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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 16:50
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

Chers lecteurs,

 

 

 

 

 

En espérant que vous avez tous passé de bonnes vacances,  je vous retrouve donc en pleine forme pour un nouvel article mais,  cette fois, dans le cadre de ce que je vous annonçais précédemment vu mon changement de vie qui ne me permettra probablement plus de pouvoir publier mensuellement ou de publier d’aussi longs articles.

 

Etant néanmoins, «  au poste » pour cette rentrée et pour sortir ce petit article,  je vous propose de prendre connaissance avec lui du fait que l'armée américaine a opté pour un nouveau fusil compact de sniper que je vais vous présenter brièvement. Ce système Compact Sniper Semi-automatique (CSASS) a été choisi pour sa taille,  sa légèreté, sa précision, et répondra à un besoin urgent de remplacer les fusils plus âgés et plus lourds actuellement en usage dans l’US Army. Il s’agit du Heckler & Koch G28.

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

Le Heckler & Koch G28 en action

 

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

 

 

Le  fusil HK G28 a été créé en 2011 par la société allemande Heckler & Koch pour la Bundeswehr (l'armée allemande).  Né à la suite des récentes expériences acquises par la Bundeswehr dans ses engagements en Afghanistan, ce fusil est destiné à étendre la portée effective des tirs d'infanterie contre l'ennemi au-delà des capacités du fusil utilisé précédemment (le G3A3ZF-DMR) ainsi que de la mitrailleuse légère. Le G28 doit pouvoir également être utilisé comme une arme de soutien lors de patrouilles à pied et pour d'autres opérations.  L'apparition de ce fusil a donc été liée à la nécessité d’un appui d’un petit calibre pour les unités d'infanterie des troupes allemandes qui combattaient en Afghanistan.

 

A l’origine, le HK G28 était un peu similaire au fusil de sniper SVD de la Russie. Il permettait des tirs efficaces à des distances de 400m et plus en calibre 5,56 et  dans des conditions où il n'y a aucune possibilité d'utiliser des armes d'appui plus puissantes (mortiers, mitrailleuses, artillerie, etc.).  Le Fusil HK G28 a été établi sur la base du fusil HK MR308,  qui à son tour,  est la version civile du fusil HK 417.  Le fabricant garantit la précision de tir jusqu'à 1,5 MOA (minute d'angle) dans un groupe de 10 tirs avec une portée efficace de cible thoracique jusqu'à 600m, voire même parfois,  jusqu'à 800 m.

 

Heckler & Koch a profité de sa participation à l'exposition internationale Milipol qui s’est tenue à Paris, du 18 au 21 Octobre 2011,  pour présenter officiellement sa dernière réalisation destinée au domaine militaire.

Sa nouvelle carabine HK G28 DMR, une version militarisée de son fusil d'assaut MR308 destinée à des tireurs d'élite de l’armée allemande.

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

 

 

Ce nouveau fusil de combat intègre les dernières créations (HK416 et HK MR308). Il a également une crosse télescopique à joue réglable et un monopode tactique standard.

À l'heure actuelle, l'armée allemande a déjà commandé et acheté plusieurs centaines de ces fusils semi – automatiques d’une précision de 1,5 MOA avec une lunette Schmidt & Bender 3-20x56 et un point rouge Aimpoint Micro T1,  le tout d’un poids de 7,9 kg (avec le point viseur rouge installé).

 

 

 

 

 

 

L’objet du nouveau contrat entre l’US Army et Heckler & Koch

 

 

 

Le 31 Mars 2016,  l'armée américaine a attribué ledit contrat  au fabricant d'armes allemand Heckler & Koch pour produire jusqu'à 3.643 fusils sur 24 mois et qui vaudront environ 44,5 millions $ soit, un peu plus de 12.000 $ par fusil afin de permettre de remplacer le M110 semi-automatique Système Sniper. La société va également fournir les pièces de rechange ainsi que le support.

 

Le fusil HK CSASS constituera une mise à jour substantielle des fusils de sniper actuels de l'armée américaine par l'amélioration de la précision et de la fiabilité tout en assurant sa maniabilité et sa transportabilité avec une arme plus compacte.

 

La carabine utilisée actuellement par l’armée américaine est la M110, fabriquée par Knight’s Armament Company.  Mais elle est maintenant considérée comme un peu trop longue et lourde par les tireurs d'élite.

 

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

 

 

Le M110 semi-automatique Système Sniper

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

 

 

 

En juin 2014, l'armée US avait publié son cahier des charges ainsi que sa demande  auprès des entreprises spécialisées en armes à feu afin qu’elles puissent élaborer et proposer une version plus compacte du fusil sniper semi-automatique M110.  Le but étant de remplacer le M110 avec quelque chose qui ne ressemble pas à un fusil de sniper.

La formule pour remplacer le fusil, surnommé le Compact Semi-Automatique Système Sniper, visait à trouver une arme "plus courte, plus légère, plus précise, plus ergonomique et plus fiable.

 

Par rapport à la M110,  le CSASS devait donc être plus facile à transporter, manipuler et manœuvrer lors du combat rapproché avec une optique améliorée, une réduction de la sensation de recul,  des performances de suppression améliorées,  une amélioration du bipied, du déclencheur, de la poignée pistolet, une crosse repliable et amovible, avec des revêtements avancés.  Ces améliorations ne devaient pas se faire en sacrifiant la performance, la précision ou la fiabilité existante, selon un document militaire.

 

Le Compact Système Sniper Semi-automatique (CSASS) a été poussé par les exigences qui s’imposent au combattant d'aujourd'hui et qui sont en constante évolution. La mise en concurrence des firmes par le Gouvernement américain avait également pour objectif de stimuler l'innovation de l'industrie armurière  pour obtenir le meilleur produit et dans les meilleurs délais pour le combattant.

 

L'armée a finalement choisi le fusil HK G28 (avis d’attribution) qui est un fusil au calibre 7,62 mm et Heckler & Koch a effectivement confirmé qu'une version modifiée et plus compacte de son fusil G28 avait remporté le challenge et le contrat du Compact Semi-Automatic Sniper Système (CSASS).

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

 

 

 

Celui-ci a une longueur de maximale de 42,6 pouces, avec 13,4 pouces de hauteur, une longueur du canon de 16,6 pouces, et qui pèse 12,8 livres (tout équipé). Désigné  « HK G28 New Designated Marksman Rifle ou Modern Marksman Rifle (DMR) » par opposition à celle du fusil sniper « traditionnel »,  celui-ci assure une précision de 1,5 MOA tout en permettant une capacité de combat en situation de nuit complète (starlight et imageur thermique) avec une haute probabilité d’atteindre sa cible par les tireurs d’élite du premier coup et ce,  jusqu'à 600 mètres. Le G28 permet également le feu suppressif contre des cibles de taille humaine avec précision jusqu'à 800 mètres. Avec son ton vert / marron (RAL8000), le G28 offre une palette de couleurs de camouflage qui est aux normes internationales.

 

 

 

 

 

Caractéristiques techniques de l’arme

 

 

 

L'aspect extérieur et le fonctionnement du G28 est presque identique à celle du fusil AR, mais à l'intérieur,  il possède son propre système. Le G28 en 7.62x51 mm OTAN est construit autour du fusil civil Heckler & Koch MR308 en .308 Winchester.  Le semi - automatique MR308 a été choisi sur base du HK417 (arme de soutien) entièrement automatique (G27) et comme base pour le G28,  en raison de sa précision manifestement supérieure.

 

Les MR308 et G28 ont tous deux un système gaz-piston à faible course et à obturateur rotatif. Chaque fusil a un canon forgé à froid de 420 mm et flottant avec quatre rainures,  ce qui permet une meilleure adéquation balistique entre le fusil de DMR et les munitions de l'OTAN par rapport au G27.  L'intérieur du canon G28 est chromé mais non durci, ce qui lui garantira une durée de vie extrêmement longue pour un fonctionnement exclusivement au coup par coup.

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&K G28

Une très belle arme et bien équipée !

 

 

 

 

Les accessoires standards et recommandés comprennent une lunette Schmidt & Bender télescopique (3-20x50 ou 1-8x24) et un viseur point rouge (Aimpoint Micro T1),  un module de lumière laser (Rheinmetall Soldier Electronics LLM01-RAL8000), un système de vision nocturne (Qioptiq Merlin LR), une vision thermique (Perspicacité CNVD-T35), et deux types de télémètres laser (Jenoptik HLR15 ou Vectronix PLRF15).  Le G28 incorpore un long rail léger et octogonal, KeyMod-like avec sept ensembles de positions pour la fixation des segments de rail et les accessoires de montage.

 

Le G28 a sa propre munition spéciale utilisée à des fins de meilleure précision. Mais il fonctionne aussi parfaitement et satisfait également à tous les scénarii de mission imaginables en utilisant la munition standard 7.62x51mm de l'OTAN.

 

 

 

 

 

Tableau résumé des caractéristiques

 

Calibre

7,62 mm × 51 OTAN

Modes de feu

Semi Auto seulement *

Longueur du canon ** / configuration

420 mm (16.5 ") / forgé, chromé

Longueur de Twist

OTAN 305 mm / 12 "

Détente Trigger traction

Californie. 25-28 N

Vitesse / énergie en sortie de bouche ***

Californie. 780 m / s - 3000 J

Compatibilité fonctionnelle et balistique

Standard de l'OTAN complète AB22 (FMJ) / AB24 (Tracer) / précision sélectionnée complète avec des poids de balles jusqu'à 12,3 g (190 gr)

Régulation de gaz pour une utilisation de suppresseur

Deux scénographies (suppressed / unsuppressed)

Interface universelle

STANAG 4694 (OTAN Accessoire Rail)

Concept de couleur

RAL 8000 vert-brun

Type de munitions

Précision Rounds (OTM / HPBT / Sierra match King)

Nombre de coups

Dix ou vingt

Dispersion maximale

<45 mm (environ 1,5 MOA) - garanti avec chaque fusil G28

SIGHT & ACCESSOIRES - RECOMMANDATIONS HK

Lunette de visée jusqu'à 800 m

Schmidt & Bender PMII 3-20 × réticule 50 / DMR selon la norme internationale Mildot / Full éclairage du réticule / Laserfilter DIN EN 207-L4 / compensation parallaxe

Lunette de visée jusqu'à 600 m

Schmidt & Bender PMII 1-8 × réticule 24 / DMR selon la norme internationale Mildot / Full éclairage du réticule / Laserfilter DIN EN 207-L4 / Combined point et réticule éclairage rouge

Viseur point rouge

Aimpoint Micro T1

Module de lumière laser

Rheinmetall Soldier Electronics LLM-225

Vision nocturne vue

Qioptiq Merlin Long Range

Vue thermique

L3-Insight CNVD-T3

Laser Range Finder

Jenoptik HLR15

Valise de transport

Peli 1770-010-195E01 NF / CARAMELC010286

 

*     Aucune full option de conversion automatique

**   D'autres longueurs de canon en préparation

*** Avec rond standard AB22 OTAN - M80

 

 

 

Remarque

 

Par rapport au M110,  le CSASS (Compact Semi Auto Sniper System HK G28) sera plus facile à transporter, à manipuler et à mettre en œuvre lors de combats rapprochés. Il permettra effectivement d'alléger la charge lors de son transport sur terrain accidenté, lors d'incursions en profondeur et lors de combat de ligne de crête à ligne de crête.

 

Le G28 est certainement plus compact. Mais dans l’aventure, quelqu'un semble avoir oublié que la vitesse est moindre avec un canon plus court. Un canon plus long donne une vitesse significativement plus élevée pour une meilleure balistique à longue portée. Voilà qui est en contradiction avec la nécessité de préserver la performance, la précision ou la fiabilité. Dès lors, comment  ne pas sacrifier la performance dans ces conditions, est-ce possible ?

 

Le fusil actuel KAC M110 Sniper a un canon de 20 pouces. Le G28 de base a un canon de 16,6 pouces (421 mm).  On peut légitimement se poser la question de savoir si ces améliorations ne sacrifieront pas l’excellente précision du M110 ?!   Néanmoins, l'US Army estime que la portabilité doit l’emporter sur la balistique. Allez savoir … peut-être que la version finale du CSASS du G28 sera équipée d'un canon plus long ?

 

 

 

 

 

Les dimensions de la cartouche

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28

Comparaison de la .308 Winchester avec deux autres grands standards

 

 

 

 

 

Rappel de la balistique de la .308 Winchester :

 

 

Ici, un tableau comparatif de sa balistique pour les calibres les plus courants.

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28

 

 

 

Conclusion

 

 

 

Pour conclure,  nous nous rappellerons que l’histoire du fusil sniper au sein de l’armée américaine est rentrée dans sa 99 ème année, car si vous l’ignoriez,  sachez que les USA utilisaient déjà les Sharpshooters Hiram Berdan pendant la guerre civile.  Pendant et après cette période, la «  Big Green »  a gardé en service ce fusil plus ou moins standard pendant des décennies. Puis, a opté pour le M1903 lors des deux guerres mondiales,  la M1C / D en Corée,  le M21 au Vietnam (et aussi quelques Winchester Modèle 70 et la Remington 700).

 

Dans les années 1980, l'armée a utilisé la bonne vieille « Remmy 700 » à canon lourd, désignée le M24  SWS (Remington Sniper Weapon System), et qui l'a encore utilisé ces 30 dernières années. Le système à verrou étant malheureusement limité dans ses capacités globales d'engagement tout en forçant le sniper à compter sur une arme secondaire pour l'auto-défense. Celle-ci sera également complétée par les autres M21 / DMR,  et quelques nouveaux concepts à base AR-10,  et puis depuis 2006-2007,  le M110 en semi-auto.

 

Eh bien maintenant,  il semble que tout cela soit encore sur le point de changer pour 2018 avec ce nouveau contrat de 44 millions $  pour Heckler & Koch Defense Inc pour la production de 3.673 Système Sniper Compact semi-automatique (CSASS). Une arme du 21ème siècle qui semble être effectivement d’une redoutable d’efficacité.

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au sujet développé dans cet article

 

 

 

L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28
L’armée US remplace un de ses fusils sniper par le H&amp;K G28

 

 

 

 

Published by marksman.over-blog.fr - dans Le militaire et son équipement
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 18:00
Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester

 

Chers lecteurs,

 

 

 

 

Vous êtes nombreux à m’adresser vos questions auxquelles  je n’ai malheureusement pas toujours le temps de répondre mais aussi beaucoup  de messages de félicitations pour lesquels,  je vous remercie vivement !  Parmi vous,  se trouvent également de très nombreux chasseurs or, ce blog est dédié au TLD et au tir de précision.

 

Par conséquent,  je peux comprendre leur frustration de ne pas pouvoir bénéficier plus souvent d’articles pouvant être reliés davantage à leur passion,  et c’est la raison pour laquelle,  je vous présente aujourd’hui,  une munition de grande chasse : la .270 Winchester.

 

Au passage,  j’en profite pour saluer un collègue de passion,  journaliste pour la presse chasse,  qui tient un également un blog,  et avec qui,  j’échange régulièrement des courriels.

 

Avant de vous souhaiter d’excellentes vacances (pour rappel, il n’y a pas de parution en juillet ni en août),  je souhaitais porter à votre connaissance qu’il y aura probablement quelques changements à la rentrée.         En effet, mon changement de vie ne me permettra vraisemblablement plus de pouvoir publier mensuellement ou,  en tous les cas, de publier d’aussi longs articles. Comme un bon nombre d’entre vous s’en est rendu compte,  cela me prend pas de mal de temps,  et comme le dis l’adage,  à l’impossible nul n’est tenu.

 

Néanmoins, bien qu’arrivé au terme de ma sixième année de publication,  je n’abandonne pas pour autant le combat et espère pouvoir vous retrouver le plus souvent possible.

 

 

Bonnes vacances et bonne lecture.

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

 

 

 

 

Après plus de 90 ans d’existence, la .270 Winchester apparaît encore aujourd’hui comme l'une des 3 ou 4 cartouches à moyenne distance des plus polyvalentes et des plus efficaces au monde. Son efficacité est si bien ancrée dans nos esprits que nous l’utilisons automatiquement comme une référence lors de l'examen d'autres calibres.  Mais au fait, d’où vient-elle et pourquoi a-t-elle si bonne réputation ?

 

Dans les années 1920, la cartouche militaire .30-06 US avait elle-même prouvé toute sa valeur et son efficacité pour la chasse aux Etats Unis et c’est très probablement pour cette raison  que les concepteurs de chez Winchester ont été inspirés par le 7mm conçu sur base de l’alésage allemand (en fait 7.2mm ou .284 ") en espérant ainsi améliorer sa performance balistique.  Dès lors,  avec une version 7mm du .30-06,  on devait pouvoir obtenir une balle plus légère que la .06.  Et bien que les citoyens américains avaient encore un grand degré de ressentiment à l'égard de la technologie militaire allemande ainsi que pour le système métrique, Winchester a contourné le problème en créant une cartouche similaire mais avec le nouveau calibre de .277 " (7mm).

 

La cartouche a été créée par l’étranglement du collet d’une douille de .30-'06  afin de lui faire  accepter une balle de .277"  et donc,  par cette seule réduction de 10 % en calibre,  le but était de lui faire offrir une balistique avec une trajectoire plus plate et un recul plus faible. Signalons d’emblée que le 0,270 pouce est le diamètre de l'alésage et non le diamètre de la balle.

 

La .270 Winchester est sortie en 1925 pour être chambrée au départ dans la nouvelle carabine Winchester à action appelée,  modèle 54.  Et donc, la toute première cartouche sortie d’usine dans ce calibre et dédié à cette nouvelle carabine au canon de 24 " était montée avec une balle de 130 grains sortant à une vitesse initiale (jamais atteinte précédemment) de 3160fps alors que la .30-06, quant à elle,  était chargée avec une 150 grains.

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

La Winchester Model 54 .270 W.C.F.

 

 

 

 

Une grande partie de l'acceptation anticipée de ce calibre,  et finalement,  le succès de la .270,  peut être attribué à la fois,  au battage médiatique qui a accompagné l'introduction de cette cartouche ainsi qu’aux nombreux écrits d’un certain  Jack O'Connor  qui a contribué à la rendre très populaire dès lors qu’il a acheté la fameuse carabine Winchester modèle 54 et qu’il utilisera jusqu’à pratiquement sa mort, en 1978. 

 

Mais qui était ce personnage qui avait une telle aura en matière d’armes de chasse à l’époque ?

 

Né en Arizona, le regretté Jack O'Connor était un homme de lettres, auteur de trois romans, il était également  professeur d'anglais à l'Université d'Arizona,  et surtout,  un chasseur passionné !  Il est reconnu pour avoir  popularisé  la  .270 à travers ses colonnes et ses histoires publiées dans le magazine Outdoor Life des années 30 aux années 1970.  Et après sa retraite,  il a terminé sa carrière en écrivant pour Chasse Petersen  Magazine.

 

O'Connor et la .270 Win sont donc inextricablement liés mais, contrairement à ce que la légende raconte, des années 30 aux années 1940, son utilisation de la .270 n’était pas si exclusive que cela. En effet, tout au début et tout comme d’ailleurs la plupart des américains de son époque,  il était un fan de la .30-'06 SPRG, et il a aussi aimé la .257 Roberts ainsi que la 7x57 mm Mauser. Cela dit,  alors que O'Connor chassait avec d'autres calibres, il semblait quand même avoir toujours utilisé  la .270 pour la plupart des aventures de chasse qu’il relatait, en l’utilisant notamment, sur de nombreux mouflons,  wapitis, et même des grizzlis.

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

Jack O'Connor et sa .270 Winchester

 

 

 

Jack O'Connor a donc utilisé la  .270 dès son avènement et a beaucoup écrit à son sujet tout au long de sa longue et illustre carrière avant qu'il ne devienne un véritable champion de cette cartouche. Il a probablement fait plus que toute autre personne pour la rendre populaire et par conséquent, ce sont des milliers d'autres chasseurs qui ont suivi son exemple.

 

C’était à  un point tel qu’il était devenu le « gunwriter »  le plus connu et qu’il avait suffisamment d'influence dans le milieu des chasseurs pour que ceux-ci achètent ou utilisent les fusils et/ou les cartouches qu'il préférait !  Une véritable aubaine pour Winchester … qui n’hésitera pas à sortir une Winchester Model 70 .270 Win Jack O'Connor Tribute.

 

La munition .270 Win est donc vite devenue populaire auprès des amateurs de chasse qui ont commencé progressivement à l’utiliser et à l’expérimenter car elle offrait une excellente balistique et assez de puissance que pour pouvoir abattre la plupart des gibiers situés aux États-Unis. En effet, la balle de 130 grains a été conçue avec une jaquette robuste pour résister aux chocs à grande vitesse, offrir ainsi une pénétration exceptionnelle, et tuer le gibier rapidement.

