

image3

 

TIR de 3 cartouches qui s’est transformé en 4 suite à une erreur de ma part,  j’ai remis la 4eme pour faire des réglages plus précis à 3 impacts . Hausse : 26 Moa

 

 

Remarque:  pour l'essai de tir à 300M : pas de photos,  désolé. Hausse : 42 ½  Moa

 

 

 

 

 

 

TIR A 400M

image4

 

Hausse : 66 Moa. Limite de capacité en réglage de l’optique

 

 

 

 

 

 

TIR A 500M

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:30

 

Nous sommes là dans une distance qui sort logiquement de l’emploi du subsonique  du moins en calibre 30,  mais qui peut le plus,  peut le moins.

 

La contre visée fait 7 mil dots,  ce qui correspond à presque 25 Moa et donc, ce qui fait 91 Moa.

Les 3 impacts sont étalés sur 27 cm (pour ceux qui le cherche,  le plus bas est sur le chiffre 5)

 

 

Quelques choses à savoir sur le tir en subsonique :


 

- Le 1er coup est toujours plus bas, ce qui nécessite lorsque l’on veut faire un groupement,  de tirer  le 1er coup  à coté de la cible

 

- Le rechargement mérite tous les attentions afin que la vitesse sont la plus régulière possible d’une cartouche à l’autre car plus la vitesse    est faible,  et plus les écarts se voient en cible. C’est pareil en supersonique mais,  vu la faible vitesse en subsonique , on voit les impacts s’étaler de haut en bas sur la cible.

 

Malgré des résultats corrects,  je pense que mon rechargement est encore perfectible et que cette arme peut faire mieux et que les 600m sont envisageables.

 

 

 

photo1

 

 

 

 

Voici les 2 balles récupérées dans la butte et dans une buche de bois

 

photo2

 

 

 

Une fois ces tests subsoniques effectués, je n’ai pu me résoudre à laisser partir l’arme sans l'essayer  avec un rechargement supersonique et là,  les choses se corsent …

 

 

Avec l'actuelle pénurie de poudre dans l’hexagone et ne m’étant pas remis à recharger le 223 rem pour mon M4,  je me retrouve sans poudre adaptée.  Heureusement,  après quelques coup de téléphones,  je réussi  à  me dégoter un peu de N130, bien que l’idéal serait la N110 ou de la TUBAL 2000 mais à défaut,  je vais faire avec…

Ayant de la 125gr Spitzer Sierra pour mon projet qui tarde à arriver,  je décide de partir là-dessus en espérant me rapprocher de la balistique de la 30 kalachnikov.

 

Second problème,  je ne trouve pas de charge pour débuter,  je me lance dans une recherche et me fixe sur un début approximatif à 19grains  (je souligne bien le fait que ce que j’ai fait doit être absolument évité et que ceci n’engage que moi).

 

Après un préréglage à 50m et un cailloutage à 200m,  je me retrouve avec une correction de 6 MOA et le groupement joint,  ci-dessous (les autres groupements seront de valeurs équivalentes) de moins d’une MOA.  Ma charge maxi de 20,5 gr me fera monter à 560m/s , vitesse faible mais vu que la charge commençais a être compressée,  j’ai préféré arrêter là mon escalier de test.

 

 

 

 

photo3

 

 

 

 

 

Petit comparatif des 2 cartouches : supersonique 125 gr spitzer à gauche  et subsonique 220gr HPBT à droite

 

photo4

 

 

 

 

 

A mon Humble avis :

 

 

J’aime beaucoup cette arme, compacte,  polyvalente dotée  d’une détente superbe,  les actions howa disposent d’une gamme d’accessoires assez étendue allant des différentes crosses et pontets  avec chargeurs amovibles.  Il faut bien le dire,  elle m’a séduite malgré finalement le peu de tests que j’ai pu mener du fait du manque de pas de tirs LD et de mon emploi du temps très chargé.

 

Pour son utilisation,  il faut prévoir des embases pentées de 30 Moa  pour tirer  tout le potentiel de l’optique choisie .  Pour l’optique,  la prévoir avec une forte plage de réglages,  et si possible, avec  un réticule gradué style TMR afin de faire des contre-visées si vous avec la chance d’avoir un pas de tir vous permettant de tirer à de longues distances.

 

Cette arme satisfera la majorité des tireurs bénéficiant d’un stand de 200m ou de 300m (même si ce n’est pas sa limite !) désirant tirer de façon économique tout en voulant faire du supersonique et du subsonique.  Tout ceci tout en ayant la possibilité  " de pousser le vice "  de recycler des étuis 223 rem et de couler ses ogives J

 

Ah,  si seulement  je n’avais pas mon projet en court !

 

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez également visiter les sites suivants :

 

 

useful-links

 

 

 

http://www.rdsindustrie.com/index.php/component/virtuemart/ar-15-custom-silencieux/howa-1500-300-blk-2013-08-29-detail?Itemid=470

 

http://300aacblackout.com/

 

http://www.tirmaillyforum.com/mildot/printview.php?t=176767&start=0&sid=c9c81e0d70bc8d480ce1376eda877912

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

A bientôt,


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