 

Néanmoins,  pour être tout à fait complet,  il faut savoir que certains chasseurs ont estimé que l’opinion de O'Connor a été biaisée à la faveur de son enthousiasme pour la chasse au gibier en rase campagne,  et que  par ailleurs,  le chargement de 130 grains faisait trop de dégâts au gibier et à sa viande en arrachant de gros lambeaux de chair ou en faisant de grands trous dans la peau de l’animal. Néanmoins, cela n’a pas modifié le comportement des producteurs de munitions,  et d’ailleurs, les charges d'usine sont restées inchangées jusqu'au milieu des années 1990.

 

Ceci dit, O'Connor l'a utilisée en Amérique du Nord, au Mexique, en Inde et en Afrique. Il avait choisi la 130 grains Nosler Partition pour la plupart de ses chasses. Car dans son esprit,  la .270 lui offrait un niveau de puissance et une trajectoire plane appropriée pour un niveau de recul que la plupart des chasseurs pouvaient gérer confortablement sur tous les terrains.

 

Lorsque Jack O'Connor est décédé,  un bon nombre de tireurs avaient prédit que la popularité de sa cartouche préférée retomberait  mais,  38 ans plus tard,  il faut bien reconnaître que la .270 Win. figure toujours bien parmi les trois premiers calibres sur la liste des ventes des armes d’épaule.

 

 

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

 

Le .270 Winchester est un calibre dédié aux grands gibiers de petite et moyenne taille, à savoir le chevreuil, le chamois ou encore le mouflon et le cerf. Il est très adapté pour la chasse en montagne, grâce à ses aptitudes pour les tirs à moyenne et grande distance.  Néanmoins,  cette munition est peu adaptée aux gibiers de très grande taille.

 

D'une manière générale, les cartouches 130 grains d'usine produisent un choc hydrostatique sur distance moyenne avec un impact à une vitesse proche de 2600fps d'impact, entre les 150 et 175 yards. Entre les vitesses des 2600fps et 2400fps d’impact,  le choc hydrostatique est absent mais la balle occasionne une large blessure qui conduit à la mort du gibier en quelques secondes.

 

Pour la chasse au gros gibier comme le wapiti,  l'orignal et le caribou,  la .270 reste néanmoins mortelle à 300 et 400 yards,  idem avec une balle de 150 grains à 500 yards,  et en plus, elle frappe plus fort avec ses 130 grains qu’une balle de .308 Winchester avec 150 grains.

 

Elle est une cartouche intrinsèquement précise,  largement disponible dans le monde entier,  facile à charger,  qui développe une excellente vitesse,  une trajectoire plate,  et un recul léger d'environ 17 livres.  

 

N’oublions pas que pour de nombreux tireurs,  cela représente la limite du recul tolérable.  A titre de  comparaisons,  une .30-06 en 150 gr à 2900 fps a un recul estimé à 18,26 ft. Lbs,  et une 300 Win. Mag. avec la même balle à 3.200 fps, vous donne un recul à 25.10 ft. lbs.

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

La .270 Winchester

 

 

 

 

Par ailleurs,  la .270 Winchester est très populaire car elle répond également à la plupart des exigences de chasse sur le terrain. Que pourrait-on demander de plus à un calibre de chasse?

 

Néanmoins, en tant que cartouche sportive,  elle n'a jamais tout à fait égalé la popularité de son modèle d’origine, la .30-'06 SPRG  toutefois,  par comparaison,  la .270 en 130 grains frappe quand même un peu plus fort que la .30-06 en 150 grains,  au-delà des 200 yards.

 

La plupart des munitions d'usine sont livrées avec 130, 140 et 150 grains mais on peut trouver des ogives de 60 grains à 180 grains pour le rechargement manuel. Ceux-ci font de la .270 Win,  une cartouche encore plus polyvalente.  En effet,  les balles légères tirent encore plus plat et les lourdes peuvent pénétrer plus loin tout en résistant au vent.

 

Le seul problème parfois rencontré est celui qui se présente avec les munitions bon marché aux  piètres coefficients BC.  En effet, avec ces cartouches de faible qualité, on observe une baisse nette et notable de leurs performances sur la distance de 275 yards.

 

 

 

 

 

Les dimensions de la cartouche

 

 

 

 

Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester

 

Type

Rifle / Hunting

Place of origin

United States

Production history

 

Designer

Winchester

Designed

1923

Manufacturer

Winchester

Produced

1925-Present

Specifications

 

Parent case

.30-06 .30-03

Bullet diameter

.277 in (7.0 mm)

Neck diameter

.308 in (7.8 mm)

Shoulder diameter

.441 in (11.2 mm)

Base diameter

.470 in (11.9 mm)

Rim diameter

.473 in (12.0 mm)

Case length

2.540 in (64.5 mm)

Overall length

3.340 in (84.8 mm)

Maximum pressure

65,000 psi (450 MPa)

Rifling twist

1 in 10 in (250 mm)

Primer type

Large rifle

   
 

 

Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester

Comparaison entre la .270 Win. et les calibres les plus courants.

 

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

De gauche à droite : 223 Rem, 22-250 Rem, 243 Win, 7mm-08 Rem, 270 Win, 300 Win Mag.

 

 

 

 

 

 

La longueur de douille est de 2.54 inches et sa capacité est d'environ 60 grains de poudre ;  ce qui signifie que les balles de 130 et 150 grains peuvent être respectivement expulsées à une vitesse de 3,100fps et 2,850fps.

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

Une douille de .270 Win.

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

Ici, une boîte de .270 Winchester en 130 grains

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

Ici, une boîte de prvi partizan en .270 Winchester en 130 grains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

 

 

 

 

Alors que la .270 n’a jamais été considérée comme une cartouche de très grande précision,  notamment dans le cadre du tir sportif,  dans certaines conditions, elle est pourtant capable de faire d’excellents groupements. La charge qui a fait la réputation de la Winchester .270 était la 130 grains spitzer  avec une vitesse initiale (MV) de 3140 fps,  un coefficient balistique (BC) de 0,408, et une densité de section (SD) de 0,242.        Avec une charge d’usine de 150 grains, elle tombe seulement à environ 1,2 pouces de plus à 300 yards que la balle 130 de grains, ce qui signifie qu'elle tire encore plus plat que du .308 ou du .30- 06 en 150 grains !

 

Mais divers essais qui ont couverts le champ de précision des munitions d'usine ont montré à l'époque que tous les groupes ont tendance à se situer dans une fourchette de 2 à 2 ½ pouces. C'était presque comme si l'industrie de munitions avait décrété que la précision de la .270 cartouches devait être d'environ 2 ½ pouces- pas mieux, pas moins.   Les seules  .270 qui ont acquis une réputation de très bonne précision sont celles dont le poids de balles allait de 100 grains à 180 grains.

 

Malheureusement, très peu de balles de match, et pratiquement pas de munitions matches de grande qualité, n’ont déjà été produites en .270. De même, très peu de carabines de qualité n’ont été produites dans le calibre  .270 Win.  Pendant une courte période, Winchester avait bien  mis sur le marché son modèle 70 Target en .270  mais les commandes étaient si rares qu'ils ont finalement laissé tomber ce chambrage et l’ont même sorti de leur catalogue, en 1951.

 

Donc, le tir de précision  n'a jamais « décollé » avec ce calibre, non pas parce qu'il ne le pouvait pas, mais parce qu'il n'a jamais vraiment été demandé.  Et comme il n'a pas été demandé, le choix de balles pour faire de la précision,  n'existait pratiquement pas.  Sierra a bien sorti une 135 gr. .277 MatchKing  mais elle ne s’est jamais bien vendue.

 

Comme on pouvait s'y attendre,  les munitions les plus précises sont celles qui sont rechargées manuellement.  Tout comme pour d'autres calibres, certaines marques,  poids d’ogives, et styles de balles donnent de meilleurs résultats que d'autres.  Et c’est sans surprise qu’avec les meilleures de celles-ci,  on parvient quand même à faire un groupe de balles qui n’est jamais supérieur à un pouce. Pas mal, non ?!  

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

 

 

Résultats sur cible au stand

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

On remarque que l’on parvient même à ne faire qu’un trou à 100 yards !

 

 

 

 

Mieux que cela,  la précision de la .270 se vérifie dans une large gamme de poids de balles. Et ce, non seulement entre les 130-150 gr mais aussi avec des poids de balles de 90 et 110 grains, ce qui indique la rare polyvalence de la  .270.  Une Sierra "Varminter" et la Speer " TNT, " toutes deux des hollowpoints 90 grains,  donnent des groupes qui s’approchent du demi pouce !  Les meilleurs résultats étant obtenus avec une poudre à combustion lente.

 

 

 

 

 

 

La balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Ici, un tableau comparatif de la balistique de la .270 Win. avec les calibres les plus courants

Le calibre .270 Winchester

 

 

 

Graph comparatif des drops pour certains de ces calibres

 

Le calibre .270 Winchester

Le .270 Win tient comparativement bien la distance et non loin du 300WSM !

 

 

 

 

 

Tableau balistique de la 130 grains (drop, vitesse, énergie avec distances – zéro à 100m)

Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

 

 

Pour conclure,  je dirai que la .270 Winchester se trouve classée parmi les cartouches les plus polyvalentes, efficaces et dont le recul est moindre parmi les calibres de chasse qui lui sont les plus proches. Et si généralement, certains en sont des inconditionnels ou d’autres la déteste,  sa vraie valeur se situe quelque part entre les deux. D’ailleurs,  ses lacunes sont souvent interprétées à la suite de sa mauvaise utilisation (erreur sur le type de gibier visé, par exemple),  ou encore à cause d’un mauvais choix d’ogive pour la longueur et le twist du canon de la carabine utilisée,  ou encore, vis-à-vis de la distance de tir sur le terrain.

 

La .270 Win est simplement  une .30-06 Springfield rétreinte pour obtenir le calibre de .277 qui est destinée à tirer le gibier à distance moyenne. La cartouche est précise et efficace, mais ne frappe pas aussi dur que certaines autres cartouches plus modernes telle que la 300 Win Mag mais elle offre néanmoins une grande polyvalence, et peut même s’avérer être une cartouche de Varmint efficace. Bien que produisant une balistique moins impressionnante que le .270 WSM et le .270 Weatherby Magnum,  elle est toujours préférée par de très nombreux chasseurs,  et singulièrement,  parmi les chasseurs qui tirent des cerfs sur des distances équivalentes à 350 yards.

 

Conçue à l’origine pour tirer une balle de 130 grains à environ 3.100fps pour fournir une trajectoire plate et avoir une balistique terminale supérieure à la .30-06, dans un premier temps, celle-ci a aussi connu pas mal de détracteurs qui se plaignaient des dommages excessifs occasionnés au gibier. Cependant, aujourd'hui,  il existe un plus grand choix de balles qui seront plus adaptées à vos éventuels besoins spécifiques. D’autre part, si vous rechargez vos cartouches, vous aurez à votre disposition une large gamme d’ogives qui,  associées à une bonne poudre de combustion lente, vous permettra d’obtenir « La .270 »  qui ne vous décevra pas,  et notamment, sur les distances auxquelles vous êtes le plus susceptibles de tirer en Europe.

 

Malheureusement, et comme nous l’avons déjà vu précédemment, en dépit de son succès dans les milieux de chasse,  la cartouche reste curieusement toujours absente de la catégorie de la précision pure.

 

 

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au sujet développé dans cet article

 

 

 

Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester
Le calibre .270 Winchester

Ceci dit, passez de très bonnes vacances et, …

 

 

 

 

Le calibre .270 Winchester

 

 

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:06
Le calibre .222 Remington
Le calibre .222 Remington
Le calibre .222 Remington

 

 

Chers lecteurs,

 

 

 

 

Dans la continuité de l’étude des calibres de nos armes d’épaule,  je vous présente aujourd’hui,  le .222 Remington qui,  selon de nombreux tireurs et bien qu’il ne soit pas un calibre dédié au TLD,  ressemble beaucoup à une miniature du .30-06.  En effet, si vous faites une comparaison dimensionnelle des deux cartouches, le .222 est presqu’une version mise à l’échelle ¾ du .30-06.  Nous allons donc tenter d’en savoir plus à son sujet.

 

 

 

Bonne lecture.

Le calibre .222 Remington
Le calibre .222 Remington

Une .222 Rem en Bench-Rest

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

 

Conçue par Mike Walker de chez Remington afin de produire une précision maximum, cette merveilleuse petite cartouche est d'abord présentée par la firme Remington en 1950.  La .222 Remington ou 5,56mm a été conçue principalement comme une cartouche de varmint mais rapidement,  les tireurs sportifs l’adoptent, et notamment, via le tir « benchrest » qui vient d'apparaître aux USA. Les deux types de tir exigeant la précision, ces cartouches à grande vitesse fabriquées aux États-Unis apparaissent en nombre sur le marché.  Le succès du .222 s’est vite confirmé en compétition, et est resté populaire pendant de nombreuses années.

 

Précisons également que la .222 Remington chargée avec une nouvelle balle semi - blindée de 50 grains a 3140 fps a été introduite via ce calibrage dans la carabine Remington Modèle 722,  à verrou,  et avec un canon de 26 pouces.  Celle-ci était capable de produire des groupements d'une minute d'arc (0,3 mrad) en sortie d’usine et ce,  sans aucun réglage particulier !

 

 

 

Le calibre .222 Remington

Remington M722 produite entre 1948 et 1962 avec 2 autres calibres (.257 Roberts et .300  Savage)

 

 

 

 

Le .222 a ensuite subi la concurrence du .22-250 officiellement introduit en 1965, puis en 1975,  avec l'introduction de la .22 PPC tirant une balle de 52 grains à 3500fps.  Le .22 PPC est basé sur le .220 russe que nous vu dans l’article précédent. Ces cartouches  ont  plus de puissance (environ 50 %) que le .222 mais  également de souffle et qui fini par éroder davantage le canon de l’arme.

 

Pendant de nombreuses années encore,  le .222  a connu un vif succès du fait de sa précision et de ses aptitudes au vol à courtes,  voire même,  à  moyennes distances (+/- 250m) avec des poids de 40-55 grains,  et des vitesses de bouche de 3000-3500 fps.  La combinaison de sa vitesse élevée et du poids de sa balle étaient parfaite à moyenne distance.

 

L'attraction du .222 pour de nombreux chasseurs réside également dans le fait que les fusils qui tirent  ce calibre sont légers et que sa précision est facile à obtenir avec seulement un très faible recul.  Il est surtout apprécié en tant que cartouche de varmint.   Le .222 Remington a été également très populaire en Europe où il est connu sous le nom de 5,7 × 43.  On notera également que Sako a été l'un des premiers fabricants européens à introduire le calibre .222 Remington dans sa gamme de carabines, et que les chasseurs allemands et autrichiens l’ont rapidement adopté pour chasser le petit cerf ou les nuisibles.

 

Quant au tir de compétition et au Bench-Rest, le .222 Remington a finalement été éclipsé par le PPC 6mm vu précédemment.

Enfin,  sachez que lorsque l'armée américaine était à la recherche d'une nouvelle cartouche pour ses armes de petit calibre, en 1958,  Remington a étiré une .222 Rem pour augmenter sa capacité de poudre d'environ 20% pour en faire le.222 Remington Magnum.

 

 

 

Le calibre .222 Remington

Ici, une carabine AR-15 en .222 Rem

 

 

 

 

La plus grande capacité de la poudre a permis l’obtention de vitesses situées entre celles qui se situent entre la  .222 Remington et la .22-250.  La cartouche n'a pas été acceptée par l'armée, mais elle a été introduite dans le commerce.  En 1963, le 5,56 × 45mm OTAN, également basé sur un étiré de la .222 Rem, a été adoptée avec le nouveau fusil M16.  La cartouche de l' OTAN avait une capacité inférieure de 5% moins importante que la Magnum.  Au début, la nouvelle cartouche 5,56 × 45mm a été commercialisée par Remington tout comme la  .223 Remington  mais compte tenu de sa performance proche de ses concurrentes et de son choix militaire, le .223 Remington a remplacé,  à la fois,  le .222 Remington et le .222 Magnum.

Remington aurait cessé sa production de .222 Magnum (55 grains à une MV de 3240 fps ) en 1998.

 

 

 

Le calibre .222 Remington

Ici, une Remington .222 Magnum

 

 

 

Pour être tout à fait complet,  il faut savoir qu’en plus du .222 Magnum,  le .222 a également donné lieu à un calibre « parent » nommé le .221 Fireball mais qu’il est loin d’avoir connu le même succès.

 

 

 

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

 

La combinaison d'une grande précision à un faible coût,  et l'absence de recul a fait que la .222 Rem reste malgré tout encore très populaire. Comme signalé auparavant,  le .222 a continué à établir des records de benchrest pendant des années,  et ce,  jusqu' à l'avènement du 6mm PPC.

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

La .222 Remington

 

 

 

 

Nous constatons dans le tableau, ci-dessous,  qu’en définitive et à courte distance, la .222 Rem reste dans des plages de vitesses similaires avec les autres cartouches réputées pour être très précises.

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

La cartouche ici comparée aux autres grands calibres bien connus

 

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

Ici, un aperçu de la précision sur cible de la .222 Rem

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dimensions de la cartouche

 

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

 

 

Manufacturer

Remington

Specifications

Case type

Rimless, bottleneck

Bullet diameter

.224 in (5.7 mm)

Neck diameter

.253 in (6.4 mm)

Shoulder diameter

.357 in (9.1 mm)

Base diameter

.376 in (9.6 mm)

Rim diameter

.378 in (9.6 mm)

Rim thickness

.045 in (1.1 mm)

Case length

1.700 in (43.2 mm)

Overall length

2.130 in (54.1 mm)

Case capacity

26.9 gr H2O (1.74 cm3)

Rifling twist

1 in 14 in (360 mm)

Primer type

Small rifle

Maximum pressure

50,000 psi (340 MPa)

 
Le calibre .222 Remington
Le calibre .222 Remington

Comparaison entre la .222 Rem. avec une .308 Winchester.

 

 

 

Le calibre .222 Remington

La douille d’une .222 Rem.

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

Ici, une boîte de 222 Rem. 50 gr

 

 

 

 

 

 

 

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

 

Alors que toute bonne balle va bien à tirer dans le .222 Rem,  le pas de rayures de 14’ standard ne permet que rarement de stabiliser des balles plus lourdes que 55 grains. Le poids de la balle standard pour le .222 a donc toujours été celui de 50 grains.  Le .222 souffre des mêmes limitations que les autres .22 centerfires mais lorsqu'il est utilisé sur moyennes et plus longues distances,  il fait des merveilles à 100 et 200 mètres !

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

 

 

Résultats sur cible Bench-Rest au stand 200m

 

 

 

Le calibre .222 Remington

 

 

 

La .222 Rem est sans aucun doute une cartouche intrinsèquement plus précise que la  .223, mais elle nécessite généralement de très bons rechargements pour pouvoir constater une différence appréciable. A noter qu’au rechargement, la faible capacité en poudre d’une douille de .222 nécessite l'utilisation de poudres à combustion rapide.

 

 

 

 

 

 

La balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Ici, un tableau comparatif de la balistique de la .222 Rem avec les calibres les plus courants

 

Le calibre .222 Remington

 

 

 

Tableau de la balistique (vitesse, énergie, …) tiré à l’aide de Strelok Pro

 

 

Le calibre .222 Remington

 

 

 

Ici, un tableau comparatif entre la .222 Rem et la .223 Remington 

 

Le calibre .222 Remington
Le calibre .222 Remington

Leur Drop respectif avec un réglage à 100m

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que le .222 Remington est encore assez populaire en Europe où d’ailleurs,  les producteurs comme Sako , Tikka, CZ et Sauer chambrent encore régulièrement leurs carabines pour ce calibre.  Les armes à feu habituellement chambrées pour le .223 Remington / 5,56 × 45mm OTAN sont d’autre part souvent re-chambrées pour le .222 Remington pour pouvoir les vendre dans les pays où les réglementations restreignent ou interdisent purement et simplement la détention civile des « calibres militaires ».  Parmi ces pays, figurent notamment, la France et l'Espagne.

 

 

 

 

Le calibre .222 Remington

Ici, une Sako AI .222 et une CZ 527 Varmint

 

 

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au sujet développé dans cet article

 

 

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Le calibre .222 Remington
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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 09:43
Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR

 

 

Chers lecteurs,

 

 

 

Saviez-vous que la 6mm BR est très probablement l’une des meilleures cartouches  pour la pratique du  tir à moyenne et longue distance ?

 

Et bien si,  et depuis déjà un certain temps,  elle est d’ailleurs devenue très populaire en Europe et réuni de nombreux adeptes notamment,  parmi les tireurs inconditionnels du Bench-Rest.  Sans être exhaustif,  je vous propose néanmoins un petit article sur ce sujet.

 

 

 

Bonne lecture.

 

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

 

Selon mes sources, tout à l'origine, on peut considérer qu’il provient de la Russie, et notamment, par le biais du calibre .220 Russian apparu après la fin de la deuxième guerre mondiale. En effet, ce calibre faisait suite au très célèbre 7,62 × 39 (M43)  militaire officiel  des russes depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et qui était principalement utilisé dans les armes semi-automatiques, et plus singulièrement, dans l'AK-47 mais comme nous l'avons déjà vu dans un des articles précédents, cette cartouche n'a connu qu'un usage très limité chez les chasseurs ou les tireurs sportifs.

 

À la fin des années 1950, cette cartouche a été retouchée et rétrécie pour former le .220 russe, tirant une balle de 5,56 mm avec des propriétés balistiques similaires à la .223 Remington.

 

Cette munition sportive a été mise au point en 1958 pour la chasse au cerf en Russie. Elle est connue aussi sous l'appellation 5.6x39 et a été obtenue sur la base de l'étui de la 7.62x39 avec un collet recalibré et rétreint  à  0.224"  pour recevoir une balle de diamètre 5,69mm.  La Finlande  l'a également produite en 1965 pour le marché sportif, et chambrée dans les carabines Sako et Lapua.  La .220 russe a été utilisée dans de nombreuses carabines matches pour le tir Bench-Rest,  et notamment, par les équipes olympiques russes de biathlon de l’époque (années 60) où on tirait encore avec des armes à percussion centrale lors de ces épreuves.

 

Ceci dit,  la cartouche est handicapée par des amorçages généralement de type Berdan et ne semble plus guère être exportée. Elle est parfois disponible sous les marques Sako ou Lapua, mais seulement sous la forme d’étuis non amorcés.

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

La .220 Russian et ses dimensions

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

 

Mais la .220 Russian avec son étui devait connaître son heure de gloire à un titre différent, puisque Lou Palmisano et Ferris Pindell s’en serviront  pour créer d’autres cartouches célèbres. 

 

En effet, en 1974,  le Dr Louis Palmisano (chirurgien cardiovasculaire qui aimait la balistique interne) et Ferris Pindell (tireur Bench-Rest et armurier) vont construire,  sur base du même support,  la cartouche .22 PPC (Pindell-Palmisano Cartridge) pour le tir en discipline Bench-Rest et puis, en 1975,  les mêmes protagonistes vont en créer une autre mais cette fois, avec un diamètre de balle de 0.243 pouces qui deviendra la fameuse 6 mm PPC (Palmisano & Pindel Cartridge) ou encore plus communément appelée, la  6 PPC.

 

 

 

 

 
 
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M
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Le calibre 6mm BR

Comparaison de ces trois cartouches

 

 

 

En fait,  la  6 mm PPC a un plus grand diamètre avec 0.243 pouces. Cependant, aux États-Unis, elle s’avèrera un peu moins populaire que la .243 Winchester,  et notamment,  parce que sa balle offre une vitesse initiale de 50 m/s inférieure à  la .243 Winchester.  Cela dit,  la 6 mm PPC atteint la vitesse initiale de 800-950 m/s et une énergie de 2560 J. Ces caractéristiques en font donc une cartouche dont les caractéristiques sont nettement supérieures à la  .223 Remington.

 

Néanmoins, la  6 mm PPC  reste une munition  d’une  précision inégalée sur une distance de 100 à 200 mètres, et parfois même,  jusqu' à 300 mètres dans des conditions météorologiques favorables.

 

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

La 6 mm PPC et ses dimensions

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

 

En 1987, la société Sako a commencé à produire des carabines et des munitions dans ce calibre mais la 6 PPC a été principalement tirée en Bench-Rest.  Elle a également commencé à être utilisée par la police et les snipers américains pour sa balle à grande vitesse,  déformable,  et qui minimisait la probabilité de toucher des gens au hasard en cas de ricochet hors cible.

 

Si le 6 PPC est le roi des courtes distances, le 6 BR prend le relais des 300 -1000 yards en termes de précision.  Bon nombre des caractéristiques qui rendent le  calibre 6 PPC intrinsèquement précis et efficace se trouvent également dans le 6 BR (6mm Benchrest Remington). Il est également connu sous le nom de 6 mm Norma BR. Le 6 BR a également engendré d’autres calibres comme le Dasher, 6 BRX, et le 6 BRDX.

 

 

 

Le calibre 6mm BR

La 6mm BR

 

 

 

Le calibre 6 mm BR a été introduit par Remington en 1978 pour sa carabine de compétition 40-X.  En effet, ce sont Jim Stekl de Remington et Mike Walker qui ont élaboré ce calibre qui,  au départ, était strictement réservé aux gens qui faisaient du rechargement.

 

Remington a enfin normalisé le 6mm BR en 1989,  en offrant ainsi des munitions chargées d’usine en laiton formé.  Il convient de noter que la cartouche normalisée en 1989 a été légèrement modifiée par rapport aux dimensions d'origine de la Wildcat 6mm BR avec un collet  plus long de .040 " que l'original, l’amenant ainsi à une longueur de cartouche maximale de 1.560 ". La version Remington de base de cette cartouche est maintenant considérée comme obsolète.

 

En 1996, la société Norma en Suède,  quant à elle, a sorti le 6mm Norma BR qui avait des dimensions similaires à la 6mm BR Remington. C’est  la variante la plus courante de la cartouche utilisée aujourd'hui. La 6mm Norma BR est devenue très populaire dans les fusils de match utilisés dans les disciplines relatives au tir à 300 mètres.

 

Le 6 mm BR a été populaire en Europe avant d'être vraiment apprécié en Amérique du Nord mais à l'heure actuelle, avec son potentiel exceptionnel, cette cartouche 6mm BR semble vraiment continuer à avoir un avenir prometteur devant elle.

 

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

Il s'agit en fait d'une Wildcat  obtenue à partir d'une douille de type .308 Winchester mais plus courte,  avec une ogive de .243 standard de 90 ou 105 grains (Lapua Scenar), et une charge dans la douille d'environ 30 grains et une amorce small rifle primers (CCI BR-4). La douille a une longueur de 1.56 pouce avec 30 degrés d'épaulement.  Sa longueur totale est de 2.2 pouces.

 

Cette munition a été construite pour les carabines à un seul coup à verrou (one shot) en raison de sa petite douille compliquée à placer par un chargeur de semi-auto (bien qu’il en existe actuellement). Son recul est 55% moins percutant qu'une .308 avec une ogive de 168 grains et une charge de 46 grains. Elle coûte moins chère en poudre qu'une .308 Win (30 grains versus 46 grains).  Pour être efficace,  elle requiert  un twist (pas de rayures) de 1/8"  ou encore, d’un twist de 1/14".

 

 

En effet, le 6 BR existe en deux pas de rayures différents:

 

  1. Le 6 BR Norma, au pas de 1/8", pour le tir précis à 600 mètres, avec des ogives "lourdes" de 105 à 107 grains ;

 

  1. Le 6 BR Remington, qui utilise exactement les mêmes étuis mais dont le pas de rayures est de 1/14", ne permet que de tirer des balles plus légères (70 grains),  ce qui le destine pour des tirs à 300 mètres.

 

 

Il existe donc deux variantes de base de dimensions très similaires, connues sous le nom '' 6mm BR Remington '' et '' 6mm Norma BR ''.

 

Le calibre 6 mm Remington (ou .244 Remington) et le 6 mm BR Norma offrent des performances similaires avec des balles de poids identiques (105 grains).

Le 6 mmBR Norma est très répandu en Europe pour le tir de précision à 600 mètres,  et parfois au-delà mais, plus rarement, pour la chasse aux animaux légers comme le chevreuil.

Plusieurs variantes de BR 6mm existent en dehors des versions Remington et Norma: le 6mm BRX, le 6mm Dasher, le 6 mm BRBS et le 6 mm UBL.

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

La 6mm BR

 

 

 

 

 

 

Ses dimensions en pouces

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Ici, une 6mm BR Remington

 

 

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Ici, une 6mm Norma BR

 

 

 

 

 

6mm Norma BR

 

Origine:

Suède

Type:

Fusil

Fabricant:

Norma

Date de production:

1996

Parent:

6mm BR Remington

Collet:

0,271

Épaule:

0,458

Base:

0,469

Diamètre culot:

0,473

Longueur douille:

1.560

Longueur:

2.440

 

 

 

 

 

 

La douille de 6 mm BR

 

 

Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR

Ici, une ogive Berger 95 VLD 3000

 

 

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Ici, une boîte de 6 mm B.R. Norma 105gr Scenar Lapua

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Ici, un magasin garni

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Sa comparaison avec une .243 Winchester (à gauche)

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Comparaison avec une .308 Winchester (à droite)

 

 

 

 

.

 

 

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

                                                            

Bon nombre des caractéristiques qui rendent la 6 PPC intrinsèquement précise et efficace se retrouvent également dans la 6 BR, ce qui lui donne une plus grande capacité de précision au-delà de 300 yards. Tout comme la 6 PPC,  la 6 BR est à la base de pas mal de records du monde, dominant ainsi les compétitions des 300-600 yards, et plus particulièrement en Bench-Rest. Apparemment, la 6 mm Remington est également légèrement plus puissante que la .243 Win et développe des vitesses étonnamment élevées pour un si petit calibre,  ce qui lui permet de produire des résultats exceptionnels mais qui usent malheureusement un peu vite les canons des carabines qui le tirent.

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

Au stand 300 mètres

 

 

 

 

 

 

Le calibre 6mm BR

 

Du « trou dans trou » en cible avec du 6 BR

 

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

 

 

 

 

La balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Tableau de la balistique (vitesse, énergie, …) tiré à l’aide de Strelok Pro

 

 

6mm Norma BR Lapua Scenar 105 gr - Zérotage à 100m pour un réglage tir à 300m – Sans vent.

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

 

 

 

 

Balistique et drop pour des 6mm BR Remington de 55, 80 et 107 grains – De 100 à 300 yards

 

 

Le calibre 6mm BR

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que le 6mm BR est une excellente cartouche et d’une précision «  chirurgicale »  mais souvent encore chère et malheureusement assez peu disponible parmi les cartouches manufacturées que l’on peut se procurer sur le marché, si ce n’est par exemple, les  balles de 90 et 105 grains de chez Lapua, manifestement deux excellentes charges à longue portée.

 

Actuellement,  Remington produit enfin des étuis 6mm B.R. prêts à être chargés. Il est également possible de reformer des douilles de 7mm B.R., en utilisant simplement un jeu d'outils standards. L'avantage de la 6mm B.R., par rapport à la 6mm P.P.C., est la possibilité d'employer une culasse classique prévue pour recevoir des culots types 8mm Mauser ou 30-06.

 

Un autre inconvénient est que le nombre de carabines disponibles dans ce calibre est également plutôt limité. En effet, la plupart de ces carabines sont fabriquées sur mesure, bien que Savage en propose trois modèles de qualité. Ceci dit, si le rechargement et la customisation d’une carabine ne vous rebutent pas, alors, ce calibre risque bien de vous apporter beaucoup de satisfaction.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au sujet développé dans cet article

 

 

Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR
Le calibre 6mm BR
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 21:11
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Chers lecteurs,

 

 

 

Lors de l’article précédent, nous avons vu que le CheyTAC M200 Intervention Sniper Rifle était fourni avec un pack comportant divers accessoires, et surtout, d’un système qui comportait d’origine un calculateur balistique  qui, utilisé avec un télémètre et un Krestel  pour pouvoir déterminer la vitesse du vent, l'altitude, et relever d'autres paramètres influençant la trajectoire de la balle , permettait ensuite au tireur d’établir les paramètres de réglage optimaux de sa lunette afin d’ajuster au mieux son tir et faire mouche !

 

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Le tireur avec son calculateur, son Kestel, et son .408 Cheytac

 

 

 

 

Aujourd’hui, le logiciel traditionnel ABC que comportait ce système n'est plus disponible sous sa forme originale mais plusieurs sociétés offrent désormais des systèmes similaires pour fournir ces calculs sur le système d'exploitation Windows et des applications sous l’OS Android.

 

De nos jours, il existe donc de très bonnes applications (gratuites ou pas) qui sont très proches de ce système et qui peuvent être installées sur votre smartphone (sous Androïd ou iPhone) qui pourra vous accompagner facilement sur les pas de tir pour vous aider à gérer vos paramètres, vos réglages, et in fine, vos tirs.

 

Dans cet article,  je vous propose que nous nous y intéressions d’un peu plus près.

 

 

Bonne lecture.

 

 

 

 

 

 

Origine et spécificité

 

 

 

Il y a un certain nombre d'années, il est apparu  des programmes balistiques pour les ordinateurs mais jusqu'à très récemment,  ceux-ci étaient spécialisés, difficiles à trouver et surtout, très coûteux.

 

Contrairement aux anciens programmes balistiques que nous avions sur notre ordinateur de bureau et qui généraient des trajectoires en fonction de la dérive due au vent et des tables avec notamment, la vitesse, l’énergie et temps de vol de l’ogive utilisée,  le logiciel balistique moderne quant à lui, intègre toutes les spécificités du fusil du tireur tels que la longueur du canon, le twist, les détails de la lunette (type de réticule, hauteur de montage, etc.),  les paramètres des munitions, de la cible (distance, angle de tir, cibles mobiles ou fixes),  les conditions atmosphériques (altitude, température, pression barométrique, la direction du vent et sa vitesse), et calcule les paramètres et réglages exacts qui vont vous permettre de réaliser un coup direct.

 

Une telle précision n’est pas atteignable avec des abaques ou des calculs manuels,  et en tous les cas,  pas en si peu de temps !  Par exemple, la plupart des tireurs associent une minute d'angle (MOA) à 1.047 " à 100 yards mais certains logiciels d'aujourd'hui utilisent sa valeur exacte de 1,047197580733,  et donc, la précision des calculs et du tir s’en trouve directement améliorée. Idem avec de nombreux autres facteurs.

 

Ceci dit,  les « pros » du terrain vous diront que pour un tir à moins de 500 yards, de nombreux tireurs n’ont pas besoin de cette assistance informatique.  Mais bien évidemment,  au-delà des 500 yards, cela  devient très utile, et au-delà des 1000 yards, cela augmente considérablement la probabilité d'un hit.  Inutile de dire que cet accessoire devient indispensable pour les tireurs d’élite sur le terrain et les tireurs à très longues distances.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Un logiciel dédié au terrain contient une base de données de balle de près de 4000 entrées, avec la possibilité d’y encoder des charges personnalisées.

 

 

 

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Ici, des militaires affinent leurs tirs à l’aide d’un Krestel. Sa fonction Bluetooth permet de mettre à jour  automatiquement les paramètres atmosphériques sur le calculateur balistique.                Ces données s'affichent également sur l'écran du bracelet du spotter qui aide le sniper.

 

 

 

 

En effet,  avant l’avènement de ces appareils sophistiqués (Krestel, PDA, smartphone, télémètre laser, etc.),  si vous vouliez pouvoir tirer à longues distances avec un certain succès, vous deviez multiplier les mesures, les essais-erreurs,  et ce,  dans de multiples conditions différentes de distances, de météo, avec des cartouches différentes,  des rechargements différents,  et prendre note de tous vos relevés de paramètres en les mettant en corrélation avec les résultats obtenus.

 

Puis, vous deviez revoir un peu vos formules de mathématique, de balistique extérieure, et faire pas mal de calculs pour savoir combien de minutes d’angle ou de clicks,  il vous fallait  ajuster à votre lunette pour,  par exemple,  compenser le drop de votre balle et faire mouche à la distance désirée. Le tout, afin de tirer parti de ces expériences pour obtenir des résultats reproductibles tout au long de l'année.  Ainsi donc, les très bons tireurs à longue portée étaient plutôt rares et respectés par les gens de la communauté restreinte du TLD.

 

Depuis l’arrivée sur le marché du mini ordinateur qu’est devenu le téléphone intelligent que des millions de personnes portent dans leurs poches avec par ailleurs la mise à disposition du simple quidam des applications balistiques qu’il peut supporter,  les « shooters » en herbe peuvent plus facilement s’adonner au TLD avec plus ou moins de succès si tant est qu’ils aient un minimum de connaissances en balistique et qu’ils soient capables d’encoder les paramètres adéquats alors,  leur calculateur  pourra  leur prédire la trajectoire de leurs balles ainsi que les réglages de leur rifle scope avec un degré surprenant de précision.

 

Et comme à l’heure actuelle, tout propriétaire d'un smartphone peut télécharger un programme balistique très valable voire,  gratuitement en quelques minutes, on pourrait presque dire que c’est devenu un jeu d’enfant.  

 

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

Sauf que beaucoup de tireurs « du dimanche » ou qui ne sortent pour tirer que lorsque les conditions météo sont optimales,  et qui ne se sont jamais souciés  de la pression atmosphérique, de la température ambiante ou des paramètres balistiques de la cartouche qu’ils utilisent parce qu’un copain leur a conseillée,  se rendront vite compte que ces applications ne leur sont pas dédiées !  

 

Mais à bien y réfléchir,  après tout,  s’ils ne tirent seulement que les beaux jours avec peu de vent,  à 100m au bench avec des groupes supérieurs au MOA effectivement, ces applications ne leur seront vraiment pas très utiles.

 

Par contre,  pour ceux qui comme les chasseurs, bravent les conditions météo et sortent quand il pleut au crépuscule,  et qui n’hésitent pas à se tenir sur le côté dans un fossé boueux avec 30 MPH de vent latéral en pointant une cible située à 600 yards à l’aide d’un  réticule en mouvement avec leur rythme cardiaque dans des conditions proches de celles que l’on rencontre sur le terrain, il n’en va pas de même !

 

 

 

 

 

3 apps vraiment puissantes et sympas

 

 

 

Que faire si vous vous sentez malgré tout très attirés par l’installation et l’utilisation de ce type d’application ?

 

Sachez d’emblée que bien que la science de la balistique n’est pas aussi simple que beaucoup voudraient le laisser croire,  il y a toutefois moyen de s’en tirer avec un effort minimum d’étude.  A toutes fins utiles, vous pourrez vous référer à un de mes articles précédents :  Petit résumé relatif aux paramètres de la balistique extérieure ainsi qu’aux liens que vous trouverez, à la fin de cet article.

 

En second lieu, vous pourrez d’abord télécharger et utiliser  une/des  application(s) gratuite(s).  Et, en cas d’insatisfaction,  d’abandon ou d’échec, au moins, cela ne vous aura rien coûté.  Par contre, si vous deviez accrocher et vouloir disposer d’encore plus de fonctionnalités, vous pourrez acheter les versions « pro » de ces programmes juste pour quelques euros.

 

Personnellement,  j’ai installé trois applications gratuites que j’utilise sporadiquement mais qui me sont d’une grande utilité, et que je me propose de vous présenter brièvement dans cet article :

 

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Strelok ballistic calculator, Sniper calculator et Shooting solution.

 

 

 

 

 

 

 

 

Strelok ballistic calculator

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

 

 

Si vous lancez une recherche sur les mots « ballistics, sniper ou calculator » sur le marché des applications,  par exemple,  sur le Google Play Store pour l’OS Android ou tout autre pour iPhone,  vous trouverez très vite quelques applications gratuites ou payantes à télécharger,  et notamment, celle développée par Igor Borisov:   Strelok ballistic calculator (ou iStrelok pour iPhone).

 

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

 

Quant à moi, Strelok free est l’appli la plus complète par rapport aux autres applications non payantes, à l'exception peut-être de Shooter.  C’est un calculateur de trajectoire balistique efficace et précis dont l’interface est très simple,  maniable et dont la précision a été éprouvée sur le terrain par des centaines de tireurs qualifiés depuis 2001.  Elle sera utile tant pour les tireurs occasionnels  que pour les confirmés pour le tir à moyenne portée et jusqu' à 800 yards. Celle-ci est autonome et ne nécessite pas une connexion Internet pour fournir toutes ses fonctionnalités et elle pourra être  utilisée pendant de nombreuses heures sans pour autant vider la batterie de votre appareil.  La version gratuite est incroyablement bonne et utile. La version payante de l'application a une beaucoup plus grande sélection de réticules dans son menu. Les deux versions libres de publicité.

 

 

 

 

 

Quelles sont ses fonctionnalités ?

 

 

 

Parmi les autres fonctionnalités clés inclues, nous trouvons :

 

 

1.         La possibilité d’entrer les conditions météo (température, pression barométrique, …) ;

2.         L’encodage de la pente, de l’angle de tir à la cible ;

3.         La direction du vent et sa vitesse ;

4.         L’encodage détaillé des données balistiques de la cartouche ;

5.         Le type de lunette ainsi que son réticule avec sa précision ;

6.         L’affichage après calculs des données sous forme d’un tableau ;

7.         L’exportation du réticule et du tableau au format XML via e-mail.

 

 

Mais aussi la prise en charge des unités métriques ou impériales. Les ajustements des réglages lunette en hauteur et en dérive présentés en grand, et faciles à visualiser pour votre correction souhaitée en MOA, SAMP (identique à Mils), inch / cm, et le nombre de clicks.  La visualisation du réticule de votre choix est possible à partir d’une vaste base de données de réticules (avec des nouveaux ajoutés à chaque mise à jour).

 

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Ici, le choix du MilDot (US Army)

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Ici, la visualisation du réticule et la position de votre coup,  en jaune, avec les paramètres modifiés. Il vous suffira de pousser le bouton « e-mail » pour l’envoyer sur votre PC et l’imprimer.

 

 

Vous avez également la possibilité d’encoder vos profils relatifs aux données de vos fusils et de vos cartouches parmi un grand menu de munitions,  et de les enregistrer afin de les retrouver rapidement lorsque vous changerez de carabine et de cartouche avant votre prochaine séance de tirs.

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

 

Que ce soit la version gratuite ou payante, cette application est assez étonnante de facilité d’utilisation et par conséquent,  vous pourrez l’utiliser en quelques minutes après son installation.  La seule difficulté résidera à réunir (sans erreur !), les bons paramètres balistiques de vos cartouches,  ceux de votre carabine et de la lunette,  et de savoir les encoder. Une fois que c’est fait,  les paramètres météo et autres ne seront à ajuster qu’en temps réel,  sur le terrain.  Avec la version pro, vous pourrez obtenir la pression atmosphérique, la température et l'humidité directement à partir de votre smartphone ou encore, à partir de la connexion Bluetooth de votre Krestel.  Et donc, à l'exception de la mesure du vent (sauf liaison avec votre Krestel), vous aurez un dispositif pour calculer vos coups sans aucune saisie manuelle des conditions atmosphériques. C’est tout simplement génial !

 

L'interface utilisateur est donc simple, conviviale,  facile à naviguer, et accessible aux non-techniciens. Il vous suffit de compléter les informations dans les champs variables,  choisir le réticule approprié, et Strelok fera le reste !

 

Attention, dans la version gratuite, il est possible que vous n’y trouviez pas votre lunette car la base de données est relativement simple par contre,  pour quelques euros, vous la trouverez très certainement dans la version pro. Ceci dit, si vous posséder une lunette de grande marque, elle s’y trouvera très certainement.

 

Et même à titre didactique, ce logiciel est d’un très grand intérêt pour mieux comprendre l’influence des facteurs atmosphériques ou les variables influant la balistique de vos coups. En effet, en faisant des simulations grâce à votre smartphone, vous pourrez opérer des analyses de sensibilité qui vous apprendront énormément de choses. A titre d’exemple, si vous testez vos munitions avec différentes températures extérieures, vous vous rendrez compte à quel point la vitesse va changer avec un changement de 15 degrés de température.  Faites un essai avec une température de 15° (température de base), sortez la table et puis, mettez la température à 0°, et puis, ressortez la table, et idem avec une température de 30°. Comme on le dit communément, il n’y aura pas photo !  Dès lors, vous comprendrez mieux pourquoi vous devez régler à chaque fois votre lunette depuis votre dernière séance de tir du moins, si la température à varié sensiblement depuis vos derniers coups.

 

 

 

 

Configuration et les grandes étapes à franchir avant d’afficher les résultats de vos calculs

 

 

Après avoir installé Strelok, suivez les étapes de base pour la configuration initiale :

 

 

1.         Configurer le fusil et sa lunette ;

2.         Configurer la (les) munition(s) ;

3.         Entrer les données relatives à la cible ;

4.         Entrer les conditions atmosphériques.

 

Une fois que tout cela est encodé vous pouvez obtenir votre solution de tir en tapant sur le bouton " Calculate "!

 

 

 

 

Configuration du profil de votre fusil

 

 

Les champs sont remplis avec des entrées par défaut. Pour entrer de nouvelles données,  appuyez simplement sur le champ que vous souhaitez modifier.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

Une fois lancée,  l’appli s’ouvre sur cet écran où les paramètres sont à changer afin de sauver votre profil de base. Pousser sur « Setting »,  tout en bas, pour configurer à l’aide d’un coche, les unités en métrique, la pression atmosphérique en hPa,  l’angle de tir en cosinus, le vent en km/h  et le poids de l’ogive en grammes sinon, ce seront des mesures anglaises qui y apparaîtront par défaut.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

Pousser sur « Rifle » pour atteindre la config de votre carabine.

Il apparaît « Rifle 1 » et donc, il vous suffit d'entrer le nom que vous souhaitez utiliser pour identifier cette arme à feu,  par exemple :  " Rem700, .308 " Range Zéro - Ceci est la distance à la cible à laquelle vous avez  « zéroté »  votre lunette.  Exploitez les champs de valeurs numériques grâce à votre NumPad pour entrer la valeur et tapez "Close" pour fermer et confirmer.

 

Pour ajouter un fusil, appuyez sur le bouton " Changer le fusil " à l'écran du milieu supérieur gauche. Une fenêtre avec 10 profils possibles s’ouvre. Sélectionnez une entrée,  et au besoin,  configurez le profil supplémentaire. Il sera enregistré automatiquement. Le programme se souvient de toutes les données de réglage, et chaque fois que vous sélectionnez un certain profil,  le fusil reviendra avec les données qui l’accompagnent : lunette, réticule et le profil de munition utilisé en dernier lieu avec cette combinaison.   

 

La hauteur de la lunette par rapport à votre carabine représente la hauteur de la ligne médiane  entre celle du  centre du verrou ou le centre du diamètre du canon, et celle du centre de l’optique de votre lunette. Oui, je sais, il va falloir aller la mesurer sur votre arme … pas si facile ! Essayez d'être précis car il a un impact direct sur la précision des calculs.

 

Pour ce qui concerne les valeurs d’un click de votre lunette, reportez-vous à votre notice (1/4 ? ; 1/8ème ?). Par défaut, si vous cliquez, l’unité est le MOA et la valeur est fixée à ¼ MOA.  Pour ce qui concerne l’expression de la valeur d’un click, choisissez entre MOA, MRAD, Cm/100m, etc.

 

Pour ce qui concerne le choix du réticule, il y a une fonction de recherche qu’il suffit d’utiliser. Vous trouverez également la possibilité de le configurer suivant que vous avec une lunette avec réticule placé dans le premier plan focal ou placé dans le deuxième plan focal.  Vous aurez également la possibilité de « zéroter » vos conditions de tir en indiquant les conditions météo que vous aviez pendant votre réglage lunette : «  Rifle sighting weather considering » ainsi d’ailleurs que l’altitude.

 

Par la suite, en activant cette fonctionnalité, vous obtenez une correction automatique à zéro lorsque la prise de vue se fait dans des conditions différentes.  Donc,  si vous avez « zéroté » à  l' origine à une altitude de 100 mètres, puis que vous chassez  avec ce fusil / munition à 2000m d’altitude, votre point zéro sera désactivé.

 

 

 

 

Configuration du profil de munition

 

 

Cela se fera  essentiellement de la même façon que pour la configuration du profil du fusil.

Vous verrez apparaître le bouton « Cartridge ».  Sous cet item, il suffit d'entrer le nom que vous souhaitez utiliser pour identifier cette cartouche,  par exemple : " La .260 Rem",  puis, à sa droite, le poids de la balle (en grains ou en grammes).  Cette valeur est nécessaire pour le calcul de l'énergie déployée.  Pour le coefficient balistique sur le modèle G1, introduisez la valeur BC qui est généralement spécifiée par le fabricant de l’ogive et qui peut être trouvée par une recherche sur Internet. Une grande base de données peut être trouvée, ici

 

Bullet speed  - Ceci est la vitesse de votre balle au moment de quitter immédiatement le canon. Idem, celle-ci est généralement spécifiée par le fabricant par la cartouche mais en cas de rechargement, il vous est fortement recommandé de la confirmer à l'aide d'un chronographe. Si vous n'avez pas accès à un chronographe,  prenez la  meilleure estimation à partir d'un manuel de rechargement ou du fabricant de vos munitions.  Bien sûr, cela ne devrait être fait que si vous êtes sûr que d'autres variables entrées telles que l'atmosphère et la distance cible sont exactes.

 

Suivant la poudre de la cartouche, vous pouvez obtenir des vitesses plus élevées dans la chaleur estivale et inférieure dans le froid de l'hiver et donc, ce champ indique en pourcent comment les changements de vitesse se feront au changement de température. Vous pouvez laisser la valeur par défaut de 1,5% (2,5% pour les unités métriques) si vous n'êtes pas sûr des propriétés de votre poudre, ou mettez le chiffre dans une fourchette entre 0,5-3,5%.

 

 

Ajout ou modification d'une cartouche

 

Tout comme pour le fusil, pour ajouter une cartouche, appuyez sur le bouton "Changer de cartouche". Une fenêtre s’ouvre. Sélectionnez une entrée dans le menu contextuel et configurez le profil au besoin. Il doit être sauvegardé automatiquement. 10 profils sont possibles.

 

 

Saisie des conditions météo et de la cible

 

« Range », ou « Distance en mètres »,  est la distance à votre cible en lecture de télémètre ou  estimée grâce à votre réticule Mildot ou,  tout simplement, à  partir de votre meilleure estimation.

 

Si vous voulez créer une table (avec une option de choix des colonnes en fonction de vos besoins), il suffit d'entrer la distance à la cible, l’angle de tir à la cible (slope angle, cos)  que vous souhaitez calculer mais aussi votre estimation de la vitesse du vent ou encore les données de la station météo portable (Krestel, par exemple) ainsi que l’angle du vent - c'est-à-dire,  la direction du vent par rapport à la cible. Vous pouvez l’entrer en degrés (un vent à 3 heures est à 90 degrés, etc.) ou appuyer sur le bouton « Wind direction »  et faire simplement glisser le secteur rouge avec votre doigt du côté d’où vient le vent et son angle avec la cible.  Ensuite, vous pourrez entrer votre altitude (au-dessus du niveau de la mer), la température et la pression atmosphérique actuelle.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Régler la direction du vent avec le doigt en faisant tourner l’aiguille rouge

 

 

 

 

Le résultat après calcul

 

 

Après avoir créé vos profils de fusil,  de munitions,  les conditions météo,  les paramètres de cible,  vous êtes prêt à obtenir la solution de réglage et de tir.  Il vous suffit d’appuyer maintenant sur " Calculate ", la solution est visible dans la partie inférieure de l'écran en MOA, MRAD, inch / cm et Clicks. Respectivement, en jaune, en vert, rouge et bleu sur deux lignes : la 1ère en vertical, ou élévation, et en horizontal (dérive latérale – si vous avez encodé un vent ayant une influence sur la balle. Sinon, les valeurs seront à zéro).

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

A moins que vous ne préféreriez appuyer sur « Reticle » pour visualiser le réticule. Celui-ci peut être exporté par e-mail pour l'impression.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

Dès lors, il vous suffit maintenant d’appliquer le nombre de clicks en fonction des données affichées à vos tourelles de lunette pour obtenir le bon réglage, …,  du moins, on l’espère … .

 

 

Si vous appuyez sur le bouton « Additional info », vous obtiendrez aussi d’autres renseignements tels que : la vitesse de l’ogive corrigée en fonction de la température, son temps de vol, etc.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

En appuyant sur "Table",  vous pourrez également obtenir votre table de tir (en fonction du profil du fusil et des munitions),  avec les vitesses, l'énergie, les temps de vol de la balle, avec l’incrément de distance préalablement spécifié. Tout cela peut être configuré dans les paramètres de la table.  La table peut également être exportée via e - mail pour son stockage, l'impression, etc.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

Pour être plus complet, je vous signale que la version pro vous fournira au surplus les fonctionnalités suivantes :

 

 

L’interface via Bluetooth avec la famille des Krestel 5500 ;

 

La mesure de l’angle d'inclinaison avec la caméra du téléphone ;

 

L’obtention de la météo à partir d' Internet ;

 

L’enregistrement des données sur Dropbox ou Google Drive pour la sauvegarde et la synchronisation entre les appareils ;

 

La fourniture de toute une série de modèles normalisés de cibles ;

 

Une base de données de plus de 1600 munitions intégrées ;

 

La visualisation graphique du drop et la comparaison des munitions.

 

 

 

Entre les systèmes développés par,  et pour les militaires,  et ceux qui sont mis à disposition des tireurs dans le civil, on pourrait probablement dénombrer  plus de 100 applications balistiques pour le tir à longue portée pour iPhone et sous l’OS Android,  qui sont toutes légèrement différentes,  et qui ont des softs dédiés aux vrais « pro »,  aux jeux, et en passant par des logiciels très sérieux et intéressants pour les tireurs TLD.

 

Les chasseurs, quant à eux, ont besoin d'une application intuitive pour des coups portés à  300 yards voire,  et peut-être même jusqu’ à 600 yards.  Bien entendu, ils pourront toujours employer utilement des petits softs fournis directement et gratuitement par les fabricants de munitions tels que Lapua ou Norma ou encore par les fournisseurs de lunettes de tir comme le Zeiss Ballistics Calculator mais à mon sens, le Strelok ballistic calculator restera une valeur sûre pour eux aussi.

Les applications suivantes offrent également la meilleure valeur.

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Sniper calculator

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

 

MIL Sistemika a une version gratuite et Pro (payante) de son application Sniper Calculator pour les appareils Android.  La version gratuite a une plus petite quantité de données personnalisables, et la version payante possède à peu près les mêmes caractéristiques que la version payante de Strelok décrite plus haut dans cet article.  Cette application est peut-être un peu plus difficile à utiliser que Strelok par contre, sa version gratuite va un peu au-delà de la strelok free, ne fût-ce que parce qu’elle permet un « range », avec une distance maximale programmable allant jusqu’à 2.000 mètres. Attention, à ma connaissance, elle n’est disponible qu’en anglais ou en italien … à moins que français n’y soit apparu depuis mon téléchargement qui date de 2014 ?!

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

 

Configuration et les grandes étapes à franchir avant d’afficher les résultats de vos calculs

 

 

 

Après avoir installé Sniper Calculator, suivez les étapes de base pour la configuration initiale :

 

 

1.         Configurer le fusil et sa lunette ;

2.         Configurer la (les) munition(s) ;

3.         Entrer les données relatives à la cible ;

4.         Entrer les conditions atmosphériques.

 

 

 

Ses caractéristiques principales :

 

 

•          Fonctions de calcul G7 - G1 ;

 

•          Eléments extérieurs complets utilisés dans les calculs ;

 

•          Dérive de Spin et le calcul des effets de Coriolis ;

 

•          Conformité avec les réticules Mildot USArmy, Mildot USMC, réticules Nightforce ;

 

•          Valeurs distinctes pour les clicks de tourelle en altitude et dérive ;

 

•          Intègre une fonction Kestrel Bluetooth ;

 

•          Fonctionne en unités métriques ou impériales ;

 

•          Intègre un outil d’estimation du range – Log Book (DOPE).

 

 

 

Ce calculateur balistique a été conçu pour être un outil pour les tireurs à longue portée de loisirs, les snipers,  les militaires,  les policiers tireurs d’élite, les chasseurs et autres tireurs LTD récréatifs. Il aide les tireurs à calculer les réglages de leur lunette et ceux qui sont nécessaires pour réaliser des tirs précis à longue portée. Un rapport (Log Book (DOPE)) relatif à ces données et aux réglages est sauvegardé et pourra être envoyé via e-mail sur une unité fixe ou votre PC pour un examen ultérieur.

 

Le logiciel est conçu pour fonctionner sur une plate-forme Android,  et seulement en orientation portrait,  mais possède une interface pour la liaison avec un Krestel.  Bien évidemment, la version free a des fonctionnalités limitées, mais elle vous donnera une bonne idée des capacités du calculateur même,  si elle ne se connecte pas à votre Kestrel météo, ni à d'autres périphériques externes.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Des boutons vous permettent de configurer votre fusil, votre lunette, le range, la cartouche et la météo

 

 

 

La version « pro » de Sniper Calculator possède de nombreuses fonctionnalités et prend en charge plusieurs cibles et périphériques externes spécifiques qui ne sont pas disponibles dans la version libre.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Pour configurer, utilisez le menu des 4 items, en bas : Calc, Env, WPN et Log,  et les flèches et ronds rouges, entrez les paramètres et tirez la table. Grosso modo, on retrouve la même philosophie que dans le strelok.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Vous savez aussi visualiser où va se porter votre coup. Ici, le rond gris, derrière le MISS jaune – Raté !

 

 

 

En dépit d'être un peu rudimentaire du  point de vue de son design, l'interface reste très conviviale et devrait être malgré tout facile à manipuler par les non-techniciens.

 

 

 

 

 

 

 

 

Shooting solution

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

 

 

 

 

Last but not least,  nous allons terminer avec l’appli  Shooting solution qui est une application proposée par Josh Casey.

 

Shooting solution est tout aussi précise et facile à utiliser que les deux précédentes.  Elle utilise une interface principale simple,  mais inclut des fonctionnalités tout aussi avancées, telles que la création d’une table de tir avec l’évolution des paramètres et surtout, la sortie graphique du drop de votre tir !

 

Tout comme pour les deux autres softs,  les conditions environnementales pourront aussi être mises à jour et vous y trouverez même une fonction de localisation GPS (latitude / longitude) qui sera prise en compte dans les calculs.

 

La version payante permet comme pour les deux applications précédentes de réaliser des mises à jour et d’enregistrer vos profils personnalisés d'armes ainsi que de munitions multiples.

 

 

 

Configuration et les grandes étapes à franchir avant d’afficher les résultats de vos calculs

 

 

 

La philosophie reste la même que pour les deux APPs précédentes.  A savoir qu’avant de pouvoir en tirer des résultats, il vous faudra :

 

 

1.         Configurer le fusil et sa lunette ;

2.         Configurer la (les) munition(s) ;

3.         Entrer les données relatives à la cible ;

4.         Entrer les conditions atmosphériques.

 

 

 

 

Ses caractéristiques principales sont:

 

 

- Elle comprend une base de données de plus de 1400 munitions intégrées ;

 

- Elle génère un tableau de données de tir après calculs ;

 

- Elle offre la visualisation graphique de votre drop et compare vos munitions ;

 

- Elle intègre les données publiées par les fabricants de balles ;

 

- Elle offre une saisie tactile simple pour régler la direction du vent ;

 

- Elle prend en charge des unités métriques ou impériales;

 

- Elle permet la mise à niveau vers la version payante pour créer des profils d'armes multiples et  d’enregistrer des munitions personnalisées.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

A partir de l’écran d’accueil,  à gauche,  procédez à la configuration de l’appli avec vos données.

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD

Sortie de la table et le graphique du drop. Plutôt sympa, non ?

 

 

A signaler :

 

 

- Avant d'utiliser le calculateur pour la première fois, vous devrez encoder votre profil « zéro « de vos armes par défaut ;

 

- Une diminution négative signifie que les impacts de balles sont au-dessous du point de visée ;

 

- Une dérive négative signifie que les impacts de balles sont à la gauche du point de visée ;

 

- Pour modifier le profil d'arme, il faut aller dans le menu principal ou en cliquer sur l'icône du crayon dans la barre d'action ;

 

- Pour utiliser les MOA dans le tableau, sélectionnez « MOA » dans les unités de sortie sur l'écran principal.

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

 

Tous ces logiciels balistiques sont de formidables outils de gestion pour régler et améliorer vos tirs et sont bien pratiques néanmoins,  en dépit de leurs capacités impressionnantes, le tir à longue distance nécessite avant tout l'estimation précise et l’encodage de bon nombre de paramètres à insérer dans le calculateur qui, quant à lui,  ne vous ne donnera pas le droit à l’erreur en cas de mauvaise estimation.  Exemples,  il faudra encoder la vitesse et la direction du vent à la cible et non pas à partir de l’anémomètre disposé au poste de tir ou encore,  il faudra veiller à ne pas encoder une estimation erronée de la distance à la cible ou les mauvaises caractéristiques de la balle utilisée,  surtout dans le cas où vous rechargez vous-même vos cartouches.

 

Par conséquent, même si vous avez une maîtrise parfaite du fonctionnement de votre calculateur, faut-il encore savoir tout autant maîtriser la mesure et l’estimation de vos paramètres ainsi que les conditions de tir et puis, … quand même, être un tireur plutôt doué car, sauf si vous utilisez une de ces armes militaires totalement automatisées,   un fusil ne tire pas tout seul, … du moins pas encore !

 

Un autre point important à garder à l’esprit est que sur le théâtre des opérations, et même si vous possédez un calculateur militaire, une panne de batterie ou tout simplement le repérage de votre signature électronique risque de vous être fatal, et donc, vous aurez toujours intérêt à savoir régler manuellement votre tir !

 

Ceci dit, si comme moi, vous utilisez une ces applications juste pour recalculer vos réglages lunette par exemple, lorsque vous changez vos distances de tir ou lors d’un changement de direction ou de vitesse du vent  pour connaître le nombre de clicks à réajuster à votre lunette, vous verrez qu’il devient vite difficile de s’en passer ;-)

 

 

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au sujet développé dans cet article

 

 

Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Les applications balistiques pour pratiquer le TLD
Published by marksman.over-blog.fr - dans Le tir de précision
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:21
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Chers lecteurs,

 

 

 

Saviez-vous que le record mondial du Tir Longue Distance est détenu par un français ?

 

Et bien si, cette prouesse a été réalisée par l’adjudant Benjamin, du 1er régiment de chasseurs d’Afrique en touchant par deux fois une cible située à 3.695 m de distance !

 

Vous pensez qu’il s’agit d’une légende ou d’une histoire racontée au coin du comptoir de la buvette du stand ?

 

Et bien, non !   Il s’agit d’une info tout à fait officielle qui nous a été livrée directement par le FOB - Forces Operations Blog.

 

Cet exploit a pu être réalisé grâce à la dextérité du tireur mais également parce que celui-ci a utilisé une arme et un calibre qui lui ont permis d’y arriver : le CHEYTAC M200 Intervention Sniper Rifle et son calibre .408 CheyTac.

 

Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de sortir un article relatif à cette arme (et ce calibre) qui, bien qu’elle ne soit pas très connue sous nos contrées,  est probablement considérée comme étant la « reine » des carabines TLD actuelles.

 

 

 

Bonne lecture.

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

 

Au cours de ces dernières années,  le besoin des forces armées pour atteindre et toucher une cible à de très longues distances n’a fait qu’augmenter.  Les tireurs d'élite d'aujourd'hui ont donc l’impérative nécessité d'étendre leurs distances d'engagement au-delà de ce qui était possible sur les champs de bataille d'hier.

 

En général, dans les mains d'un tireur qualifié, le 5,56x45 mm OTAN est capable de donner une précision maximale jusqu' à 500 mètres,  le 7.62x51mm OTAN offre une précision maximale jusqu'à 700 mètres,  et le .300 Winchester Magnum jusqu'à 900 mètres.  La précision dont on parle ici est celle d’1 MOA.

 

Pour être tout à fait complet, rappelons que le .243 Winchester et le .50 Browning sont également utilisés dans des situations tactiques. Le .243 Winchester a été proposé pour le contre-sniping urbain parce que, contrairement à la 5.56x45mm OTAN, il peut pénétrer le verre automobile. Cependant, il ne possède pas l'énergie nécessaire pour ricocher à travers les murs du bâtiment, ce qui est le cas du 7.62x51mm OTAN, une caractéristique importante pour les zones urbaines où les innocents peuvent être nombreux.

 

Enfin, le .50 Browning se trouve à l'extrémité de la gamme des grands calibres. Il a été conçu à l'origine comme une cartouche anti-matériel et est d'une portée maximale de 2800 mètres. Certains fabricants de ces armes puissantes  garantissent  le 0,5 MOA et ce,  dans les mains d'un tireur qualifié utilisant des munitions appropriées.

 

Même si des snipers ont fait quelques « hits »  incroyables avec leurs fusils M82 Barrett .50 depuis les années 1990,  il faut bien dire que ce genre de tir n’était pas vraiment courant ni facile à réaliser.  En ce qui concerne les tireurs civils,  même chose,  il fallait un tireur très habile doté d’un fusil de précision, d’une très bonne optique, et d’excellentes munitions pour réaliser un super hit à 1000 yards.

 

Heureusement (si on peut dire !),  la technologie continue à évoluer,  et avec le temps,  des systèmes d'armes plus précis ont été conçus en utilisant de nouvelles munitions pour le sniping à plus longue portée.

 

L'introduction de calibres aux paramètres balistiques supérieurs n'est pas seulement une nécessité mais est devenue la norme pour obtenir une supériorité tactique et pour permettre la réussite de la mission, tout en limitant les dommages collatéraux.

 

A titre d’exemple,  depuis quelques années,  les tireurs d'élite britanniques utilisent le .338 Lapua Mag comme nouvelle plate-forme pour aller au-delà des possibilités et de la précision de leurs fusils au calibre .308.   En fait,  les britanniques ont déjà presque totalement abandonné leurs fusils .308 au bénéfice du .338 Lapua Mag pour ses performances à longue portée, son pouvoir de pénétration accru et sa capacité particulière d'être également un excellent armement dans l'environnement urbain.

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Ici, un L115A3 chambré en .338 Lapua Mag

 

 

L'armée américaine et de nombreux organismes fédéraux ont également mené des tests approfondis sur des armes s’inspirant des .338 Lapua Mag,  et bien que cette cartouche étend sa plage maximale de précision jusqu’à 1300 mètres, ce calibre s’est vite avéré insuffisant pour rencontrer leurs exigences.

 

Au-delà de 1300 mètres, il était donc tentant de revenir au .50 Browning même si ses avantages sont clairement axés sur l’anti-matériel plutôt que sur l’anti-personnel. Hélas, en règle générale, ce type de fusil devient plus grand et plus lourd en raison de l'utilisation de balles de plus gros calibre et donc, ce fusil ne saurait plus être considéré comme tactique dès lors que son poids dépasse les 18 livres et que sa longueur de canon dépasse les 30 pouces.

 

Ainsi, le .338 et le .50 serviraient dans un continuum entre l'anti-personnel et anti-matériel mais n'y avait-il pas moyen de trouver une arme et un calibre intermédiaire qui pourrait s'adapter aux différents besoins ?

 

Dans la conception d'une nouvelle cartouche tactique qui comblerait l'écart entre le .338 Lapua Magnum et le .50 Browning,  il semblait raisonnable que le calibre soit compris entre le 0,338 et le 0,50; à savoir, aux environs de 0,420 et d’un poids de balle compris entre 250 et 750 grains;  à savoir , environ 500 grains,  et la gamme de précision maximale devant être comprise entre 1.300 et 2.800 mètres, à savoir , environ 2000 mètres.

 

Or, le  .408 CheyTac représente un bon intermédiaire entre les deux cartouches. Il a environ 55% de plus d'énergie que le .338 Lapua Magnum entre les 1000 et 2000 mètres,  alors qu'il a environ et respectivement 44% et 55% moins d'énergie que le .50 Browning entre les 1000 et 2000 mètres et  possède donc les propriétés anti-personnelles du .338 Lapua Magnum avec une capacité anti-matérielle, en particulier en anti-blindage.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

La .408 CheyTac

 

 

 

La cartouche .408 Cheyenne Tactique qui est souvent appelée la  0.408 Chey Tac a été développée en 2001 par les membres de la société d'armement américaine  CheyTac USA, LLC Dr John Taylor (de John Taylor) et avec l'ingénieur William O. Wordman.  Une fois la cartouche conçue, le travail s’est porté sur le fusil, qui a été conçu à l'origine par Bill Ritchie de EDM Arms qui a réduit son fusil "Windrunner" afin d'accueillir  et de mieux correspondre à la cartouche .408 Chey Tac.  Ritchie avec CheyTac LLC  l’ont véritablement construit autour de cette cartouche.  Cette munition devant être une composante du système CheyTac SRRP pour sniper (arme + cartouche),  à savoir, le fusil CHEYTAC M200 Intervention Sniper Rifle et ses accessoires.

 

Plus connu sous l'abréviation CheyTac, il représente l'une des innovations des plus importantes de ces dernières années dans le domaine des fusils de sniper. Son rôle principal dans le film américain " The Shooter " lui a valu une grande popularité parmi les fans de fusils à longue portée. Le modèle présenté dans le film mettant en vedette Mark Wahlberg est précisément le M200 Intervention, une arme militaire de grande précision en mesure d'atteindre un objectif à plus de 2 kilomètres.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Mark Wahlberg  à la lunette de son CheyTac M200 Intervention Sniper Rifle

 

 

 

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Comparaison des caractéristiques respectives du CheyTac M200 et du SOCOM

 

 

Le fusil a un bi-pied intégré, une crosse repliable, et un magasin amovible. Le canon cannelé lourd est flottant, et sa partie arrière est enfermée dans une enveloppe tubulaire, qui sert de support pour le bi-pied pliant et la poignée de transport. CheyTac recommande l'utilisation de la lunette Nightforce NXS 5.5-22x56mm car celle-ci serait la plus compatible avec ses fusils, et enfin, last but not least, le système est utilement complété du CheyTac SRRP ou Long Range Système Sniper relié à un calculateur balistique. Il fournit toutes les données et les calculs nécessaires pour réaliser avec exactitude les tirs à longues portées.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

Le mini-ordinateur balistique ou calculateur est utilisé avec un télémètre et un Krestel 4000 pour déterminer la vitesse du vent, l'altitude, et d'autres facteurs pour pouvoir ensuite transmettre les paramètres de réglage pour ajuster le tir de la carabine.  Par ailleurs,  CheyTac offre une variété de formations pour les utilisateurs de son système de calculateur et/ou pour utiliser l’arme y compris,  aux tireurs civils. Le logiciel traditionnel ABC n'est plus disponible sous sa forme originale mais plusieurs sociétés offrent maintenant des systèmes similaires pour fournir les calculs sur le système d'exploitation Windows et les applications Android.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Ici, le tireur utilise le calculateur ainsi que le Krestel

 

 

 

Quant à la partie mécanique, on notera que le M-200 est actionné manuellement par un système à verrou hélicoïdal et est doté d’une détente à 3,5 livres.  D'autre part, le fusil dispose d'une crosse qui est repliable entièrement offrant ainsi au tireur la possibilité de profiter d'une prise ferme et de l’ajuster à sa bonne convenance. Un autre aspect remarquable du CheyTac .408 est son canon lourd, facilement démontable grâce à son agencement "flottant".  A la fin du canon, il y a un frein de bouche drôlement efficace qui peut également être remplacé par un énorme silencieux.  Enfin, il comporte également la possibilité d’ajouts d'accessoires via un rail tactique (Picatinny MilSrd) où vous pourrez ajouter, une lunette de vision de nuit ou encore une visée laser. Équipé d'une poignée et d’un  bi-pied pliant et portant, le M-200 est fourni avec des magasins amovibles contenant 5 ou 7 cartouches .408 CheyTac.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Le sniper rifle M200 et ses accessoires

 

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Le magasin de 5 ou 7 cartouches .408 CheyTac

 

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Ici, un CHEYTAC M200 Intervention utilisé par un tireur civil

 

 

 

Le CheyTac M200 Intervention Rifle dont la production a commencé en 2001 est une arme militaire conçue pour les snipers mais peu à peu,  le M200 accroît également sa présence parmi les corps des tireurs d'élite.   On retrouve ce fusil dans quelques forces armées de la planète et,  mis à part le Corps des Marines des États-Unis,  on le trouve notamment dans les forces spéciales et l'infanterie turques ou dans le Régiment SRR-61 jordanien.  Conçu quelque part entre le XX ème et le XXIème siècle,  le CheyTac (Cheyenne Tactique)  est capable de frapper des cibles à plus de 2 kilomètres.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

Les tireurs civils en sont devenus de véritables fans mais, cela a un coût … en moyenne, 12.500$ !

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

La cartouche .408 CheyTac a été initialement développée et produite par deux sociétés, d'abord la société THEIS (Tactical High Energy Impact Solutions),  aujourd'hui disparue et qui a fourni les modifications nécessaires de la cartouche Wilcat,  .400 Magnum Taylor et  de la .505 Gibbs originale,  et une seconde firme (Lost River Ballistics Technology) maintenant disparue car absorbée par Greenwich Ballistics (la CheyTac LLC based company) et qui a travaillé au développement de la cartouche, détenant ainsi une grande partie des droits intellectuels.

 

Jusqu'à récemment, la Jamison International a été le principal producteur du projectile 419 grains de la cartouche brevetée 'CheyTac'.  Malgré cela, de nombreuses autres entreprises offrent des cartouches .408 similaires et fournissent d'excellents résultats par exemple, avec une ogive de 400 grains.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

La .408 Chey-Tac

 

 

 

C’est donc à la fin du XXe siècle, et plus précisément en 1998, que les américains John D. Taylor et William O. Wordman ont joint leurs talents et leur expérience pour développer cette cartouche puissante et dotée d’une excellente balistique qui deviendra plus tard l'une des munitions des plus efficaces sur de très longues distances.  En fait, le .408 CheyTac est simplement une modification de la cartouche Wilcat, le .400 Magnum Taylor et de la .505 Gibbs, une ancienne cartouche d'origine britannique conçue pour le terrain africain. Mais contrairement à la .505 Gibbs, la .408 a  un projectile "pointu".    En effet, et c’est d’ailleurs sa principale caractéristique,  la cartouche conçue par Taylor et Wordman,  possède une balle à bout pointu contrairement aux projectiles de ses principaux concurrents: la.338 Lapua et la .50BMG.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

Grâce à sa conception "pointue",  la .408 CheyTac est capable d'atteindre une vitesse ultrasonique, en faisant ainsi l'une des cartouches de sniper des plus rapides et des plus énergiques sur le marché. Tant et si bien,  qu'à partir de 700 mètres, la. CheyTac .408  a plus d’énergie que la .50BMG standard.  La .408 est également plus légère et plus facile à contrôler que la .50BMG car elle génère moins de recul.

 

La balle tirée dans le CheyTac M200 a une portée effective de plus de 2 200 mètres (max 2.500 yards) et, est de ce fait,  une carabine supérieure à la Barrett M82 ainsi qu’à l’Accuracy International AS50.

 

La cartouche développée spécifiquement pour les tireurs d'élite est équipée d'une balle solide faite de cuivre et de nickel. Cette munition se trouve donc à mi-chemin entre le populaire .338 Lapua et le très puissant .50BMG. Ce qui en fait une alternative intermédiaire entre les deux calibres précités avec, dans de nombreux cas, des propriétés balistiques supérieures à celles de ses concurrents.

 

 

 

Comparaison balistique de la .408 CheyTac avec d'autres cartouches de sniper à longue portée

 

 

Cartouche

Ogive poids gr

Vitesse initiale ft / s (m / s)

Énergie initiale ft · lbf (J)

 

.338 Lapua Magnum

 

250

 

2970 (905)

 

4893 (6634) 

.338 Lapua Magnum

300

2717 (828)

4919 (6669)

.408 CheyTac

305

3500 (1067)

8295 (11 247) 

.408 CheyTac

419

3000 (914)

8373 (11 352) 

.416 Barrett

400

3250 (990)

9.380 (12.718)

.50 BMG

700

2978 (907)

13.971 (18.942)

 
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

 

Ses dimensions en pouces

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

Ses caractéristiques

 

 La longueur de la cartouche, mm:

 109,4 

 Le diamètre de la balle, mm:

 10.3 

 Balle de calibre, en mm:

 10.4 

 La longueur de douille, en mm:

 77 

 Le diamètre du col, en mm:

 11.1

 Le diamètre d'épaulement au col, en mm:

 15.3

 Le diamètre de la base du col, mm:

 16.2

 Le diamètre de la douille à la bride, mm:

 16.3

 Poids de la poudre, g:

 10.3

 Précision obtenue:

1 MOA (minute d'angle)

 Poids de la balle, g:

 27.2 (standard)

 19.8 (lite)

 Vitesse initiale, m / s:

 910

 1100

 Energie initiale en  Joules :

 11352

 11247

 
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Comparaison de la .408 Chey-Tac avec les autres calibres.

 

 

 

 

La douille .408 Chey-Tac

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

L’ogive de la .408 Chey-Tac

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

La cartouche dans sa version civile et moderne

 

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

Son conditionnement militaire

 

 

 

 

 

 

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

Cette cartouche est considérée comme une "Wilcat" et donc, elle ne figure pas officiellement à la Commission internationale  (CIP) ou chez son équivalent américain (SAME). Les "wildcatters" espèrent généralement gagner quelques pourcents sur la vitesse initiale en augmentant la capacité de la cartouche d'origine prise comme base de départ. En plus de changer la forme et le volume interne de la douille de base,  les "wildcatters" peuvent également modifier le calibre d'origine. Les cartouches wilcats n'ont donc pas de dimensions officielles ni d'autres spécifications liées à leurs performances. Les données établies à propos de ces wilcats sont toujours informelles et leur utilisation reste toujours à vos risques et périls.

 

La cartouche qui est 33% plus légère que la cartouche .50 BMG (le poids de la balle est de 419gr) permet de maintenir une vitesse supersonique, même sur une distance de 2.300 yards (2100m). C’est juste impressionnant quand on la compare à la .50 BMG qui reste supersonique seulement jusqu'à une distance de 1500 yards.

 

Le CheyTac tire une balle de 419 grains avec une BC de 0,94 et se déplaçant à 2900 fps (pieds par seconde) ou encore, une balle de 305 grains avec une BC de 1,12 se déplaçant à 3300 fps et qui sont tous deux tournées et fabriquées à partir d'un alliage de cuivre-nickel, ce qui lui permet d'atteindre facilement des distances de  2500 yards, et au-delà.

 

L’association du système CheyTac M200 avec cette cartouche vous permettra de répéter plusieurs groupes de 5 coups qui entrent dans un bloc de 20 cm de côté à une distance de 1000 mètres ou encore de frapper un gong métallique qui mesure 30x50 cm à une distance de deux kilomètres !

 

Son taux de pénétration est également impressionnant puisqu’il permet de transpercer une plaque en acier trempé d'une épaisseur d'un centimètre à 700 mètres et même de perforer une plaque d'acier d'une épaisseur de 2,5 cm à 200 mètres !

 

La nouvelle .408 AP est un projectile de 370 grains avec une vitesse standard 3100 fps, et qui possède des capacités qui sont supérieures aux balles M2 et la M8 du calibre .50 en raison de son efficacité,  et de sa  grande énergie. Fabriquée à partir d'un alliage de cuivre, la balle contient un noyau en carbure de tungstène qui lui permet d’assurer sa pénétration. Le poids et l'épaisseur du corps du projectile en alliage de cuivre externe permettent  à la balle d'agir comme un tampon en laissant le carbure de tungstène pénétrer et rester très solide pendant une longue période de temps avant qu'il ne perde son énergie.

 

Les munitions .408 CheyTac  peuvent être commandées directement chez CheyTac.  La plus ancienne usine de munitions .408 CheyTac utilise des balles conçues par Warren S. Jensen et qui étaient produites par Lost River balistiques Technologies à l'origine. Actuellement, ces projectiles sont également produits par Jamison international  sur des tours CNC, et à partir de barres solides dans un alliage de cuivre-nickel.

Attention, les munitions .408 CheyTac  d'usine sont plutôt chères  ...  vous les trouverez à partir de 7 $,  la cartouche. Oui, je sais, quand on y réfléchi bien, on se dit que c’est le prix d’une bonne boîte de .22 !

 

 

 

 

 

 

La balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Tableaux de comparaison de la balistique (vitesse et énergie) avec d'autres calibres

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

Comparaison du drop des cartouches sniper par calibre sur 1.000 yards et 2.000 yards 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

 

Voici les variations du drop, de la vitesse et de l’énergie avec la distance parcourue par la cartouche

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

Distance 
mètres

Vitesse 
m / s

énergie 
Joules

temps 
sec

Drop 
cm

0

940

12006

0

-5

100

903,7

11098

0,108

0

200

868,4

10247

.221

-7

300

833,9

9449

0,339

-27

400

800,3

8703

0,461

-61,2

500

767,6

8006

0,589

-110,6

600

735,7

7355

0,722

-176,7

700

704,7

6747

0,861

-261

800

674,5

6181

1006

-365

900

645.1

5655

1158

-490,6

1000

616,5

5165

1316

-639,7

1100

588,8

4711

1482

-814,7

1200

561,9

4290

1656

-1018

1300

535,7

3900

1838

-1,252.3

1400

510,3

3539

2029

-1,520.9

1500

485,7

3206

2.23

-1,827.2

1600

461,9

2899

2441

-2,175.1

1700

438,8

2617

2664

-2569

1800

416,5

2357

2897

-3014

1900

394,9

2119

3144

-3,515.7

2000

374

1900

3.404

-4,080.5

2100

353,8

1701

3679

-4,715.7

2200

334,3

1519

3.97

-5,429.8

2300

315,5

1353

4278

-6,232.2

2400

297,4

1202

4,604

-7,134.1

2500

279,9

1065

4.951

-8,148.1

2600

299,1

1215

5221

-9,144.5

2700

290,8

1149

5,56

-10,277.8

2800

283,4

1092

5.908

-11,524.2

2900

276,5

1039

6266

-12,909.1

3000

269,7

989

6.632

-14,423.1

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que le Cheyenne Tactique, plus connu sous l'abréviation CheyTac représente l'une des innovations des plus importantes de ces dernières années dans le domaine des fusils sniper,  et je peux vous dire que depuis que j’ai découvert un peu mieux ce fusil en rédigeant cet article,  je comprends tout à fait Corey Kupersmith, propriétaire de l'entreprise qui fabrique le CheyTac M200 depuis 2003,  de l’avoir achetée notamment,  parce qu’il était passionné de tir dans le civil et plus singulièrement parce qu’il avait envie d’assouvir sa passion pour le tir à très longues distances.

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)

 

Ce fusil est évidemment dédié aux tireurs d’élite et/ou de haute précision en TLD.  Sa construction à répondu aux attentes des professionnels,  et va même au-delà,  puisque ces fusils atteignent même le 1/2 MOA de précision avec des munitions optimisées.  Ceci dit,  la cartouche 0,408 CheyTac serait sûrement et également une bonne candidate pour remplacer le 7.62x51mm OTAN dans la catégorie mitrailleuse.

 

Le CheyTac M200 n’était autrefois disponible que pour des forces gouvernementales. Par la suite, une version civile,  à dessein moins précise,  le M200 Intervention CIV a été développée et vendue à des acheteurs civils parce CheyTac croyait que le M200 standard était « trop précis » pour les civils et aussi parce que la firme ne voulait pas non plus que leur technologie tombe dans de « mauvaises mains » mais depuis,  la société s’est rendue compte que d’un point de vue commercial, ce n’était pas la meilleure stratégie à  adopter et donc, son fusil avec ses variantes ont  finalement été mis sur le marché civil … pour le plus grand bonheur de ses inconditionnels … comme je les comprends !

 

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au sujet développé dans cet article

 

 

 

 

Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
Le fusil de précision CheyTac M200 et le .408 (10.3×77 mm)
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 18:04
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Chers lecteurs,

 

 

 

Comme vous le savez,  lors des années précédentes, nous avons déjà passé en revue toute une série de calibres et d’armes d’épaule.  Le premier article de cette nouvelle année s’inscrit également dans ce thème général. Il est consacré au calibre 8x57JS ou au bien nommé, le 8mm Mauser.

 

Bonne lecture.

 

 

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

En 1886, l'armée française a adopté la première cartouche à poudre sans fumée, la 8x50R, développée pour le fusil Lebel modèle 1886. Ce fut un énorme bond en avant dans la technologie des armes et cela a permis l'introduction d'une cartouche d'infanterie à grande vitesse dans la guerre de l’époque.

Peu après, Peter-Paul Mauser a entrepris de développer de nouveaux modèles de fusils avec ce type de technologie.

 

En 1888, l'armée allemande a adopté le fusil 88 avec sa cartouche M / 88 et dont le diamètre du canon était de 0,318 " soit du 7,92 mm correspondant au diamètre du projectile de .318.  La M / 88 a été initialement chargée avec 226 grains  et sortait une balle « ronde » à une vitesse de 2100fps. La cartouche dérivée de la 8x57J est immédiatement devenue populaire auprès des chasseurs allemands,  et sous sa forme commerciale, elle a été redésignée comme étant la 8x57I  avec la lettre I pour interchangeable. Une autre version de la cartouche avec culot annelé est sortie sous l’appellation de 8x57IR ou JR, et est également devenue populaire auprès des chasseurs allemands qui l’utilisaient dans les fusils à canon double.

 

Le modèle 1888 de la carabine a servi en Allemagne pendant dix ans. Pendant ce temps, Peter-Paul Mauser a développé de nouvelles conceptions de fusils gagnant chacun une réputation de supériorité par rapport aux modèles concurrents.  Par exemple, le modèle 1892 Mauser a connu l'introduction de la célèbre "alimentation contrôlée" avec un extracteur à griffes ou encore le Gewehr 1898 qui a été adopté par son pays.

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Le Gewehr 1898

 

 

En 1903, les Etats-Unis ont développé le fusil Springfield 0.30 qui était une copie proche de la conception de fusil Mauser 98 et sa cartouche de 0,30 - 03 reprend  également les dimensions de la tête de la cartouche 7x57mm / M / 88.  La même année que l'Allemagne a adopté le G98 Mauser, des balisticiens français ont encore fait une autre percée dans ce domaine avec la conception d'une balle pointue, beaucoup plus aérodynamique que les projectiles à tête ronde.  La cartouche du Lebel a aussi été allégée, d'une balle passant de 231 grains à 2000fps à une balle de 197 grains à 2300fps donnant ainsi une trajectoire encore plus plate.

 

Grâce à la capacité du fusil G98 de savoir gérer des pressions de 50.000psi,  le  7,9mm a été repensé pour tirer une Spitzgeschoss 154 grains (ogive pointue) avec une énergie de 2880fps.  La nouvelle charge a été adoptée par l'armée allemande en 1905.

 

Le diamètre de la gorge de la nouvelle G98 a été porté à 0,323 " soit  8,2 mm tandis que le diamètre du canon  G98 est resté inchangé.  La désignation militaire officielle de la nouvelle cartouche devait s’appeler dès lors la 7,9mmS, le « S » se référant à Spitzgeschoss ou balle pointue alors que celle qui était chargée pour le commerce des munitions sportives, portait quant à elle, la désignation 8x57IS (Infanterie Spitzgeschoss).  Finalement, la lettre I a été abandonnée en faveur de la lettre J pour la désignation des munitions de sport.  La désignation finale des .323 en munitions de sport est devenue la 8x57 JS. La nouvelle cartouche a également été désignée comme étant la 7.92x57 Mauser.

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

La 7.92x57 Mauser

 

 

Pour la première fois,  le mot Mauser a été attaché à la conception d’une cartouche. Après l'adoption de la charge de 154 grains pour le fusil Mauser G98 en 1905 par l'Allemagne, l'armée américaine a changé le chargement de la . 30-03 à partir d'une balle ronde de 220 grains à 2300fps et d’une balle pointue de 150gr à 2700fps. Tous les fusils .30-03 Springfield ont été rappelés pour être transformés et re-chambrés en fonction de cette nouvelle balle. La nouvelle charge de 150 grains a été adoptée en 1906 appelant à une re-désignation du fusil Springfield 0,30-03 vers le .30-06 Springfield.

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

La 30-06 Springfield

 

 

 

Le G98 avait une charge de 154gr et a servi l’Allemagne pendant toute la durée de la première guerre mondiale mais le G98 a connu plusieurs modifications avant la seconde guerre mondiale.

Au final, le fusil normalisé a été désigné le K98k et a été adopté en 1935. Bien que le K98k était censé être construit en un nombre limité,  sa production de masse (non déclarée) en a fait la principale arme de l’infanterie allemande pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Pendant la seconde guerre mondiale (1939-1945),  l'armée allemande a changé la charge du 7,9S mm afin d'utiliser un projectile plus lourd. Le nouveau projectile pointu de 197 grains avait un BC de .547. La nouvelle cartouche a été redésignée la 7,9mmsS, avec le « sS » de « schweres » signifiant balle pointue lourde.  Plus de 80% de la munition de 7,9mm ont été utilisés par les allemands dans les fusils et leurs mitrailleuses  K98k pendant la seconde guerre mondiale.  Outre ces armes produites en masse en Allemagne, un grand nombre de fusils K98 ont été produits en Autriche, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie, et en Belgique y compris le M98, qui plus tard, a été produit par la Fabrique Nationale de Herstal (FN).

 

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Un K98k de 1944

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Un Mauser K98 Sniper

 

 

 

En 1921, la société tchèque Ceskoslovenka Zbrojovka a aussi produit le G98 pour la Tchécoslovaquie ainsi que pour des puissances étrangères. En 1924,  Ceskoslovenka Zbrojovka a produit sa propre version de la M98  au calibre 7,9mm et qui a été désignée,  le VZ24. Cette conception a été suivie par sa variante légère,  la VZ33. Deux fusils extrêmement bien faits. Après la seconde guerre mondiale, les deux modèles M98 tchèques (VZ 24 et VZ 33) ont été produits pour les marchés civils et sont devenus extrêmement populaires comme fusils de chasse. Le VZ 24 était l'arme d'infanterie standard de la Tchécoslovaquie, celle-ci  ayant des dimensions identiques à celles du G98.

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Le VZ 24 avec sa lunette

 

 

 

 

L'usine Zastava a également continué à rénover le G98,  ce qui a abouti aux fameux M48 / 24 et M48 / 63 de calibre 7,9mm pour l'exportation vers le marché civil.

 

La cartouche 8x57JS est devenue populaire avec les chasseurs européens peu après son introduction en tant que  cartouche militaire.  Cette popularité a continué jusqu'au début des années 1980 avant que la 8x57JS ne perdre progressivement de son attrait en faveur de la .30-06 Springfield.

 

Actuellement, la 8x57JS connaît un regain de popularité. Cette popularité vient de l’intérêt « militaria »  porté à la conception du fusil M98 dans sa forme originale, de l'histoire militaire de la 8mm,  et du fait que beaucoup de fusils de surplus peuvent, à très bons prix,  encore faire la joie des tireurs sportifs pour le tir à l’ordonnance (sans optique).  Ceci dit,  il y a également eu des carabines Remington M700 au calibre 8x57JS qui ont été produites en masse durant les années 1990,  et encore aujourd’hui, persistent de belles réalisations en matière de carabines de chasse qui emploient toujours ce bon calibre. Exemple, la Bergara B14.

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

La Bergara B14 en 8x57JS

 

 

 

 

 

 

La cartouche et ses dimensions

 

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Comparaison de sa douille avec la 30-06 Springfield

 

 

 

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Comparaison de la 8mm Mauser avec les autres calibres.

 

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Comparaison de la cartouche avec les autres calibres de guerre

 

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Bande de 8x57IS pour mitrailleuse MG42

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Son conditionnement militaire

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

La cartouche dans sa version civile et moderne

 

 

 

 

 

 

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

 

La Performance sur courte et moyenne distance est bonne. La 8x57JS est souvent citée comme étant dans la même classe que la .30-06.  La 8mm a une capacité de poudre inférieure à la .30-06 mais en raison de son diamètre d'alésage légèrement plus grand, la 8mm produit des vitesses similaires.

 

Le .30-06 peut cependant être chargé avec des projectiles de taille supérieure.  Par contre, le diamètre de la 8x57JS est seulement de .381mm. Pour certains chasseurs, cela peut être un désavantage. Cependant, comme le .30-06,  le 8x57JS peut être utilisé sur le gros gibier plus lourd.

 

La cartouche la plus couramment disponible pendant les années 1960 - 70 était la 198 grains HPBT de chez Norma, par exemple.  La balle sortant de bouche à 2500fps. Ce projectile était extrêmement souple avec une pointe creuse massive plutôt dédiée au cerf de taille moyenne.  Norma l’a finalement remplacée par la HPBT 196 grains à balle semi-blindée classique et la 196 grains Vulcan mais le BC de la balle Vulkan était autour de 0,300, ce qui la rendait plus sensible en vol, et causait une dérive excessive au dessus des 200 mètres. Les charges actuelles de Norma incluent le 196 grains Oryx et des 196 grains Vulcan, produisant du 2450fps en fusils de chasse. L'Oryx est adaptée pour la chasse sur les distances d'environ 200 mètres mais elle est beaucoup mieux utilisée à 100 mètres (2200fps).

 

Il est à noter que les 196-198 grains sont les poids les plus couramment disponibles chez les fabricants européens. Ces poids conviennent aux fusils militaires plus anciens pour le tir à l’ordonnance.

Actuellement, les cartouches d'usine les plus facilement disponibles  pour le 8x57IS sont celles produites par les géants américains Winchester, Remington, Federal. Avec notamment,  une 170 grains à pointe souple donnant du 2300fps dans les anciens canons 24 "militaires.

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

 

 

 

Pour obtenir une performance optimale sur distance moyenne avec la 8mm, cela fonctionne mieux avec des munitions rechargées manuellement avec des ogives plus légères de 125 à 150 grains et une poudre à combustion rapide pour atteindre les meilleures vitesses.

 

Je me permets de rappeler aux lecteurs que le rechargement est une pratique dangereuse pour les novices,  et que seuls les rechargeurs expérimentés peuvent se permettre de  retravailler ces cartouches.

Attention, même si elle n'utilise pas un projectile spitzer,  une 8x57js reste différente d'une 8x57j en termes de dimensions de la douille et ne peut donc pas être chambrée dans les mêmes armes. Par ailleurs, le projectile de 8x57j mesure 8,08 mm de diamètre et le projectile de 8x57js mesure 8,20 mm !

Par conséquent, charger un projectile JS (de 8,20 mm) dans une douille destinée à une arme faite pour tirer les projectiles J  de 8,08 mm entraînerait une très dangereuse suppression dans le canon qui peut avoir des conséquences dramatiques. Il est donc très important de bien connaître le chambrage de l'arme que l’on utilise.

 

Les Vitesses de travail optimales pour le 8mm Mauser tournent dans les environs de la gamme suivante : 3100fps avec des ogives de  125 grains,  2900fps avec des balles de 150 grains, 2700fps avec 170-175 grains, 2650fps avec des 180 grains, 2500fps avec 200 grains, et 2300fps lors de l'utilisation de balles lourdes telles que les 220 grains.

Le pas standard du fusil militaire Mauser est de 1: 9.45 qui est bien optimisé pour les balles de 196-200 grains mais qui, fonctionne généralement bien aussi avec des ogives de 150 à 250 grains

 

La 196gr HPBT Match Hornady a un BC de .525 qui permet de rejoindre des distances de tir plus longues mais comme vous l’aurez remarqué jusqu’ici,  je n’ai jamais souligné la capacité de cette balle pour le TLD bien que la 196gr ait prouvé son efficacité sur une portée efficace d'environ 450 m voire,  jusqu’à 600 mètres.  Notons également qu’à part les tireurs d’élites allemands qui l’employaient pendant la guerre dans un K98 monté avec une optique, et son successeur, le CZ Mauser VZ24 Sniper, ou encore le M48 sniper et le très bon Zastava M76, il faut bien dire que depuis, bien que ces armes permettent toujours de faire de beaux groupements, on a fait franchement mieux depuis en arme de sniping. Raison pour laquelle, je ne m’attarderai pas davantage sur le volet balistique de cet article.

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Le M48 sniper

 

 

 

 

 

 

 

Sa balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Tableaux de la balistique d’une Norma Onyx 156gr

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

De gauche à droite, la distance, le drop, la vitesse, l’énergie, temps de vol

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)

Courbe du drop de la cartouche sur 500 yards réalisée sur le simulateur de Gun data

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que ce calibre connaît toujours un vif succès grâce aux nombreux fusils Mauser issus des surplus militaires de la seconde guerre mondiale et dont beaucoup se trouvent d’ailleurs encore à l'état neuf sur le marché civil.  En effet,  vendus à des prix très démocratiques tout comme leurs munitions (8x57JS),  ils font la joie de nombreux collectionneurs et amateurs de tir militaria.  Les fusils Mauser sont par ailleurs d’une très grande qualité de fabrication et restent très fiables même après toutes ces années.

 

Comme nous l’avons vu, ce ne sont pas des armes destinées au TLD mais leurs cartouches sont encore utilisées pour la chasse dans de nombreux pays.  Néanmoins, celles-ci permettent encore de faire de beaux cartons sur les pas de tir récréatifs et donnent satisfaction à beaucoup de tireurs dont certains en sont d’ailleurs devenus des inconditionnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs au 8x57JS Mauser

 

 

 

Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
Le 8x57JS Mauser (8mm Mauser)
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 20:23
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Chers lecteurs,

 

 

 

Bien que cette année ne fasse sans doute pas partie des meilleures que nous ayons eu à connaître et que nous n’aurons probablement pas non plus l’occasion de nous réjouir beaucoup plus lors de l’année qui vient avec le cortège de mesures préconisées en coulisse par nos très chers eurocrates qui travaillent sur leur projet de décret « anti-armes » visant à nous priver du droit d’acquérir et de posséder certaines armes et plus particulièrement, les armes semi-automatiques.

 

En effet, il serait particulièrement triste que ce texte soit élaboré en faisant un incroyable amalgame entre les armes illégales importées et celles des détenteurs d’armes légales. Ces armes ayant déjà été acquises, détenues et utilisées dans le cadre de lourdes contraintes et vérifications en tous genres par nos tireurs sportifs, récréatifs ou les collectionneurs en militaria ou encore nos chasseurs. 

 

Or, justement,  il ressort une évidente contradiction entre le prétexte invoqué (éliminer l’usage d’armes automatiques illégales) et l’objectif réel (la prohibition des armes semi-automatiques légales).  En effet, cette prohibition des armes légales n'a évidemment aucune chance d'avoir le moindre impact sur les risques induits par l'arrivée d'armes illégales au travers des frontières poreuses de l'espace Schengen.

 

Par conséquent, totalement désarmés face à une telle hérésie, les détenteurs d'armes légales ne peuvent dès lors plus que manifester démocratiquement leur désapprobation en croisant les doigts et en comptant sur leur représentation au Parlement européen pour ne pas devenir des victimes collatérales du terrorisme.

 

Pour être complet,  il faut savoir que si la révision de la directive coïncide avec les évènements tragiques qui ont frappé la France en janvier et en novembre 2015, il faut néanmoins souligner qu'elle aurait probablement de toute façon eu lieu cette année puisque la directive de 2008 prévoyait que la Commission ferait un rapport en 2015 accompagné, le cas échéant, de nouvelles propositions. Bien entendu, le contexte des attentats terroristes renforce la volonté de la Commission européenne d'agir, mais il est difficile de dire qu’il s’agisse là d’une tentative d'instrumentalisation des récents évènements.

Toutefois, ce texte se préparant dans la plus grande discrétion et loin des simples citoyens que nous sommes, cela méritait d’être signalé à tous nos amis tireurs. Ceci dit, vous l’aurez compris, en Europe, ce n’est pas demain que nous sommes près de connaître un texte similaire au deuxième amendement de la Constitution américaine ;-)

 

Enfin,  en espérant ainsi vous avoir bien informé, c’est maintenant avec plaisir que je vous livre aujourd’hui le dernier article de l’année consacré à la .50 BMG (Browning Machine Gun) ou au 12,7 x 99mm OTAN.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

En vous remerciant pour votre fidélité ainsi que mon vieux frère Serge pour la doc qu’il m’a fait parvenir,  je vous souhaite à tous, et d’ores et déjà,  de bonnes fêtes et bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

John Browning en a eu l'idée pendant la première guerre mondiale en réponse à un besoin d'une arme anti-aérienne basée sur une conception du type .30-06 Springfield utilisée dans une mitrailleuse basée sur la conception M1919 / M1917 qui avait été initialement développée aux environs des années 1900-1910 (mais qui n'a été adoptée par l'armée américaine qu'en 1917, d'où la désignation du modèle). Plus précisément, le .50 BMG a été développé avec l'objectif de réduire la quantité de dirigeables allemands au cours de la première guerre mondiale. Ses balles traçantes incendiaires (APIT) ou encore, l’anti-blindage étaient également particulièrement efficaces contre les avions et excellents pour détruire des bunkers en béton et des structures légères. À la fin de 1918, les travaux sur la cartouche ont été transférés de Winchester au Frankford Arsenal, où ils sont restés (presque exclusivement) jusque dans la seconde guerre mondiale. Le travail de conception sur l'arme elle-même a bien entendu été réalisé par John Browning et Colt.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, John Browning testant lui-même son prototype de .50 BMG

 

 

Le concept d'une mitrailleuse de calibre .50 ne provenait pas d’une invention récente de cette époque car ce calibre (0.50) avait été utilisé dans les mitrailleuses Maxim,  et dans un certain nombre d’armes manuelles à tir rapide comme la Gatling bien que celles-ci étaient des cartouches de puissance beaucoup plus faibles.

 

Le développement de la cartouche .50 BMG est parfois confondu avec la 13,2 mm allemande qui a été développée par l'Allemagne et pour un fusil anti-char pour permettre de combattre les chars britanniques pendant la première guerre mondiale. La première mitrailleuse qui a été normalisée est la M1921 en 1924 et  la cartouche .50 Browning Machine Gun a été adoptée sous la forme à peu près similaire à celle que nous la connaissons encore aujourd'hui.

 

Et donc, on notera que le développement US de la cartouche de calibre .50 a bel et bien été commencé avant ce projet allemand et puis, qu’il a été suivi par les pays alliés. La Browning M2HB au calibre .50 avec ses cartouches de perçage blindées a continué à fonctionner comme arme anti-aérienne et contre les véhicules faiblement blindés, avec une capacité de perforation de 0,875 " (22,2 mm) sur des tôles d'acier situés à 100 yards (91 m) voire même, sur du 0,75 "(19 mm) jusqu’à 547 yards (500 m).

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La Browning M2HB Machine Gun sur son trépied M3

 

 

 

 

La nouvelle mitrailleuse lourde, Browning M2 de calibre .50 a été largement utilisée dans les avions, et en particulier, pendant la seconde guerre mondiale. A l’heure actuelle, on retrouve encore son utilisation  sur certains hélicoptères ou encore sur le terrain, montée sur des véhicules ou utilisée par l'infanterie.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La Browning M2 de calibre .50

 

 

 

 

 

La cartouche a été produite dans de nombreuses variantes avec : plusieurs générations de balles régulières mais aussi des traçantes, des perforantes, des incendiaires, etc.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La .50 BMG

 

 

 

Depuis le milieu des années 1950, certains transporteurs de troupes blindés et certains véhicules en sont équipés car sa portée et sa précision sont supérieures aux mitrailleuses légères , et c’est la raison pour laquelle beaucoup de ces véhicules sont également construits  pour résister aux tirs de mitrailleuses de 12,7 mm.

 

Les distances et les cibles qui étaient auparavant inaccessibles sont désormais à portée et vulnérables à cette balle à forte puissance et qui se déplace à des vitesses incroyables. Par conséquent, des décennies plus tard, la .50 BMG a également été chambrée dans des  fusils de forte puissance.

 

En effet, les fusils de calibre .50 et plus tard, le fameux Barrett M82,  sont nés pendant les années 1980 et ont amélioré le pouvoir  « anti-matériel » du sniper militaire. Un tireur d'élite qualifié peut neutraliser efficacement une unité d'infanterie en éliminant plusieurs cibles (véhicules, équipements ou soldats) sans révéler son emplacement précis.  La longue portée (plus de 1.500 mètres) entre la position de tir et la cible permet au sniper d’avoir le temps d’échapper à l’ennemi en changeant rapidement de position ou en battant retraite en toute sécurité.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Le Barret M82 Sniper Rifle

 

 

 

 

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

La .50 BMG est une cartouche à longue distance impressionnante, surtout quand elle est associée avec une arme à verrou ou à un fusil semi-automatique de haute qualité doté d’une bonne optique. La capacité de frapper des cibles très lointaines est seulement limitée  par l'homme qui se trouve derrière la détente et la capacité de son spotter pour observer et lui transmettre les bons paramètres de tir. Ces dernières années, des tireurs d’élites ont pu réaliser des Hits avec cette cartouche au-delà des 2.000 mètres dans les derniers conflits armés. Cela a été notamment le cas en 2002 pour le tireur d'élite canadien Rob Furlong avec son McMillan TAC-50 contre un tireur de RPK  taliban en Afghanistan.  Selon les rapports, après un premier tir raté, un second a frappé le sac à dos, et le hit final a été porté au torse de l’individu. La distance était de  2.430 mètres.  Furlong était à une altitude de 9000 pieds et donc, l'air raréfié à cette altitude l’a certainement aidé pour atteindre cette précision, il n’empêche que cela reste un tir incroyable !

 

Mais dire de la cartouche .50 BMG que c’est la meilleure à longue portée, c’est de la foutaise pure car elle n’est pas la plus précise. Il y a une multitude de facteurs qui conduisent à l'adoption d'un fusil ou d'une cartouche et notamment ceux qui l’emportent de loin sont le coefficient balistique et la vitesse initiale.

 

Or, tout comme la 7.62x51mm,  la .50 BMG a été adoptée comme cartouche de sniper parce qu'elle était facilement disponible et qu’elle avait fait ses preuves dans le passé, et non pas parce qu'elle était la meilleure cartouche au monde ou la plus précise.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Par ailleurs,  Barrett  est l'entreprise qui a permis à l'armée américaine de mettre un fusil pratique pour le TLD au cahier des charges précis dans les mains des compagnies d'infanterie et des forces spéciales. Il a également fabriqué des fusils à gros alésages accessibles et pratiques pour les tireurs civils. Comme cela est souvent le cas, les entreprises innovantes ne cessent jamais d'innover, et Barrett a développé une cartouche spécialement qui pourrait,  à juste titre, être des plus précises à  longues distances.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, un sniper armé d’un Barrett M107

 

 

 

 

Ci-dessous,  un Barrett M82A1 customisé par un tireur civil

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Il faut savoir que les garde-côtes  américains utilisent des armes .50 BMG pour intercepter les bateaux rapides des trafiquants de drogue. De même, les armes .50 BMG ont attiré l'attention d’autres organismes publics et ont été notamment adoptées par le Département de Police de New York.  En effet, s’il est nécessaire d'immobiliser un véhicule, une 0.50 BMG pourra atteindre le bloc moteur et le neutraliser rapidement.  Idem pour neutraliser une cible qui se trouverait derrière un mur de briques ou des parpaings en béton.  L'armée américaine utilise également des armes .50 BMG  pour faire exploser des munitions non explosées à une distance sécuritaire.

 

La .50 BMG étant deux fois plus puissante que le .458 Win Mag et une fois et demi plus puissante que le .460 WBY. Mag,  la cartouche est également utilisée aux USA par certains chasseurs sur des distances extrêmes lorsque sa vitesse a chuté à des niveaux qui permettent la prise de gibier sans dommages excessifs pour l'animal.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

La cartouche dans sa version civile et moderne

 

 

 

 

 

Ses dimensions en pouces

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Comparaison de la .50BMG avec les autres calibres.

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Comparaison de la douille .50BMG avec les autres

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

On trouve encore à bas prix pas mal de cartouches dans les surplus militaires mais méfiez-vous de ces .50 BMG.  Je vous conseille d’observer la plus grande prudence dans l'utilisation de ces cartouches de surplus si vous n’êtes pas en mesure de les identifier par le poinçon et la couleur de la peinture sur le nez de l’ogive car beaucoup de ces balles contiennent des traçantes qui peuvent allumer un feu dans la végétation et certaines contiennent même des matières incendiaires dangereuses. Quoi qu’il en soit, vous devrez également veiller à préserver l’intégrité  de votre canon. Vous trouverez :  ici, un site qui vous permettra de les différencier.

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Son conditionnement militaire pendant la guerre

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Les différents types de cartouches 50BMG à bien savoir différencier !

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Quid de la balistique de cette cartouche ?

 

 

 

Comme je l’ai écris précédemment, Browning n'a pas conçu cette cartouche à l'origine pour le sniping mais bien  pour la .50 BMG (abréviation de Mitrailleuse Browning) alors que la .30 Browning Machine Gun était moins puissante ou pas assez puissante à utiliser contre des avions et des blindés légers. Une cartouche .50 BMG étant en quelque sorte une cartouche 30-06 Springfield « mise à l’échelle ».

 

Une Mitrailleuse M2 lourde va propulser une balle de 668gr à 2,910 ft / s à la sortie de bouche. Cela correspond à une énergie cinétique de 12 558 ft-lbf (17.026 joules) ... environ cinq fois l'énergie cinétique d'une carabine Winchester 0.308.

 

Cependant, la grande résurgence de la .50 BMG s’est produite pour sa capacité d’atteindre et de toucher l'ennemi sur une longue (1650m) voire, une très longue distance (2.500m) par le biais d’un tir de sniper.

 

Il y a seulement vingt ans d’ici, l'idée de toucher une cible de taille humaine à un mile (1760 yards), c’était de la légende.  Il y avait bien eu des précédents historiques tels que le sniper capitaine John T. Metcalf de l’ US Army Corps of Engineers, qui en 1864, a abattu un officier confédéré à une distance de 1666 mètres en utilisant un calibre .50 à canon lourd et une lunette de l’époque et puis,  Carlos Hathcock au cours de la guerre du Vietnam, qui a atteint sa cible avec un seul tir de M2 .50BMG à 1828m mais ceux-ci étaient considérés comme des événements rares effectués par des tireurs d'élite presque surhumains et assistés par la chance.

 

Aujourd'hui, des fusils, des cartouches, sont capables d’être extrêmement précis et exacts à 1500 yards, et bien plus encore. En Irak et en Afghanistan, par exemple, les soldats américains avec le Barrett M107  .50BMG ont fait plus de tirs de ce type que tout ce qui avait pu être enregistré jusque là. Bien entendu, pour pouvoir  frapper une cible de taille humaine à 1500 yards ou plus, cela nécessite une combinaison optimale entre la dextérité du tireur, de la cartouche, du fusil, de l'optique et de ses accessoires (détente match, etc.).

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Le Barrett M107  .50BMG

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Il faut mentionner que l'inexactitude d'une balle augmente avec la distance parcourue. Donc, même si votre cartouche est capable de voyager à la distance souhaitée, sa dispersion sera d’autant plus grande que la distance devient effectivement plus grande. En effet, toute la force qui pousse une balle à voyager loin de l'axe central de l'alésage du canon de l’arme crée également une faible vitesse qui va pousser la balle loin de cet axe. Plus vous voulez tirer loin, plus vos compétences de tir de précision seront mises à l’épreuve pour corriger le tir notamment, en fonction de ce paramètre mais aussi de tous les autres qui viendront influencer votre équation balistique (vitesse du vent, direction du vent, etc.).

 

Généralement, toutes les cartouches destinées pour des tirs à 1000 yards ou plus doivent être capables de garder la balle au-dessus de la vitesse du son (vers 1130 fps [345m/s] à 21 degrés Celsius) sur cette distance. Cela nécessite deux choses: une vitesse initiale relativement élevée d'au moins 2800 à 2900 fps (884m/s), et une balle de type match pointue ayant un haut coefficient balistique (BC). Pour rappel, le coefficient balistique est une mesure de l'efficacité du vol de la balle dans l'air.  En règle générale, toute balle pour ce type de tir à ultra longue portée devrait avoir un BC d'au moins 0,650, ou mieux, de 0,700 à 0,800 (voire supérieur si possible).

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, les ogives Lapua Bullex-N  50 BMG 750 Grains FMJ dont le BC est de : 0.960 !

 

 

 

 

À l'heure actuelle, il y a seulement quelques cartouches de série vraiment adaptées au tir sur très longues distances : la .338 Lapua, la .338 Xtreme tactiques, les .375 et .408 CheyTac, la 0,416 Barrett et la .50BMG.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

 

Pour ce qui concerne les fusils, il y a un assez bon choix de carabines appropriées pour ce type de tir :

 

 

Dans le calibre .338 Lapua Mag, il y a l’AICS, l’ArmaLite AR-30, le Dakota Longbow T-76, le FN PGM, le  Sako TRG-42 ainsi que des semi-autos.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

L’ArmaLite AR-30

 

 

 

 

 

Et dans la .50 BMG, il y a pas mal de choix aussi : L’Accuracy International, le Barrett (à la fois en semi-automatiques et en modèles à verrou), le McMillan, le Robar, le Steyr, etc.

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

L’Accuracy International (AICS) AX50

 

 

 

 

 

Bien entendu, ces carabines doivent être montées avec des optiques robustes, adaptées, claires avec une faible distorsion,  et très lumineuses. On préfèrera les modèles à puissance variable ayant un grossissement maximal d'au moins 14-16x,  ou mieux : 20x.  Les variables permettent l'option de grossissement inférieure pour pouvoir balayer une vaste zone avant d'engager des cibles ou encore de réduire les effets de mirage.

 

Sans faire de publicité, nous trouverons dans les meilleures, les Horus,  Kahles, Leupold Mark 4, Nightforce NXS, Schmidt & Bender, ou encore Zeiss.  Inutile de préciser qu’il est extrêmement important de mesurer les distances de tir avec la plus grande précision et qu’il conviendra d’être muni également d’un télémètre laser. Certains modèles de télémètre laser comprennent également un inclinomètre, une boussole, des modes de fonctionnement distincts pour différentes conditions de tir ainsi que de la capacité de mesurer la vitesse cible.

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, un Barrett 99 50BMG monté avec une Leupold Scope

 

 

 

Même lorsque la distance exacte à la cible est connue, une variété de facteurs atmosphériques peut grandement influencer la trajectoire de la balle.  La connaissance précise de ces conditions peut être obtenue en utilisant des stations météorologiques portables. Les plus simples d'entre-elles mesurent la vitesse du vent et la température ambiante  tandis que les instruments plus sophistiqués, tels que le  Kestrel 4500 indiquent la vitesse du vent, la température, la pression atmosphérique, le taux d’humidité, l'altitude et l'angle du vent dominant à la cible, ce qui permet de calculer la valeur effective du vent.

 

Enfin, pour être complet, précisons que les tireurs de précision s’équipent de plus en plus de calculateurs balistiques, tels que le Barrett BORS, l’ABC (Advanced Ballistic Calculator) et le CABC de CheyTac, par exemple.  Personnellement,  je trouve que mon smartphone équipé de l’application Android gratuite Strelok donne déjà d’excellents résultats ainsi d’ailleurs que celle de chez Sniper calc ou encore de chez Shooting Solution.

 

 

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

Ici, un Barrett BORS Computer installé sur une Schmidt & Bender

 

 

 

 

Nous l’avons vu, la vitesse de la balle est un paramètre très important pour atteindre avec succès votre cible située à longue distance. Cela sera particulièrement vrai si cette balle possède également un coefficient balistique élevé.  En effet, plus la vitesse de la balle et l’énergie en sortie de bouche seront importantes, au plus sa trajectoire sera plate,  avec moins de dérive due au vent, et plus précis seront vos impacts à la cible.

 

 A balle donnée, il existe seulement deux façons d'augmenter cette vitesse :

 

  1. Augmenter la charge de poudre mais attention à ne pas dépasser les limites de sécurité de la pression ;
  2. L’autre consiste à utiliser un canon plus long  (sans effet sur la pression de la chambre) mais il peut y avoir aussi quelques inconvénients à cela car la rigidité du canon peut diminuer avec la longueur et le recul augmenter et ainsi engendrer une perte de précision alors que l’on recherchait l’effet contraire.

Dès lors, la présence du frein de bouche n’est plus suffisante pour maitriser suffisamment le recul notamment parce que les pressions diminuent. Par conséquent, toute la question est de savoir quelle est la longueur optimale à donner au canon pour obtenir l’augmentation de vitesse recherchée et notamment, quels sont les effets produits pour chaque pouce supplémentaire sur la longueur dudit canon.  Ce sujet a été traité formidablement bien par Daniel Lilja dans son article : Barrel Lengths & Velocities for the 50 BMG. Je vous le recommande.

  

 

 

 

 

La balistique en quelques chiffres :

 

 

 

 

Tableaux de comparaison de la balistique (vitesse et énergie) avec d'autres calibres

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Comparaison du drop des cartouches sniper par calibre sur 1.000 yards et 2.000 yards  

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

 

Voici un tableau de comparaison du potentiel "Long range" de la 50BMG avec d’autres cartouches

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Conclusion :

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que cet article n’est le reflet que d’un bref aperçu relatif à la cartouche .50 BMG et qu’il ne vise sûrement pas l’exhaustivité car le sujet est bien trop vaste néanmoins, j’ai tenté de vous apporter de quoi vous y intéresser.  En effet, rien que du point de vue historique, comment l’être sachant qu’après tout, ce calibre se rapproche de son 80e anniversaire et qu’avec son utilisation actuelle, il pourrait très bien survivre au-delà de son 100e anniversaire !

 

En effet,  étant toujours en service actif au sein de l’armée américaine (et dans bien d’autres armées), il est le plus ancien calibre en service continu à côté de la .45 ACP.

 

Pour les utilisateurs militaires, la cartouche .50 BMG offre une charge utile, une vitesse  et une énergie initiale remarquable qui la fait résister à la dérive du vent sur très grande distance et sur le terrain, on n’a pas encore trouvé beaucoup mieux.

 

Rien que pour tous ces avantages, la cartouche .50 BMG serait probablement restée une cartouche dédiée plus spécifiquement pour les mitrailleuses,   si ce n’est que dans les années 1980, certaines personnes (telles que  Passer Talbot ou encore Marty Liggins) y ont vu son formidable potentiel à longue distance dans le cadre d’une cartouche utilisée par un fusil de précision, ce qui a conduit à son adoption par les snipers et les contre-snipers mais aussi pour des applications anti-matérielles.

 

D'autres organismes tels que ceux de la police des SWAT, l’ont également adoptée. Aux USA, ce calibre est également permis (sauf dans certains états comme celui de la Californie) dans le cadre civil pour le tir récréatif (bench, etc. ) mais c’est loin d’être le cas partout en Europe. Néanmoins, malgré ces lois strictes et dans certains pays, il est possible de posséder une carabine .50 BMG tout comme au sein du Royaume-Uni, par exemple.

 

Néanmoins, en réponse à une action en justice contre le .50 BMG aux Etats-Unis et en Europe, un chambrage alternatif a été développé : le .510 DTC Europ qui utilise la même balle mais qui a des dimensions légèrement différentes.  D’autre part,   Barrett offre une alternative similaire,  le .416 Barrett, qui est basé sur une .50 BMG raccourcie, rétrécie,  au calibre 0,416 (10,3 mm).

 

Par conséquent, avec le développement qu’elle connait encore aujourd'hui, à la fois au niveau du tir militaire qu’individuel, le potentiel de la cartouche .50 BMG est bien loin d'être abandonné. Les progrès dans la conception de son projectile, de ses matériaux et de ses traitements, des armes qui l’utilisent prouvent que cette cartouche va bel et bien perdurer !

 

 

 

 

 

Voici une série de liens relatifs à la cartouche .50 BMG

 

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)

 

Bonnes fêtes et

La .50 BMG (12,7 x 99mm OTAN)
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 14:05
Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres
Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres
Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Chers lecteurs,

 

 

 

 

Dans les moments de terreur que l’Europe connaît actuellement, et plus singulièrement à la suite des souffrances et des traumatismes occasionnés à la France lors de ces attentats,  Je vous avoue que j’ai longuement hésité à publier un article en cette fin de mois et sachez par ailleurs que je m’associe bien évidemment au deuil ainsi qu’à la douleur des personnes qui ont été touchées de près ou de loin par ces événements.

 

 

Après en avoir discuté avec Benoît qui venait de terminer son article sur le test à 600m de son Mosin-Nagant,  nous avons néanmoins décidé de ne pas interrompre nos publications notamment parce qu’il n’est aucunement question de céder aux tentatives d’intimidation visant nos démocraties mais également parce que notre blog n’a que pour vocation  de partager notre intérêt pour ce sport et le tir récréatif.

 

 

Il ne sera sans doute pas inutile de rappeler au lecteur que nous ne tirons que sur du carton et que nous pratiquons notre sport dans le plus grand respect des législations et en appliquant les consignes de sécurité les plus strictes ! Il était important que ce soit dit pour éviter tout amalgame malheureux.

 

Je cède donc la plume à Benoît pour faire suite à son article précédent.

 

 

Bonne lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rappel sur l’origine et la spécificité de ce fusil

 

 

 

A l’origine, le Mosin-Nagant Modèle 1891 est une carabine à verrou d’une conception simple élaborée par le capitaine russe Sergei Mosin montée avec un magasin de cinq cartouches conçu par les Belges Émile et Léon Nagant. En service en Russie à partir de 1892, il est resté longtemps le standard de l'infanterie russe à travers la guerre russo-japonaise, la première guerre mondiale et, dans avec son amélioration de 1930, il a servi également lors de la seconde guerre mondiale. Malgré ses lacunes, le modèle 1891 à 1830 était robuste, fiable et précis (moins d'un pouce à 100 mètres).

 

 

Mais c’est en 1932, que l'Armée rouge a tiré des Mosin-Nagants des lignes d'assemblage pour les modifier pour en faire des fusils de sniper. Les armuriers ont allégé la pression sur la détente à une gamme de 4,4 à 5,3 livres (1 livre = 0,45 kg) et reconfiguré le levier de culasse pour faire place à un viseur télescopique de  3.5-4X,  permettant ainsi à un tireur d'élite de l’utiliser sur des cibles à 600 mètres.

 

 

En fait, il semblerait que les tireurs d'élite allemands l’auraient même préféré à leurs propres Mauser Karabiners K98 et bien que les soviétiques avaient adopté le Tokarev SVT-40 semi-automatique pour l'utilisation en fusil de sniper, il s’est avéré moins précis que le Mosin-Nagant,  qui est finalement resté en usage jusqu'à ce qu’il soit remplacé par le Dragunov SVD en 1963. La Russie a ainsi produit quelques 330.000 fusils Modèle 1891/30 tireurs d'élite entre 1941 et 1943.

 

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres
Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Conditionnement militaire de cinq Mosin-Nagants en coffre en bois

 

 

 

 

 

 

Caractéristiques de l’arme :

 

 

Calibre: ……………………………………        7.62 x 54R

Longueur du canon : ………………………   20.2 ou 28.7 in. (729mm)

Longueur totale : ………………………….     39.9 ou 50.7 in. (1288mm)

Poids: ……………………………………...         3.9kg

Capacité du chargeur : ……………………..     5 cartouches

 

 

 

 

 

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Le Mosin-Nagant 1891/1930 Sniper en 7.62 X 54R

 

 

 

 

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Et celui de Benoît  ;-)

 

 

 

 

 

 

Entrons dans le vif du sujet …

 

 

Depuis mon dernier article sur le Mosin, j’étais resté « légèrement frustré » de ne pas avoir pu réaliser de groupement à 600m. Je me suis donc remis à la recherche d’une charge groupant à plus haute vitesse.

 

 

L’escalier de charge a été fixé à 47,5 grains de T5000 tout en restant sur l’ogive 150gr HPBT de chez Sierra et en restant sur le même protocole de rechargement.  La balle sort maintenant à une vitesse de 728m/s avec un essai à la température de 15° (je sais, j’ai eu de la chance ;-)) et un temps couvert avec un vent arrière quasi nul bref, l’idéal !

 

 

Après une petite séance de « cailloutage » sur la butte à 600m pour éviter de perdre trop de cartouches,  je me décide à faire des groupements sur ma C200.

 

 

Le tir sur C200 avec ce genre de réticule en pointe est, comme je l’avais déjà signalé dans mon premier article,  assez ennuyeux et plus adapté au tir sur silhouette « humanoïde » que sur des cibles sportives, et sans vouloir me trouver d’excuse, ceci explique un peu l’allongement de mes groupements en hauteur.  Je pense que je vais me mettre à des visuels de couleurs claires ... .

 

 

Les groupements sont de 5 cartouches (impacts en rouge) mais, comme  je vieillis et que je suis passé du terrain au bureau,  vous m’excuserez,  mais c’est sans doute pour cela qu’il en manque une à chaque fois ;-)

 

 

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Voici donc mon premier carton avec les 4 impacts

 

 

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Et voici mon 2ème carton après une légère correction

 

 

 

 

Après 2 semaines, une bonne séance de rechargement et ne voulant pas en rester là,  je me décide à refaire une bonne séance de tirs. Les conditions sont optimales car identiques à celles d’il y a 2 semaines !!!

 

 

 

Et ce, sur l’un de mes endroits préféré :

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

 

 

 

Suite à mes derniers tirs sans point de visée précis, j’ai ajouté pour ceux-là, une cible pistolet 10m qui m’a permis de « caler » mon réticule en pointe ….

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

 

La visée est sans aucun doute beaucoup plus nette mais le carton pistolet 10m à 600m n’est pas grand et il ne faut tout de même pas se relâcher !!!

 

Légèrement décalé vers le bas, je me décide à faire une très légère correction avec précaution car je le rappelle, la PU ne possède pas de clicks de réglage …

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres

Ma correction s’avère bonne puisque mon groupement est centré (malgré un impact un peu haut) ce qui était bien le but recherché.

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que :

 

 

L’arme est conforme à son emploi et ce à quoi elle était originellement destinée. En effet, bien que ça ne soit pas un vrai fusil sniper russe, cette arme produit pratiquement les mêmes résultats et accompli le « travail »  qui lui est demandé.

 

 

Rappelons qu’un Mosin Sniper est une arme sensée atteindre une cible humaine jusqu' à 800m et que ce n’est évidemment pas une arme capable de faire du bench comme certaines carabines modernes sont capables de le faire de nos jours.  Elle n’est donc pas destinée aux concours à moins que ce ne soit à l’ordonnance.

 

 

Néanmoins, c’est une arme très adaptée au tir militaria  et  récréatif .  Personnellement,  je ne m’en lasse pas,  et notamment, de jouer de la tourelle et de passer d’une distance à une autre sur des silhouettes pivotantes. Ce fusil me procure donc beaucoup de plaisir et tout autant que de tirer avec des armes modernes.

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin, voici une série de liens relatifs au sujet traité

 

 

 

Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres
Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres
Le Mosin-Nagant au banc test à 600 mètres
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 15:04

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Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

 

 

 

Chers lecteurs,

 

 

 

Dans la lignée de l’étude des différents calibres et des carabines qui utilisent ces  cartouches,  je reviens vers vous avec un article axé sur le calibre .303 British (7.7x56mm R)  et le fusil Enfield qui a été en service actif pendant plus d'un siècle en Grande-Bretagne et qui a été adopté par un grand nombre de pays qui avait des liens coloniaux avec elle,  dans des régions géographiques, des conflits armés et des climats les plus divers et ce, sans jamais démériter. Nous verrons également qu’il connut une version sniper plutôt efficace.

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

Quelle est son origine et sa spécificité ?

 

 

 

 

Tout à l’origine, le fusil Enfield (Grande-Bretagne) était le P 53, car il a été adopté en 1853 et est resté en service jusqu’en 1867.  Le P53 a été construit à l'usine royale d'armes à Enfield (d’où le nom) et pouvait tirer une balle de plomb de 450 grains à une vitesse de 1300fps sur un distance efficace de maximum 400m.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le  P53 Enfield

 

 

En 1864, l'armée britannique lui a trouvé un remplaçant avec l'adoption temporaire du Snider Enfield

Le calibre .303 British et le fusil Enfield
Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le Snider-Enfield sniper

 

Une version de sniper avait été faite avait une lunette Malcolm. Celle-ci fut utilisée par la 1ère Section Sharpshooter  jusqu' en 1885. Le Snider-Enfield sniper a été populaire auprès des chasseurs, tireurs d'élite de la police militaire et les tireurs d'élite de l’armée.

 

 

 

Huit ans plus tard,  le M1866 .577 " Snider Enfield  a été abandonné avec l'adoption du Martini-Henry Rifle. Il  a été mis à l'essai en 1869 puis,  mis en service en 1871. Le Martin Henry a tiré une nouvelle cartouche sur base de la .577 mais rétrécie au calibre .45 et nommée .577 / 450 Martini Henry. C’est une balle de 480 grains à 1350fps (similaire à la .45-70) donnant une précision supérieure et d’une portée de 1.000m.

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Ce n’est que vers le milieu des années 1880 que l’on va connaître les inventions de la poudre sans fumée, les cartouches à petit calibre et à grande vitesse ainsi que le chargeur ou encore l'action.

 

Le fusil à verrou a été conçu par l’écossais d’origine James Paris Lee.  Lee est finalement passé en Amérique pour se lancer dans une carrière de concepteur d’armes à feu. Tout en travaillant avec Remington, Lee a conçu, et fait breveter sa carabine à verrou et chargeur en 1874.

 

Les derniers essais de 1887 ont abouti à l'adoption par la Grande-Bretagne du Lee Box, le magasin à 6 cartouches qui alimente la carabine à verrou. Des modifications mineures ont été apportées à l'action avec quelques petits changements mis en œuvre par les ingénieurs Enfield.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le Lee-Metford MkI

 

Il a commencé à être remplacé en 1907 par le Lee-Enfield mais était en service en première ligne jusque  environ 1935.

 

 

La cartouche .303 a été conçue par le Major Rubini, directeur du laboratoire d'armes du gouvernement suisse.  La cartouche (.311) tirait une balle de 215 grains avec 70 grains de poudre noire, pour une vitesse initiale de 1850fps.

 

En 1892, la Colombie britannique a mis au point une cartouche sans fumée à base de Nitroglycérine au nom de cordite. Le chargement de la .303 a été ensuite augmenté pour pouvoir à tirer un projectile chemisé de 215 grains  à 2060fps, et c’est donc à partir de 1892 que les fusils construits pour tirer cette charge,  ont été désignés comme étant les « Mark I ».  Le seul problème, c’est que la nouvelle poudre Cordite s’est avérée être incroyablement corrosive pour les canons, érodant le canon du Metford et mettant ainsi à mal sa précision.

 

En 1895, les ingénieurs Enfield sont parvenus à concevoir un canon à rayure plus profonde et à cinq rainures. Le fusil a été rebaptisé : Magazine Lee-Enfield Mark I (MLE), et c’est donc la fin de l’année 1895 qui a marqué l'introduction historique de la carabine Lee Enfield.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le Lee Enfield  a historiquement permis la transition entre les fusils à poudre noire à la fin du 19e siècle, et les fusils de combat qui ont proliféré après la seconde guerre mondiale.

 

La première introduction du Lee Enfield sur un théâtre d’opération a été faite lors de la guerre des Boers en Afrique du Sud.  Le fusil avait été produit en deux longueurs de canon : le 30.2 " pour l'infanterie (MLE) et le 21,2" pour la cavalerie ou ESL (Lee Enfield Carbine).

 

Malheureusement, le plus MLE ou Long Tom comme il a été communément connu était extrêmement lourd alors que les deux modèles avaient une précision inférieure par rapport au Mauser 7x57 utilisé par les Afrikaners. Dès lors, après la deuxième guerre des Boers, l'armée britannique a immédiatement cherché à améliorer son Lee-Enfield.

 

En 1904, la version courte :   Magazine Lee Enfield Mark I (SMLE Mk I) a été introduite avec une longueur de canon standard de 25,2 " et a été utilisée par tous les soldats.

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

De haut en bas, le MkI* (1906), MkII* (Conversion 1906) & le MkiIV (Conversion 1913)

 

 

D'autres modifications mineures ont également été apportées au cours des années suivantes, celles-ci ont abouti sur la SMLE Mk II (1906), suivie par le Mk III (1907). Le SMLE Mk III tire une balle de 174 grains à 2440fps. En 1910, malgré les modifications apportées au SMLE, on a lancé l’étude d’un tout nouveau prototype à l'Armory Enfield.  Le nouveau fusil copiait la conception de l'action Mauser mais aussi pour obtenir une précision potentiellement supérieure et accueillir une cartouche plus puissante.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

De haut en bas :1903 SMLE No1 Mk1, 1911 SMLE No1 Mk3,1916 SMLE No1 Mk3

 

 

 

Le déclenchement de la première guerre mondiale en 1914 arrête les nouvelles expérimentations et le fusil (renommé « P14 »  Pattern 1914 Enfield)  a été tout simplement modifié pour tirer la cartouche de calibre .303.  C’est une synthèse entre le Mauser 98 et le Lee-Enfield Mark III qui fut conçue par l'Arsenal royal d'Enfield mais fabriqué aux États-Unis.  Ceci dit, alors que le P14 était encore dans ses premiers stades de production lorsque la guerre a éclaté, le SMLE est resté l’arme principale de l'infanterie de l'armée britannique.

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le Pattern 1914 Enfield

 

 

À la fin de la première guerre mondiale, de nouvelles modifications à la SMLE Mk III ont abouti à la SMLE Mk III *, mais le système des appellations était devenu une source de confusion et par conséquent, il a été décidé de renommer tous les fusils de SMLE en 1926. Le SMLE Mk III * a été renommé SMLE No.1 Mk III. SMLE n ° 2 était une conversion pour la formation en .22LR et le Rifle No.3 était la nouvelle désignation du P14 .303 British. Effectivement, tout cela devenait bien compliqué !

 

En 1939, c’est la seconde guerre mondiale qui éclate. Le SMLE No.1 Mk III ayant fait ses preuves, il ne faisait aucun doute que ce serait l'arme d'infanterie standard pour les batailles à venir. Cela a également donné l'occasion aux ingénieurs de chez Enfield d'apporter d'autres améliorations à la carabine et il en résulta le Lee Enfield No.4 Mk I mais l’acronyme SMLE ne sera plus utilisé.

 

Le SMLE a été fréquemment converti en un .308 pour être utilisé comme un fusil de chasse. Ceci, notamment dans les nombreux endroits où il est interdit de posséder des armes de guerre.

 

Bien que semblable en apparence au n ° 1 Mk III, le nouveau n ° 4 Mk I était un fusil très différent notamment au niveau de son action. Le canon de l'No.4 Mk I était aussi beaucoup plus lourd que le n ° 1 MK III pour augmenter la précision lors de tirs soutenus le faisant monter en température. Les caractéristiques les plus reconnaissables de la No.4 Mk I étaient la saillie du canon de 1,5 " au-delà de la coiffe d'extrémité avant.

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le Lee Enfield No.4 Mk I

 

 

Lorsque le Japon a tenté d'augmenter ses territoires en occupant les îles de la jungle du Pacifique Sud, les forces alliées ont dû trouver des armes plus appropriées pour la jungle. Le n ° 4 Mk I, a été jugé trop long et difficile à manier. Par conséquent, une variante plus courte du Enfield a été créé pour la guerre de jungle. Produit au Fazakerley Arsenal en 1944 en plus petites quantités, la carabine jungle No.5 Mk I avait un canon plus court de 18.5 " et une plaque de couche en caoutchouc. Malheureusement, le No.5 avait une faible précision.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Lee-Enfield No.5 MkI Jungle Carbine

 

 

L'armée britannique était mal équipée en fusils de sniper lorsque la seconde guerre mondiale a commencé. En effet, le P14 rencontrait plutôt mal les besoins des tireurs d’élite et sa production en tant qu’arme de précision restait très modeste par rapport aux nouveaux besoins. Le fusil No.4 a également été configuré pour devenir un fusil de sniper (T) grâce aux fusils les plus précis qui étaient sélectionnés à partir des lignes de production et ayant prouvé qu’ils étaient capables de produire des groupements de moins de 5 pouces à 200 yards. Ces fusils qui avaient passé ce test avec succès étaient marqués "TR". Selon les chiffres officiels, le n ° 4 (T) était disponible à partir dès le 12 février 1942 mais un certain nombre d’Enfield convertis avaient apparemment été délivrés à certaines unités de commandos plus tôt que cela. La firme Holland & Holland a obtenu un contrat pour convertir 12.100 fusils au No. 4 (T).  C’est finalement, 23.187 No. 4 (T) s qui ont été convertis par H & H. La lunette et le fusil étaient marqués. Le numéro de série de la lunette était gravé sur la crosse du fusil.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le Enfield No. 4 (T) Sniper .303 British

 

 

Chaque Enfield No. 4 (T),  à l'exception de quelques conversions Enfield du début,  a été équipé d'un busc en bois qui était attaché à la crosse avec deux vis. Son but était d'améliorer la visée du tireur en lui permettant d’y poser la joue et d’avoir ainsi la tête stable en appui sur la crosse. La lunette de visée a un grossissement de puissance 3x et un champ de vision de 8 inches. Les incréments de réglage sont d’une minute d'angle (MOA), ce qui équivaut à un pouce (25,4mm) par click à 100 yards. Cette lunette était démontable facilement et trouvait sa place dans une boîte de rangement qui elle-même disposait d’une place de rangement dans le coffre de transport que l’on voit, ci-dessous. Il y avait même un petit kit pour le nettoyage des lentilles.

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

L’arme était contenue dans un coffre de transport en bois accompagnée de ses accessoires

 

 

 

 

 

Caractéristiques de l’arme  .303 No4 MkI (T) :

 

Calibre: ………………………………. .303 British

             Longueur du canon : ……………….… 25.2 in. (640mm)

             Longueur totale : …………………….. 44.5 in. (1130mm)

                                      Poids: ……………………………………5.3kg

                                      Capacité du chargeur : ……………….10 cartouches

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Sa lunette : TEL. SGT. No32 MkIII O.S. 2039 A

 

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Son réticule

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Les cartouches & la cartouchière

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Le conditionnement militaire des cartouches

 

 

 

 

Tous ces fusils ex-militaires peuvent encore être trouvés pratiquement à l’état neuf et peuvent être achetés dans les magasins d'armes à feu à des prix bas. Leurs munitions ne sont par ailleurs pas trop coûteuses.

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Ici, un tireur civil qui utilise un Enfield pour faire du TLD

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Un tout beau Enfield au stand

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Belle réalisation pour le civil d’un Lee-Enfield No4-MK1 avec 1 SCP-416AOMDLTS Leapers Scope

 

 

 

 

 

 

La cartouche

 

 

 

 

La cartouche .303 British (7.7x56mm R - Le « R » pour Rimmed = cerclée) a servi les forces du Commonwealth  jusqu'en 1954 avec le Lee-Enfield, et celui-ci a été officiellement remplacé par le fusil FAL belge et d’autres variantes dans le calibre 7,62 OTAN. Une petite quantité de fusils No.4 désigné 2A et 2A1 ont été convertis en 7,62 OTAN de 1964 à 1965. Ces fusils ont été utilisés par des tireurs militaires et les forces publiques du Commonwealth dans les années 1960.

Il est à noter que sa conversion en 7,62 x 51 OTAN, a également donné l’occasion aux Britanniques de prolonger la vie de leurs fusils de sniper en .303 à l’origine.

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

 

Ses dimensions :

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield
Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Les différents types de .303 . Voir également ici

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

Comparaison avec d’autres cartouches militaires de différents calibres

 

 

 

 

Performances

 

 

 Avec des projectiles classiques, le .303 British donne des performances plus ou moins identiques à la .308 Winchester bien qu'il ne soit pas si pénétrant. A titre d’exemples, les 150 grains ont tendance à produire des vitesses de bouche de 2600fps dans les fusils de SMLE et des 125 grains offrent des vitesses de 2900-3000fps. 

 

Tout comme le calibre .30,  la .303 British conventionnelle ne dispose généralement pas de la capacité de produire un choc hydrostatique (ondes de choc) à des vitesses de 2600fps.

 

Il y a encore un certain nombre de charges d'usine disponibles pour les .303 British. La plupart proviennent des surplus militaires en 174 grains FMJ et produisent encore de bons résultats mais il faut particulièrement être attentif avec les pointes creuses car elles peuvent provoquer une séparation du noyau de la chemise dans l'alésage d'un fusil.

Le calibre .303 British et le fusil Enfield
Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

Parallèlement à cela, il faudra aussi garder à l’esprit que la grande majorité des alésages des canons .303 ont probablement subi une usure importante surtout après plusieurs décennies de service et donc, même avec une cartouche Norma 150 grains normalement annoncée à une vitesse de 2750fps, il est possible que dans certains fusils avec des alésages très endommagés, la vitesse puisse chuter à 2650fps !

 

De même, la 180 grains Power-Point de Winchester produirait normalement un 2460fps tel qu’annoncé  mais ne donnerait seulement qu’une vitesse autour des 2400fps en canons militaires.

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

Toujours en munition civile ou de chasse, Remington produit deux charges pour le .303, une charge avec une FMJ de 174 de grain avec un relativement pauvre BC de .315 (l'original Mk. 7 projectile BC était de .400) dont la vitesse est annoncée à 2475fps mais avec un 2400fps réaliste et la cartouche de chasse de 180 grains Core-Lokt RNSP à un 2460fps annoncés pour une vitesse réelle autour des 2400fps. Comme on le constate, les différences de vitesse sont parfois très importantes.

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

Prvi Partisan a commercialisé deux bonnes cartouches de .303 british de 150 et 180 grains à des prix très économiques. Prvi est, à ma connaissance,  le seul fabricant avec Hornady à offrir une 150 grains pour la .303.

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

Ces cartouches ne sont pas chères et la 150 grains donne une performance très similaire à la Hornady Interlock.  Ces 150 et 180 grains sont extrêmement efficaces et très précises lorsqu’elles sont tirées dans des fusils qui ont gardé un canon de très bonne qualité, et donc précis.

 

 

 

Rechargement :

 

 

Le .303 est relativement facile à recharger manuellement et les composants sont nombreux avec des vitesses optimales telles que :  3000fps avec des balles de 125 grains, 2700fps avec des balles de 150 grains et 2400fps avec des balles de 174-180 grains mais comme avec toutes les cartouches, le reloader devra commencer à la charge recommandée par les tables des fabricants et chercher la bonne charge tout en surveillant bien des signes de surpression éventuels.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quid de la balistique de cette cartouche ?

      

 

 

 

Tableau des vitesses et des énergies déployées et le drop avec les distances  parcourues     pour la 180 grains Power-Point de Winchester

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

 

Voici le tableau officiel du drop du SMLE Mark III et de sa cartouche militaire

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

 

 

Pour conclure,  je dirai que bien qu’il soit détrôné par les armes tactiques automatiques modernes,  le Lee-Enfield  était et reste un fusil de combat solide, efficace,  polyvalent, résistant à la pluie et à la boue  et dont la précision à longue portée intermédiaire est plutôt bonne. D’ailleurs, on le trouve encore en service actif dans les pays qui manquent de ressources pour l'équipement militaire moderne,  et avec son calibre .303,  il est toujours bien utilisé pour la chasse dans de nombreux pays de l’ex-empire britannique. Le calibre .303 offre effectivement une bonne balistique.

 

Par ailleurs, les pièces et les accessoires des SMLEs et des autres configurations restent assez faciles à trouver et à prix modérés pour faire d’éventuelles réparations. Beaucoup de collectionneurs d'armes militaires  l’utilisent avec tout autant de plaisir pour le tir récréatif alors que d’autres le convertissent en .308 pour la chasse ou le TLD.

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin, voici une série de liens relatifs au sujet traité

 

 

 

Le calibre .303 British et le fusil Enfield
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